L’hebdomadaire Profession politique s’est procuré une note interne de l’Elysée qui recommande d’augmenter le Président de 140%. Ce texte, signé de la main de la directrice de cabinet du chef de l’Etat, préconise en effet d’aligner le salaire du Président sur celui du chef du gouvernement, soit passer de 101.488 € bruts par an à 240.000 € (20.000 € par mois).Beaucoup de Français l’ignorent, mais le salaire du Président est actuellement inférieur à celui de son Premier ministre et même à la moyenne des chefs d’Etats européens, Angela Merkel étant la mieux payée (21.262 €), le président slovaque gagnant «à peine» 2.684 € mensuels, d’après un dossier de L’Express.
Le dernier Président à s'être «augmenté» était le général de Gaulle mais il s’acquittait des dépenses courantes, électricité, taxe d'habitation, vêtements…
La note de l'Elysée précise également que le palais présidentiel va intégrer 800 personnes actuellement «prêtées» par des administrations, ce qui triplerait le budget de l’Elysée, le faisant passer de 32 à 100 millions d’euros.
(Source : 20 Minutes)
Pour rappel :
• La vérité sur les retraites des hommes politiques par Gilles Gaetner pour L'Express du 22/05/2003. La précarité et le minimum vieillesse c'est pour nous autres, tandis que l'idée de "sécurité sociale professionnelle" est plutôt bien ancrée chez nos élites...
• Tour d'Europe des salaires des hommes politiques, un dossier de L'Internaute qui date de novembre 2005. Très instructif.
• Le Président, seul responsable public dont la rémunération n'est pas fixée par la loi mais par lui-même, recevait en 2005 un salaire de 6.594 € bruts mensuels, soumis à l'impôt sur le revenu. Cette rémunération était inférieure à celle du Premier ministre (20.206 € bruts mensuels), d'un ministre (13.471 €) et même d'un secrétaire d'Etat (12.795 €).
• Nicolas Sarkozy touche actuellement 8.300 € brut par mois (et non plus 6.600 comme son prédécesseur). Comme il n’a aucune facture ni dépenses courantes - électricité, taxe d’habitation, costumes… - à payer puisque tout est pris en charge par l'Etat, c'est de l'argent de poche.
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Commentaires
Selon Europe 1, qui cite un proche du Président, cette modification ne devrait toutefois pas être effective en 2008. Après le refus du gouvernement d’accorder le «coup de pouce» aux Smicards en juin dernier, l’augmentation des émoluments présidentiels serait mal perçue. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Je vous laisse découvrir les réactions unanimement indignées suite à l'article de Libération… Répondre | Répondre avec citation | Citer
Elle est belle la France de 2007 ! Répondre | Répondre avec citation | Citer
Actuellement, le plus grand flou règne autour de l'indemnité mensuelle du chef de l'Etat, qui fixe d'ailleurs lui-même le niveau de son salaire, sans aucun contrôle. Jacques Chirac touchait officiellement quelque 6.700 € bruts par mois d'indemnité, à laquelle s'ajoutait toutefois quelque 13.000 € de pensions diverses, soit un total de 20.000 € par mois.
Nicolas Sarkozy a indiqué mardi en marge d'un déplacement en Corse que "jusqu'à présent", il était "payé comme quand (il était) ministre de l'Intérieur". Un ministre gagne plus de 13.000 € bruts par mois. "Je n'ai pas de complexe avec ça. Je ne vole personne", a affirmé le chef de l'Etat.
Les députés ont approuvé mardi dans le cadre du projet de loi de Finances pour 2008 un amendement du gouvernement qui aligne la rémunération du président de la République sur celle du Premier ministre, soit "19.331 € nets par mois", selon le député UMP Jérôme Chartier. Interrogé sur le montant de son nouveau salaire, Nicolas Sarkozy avait pourtant affirmé mardi qu'il n'y aurait "aucune augmentation".
Le salaire présidentiel a jusque-là tout de l'argent de poche, toutes ses dépenses étant prises en charge par le budget de l'Elysée, dont le flou permet le mélange des genres entre dépenses privées et publiques. Désormais, "je veux que l'opacité recule", a affirmé mardi M. Sarkozy. "Je veux la transparence, je veux que les Français sachent. Je veux que ce soit une loi qui fixe la rémunération du président de la République" et "je ne trouve pas normal que ce soit le président de la République qui fixe son salaire". Par ailleurs, ce salaire ne sera plus cumulable avec tout autre traitement, pension, prime ou indemnité, selon l'amendement voté mardi. La rémunération de Nicolas Sarkozy devrait donc être équivalente au final à celle de Jacques Chirac.
Au-delà de la rémunération du chef de l'Etat, c'est tout le budget de l'Elysée qui doit être profondément remanié et passer de 32 millions d'euros à 100 millions d'euros par an, selon un autre amendement gouvernemental approuvé mardi par les députés. Il intégrera en effet désormais tous les personnels de l'Elysée qui étaient 'prêtés' et donc rémunérés par d'autres ministères. Sur les 1.045 personnels travaillant actuellement à l'Elysée, 860 sont ainsi "mises à disposition" par les ministères, France Télécom ou la mairie de Paris. Il devraient désormais être directement pris en charge par le budget de la présidence.
