Actu Chômage

Vendredi
12 mars
Taille du texte
  • Agrandir la taille du texte
  • Taille du texte par defaut
  • Diminuer la taille du texte
Accueil s'informer Social, économie et politique Un gouvernement à contre-courant du vécu des Français

Un gouvernement à contre-courant du vécu des Français

Envoyer Imprimer
Dans la vraie vie, partout on «réduit la voilure» ou on propose des jobs mal payés : ainsi l'inflation est-elle «maîtrisée». Mais pour ceux qui nous dirigent, il en va tout autrement !

«Avec la nomination attendue de nouveaux secrétaires d’Etat — notamment celle du fidèle Frédéric Lefebvre —, le gouvernement passe la barre des 40 membres, ce qui en fait l’un des plus peuplé de la Ve République», explique Libération. D'ailleurs, «dans son rapport sur la modernisation des institutions, le comité Balladur avait noté qu’avec 35 ministres en moyenne, la France consommait nettement plus de ministres que la plupart des démocraties occidentales»...

Ce qui ne compte pas pour nos dirigeants vaut pour notre Fonction publique, tellement "surpeuplée" par rapport à nos voisins : ainsi, son dégraissage massif fait de l'Etat français le premier licencieur du pays avec près de 75.000 postes supprimés depuis 2007, et 34.000 qui vont disparaître en 2010.

Donc notre gouvernement recrute, et à bon prix : on est loin des petits emplois précaires et mal payés proposés au commun des Français. En deux ans, les salaires des «collaborateurs» ont été augmentés de 50% (sans compter l'augmentation de 172% que s'est octroyée Nicolas Sarkozy lui-même) et le budget de l'Elysée, qui avait déjà triplé en 2008, s'est accordé une petite rallonge de 11,5% en 2009...

Contrairement aux entreprises françaises qui licencient à tour de bras — y compris celles qui font des bénéfices —, le gouvernement, lui, ne connaît pas la crise. Malgré les déficits publics, il reste reconnaissant envers ses fidèles soldats : par exemple, il s'agit de «ne pas laisser tomber» le quadra Frédéric Lefebvre — qui serait déjà obsolète sur le marché du travail mais qui demeure un "jeune loup" en politique — et de lui «trouver quelque chose»... En temps normal, on fait semblant de «trouver quelque chose» aux victimes des mal nommés "plans de sauvegarde de l'emploi" tout en les escamotant des chiffres officiels, quand on ne les oblige pas, faute de dialogue social, à sombrer dans des extrêmités pour ne pas y perdre au change au moment de leur licenciement, souvent en pure perte. «Un patron qui ne réussit pas, on le licencie avec un parachute doré. Un chômeur qui ne retrouve pas de travail, on l'insulte et on lui enlève ses allocations. C'est ça, la valorisation de la force», a dit un jour la députée Martine Billard.

Pendant que les Français tirent la langue, l'inflation est maîtrisée.
Sauf au gouvernement où ce mot n'a visiblement aucune signification.


Mis à jour ( Mardi, 08 Septembre 2009 14:26 )  

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Votre avis ?

Crise : quand en sortirons-nous ?
 

Zoom sur…

 

Propositions pour un REVENU UNIVERSEL

Je présente ici, de façon un peu développée, un projet de mise en place d'un système de Revenu Universel dont l'objet est de garantir les bas revenus tout en simplifiant la gestion de l'Etat. D'a...

 

Le chômage : un bonheur simple...

C’était une belle journée de septembre 1998 ; j’étais allée déjeuner au parc. Peut-être parce qu’il y avait du soleil et que l’herbe était verte, je me suis dit, comme dans le poème de...

 

Ces associations qui se battent pour les chômeurs

Au nombre de quatre au niveau national, elles méritent la gratitude et l'adhésion de tous les précaires et privés d'emploi. Grâce à elles - il faut le dire -, en 2004, les «Recalculés» n'aura...