Selon l'INSEE, 11% des personnes les plus pauvres souffrent de caries et 20% de problèmes digestifs, contre seulement 6% et 17% du reste de la population. Ces personnes à très faibles revenus ne sont pourtant pas celles qui consultent le plus : 21% des personnes modestes de moins de 50 ans n'ont pas vu leur médecin au cours de l'année précédant l'enquête, contre 17% de la population générale. La différence est encore plus forte concernant la consultation de médecins spécialistes : 53% des personnes pauvres de moins de 50 ans n'en ont pas consulté depuis plus d'un an, contre une moyenne de 40%. Les enfants sont également moins suivis par des spécialistes. Par exemple, 6% des enfants de familles modestes sont suivies en orthodontie, contre 10% des autres enfants.
Les personnes modestes, d'une manière générale, ont beaucoup moins recours à des pratiques de dépistage et de prévention que la moyenne, qu'il s'agisse de tests du VIH, de l'hépatite C ou de tests sanguins. Un manque de suivi qui peut s'expliquer par le fait que les personnes très modestes sont beaucoup moins nombreuses que les autres à bénéficier d'une complémentaire santé : 22% d'entre elles n'en ont pas, contre seulement 7% de la population générale. Des personnes défavorisées qui se sentent à 8% "en mauvaise santé", contre 4% du reste de la population.
Les données utilisées pour réaliser cette étude proviennent de l'Enquête sur la santé et les soins médicaux, réalisée entre octobre 2002 et mars 2003 auprès de 40.000 individus. Les personnes à bas revenus sont celles dont le niveau de vie est inférieur à 60% du niveau de vie médian.
(Source : Santé Magazine)
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Commentaires
Cette étude évoque le fait que des gens qui auraient la CMU complementaire ne la demande même. France info ce matin, me semble t'il, donnait un pourcentage de 15 % !!
Issu de l'étude de l'INSEE:
Et ce n'est pas parce que l'INSEE a ses principaux service, rue PINARD qu'il ne faut pas la prendre au serieux 8-) Répondre | Répondre avec citation | Citer
(médecin une profession surrepresentée à l'assemblée nationale comme celle des avocats sauf erreur) Répondre | Répondre avec citation | Citer
Chez le généraliste, c'est pareil : quand j'ai au moins deux "petites" maladies cumulées (rhume et dermatose, par exemple), je fais une pierre deux coups, sinon je me soigne seule ou j'attends que ça passe… Le frottis annuel et tout ça, connais plus !
J'ai changé de pharmacien quand celui chez qui j'avais l'habitude d'aller m'a délivré une fois des médicaments sous CMU avec un tel mépris que j'en ai été refroidie.
La CMU, c'est tellement la honte que je n'ose même pas en profiter. Pire quand je sais qu'on devra m'envoyer vers un spécialiste (kiné, dermato) : je renonce rien que de savoir que je vais être obligée d'en appeler plusieurs avant de tomber sur celui qui m'acceptera. Même si je sais qu'ils doivent me recevoir, je n'ai pas le courage de m'imposer.
Pour l'ophtalmo, celle qui me soignait quand je travaillais ne veut plus de moi à cause de la CMU qu'elle refuse de prendre. Je n'ai pas voulu faire d'histoires et j'ai été obligée d'aller dans un centre médical l'année dernière pour me refaire mes lunettes.
Non, ce n'est pas parce qu'on a la CMU qu'on profite de la Sécu. On sent trop bien qu'on vous fait l'aumône. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Disparités géographiques
Seuls 26 départements de métropole sur 96 se situent au-dessus du niveau de vie médian, établi à 15.766 € par an et par personne vivant en ménage ordinaire (hors hôpitaux, maisons de retraite ou sans-abri).
Selon les départements, le niveau de vie s'étale de 13.740 € (dans le Pas-de-Calais) à 20.360 € pour les Yvelines (le plus riche de France). Les plus pauvres vivent dans le nord de la France, particulièremen t touché par le chômage, ou dans les départements ruraux de la Creuse, de l'Aude et du Cantal, qui comptent une forte proportion de retraités, ou encore en Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Seine-Saint-Denis.
