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Accueil s'informer Mobilisations, luttes et solidarités Grèce : qui sont les vrais «casseurs» ?

Grèce : qui sont les vrais «casseurs» ?

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Ils disent «violences, violences, violences» sur nos chaînes de télé pour parler d’Athènes, de Salonique ou de Rhodes, mais...

Face à l’exploitation par les capitalistes, banquiers, actionnaires fauteurs de «crise», la première explosion sociale européenne a lieu en Grèce. Les manifestants disent, pour la première fois dans un pays d’Europe, qu’ils veulent de l’argent pour l’éducation, pas pour les banquiers banqueroutiers... Nous sommes solidaires !

Ils se soulèvent contre une droite et un patronat arrogants, ils ne supportent pas que la police ait tué délibérément un jeune homme, Andréas Grigoropoulos, âgé de 15 ans. Halte à la droitisation policière des institutions, à Athènes comme ici à Paris. Les confédérations syndicales appellent mercredi 11 décembre à une grève générale dans tout la Grèce. C’est un nouveau mai 68 comme il va y en avoir partout, et en France aussi, pour dire que le cynisme des banquiers de grandes multinationales capitalistes qui ont coulé l’économie mondiale et croient qu’ils peuvent continuer à la piller comme avant, en Grèce, en France et partout : ça suffit !

Vive la jeunesse et les salariés grecs qui manifestent en ce moment et feront grève mercredi, vivent leurs revendications légitimes, non à la répression qui les frappe, et non à nos médias qui présentent déjà cela à la sauce Sarkozy comme s’ils s’agissaient de «casseurs».

Pour l’heure, en France, halte aux licenciements abusifs et boursiers ! Les capitalistes français se ruent sur l’aubaine et font des plans sociaux pour faire payer LEUR crise aux salariés. Sarkozy dont c’est le monde, l’idéologie, la politique qui s’effondre, a prétendu qu’on ne pouvait empêcher les licenciements et les salaires : c’est pourtant bien cela la seule réponse à la crise, empêcher les licenciements abusifs, boursiers et sans cause réelle et sérieuse, et augmenter massivement les salaires pour permettre la relance. Il n’y a pas d’autre alternative : aucune confiance aux banques, et aux banquiers, aucune confiance aux actionnaires et aux spéculateurs ! Confiance en ceux qui travaillent et qui produisent, et qui consommeront, si on protège leur emploi face au chantage et si on leur donne immédiatement les hausses de salaires indispensables à la relance. En urgence : Smic à 1500 €, 200 € pour tous, et contrôle de la puissance publique par une loi d’urgence qui permette de suspendre tous les licenciements boursiers.

Gérard Filoche - www.democratie-socialisme.org

La colère et la violence grecques font tache d’huile en Europe

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Mis à jour ( Mercredi, 10 Décembre 2008 13:25 )  

Commentaires 

 
0 # tristesir 2008-12-10 14:39 Ici aussi, nous avons nos terreau-ristes et nos céréales killer ;)




Il me semble que dans "le canard" de ce mercredi il y a un article sur les marges, en hausse, des banques.

Coïncidence, J'ai un ami qui vient de me raconter qu'il venait de se rendre compte qu'il paye pour un service bancaire auquel il ne se rappelle pas avoir souscrit.
Il a voulu en parler à son chargé de clientèle, ce dernier est en congé et pas moyen d'avoir des éclaircissement s dans l'immédiat.
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0 # auxi 2008-12-10 15:18 Le message que j'ai laissé sur le site de Gérard Filoche :

Gérard Filoche est pertinent, comme toujours mais… oublie les chômeurs. Les augmentations de salaire, les 200 euros pour tous, très bien. Mais aussi : arrêt du flicage mensuel des chômeurs. Des référents tenus d'exécuter les ordres des DE qui les font vivre, sur le champ et sans aucune discussion : le chômeur décide, le conseiller se tait et obéit ; il n'a aucun droit à la parole.

POUR UNE PROTECTION SOCIALE DES CHÔMEURS IMMÉDIATE, TOTALE ET ILLIMITÉE !

POUR UNE ANPE À LA DISPOSITION ET AU SERVICE DES DEMANDEURS D'EMPLOI !

INTERDICTION ABSOLUE DES RADIATIONS, SOUS QUELQUE MOTIF QUE CE SOIT !
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0 # Maxerem 2008-12-10 15:43 Je ne peux m'empêcher d'etre solidaire des cassés … les particuliers qui ont perdu leur bagnole, les commerçants dont la boutique est vandalisée ( ça ne doit pas etre des capitalistes millionnaires dans les quartiers populaires…) et les flics qui prennent les pavés sur la gu..le. S'il n'y a pas eu plus de morts c'est que beaucoup font bien leur boulot et gardent la tête froide…
La situation des jeunes ( et des moins jeunes) est dramatique en Grèce, mais je n'aime pas les casseurs qui ne représentent que leurs instincts les plus méprisables et qui pour se défouler ajoutent le drame à la misère.