"Un effort de clarification nécessaire", salué mardi dans l'hémicycle par le député socialiste René Dosière, qui plaide depuis plusieurs années pour une plus grande transparence du budget de l'Elysée. Il s'est toutefois étonné de l'augmentation du nombre de personnels déclarés par la présidence, alors que Jacques Chirac en déclarait "957" en 2007 selon lui. "Je découvre encore des choses !"
Selon une note interne révélée par l'hebdomadaire Profession politique, l'Elysée pourrait étendre ce souci de transparence aux voyages du chef de l'Etat, en France comme à l'étranger, dont les frais sont jusqu'ici répartis entre la Défense, le Quai d'Orsay et le ministère de l'Intérieur. Le budget de l'Elysée devrait aussi être contrôlé par la Cour des comptes.
Reste que l'augmentation de la rémunération présidentielle risque de heurter les Français. "L'opinion publique qui souffre (…) de la politique de Nicolas Sarkozy a du mal a comprendre que le président puisse être augmenté", même si "il faut bien voir qu'on résout une anomalie", a souligné mardi M. Dosière sur France 3. "Quand on sait que le président a un salaire qui est de moitié celui du Premier ministre français, il y a quand même quelque chose qui ne va pas", a noté le député UMP Patrick Ollier dans les couloirs de l'Assemblée. "Quand des tas de Français souffrent, qu'il y a des tas de gens qui ne sont même pas au Smic (…) je trouve ça proprement scandaleux", a rétorqué le député socialiste Jean-Louis Bianco. Répondre | Répondre avec citation | Citer
- puisque l'Omniprésident lui fait de l'ombre (le premier ministre était autrefois le véritable chef du gouvernement) et que son poste n'a plus la même valeur (aujourd'hui, il n'est plus qu'une demi-portion)
- puisqu'il s'est déclaré récemment "à la tête d'un pays en faillite" et qu'il adore pratiquer des politiques d'austérité
Qu'on augmente un président qui "bosse plus" de 140% : OK. Mais qu'on diminue alors le salaire du premier ministre qui, de fait, bosse moins ! Répondre | Répondre avec citation | Citer
Hormis le rapporteur du budget des pouvoirs publics, Jean Launay (Lot, PS) et René Dosière (Aisne, apparenté PS), grand pourfendeur des dérives financières de l’Elysée, les bancs de la gauche sont restés désespérément vides. Pourtant, un peu plus tôt dans l’après-midi, lors des questions d’actualité, les socialistes avaient relevé par la voix d’Aurélie Filippetti (Moselle, PS) la contradiction flagrante entre «le pouvoir d’achat des Français qui stagne» et l’augmentation du traitement du chef de l’Etat.
«Arasement». Dans les couloirs, les commentaires pleuvaient : «Ces augmentations sont difficiles à expliquer aux électeurs, expliquait Arnaud Montebourg (PS, Saône-et-Loire). Entre l’augmentation de 70% des ministres votée par la droite en 2002 et la multiplication par deux du traitement du président de la République dans un contexte d’arasement du pouvoir d’achat, l’effet est désastreux.» Jean-Louis Bianco se disait «choqué», alors que François Hollande se contentait d’être «réservé».
A droite, on essaie bravement de monter au front pour défendre les deux amendements. Dans la ligne des déclarations faites en Corse par Nicolas Sarkozy : «Jusqu’à présent, le président de la République cumulait son salaire et sa retraite. Je ne veux pas de ça. Je veux de la transparence. Je veux que les Français sachent.»
Joueurs de foot. Le problème porte plutôt sur le montant du dit salaire, 19.331 € net : «Pensez aux salaires de certains joueurs de foot ou de certains animateurs télé. L’augmentation qui est demandée n’est pas anormale», justifie Nadine Morano, porte-parole de l’UMP.
A partir de 2008, Nicolas Sarkozy bénéficiera donc d’un traitement supérieur à celui de son Premier ministre, qui, lui, gagne environ 18.000 € nets.
Une fois la discussion entamée dans l’hémicycle, personne à gauche pour questionner ou faire vivre un peu de débat face à l’orateur Jérôme Chartier (UMP, Val d’Oise) qui insiste sur la «transparence et le contrôle parlementaire renforcé». Un des rares socialistes dans l’hémicycle (ils sont trois), René Dosière, sourit jusqu’aux oreilles : «Depuis six ans je me bats pour ces amendements qu’on va adopter aujourd’hui. L’Elysée va enfin avoir un budget vérité, un contrôle de ses comptes et le Président verra sa rémunération fixée par la loi. Si quelqu’un est satisfait ici, c’est bien moi !», dit-il sous les sourires de la droite.
