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Accueil La revue de presse «J’aime ma boîte», ou l'amour trompeur

«J’aime ma boîte», ou l'amour trompeur

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Le 1er mai, on a la Fête du travail, animée par les syndicats de salariés. Le troisième jeudi d'octobre, on a la fête au travail organisée par le patronat.

Rassurons la patronne des patrons de France : aujourd’hui, tout le monde clame son amour pour sa société. Pas question de racisme anti-entreprise primaire, Mme Parisot : la hache de guerre entre la direction et les employés est temporairement enterrée, les conflits sociaux remisés entre les cacahouètes, la piquette et les sodas, restes du dernier pot de départ. Vous l’aviez peut-être oublié mais ce troisième jeudi d’octobre est depuis quelques années officiellement consacré journée «J’aime ma boîte».

Pour ce faire, "instaurer des moments de bien-être qui n’existeraient pas", suggèrent les organisateurs de l’opération. On proposerait bien un "moment de bien-être" à la stagiaire du service commercial ou à l’ouvrier sur sa chaîne. Mais pas sûr que cela colle à la philosophie du concept inventé par Sophie de Menthon, serial-entrepreneuse connue aussi pour ses propos outranciers et également présidente d’Ethic (Entreprises de taille humaine indépendantes et de croissance). Pour cette dernière, «J’aime ma boîte» est avant tout l’occasion de "faire évoluer l’image de l’entreprise en France vers plus de convivialité et de partage, de reconnaître son entreprise avant tout comme un lieu de vie, d’échange, de création et de convivialité, d’instaurer une relation extraprofessionnelle entre les salariés pour qu’ils apprennent à mieux se connaître et renforcer l’esprit d’appartenance et l’esprit d’équipe".

Mais pourquoi une fête au travail ?

Visiblement, le but de la journée «J’aime ma boîte» n’est donc pas de s’interroger sur le partage des richesses entre travail et capital, l’inhumanité d’un certain management ou, encore, de souligner que parfois le travail fait mal. Quant à l’esprit d’équipe, cela rappelle ses fêtes de voisinage en compagnie du chieur du troisième à la sono surpuissante...

[...]

Autant de propositions qui doivent permettre "d’humaniser les rapports dans le monde professionnel", jugent les responsables de la journée. Mais aussi "d’impliquer et motiver (les) salariés autrement que par des primes et des titres". Ça semblait trop beau… Si vous avez l’esprit de contradiction, vous pourrez toujours vous rattraper lors de la prochaine journée mondiale pour le travail décent.

(Source : Mode(s) d'emploi)

A lire également sur le site des Inrocks => La journée «J’aime ma boîte» : une entreprise hasardeuse


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Mis à jour ( Vendredi, 19 Octobre 2012 10:25 )  

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