L'enquête de la DARES «Offres d'emploi et recrutement», publiée fin juillet 2009, a de quoi surprendre : en 2005, non seulement un quart des employeurs du secteur privé interrogés déclaraient ne pas être "indifférents" au genre des candidats lors du recrutement, mais 70% d'entre eux déclaraient préférer recruter des hommes plutôt que des femmes. D'ailleurs, 93% des employeurs ayant exprimé une préférence quant au recrutement d'un homme plutôt que d'une femme, l'ont concrétisé dans le choix du candidat retenu.On constate également que les hommes sont nettement majoritaires parmi les salariés recrutés en CDI en 2005 : 59% d'hommes pour 41% de femmes, et ce particulièrement entre 30 et 39 ans. Sans surprise, les femmes sont également plus nombreuses à être embauchées en temps partiel.
Pourquoi tant de réticence ? Les "préférences sont principalement motivées par la nature du poste à pourvoir". En d'autres termes, des postes qui impliquent des contraintes physiques. Un constat qui reflète l'association que peut faire l'employeur entre le genre du candidat et les qualités requises pour un poste. Lorsque les employeurs expriment le souhait de recruter une femme, ils le justifient non seulement par la nature du poste à pourvoir, mais aussi par les préférences du client ou de l'usager.
Maigre consolation, l'étude de la DARES révèle que les employeurs sont, cependant, plus fréquemment satisfaits du travail de la personne recrutée lorsque celle-ci est une femme. Mais ça, c'est un autre débat...
(Source : Mode(s) d'emploi)
A lire également cette interview pour L'Expansion de Brigitte Grésy, auteure d'un rapport sur l'égalité homme-femme au travail remis au gouvernement : selon elle, "seules les sanctions financières font réfléchir les employeurs".
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Alors que l'encadrement des bonus dans la finance est au cœur de tous les débats, certaines employées du secteur aimeraient bien voir les leurs augmenter.
D'après une étude de la Commission britannique sur l'égalité et les droits de l'homme, l'écart des rémunérations variables entre sexes dans le secteur financier en Grande-Bretagne est de 80%. Les femmes gagnent ainsi en moyenne £2.875 annuelles (3.290 euros) de bonus et autres primes d'objectifs, contre £14.554 (16.657 euros) pour leurs collègues masculins.
Menée auprès de 50 entreprises employant 22,6% des salariés du secteur, cette enquête est la première du genre au Royaume-Uni. Elle montre que dans la finance, plus que nulle part ailleurs, mieux vaut mieux être un homme qu'une femme au moment de recevoir sa fiche de paie. Pour un temps plein, salaires fixe et variable cumulés, une salariée touchera ainsi 55% de moins en moyenne par an qu'un salarié. Contre "seulement" 28% dans l'ensemble de l'économie britannique.
Pour la Commission, ces écarts de rémunérations tiennent avant tout à la sur-représentation des femmes dans les métiers les moins bien payés et à leur sous représentation aux postes de direction qui touchent les bonus les plus élevés. Mais les carrières financières se mènent aussi surtout entre 25 et 35 ans. Or, le Rapport constate une baisse significative du nombre de salariés féminines à ces âges, souvent pour cause de maternité.
Dernière raison : dans 63% des cas, les femmes sont embauchées à des salaires bien moindres que les hommes, pour des responsabilités similaires.
Face à ces disparités, l'enquête recommande aux entreprises de procéder à un audit interne sur la question des salaires et de rendre les conclusions publiques. Et le président de la Commission, Trevor Philips, les a déjà prévenues : si cela n'est pas fait, il se chargera lui-même de la publication des informations.
(Source : E24) Répondre | Répondre avec citation | Citer