Au-delà de la rémunération, c’est le principe d’un budget de l’Elysée autonome qui a été adopté hier. L’ensemble des collaborateurs de la présidence de la République vont dorénavant être payés sur le budget de l’Elysée, qui s’élèvera à un peu plus de 100 millions d’euros. Jusqu’ici, c’était leur ministère d’origine qui continuait à les rémunérer. Reste l’absence de la gauche, alors qu’elle avait fait mine de pousser son avantage un peu plus tôt dans l’après-midi. «C’est grotesque, explique un député UMP. Ils font les malins, et il n’y a plus personne après.» Chez les socialistes on se défend mollement : «On a relevé la contradiction une fois, s’agace un responsable. On n’allait pas sortir les fourches dans le débat pour virer poujadiste.»
(Source : Libération) Répondre | Répondre avec citation | Citer
A lire sur www.politique.net… Répondre | Répondre avec citation | Citer
(…) En s’octroyant dès aujourd’hui une grosse rallonge, Sarkozy met de la cohérence dans sa vie. De la graisse sur sa chaîne de vélo. Les talonnettes ne suffisaient plus. Pour la grandeur, il faut quelques zéros, lui le sait bien. Quelques zéros aussi pour assurer sa droite, pour recentrer le débat, et provoquer à nouveau quelques grincements par ci, par là, chez les cheminots, les profs ou les stewards.
(…) Ses vacances, ses amis milliardaires, son divorce et maintenant son salaire. Tout, chez Sarkozy est là pour qu’on en parle, sans fin. Avec dégoût ou admiration, peu importe, tant qu’on en parle. Décidément, ce président bouillant, qui passe de l’état de grâce à l’état de vache grasse, est impayable.
Lire tout l'article sur AgoraVox Répondre | Répondre avec citation | Citer
(…) Les responsabilités du Chef de l’État sont certes énormes mais celles d’un pompier, par exemple, ne le sont-elles pas encore plus ? Combien de pompiers s’augmentent de 140% ?
www.radinrue.com Répondre | Répondre avec citation | Citer
Nicolas Sarkozy perd 4 points en un mois : 53% des Français continuent à faire confiance au président de la République pour résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement contre 57% en octobre, selon le baromètre mensuel TNS-SOFRES de novembre à paraître samedi dans Le Figaro Magazine.
Ils sont 42% (+2) à ne pas faire confiance au chef de l'Etat, contre 40% le mois précédent et… 32% il y a deux mois ! 5% (+2) ne se prononcent pas.
De son côté, le Premier ministre François Fillon perd 8 points, à 44% contre 52% en octobre, tandis que 47% des sondés disent ne pas lui faire confiance (ils étaient 42% en octobre).
Sur les deux dossiers prioritaires que sont la lutte contre la hausse des prix et la lutte contre le chômage, ils sont respectivement 85% (+5) et 73% (+4) à juger la politique du gouvernement inefficace.
74% (+7) prédisent "beaucoup de conflits sociaux".
Et ils sont 62% (+4) à penser, quand ils regardent la façon dont évoluent la France et les Français, que "les choses ont tendance à aller plus mal", contre 18% (-3) qui pensent qu'elles vont en s'améliorant tandis que 16% estiment qu'il n'y a pas de changement.
Enfin, 46% des Français (+5) considèrent qu'actuellement le rôle de la France dans le monde s'affaiblit, contre 31% (-7) qui estiment qu'il se renforce et 15% qu'il n'y a pas de changement.
Sondage effectué les 24 et 25 octobre, auprès d'un échantillon national de 1.000 personnes représentatif de l'ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, interrogées en face à face à leur domicile, constitué selon la méthode des quotas. Répondre | Répondre avec citation | Citer
C'est l'arrogance tranquille… Répondre | Répondre avec citation | Citer
Le quotidien explique que la plupart des journaux, dont lui-même, avaient fondé leurs calculs sur une note de l'Elysée mais que le plus grand flou régnait lors du vote de cette mesure le 30 octobre à l'Assemblée nationale. Or, le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, qui a défendu les amendements du gouvernement sur le budget de l'Elysée, a fourni des précisions au Monde. Il en ressort que de 7.084 € à l'heure actuelle, l'indemnité nette mensuelle du président de la République passera à 19.331 €, soit une augmentation de 172%.
"La confusion naît d'une note de l'Elysée jugeant souhaitable que la rémunération du président soit portée à un niveau comparable à celle du Premier ministre", explique le quotidien.
Lundi, Nicolas Sarkozy a défendu cette augmentation, soulignant avoir demandé que le budget de l'Elysée soit désormais contrôlé par la Cour des Comptes et le salaire du chef de l'Etat fixé par la loi. Jusqu'à présent, la rémunération du chef de l'Etat ne répondait à aucun critère réglementaire. Répondre | Répondre avec citation | Citer
A lire et visionner sur le site d'Arrêt sur Images :
• L'inconnue suprême de la République : le salaire du président
Vive la transparence ! Répondre | Répondre avec citation | Citer