C'est en Ile-de-France, hors Seine-Saint-Denis, en Rhône-Alpes et en Alsace que les niveaux de vie médians sont les plus élevés.
Paris, championne des inégalités
L'Ile-de-France occupe une position particulière, souligne l'étude. Trois départements (les Yvelines, Paris et les Hauts-de-Seine), bénéficient de niveaux de vie particulièremen t élevés grâce à la forte proportion de cadres y habitant.
Paris est la championne des inégalités de revenus. Les bas revenus y sont proches de ce qu'ils sont dans les autres départements, mais le niveau de vie des plus riches est plus de 5 fois supérieur à celui des plus modestes.
La Haute-Savoie et, dans une moindre mesure, le Rhône, la Savoie, l'Ain et l'Isère, sont des départements plutôt aisés. Les départements frontaliers d'Alsace et de Franche-Comté également car bénéficiant des salaires des frontaliers.
Le poids de la famille
La pauvreté ne touche pas de la même façon les différentes catégories de ménages, souligne l'étude. Les familles nombreuses et les familles monoparentales sont plus souvent exposées que les autres. Ainsi, dans le nord, la pauvreté, plus concentrée dans les zones urbaines, frappe plus particulièremen t les familles nombreuses, comme en Seine-Saint-Denis.
Le Languedoc-Roussillon et la Corse se caractérisent par une pauvreté élevée qui n'épargne aucune classe d'âge, personnes seules, couples avec ou sans enfant, familles monoparentales. Dans toutes les régions particulièremen t touchées par la pauvreté, environ un enfant sur 4 vit sous le seuil de pauvreté, contre 16,4% en moyenne sur toute la France.
Ces inégalités sont cependant amoindries par les prestations sociales, qui comptent pour le tiers du revenu disponible des ménages pauvres, contre 5,4% du revenu disponible moyen des ménages.
(Source : 20 Minutes) Répondre | Répondre avec citation | Citer
Après un long débat, l'Assemblée a voté par 44 voix contre 27 l'article qui prévoit la mise en place, à partir du 1er janvier 2008, de franchises médicales, c'est-à-dire le non-remboursement de 50 centimes sur les médicaments et les actes paramédicaux et de 2 € sur les transports en ambulance ou en taxi, le tout étant plafonné à 50 € par an. Sont exonérés de ces franchises les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU), les femmes enceintes et les enfants mineurs.
La gauche a vivement dénoncé ces mesures. "L'institution d'une franchise médicale revient à rompre avec le principe de solidarité et ne répond à aucune logique de responsabilisat ion des patients", a dit la communiste Jacqueline Fraysse. "Ces mesures, qui s'apparentent à une taxe sur les malades, sont contraires au principe de solidarité sur lequel repose notre système de protection sociale", a affirmé pour sa part le socialiste Jean-Marie Le Guen.
La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a affirmé que ces franchises étaient destinées "à donner un coup d'accélérateur" aux plans de lutte contre le cancer, la maladie d'Alzheimer et les soins palliatifs.
L'examen du PLFSS, qui a pris du retard, s'achèvera finalement lundi et non pas samedi comme initialement prévu. Le gouvernement, avec l'accord de tous les groupes, a décidé de suspendre les travaux dans la nuit de vendredi à samedi et de les reprendre lundi à 18h00. Les députés, a-t-il été confirmé, se prononceront mardi par un vote solennel sur l'ensemble de ce projet de loi que le Sénat examinera à son tour à partir du 12 novembre.
(Source : Le Monde)
LE FAUX TROU DE LA SÉCU : Le député socialiste Jean-Marie Le Guen, médecin et spécialiste des questions de santé publique, a remis fin septembre les pendules à l'heure de façon lumineuse sur le déficit de la Sécu : «Il faut sauvegarder d'urgence la partie recettes de l'assurance maladie. C'est à dire réintégrer l'argent qui lui revient, dont les dettes de l'Etat (plus de 5 milliards d'euros). Mais aussi récupérer la totalité des taxes sur l'alcool et le tabac qui ne sont pas versées intégralement (3 milliards d'euros). Il faut enfin lutter contre les niches fiscales, en taxant par exemple les stock-options. Rien que cela, c'est l'équivalent du déficit de toute la Sécurité sociale pour l'année 2007».
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