Devenir le chef de cabinet de Jacques Attali en personne ? C'est possible, et c'est encore mieux si vous êtes étudiant ou fraichement diplômé. Le Monde.fr relève que l'association spécialisée dans le développement international de la microfinance propose à la date du 5 août une offre de «chef de cabinet du vice-président» ayant une «formation supérieure (grande école, IEP, université)», avec «bonnes qualités rédactionnelles en anglais et en français» pour… 400 € par mois.Rien d'illégal - un stage de plus de trois mois est rémunéré 398 € mensuels - mais on flirte avec les limites du raisonnable. Car des stages aux intitulés flatteurs, il y en a un paquet sur le site de PlaNet Finance : 15 en tout (pour 80 salariés à Paris et 700 dans 80 pays). Chargé de mission reporting et comptabilité, chargé des relations presse et événementiel, adjoint au «business line manager»… Il y en a pour tous les goûts.
Et à tous les étages des locaux de l'entreprise, comme le dénonçait le collectif Génération Précaire au lendemain du rapport Attali sur la «libération de la croissance», remis début janvier à Nicolas Sarkozy. Un rapport dans lequel Jacques Attali suggère que les entreprises «qui recourent de façon récurrente aux stagiaires pour occuper des postes de travail, au lieu de recruter des jeunes de façon pérenne, doivent en être dissuadées ». Sur le forum de Sciences Po, début 2008, une annonce avait été postée selon laquelle «Jacques Attali recherche un profil type Sciences Po, en 4e ou 5e année ou diplômé pour “Assurer le Secrétariat et l'assistanat du Président”». «Stagiaire = larbin mais à ce point là c'est abusé !», commentait un des étudiants.
Chez PlaNet Finance, aucun permanent n'était disponible ce jeudi pour réagir…
(Source : Rue89)
NDLR : Et dire que cet homme prétentieux (et amnésique), réagissant au comportement des banques, ose appeler à une révolution politique !!!
Encore un qui devrait écouter Frédéric Lordon sur @si et, notamment, sa métaphore sur les joueurs de rugby.
Qui sont les vrais coupables ? M. Attali-le-stagiophage oublie que les "socialistes" - dont il était alors… - ont «équipé de pied en cap la libéralisation financière». Les vrais traders sont à l'Elysée, à Matignon, à Bercy et au Parlement !
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Commentaires
En mai dernier, le parti présidentiel a écourté brutalement le stage de deux jeunes Québécoises qui ont osé formuler des critiques sur leur blog, rapporte le quotidien canadien La Presse, mardi 4 août.
Marie Deschamps et Martine Leblanc-Constant avaient été engagées pour un stage de quatre semaines dans les bureaux de l'UMP en pleine campagne européenne, stage chapeauté par le Comité d'action politique franco-québécois (CAPFQ). En outre, les deux Québécoises étaient chargées de tenir un blog sur leurs activités, sorte de rapport de stage numérique. Seulement, elles y critiquent un stage avec "peu d'encadrement" et un "projet [qui] était mal ficelé". "Les stages étaient malheureusement mal préparés par l'UMP. Nous en avons effectivement, et bien évidemment, fait part sur le blog", rapporte Martine Leblanc-Constant.
Une fois les commentaires postés sur le site Internet, l'UMP décide de mettre un terme au stage à une semaine de la fin. Pour Martine Leblanc-Constant, le parti de Nicolas Sarkozy "n'a pas beaucoup apprécié" les critiques, par la suite retirées du blog.
"Un problème de comportement"
Contacté par le nouvelobs.com, l'UMP confirme que "les stages ont bien été écourtés" parce que les deux jeunes filles "n'ont pas respecté un clause de confidentialité et critiquait l'organisation interne de l'UMP". Sur un blog québécois, les deux stagiaires postaient des "informations 'pas très sympa' avec l'entreprise qui les accueillait", juge une porte-parole de l'UMP. "Comme dans n'importe qu'elle entreprise, s'il y a un problème de comportement et un manque de loyauté, le stage est écourté", ajoute-t-elle.
Cependant, "ce n'est pas une affaire d'Etat non plus"…
"Les propos tenus n'étaient pas adéquats"
Le porte-parole du CAPFQ, Pierre Aronoff, confirme une "petite difficulté" avec les deux stagiaires en raison des commentaires diffusés. "L'UMP ne souhaitait pas que l'on parle de ça", surtout en pleine campagne européenne, explique-t-il. Selon lui, c'est la première fois en quinze ans de partenariat avec le parti qu'un stage est ainsi interrompu. L'UMP était débordé à cause des élections, et en campagne "on veut que tout soit contrôlé".
"Pour l'UMP, les propos tenus n'étaient pas adéquats et la situation n'était pas acceptable", ajoute Stéphane Lacasse du CAPFQ, soulignant que le parti n'est pas allé à l'encontre des règles qui encadrent les stages. "Nous sommes malheureusement tombées sur un mauvais stage" mais "ce n'est pas la norme", conclut Martine Leblanc-Constant.
(Source : Le Nouvel Obs) Répondre | Répondre avec citation | Citer
menilmontant.numeriblog.fr/mon_weblog/2009/08/lump-se-debarrasse-de-deux-stagiaires-quebecoises.html
plus respectueuse des origines québécoises, indiquant les coulaurs politiques, et donnant aussi la parole à l'UMP via Nouvelobs.com.
A l'Obs comme à Libé, ils ont semble-t-il de grandes lacunes en politiques québécoise, et en langue. Peut-être font-ils bosser des stagiaires l'été ? Répondre | Répondre avec citation | Citer