Sébastien est un saint-cyrien privé d'emploi qui vient d'apprendre l'exclusion de sa fille de la restauration scolaire deux jours par semaine. En effet, sa mairie a mis en place un «guide de l'enfance» qui prévoit de nouvelles priorités et conditions d'accès aux services périscolaires : cantines, accueils, centres de loisirs. Les enfants dont l’«un des parents ne travaille pas» ont moins de droits que les autres : deux jours de restauration autorisés par semaine au lieu de quatre, centre de loisirs une fois par mois au lieu de tous les mercredis, etc. Seconde restriction amplifiant cette discrimination : ces enfants stigmatisés ne seront admis que «suivant les places disponibles». Sont en particulier visés les chômeurs, bien sûr, mais aussi les malades de longue durée.
«Ces mesures anti-chômeurs me révoltent. J'ai décidé de les éradiquer de la ville. Et si possible au-delà», nous écrit ce père de famille qui compte parmi les nombreuses victime de la crise. «Puisque nous partageons les valeurs de l'école républicaine, au nombre desquelles l'égalité, puisque nous luttons pour que les chômeurs n'aient pas moins de droits que les autres, je vous propose de partager ce combat».
Il vient d'ouvrir un site internet avec une pétition en ligne => http://www.enfants-tous-egaux.fr
L'objet de ce blog est de partager les informations et les outils permettant de faire face aux discriminations, édictées par certaines communes, des enfants devant l'école et les services éducatifs. Afin qu'un combat soit mené au bénéfice de tous les enfants, pour qu'ils bénéficient des mêmes droits à l'école quelle que soit la situation de leurs parents (sociale, économique, état de santé…), pour qu'ils y trouvent les moyens de s'épanouir, pour que l'école de la République soit aussi un apprentissage de l'égalité et non du rejet et de la discrimination, parents d'élèves et associations — la FCPE en premier lieu — se sont très vite associés à sa démarche.
Malgré leur illégalité, ces pratiques perdurent : selon L'Humanité, à la rentrée 2011, au moins 70 communes effectuaient une sélection à l'entrée des cantines selon divers critères. Sur ce constat, le 12 septembre dernier, la Fédération des conseils de parents d'élèves a redoublé de mobilisation, appelant les parlementaires à légiférer pour consacrer le droit à la restauration scolaire et éviter de fastidieuses requêtes en référé devant les tribunaux administratifs (ceux-ci statuant inévitablement sur l'atteinte au principe d'égalité avec condamnation systématique).
Il va sans dire que nous, Actuchomage, qui dénonçons ces agissements depuis 2005, soutenons Sébastien dans son combat et avons signé cette pétition. Nous vous invitons à faire de même.
SH
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Commentaires
Ils exigent, que les deux parents travaillent.
Donc dans certains cas s' est problématiques comme un chômeur qui fait parti des actifs se trouvent refuser l' accès à la cantine , sous prétexte qu' il est disponible.
Donc si il trouve un travail entre temps on ne pourra pas prendre
l' enfant en cantine et on lui dira que les effectifs sont bouclés, c' est de la discrimination sociale !!!!
Dans l' école où se trouve ma fille on m' a refusé la petite, donc soit je vais la chercher à 11h30 min soit, je ne fait pas ma formation
d' aide soignante!!! je signe des deux mains la pétition Répondre | Répondre avec citation | Citer
Dans les fait, cette decision peut être considérée comme discriminatoire , et nécessitera un fichage des gens selon leur activité. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Tout est question de choix budgétaires. Dans les communes riches où la population est globalement plus aisée, on peut éventuellement décider de lever davantage d'impôts locaux afin d'adapter les structures et embaucher du personnel. Mais chez les riches, l'impôt, on n'aime pas ça. Chez les riches, on préfère aussi l'entre soi et on s'évertue à éliminer les "faibles" pour que les "forts" soient plus à l'aise.
Dans ces affaires, je note que l'on retrouve le même principe : instaurer une pénurie (ça peut être les places à la cantine… ou le logement, ou l'emploi) et évincer une partie de la population de l'accès à ces biens avec pour finalité — le coup classique — de dresser les gens les uns contre les autres devant un gâteau sciemment rétréci.
L'une des devises républicaines, c'est l'égalité : ici, devant l'accès à l'école et aux services périscolaires. La République doit traiter ses enfants de la même manière, comme n'importe quel chef de famille nombreuse traite tous ses enfants.
