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Emploi : le pire est encore devant nous

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Selon le dernier indicateur Euler-Hermès SFAC, les défaillances d'entreprises devraient augmenter de 20% cette année. Quelque 70.000 sociétés vont ainsi disparaître, avec une forte poussée à l'automne.

Un constat en phase avec l'étude menée par le cabinet Altares au mois de juillet.

33.200 jugements de procédures collectives ont donc été prononcés du 1er janvier au 30 juin 2009, soit une hausse de 17% par rapport à la période correspondante de 2008 : c'est le bilan semestriel le plus lourd depuis 1990. Si la prévision d'Euler-Hermès se confirme on parlera d'un record, lui aussi «historique», depuis 1993 où 64.000 défaillances avaient été enregistrées.

La sinistralité progresse sur l'ensemble du pays et des secteurs d'activité, avec des pics en Rhône-Alpes (+ 35%, mais dix autres régions dépassent les 20%), parmi des PME qui emploient plus de 100 personnes (+ 68%) et, sans surprise, dans l'industrie.

En glissement annuel, près de 255.000 salariés ont été directement touchés par la faillite de leur entreprise intervenue au cours des douze derniers mois, soit une hausse de 38%.

Selon l'INSEE, l'économie française a enregistré 285.500 pertes nettes d'emplois salariés depuis le début de l'année : 178.700 au premier trimestre, 106.800 au deuxième. De fin juin 2008 à fin juin 2009, au total 381.000 postes ont été détruits dans tout le secteur privé, hors agriculture et emploi public. La «décélération» du 2e trimestre, sujette à caution (pour l'ACOSS, c'est - 207.000), traduit une stabilisation de l'intérim à laquelle succède la disparition des emplois durables.

«La rentrée de septembre devrait être marquée par un rebond macro-économique, mais le rebond n'est pas la reprise, car la croissance de la demande n'est pas de retour», avertit la directrice des études d'Euler-Hermès SFAC. «Au total, il faut s'attendre dès la rentrée à une détérioration de la situation financière de nombreuses entreprises». Donc à de nouvelles destructions d'emplois, notamment en CDI.

Dans ces conditions, comment croire ceux qui affirment qu'en matière de crise, «le plus dur est derrière nous» ?

Mis à jour ( Mardi, 06 Octobre 2009 20:20 )  

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