A l'origine du conflit, une rupture de bail demandée par AC! en mars 2006 et qui n'a pas été respectée par certains militants : lire en commentaire.Animé par le collectif AC! Réseau, le local accueillait les chômeurs et précaires, notamment le mercredi où une permanence juridique et sociale débouchait sur des actions collectives dans les ANPE, les ASSEDIC, dans les CAF, les Centres d’action sociale, ou chez des employeurs indélicats... Ce mercredi 10 janvier, les premiers arrivant à la permanence ont découvert une tranchée creusée juste devant la porte du 23 bis rue Mathis, entourée d'une barrière verte et interdisant tout accès à l'intérieur. La mairie a indiqué aux ouvriers de creuser à cet endroit, le local étant selon eux "condamné". Très génés par cette situation dont ils ne connaissent pas tous les éléments et convaincus par les militants sur place, les ouvriers ont installé en un temps record une petite passerelle permettant d’accéder provisoirement au lieu.
L'affaire piétine depuis plusieurs mois. AC! Réseau a été assigné au Tribunal de Grande Instance le 19 décembre, et le jugement est mis en délibéré jusqu’au 16 janvier. En attendant, AC! et Les Verts ne savent comment sortir de la crise.
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Commentaires
Des militants d’AC! Réseau occupent toujours un local de la SIEMP situé rue Mathis dans le 19ème arrondissement, alors qu’une rupture de bail avait été demandée par AC!, locataire en titre, le 27 mars 2006.
Le 15 mai 2006, la SIEMP a mis en place un protocole signé par AC! offrant à l’association des conditions financières très avantageuses lui permettant de poursuivre ses activités. La poursuite de l’occupation du local de la rue Mathis par certains militants est la conséquence directe d’une division au sein du collectif AC!, la SIEMP ayant de son côté respecté scrupuleusement tous ses engagements.
Aujourd’hui comme hier, les élus Verts restent fermement opposés à tout recours à la force publique visant à expulser les militants d’AC! Réseau du local de la rue Mathis. Le groupe des élu(e)s Verts demande à la Ville de Paris d’ouvrir des négociations afin de pouvoir proposer à court terme une solution de mise à disposition d’un local correspondant aux moyens financiers de l’association. Fabienne Giboudeaux, présidente (Verte) de la SIEMP, a multiplié les démarches dans ce sens ces derniers mois. Les Verts souhaitent qu’AC! Réseau s’engage rapidement dans la recherche concertée d’une solution lui permettant de poursuivre son travail militant en faveur des chômeurs et précaires.
Les Verts soutiennent depuis longtemps et constamment l’action des associations de défense des chômeurs et précaires. L’action de l’ensemble de ces associations est essentielle pour la reconnaissance des droits et des exigences des chômeurs et précaires. La parole et les revendications spécifiques de chacune de ces associations doivent être préservées et entendues. C’est pourquoi les Verts estiment que chacune d’elles doit pouvoir bénéficier d’un soutien égal et à ce titre, AC! Réseau ne fait l’objet d’aucune discrimination.
Il n’en reste pas moins qu’à plusieurs reprises, des militants de l’organisation AC! Réseau ont été impliqués dans des actions violentes à l’égard des élu(e)s et du personnel de la Ville de Paris. Les élu(e)s Verts ne peuvent accepter aucun type d’actions sous forme d’intimidations et d’agressions physiques à l’encontre de personnes travaillant pour la ville et d’élu()s de la ville de Paris. AC! doit se désolidariser de tels comportements et condamner officiellement ces actions qui interdisent de fait les soutiens concrets que la Ville de Paris peut apporter à AC! Réseau. Cet engagement semble un élément indispensable pour poursuivre le dialogue.
(Source : Les Verts) Répondre | Répondre avec citation | Citer
Sur le local et le bail, effectivement quelques militants d'ac en ont demandé la résiliation, en arguant de leur place dans le bureau d'une des structures financières de l'association, et sans évidemment consulter l'ensemble du réseau, en plein conflit sur ce point.
Cela dit ceux qui restaient ont immédiatement demandé une régularisation de leur situation, par écrit à la Ville de Paris, dont la réponse a été la procédure d'expulsion.
Depuis des mois, de nombreuses rencontres ont eu lieu, qui ont toutes achoppé sur un même point: la Ville et ses élus, socialistes ou verts nous demandent de nous engager"solennellement ", "officiellement ", sur un renoncement à nos modes d'action , occupations notamment quand elles visent le département, ce qui est bien entendu pour nous inacceptable.
Sur le communiqué ci dessus: si j'avais pu souligner j'aurais souligné plutôt la fin qui demande ni plus ni moins à ac-reseau de dénoncer (de se désolidariser de certains militants ) pour obtenir un bail.
Sur les "violences et intimidations", de qui se moque-t-on ? Je ne ferai pas un laius sur la violence des politiques sociales dans cette ville, sur le mépris total des besoins des précaires, sur le contrôle accru des Rmistes.
L'intimidation ? Oui, à AC! Paris, nous avons pour habitude d'interpeller nos chers élus dans des évènements publics ( par exemple l'adjoint aux finances , sautter , très récemment ).Nous assumons totalement cette forme de lutte.
La violence? Il ne s'agit pas pour moi de se désolidariser de tous ceux qui en font preuve , surtout pas. Juste en ce qui nous concerne, il parait évident que si nous avions vraiment "agressé physiquement " des élus, il n'y aurait pas eu d'états d'âme de leur côté^ pour nous le faire payer.Comme il n'y en a aucun pour nous harceler avec tous les moyens nécessaires , genre le coup de la tranchée devant le local.
Si tout ça n'était qu'un conflit entre AC! et les Verts, il n'y aurait pas de quoi en parler. Ce qui est en jeu, là dedans, c'est bien la place des précaires dans cette ville, la possibilité qu'existent et se développent d'autres permanences de lutte de manière durable et sans avoir à montrer patte blanche.
Juste pour info: le local était autrefois loué par la SIEMP, 1200 euros dont 600 de subventions.
1200 euros, quel collectif de précaires peut se payer ça ( et mathis, c'est trois petites pièces ), sans être obligé de dépendre de fond publics et donc de la bonne ou mauvaise humeur des élus ?
Personne.
Nadia, AC! Paris Répondre | Répondre avec citation | Citer