Enfin, on demande aux chômeurs d'être disponibles. On considère qu'un chômeur qui a des problèmes de garde d'enfant ne l'est pas vraiment et ne rentre pas dans la définition du BIT. Les agissements de ces communes ne font que placer les chômeurs en porte-à-faux vis-à-vis des exigences de Pôle Emploi et des employeurs potentiels. C'est schizophrène, et c'est dégueulasse. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Comprenons-nous bien, je ne défend pas l'idée. Je tempère simplement le propos de l'article.
Tel qu'il est écrit, on a l'impression que l'idée de ces mesures est de volontairement stigmatiser les chomeurs et priver leurs enfants d'un droit. Je ne pense pas que ce soit le cas.
De la même manière que l'on peut monter les gens contre les plus démunis, il est également possible de monter les gens contre les plus favorisés. Je critiquerai les deux approches de la même façon, même si ma sympathie va aux plus démunis. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Par manque d'anticipation et d'entretien, les écoles se dégradent (½)
www.avancons-ensemble.fr/dotclear/index.php?q=anticipation
Parole d'élu : «Si gouverner, c’est prévoir, la ville de Saint-Cyr n’est pas bien gouvernée !»
www.avancons-ensemble.fr/dotclear/index.php?post/Parole-d-elu-%3A-si-gouverner-cest-prevoir-la-ville-de-Saint-Cyr-nest-pas-bien-gouvernee Répondre | Répondre avec citation | Citer
Grâce a l'action du mouvement social devant la Préfecture, le Préfet a été contraint de rappeler le Maire a ses obligations légales sous menace de sanctions pénales. Les enfants devraient donc pouvoir être scolarisés dès lundi.
Je note que, la encore, cela se passe dans une municipalité UMP, est-ce vraiment étonnant??? De tels comportements discriminatoire s et anti-républicains couvrent de honte et de déshonneur les élus qui se livrent à telles dérives.
Et dire, qu'il y'a longtemps, nous avons inventé les droits de l'homme, une autre époque… Répondre | Répondre avec citation | Citer
www.actuchomage.org/20050130576/Mobilisations-luttes-et-solidarites/Cantines-de-Vaires-sur-Marne-epilogue-d-une-affaire-devoilee-par-Actuchomage.html
Certes, la décision était motivée par la perte de la taxe professionnelle que lui versait une centrale de production thermique EDF qui devait fermer : un sacré trou dans le budget. Mais dans le cadre de ses restrictions, la mairie socialiste de Vaires avait épargné, par exemple, son conservatoire municipal qui resterait ouvert et devait continuer à percevoir des subventions alors qu'il existait un autre conservatoire tout proche à Chelles. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Non à la discrimination des sans emplois et de ce fait, de leurs enfants. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Bruno Brisebarre
Prèsident de la FCPE95 Répondre | Répondre avec citation | Citer
http://www.youtube.com/watch?v=y044hBX6_ZE Répondre | Répondre avec citation | Citer
Mais c'est justement dans des cas comme celà, lorsque les parents sont au chomâge qu'il faut aider un enfant!!!! lamentable lamentable cette pensée de refusée le couvert!!! mais dans quel monde vit-on égoîste, quelle horreur…Je signe cette pétition pour qu'un plat de nourriture soit offert à tout enfant dans le besoin!!!!!! Répondre | Répondre avec citation | Citer
Bonjour,
Pour votre information au sujet du guide de l’enfance à Saint-Cyr-l'École (Yvelines), puisque vous avez accepté d'apporter un soutien aux actions en cours.
Ce « guide » comporte, dans sa partie règlement des inscriptions scolaires et périscolaires, le principe et les modalités de la discrimination des enfants selon la situation professionnelle ou l’état de santé de leurs parents.
J’ai demandé au maire, le 22 mars, d’abroger ces dispositions. Par courrier du 26 avril, le maire a refusé. L’argumentation de la mairie se résume à quelques mots : la légalité est effectivement douteuse mais d’autres communes le font et de toute façon les parents d’élèves n’ont jamais été demandeurs d’un changement…
Un recours juridictionnel au Tribunal administratif de Versailles a donc été déposé contre cette réglementation.
Pour être précis, deux recours ont été déposés. L’un, au fond, devrait être jugé sous 18 mois environ. Le second est un référé suspension, demandant une suspension en urgence en attendant le jugement au fond. Pour le référé, l’audience a été fixée au mardi 5 juin.
Amitiés,
Sébastien Répondre | Répondre avec citation | Citer