Des mots comme "démocratie " et "socialisme" ne riment pas avec "casseurs" et ma solidarité ne s'y trompe pas …n'en déplaise à Mr Filoche!
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0 # auxi 2008-12-10 16:20 Les particuliers qui ont perdu leur bagnole sont assurés. Les commerçants ? Il faut voir comment ils traitent et paient leurs salariés… Quand aux flics qui prennent des pavés sur la gueule, tu auras du mal à me faire pleurer sur le sort des chiens de garde du système…

Une saine révolte, tu appelles ça "se défouler" ? Il fut un temps où les Français avaient, dans le monde, une réputation de peuple rebelle, que beaucoup admiraient. Un peuple qui n'avait pas eu la trouille de couper la tête à son roi (ce qui n'était pas absolument indispensable, je l'admet). Honneur aux Grecs, qui prennent la relève ! Et honte aux Français, avachis devant la Star Ac' !

Tu proposes quoi ? Défiler gentiment Bastille-Nation avec banderoles, tambours et trompettes ? Si tu savais comme nos gouvernants s'en tamponnent, de nos manifs ! C'est ça qui est un défouloir, qui fait évacuer la pression pour que tout continue comme avant.

Il est une situation qui autorise l'usage de la violence : la légitime défense. Les populations rançonnées par les mafias bancaires sont en état de légitime défense, et nous, chômeurs, sommes en première ligne.

Le patronat, les banques, les assurances portent seuls la responsabilité de la violence. Les agresseurs, ce sont eux ! Alors, que les "particuliers", les commerçants et les flics s'en prennent aux véritables responsables. Ou qu'ils subissent en silence.
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0 # tristesir 2008-12-10 22:07 Le mot violence est toujours utilisé par les média pour désigner casseurs et pour caractériser des actes que tu retrouves à la rubrique faits divers.

Mais ils ne s'étendent que rarement sur la violence du système: se faire éjecter de son poste de travail après des décennies de 'bons et loyaux services' pour cause de compression de la masse salariale pour ne pas grever le montant des dividendes versés aux actionnaires.

Perdre son emploi, c'est se retrouver à vivre sous la tutelle de la force publique, tu dois toujours te justifier, on te considère tel un gosse délinquant. L'infantilisation et les abus de pouvoirs, voire d'humiliation s'enchaînent sans fin.

Le harcèlement moral est devenu un outil généralisé pour préserver l'ordre capitaliste.

La violence du système qui décide globalement qui sera pauvre et qui ne le sera pas (ton éducation, le pays où tu nais, l'endroit où tu vis…sont déterminants dans cette sélection) qui crèvera de faim et qui mangera à sa faim.

La violence du système qui te plonge dans l'anxiété et la crainte du lendemain: aurais je encore un toit sur la tête demain? un emploi? de quoi manger?

La violence du système qui enlève à beaucoup d'êtres humains le pouvoir de bâtir des projets d'avenir pour ne plus vivre qu'au jour le jour comme des animaux élevés pour l'abattage.

La violence de la morgue de nos gouvernants, ici et ailleurs.

La liste est loin d'être exhaustive.
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0 # tristesir 2008-12-10 22:27 Et il y a aussi la violence de te suspendre le versement de ton allocation chômage pour cause de radiation parce que tu avais cru naïvement que tu étais 'client' à l'ANPE et que tu avais fait tien le précepte, "le client est roi et a toujours raison".

Alors qu'en fait personne n'a osé te dire que tu n'étais que de la 'matière première' à transformer et qui arrive par stock entier en ce moment et plus que jamais.
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0 # auxi 2008-12-11 17:36 En complément de ma réponse à Maxerem, ou je faisais allusion à la réputation de peuple rebelle que les Français avaient dans le monde, cet article :

Paroles d'Athéniens en révolte

"Les fins de mois sont rudes"

Vassilis, 33 ans, serveur

Depuis quelques minutes, Vassilis a délaissé ses clients. Ce serveur du restaurant Petrio, situé à 200 mètres du Parlement, scrute un énième affrontement entre jeunes manifestants et policiers grecs. Conscient que les commerçants restent des cibles privilégiées des émeutiers, il affiche pourtant un total soutien aux contestataires. "Comment peut-on rester silencieux aujourd'hui en Grèce avec ce gouvernement si impuissant ? La crise économique est très profonde", analyse Vassilis. "Mon pouvoir d'achat est trop bas. Je gagne 1.000 euros par mois, et j'ai un loyer de 350 euros plus les charges, pour un deux-pièces. Il me reste peu pour vivre, avec des prix extrêmement élevés. Les fins de mois sont rudes. Les produits de première nécessité sont très chers à Athènes. Et je ne parle pas des vêtements ou des loisirs. Par exemple : un café, dans certains lieux de la capitale, atteint quatre euros !"
Saisissant la carte du restaurant qui l'emploie, Vassilis détaille les prix. "Regardez ce plat de pâtes à 13 euros, cette salade à 8 euros : les Grecs, avec leurs petits salaires, n'ont pas les moyens de venir. Nous sommes un des pays d'Europe où les salaires sont les plus modestes, et pourtant les prix sont ceux d'une ville très riche. Nous avons un point commun avec la France : les émeutes. Ici, tout le monde fait la comparaison.

Source : le Parisien, 11/12/08
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