Actu Chômage

samedi
4 février
  • Connexion
  • Créer un compte
    Enregistrement
    *
    *
    *
    *
    *
    (*) Les champs marqués avec astérisque sont requis.
    Captcha plugin for Joomla from Outsource Online
     
  • Recherche
Taille du texte
  • Agrandir la taille du texte
  • Taille du texte par defaut
  • Diminuer la taille du texte
Accueil Les dossiers La lutte contre le chômage est une escroquerie intellectuelle

La lutte contre le chômage est une escroquerie intellectuelle

Envoyer Imprimer
Vous estimez que la lutte contre le chômage n'est, visiblement, pas la priorité de ceux qui nous gouvernent ? Vous vous étonnez qu'il n'y ait, sur ce point et depuis si longtemps, jamais de projet qui tienne la route et vous vous demandez pourquoi ? Voici la réponse.

Sachez, vous qui venez de perdre votre emploi et goûtez aux joies de la précarité tant vantée par Laurence Parisot, que le chômage est voulu et planifié car il est un outil économique indispensable au bon fonctionnement du système ultralibéral mondialisé dans lequel nous vivons.

Outre maintenir sinon accroître la rentabilité des entreprises et réjouir les boursicoteurs et autres rapaces de la finance, le chômage a deux propriétés inavouables :
• faisant pression à la baisse sur les salaires, il permet de contenir l'inflation;
• affaiblissant le salariat par la crainte qu'il suscite, il l'oblige à accepter des emplois de moins en moins dignes, subir des conditions de travail dégradées, etc… et permet de dérèglementer le travail.

Contenir l'inflation

Le grand public a souvent entendu parler du chômage «structurel», «conjoncturel», voire «frictionnel», mais il n'a jamais entendu parler du «chômage non accélérateur d'inflation» ou NAIRU (Non Accelerating Inflation Rate of Unemployment dans sa version anglo-saxonne).
Bien connu des économistes, ce paramètre - inventé par deux pontes de la Banque Centrale Européenne - figure dans les glossaires de ceux qui nous dirigent. Sa définition est : taux de chômage en deçà duquel les salaires s'accélèrent. Puisque l'augmentation des salaires provoque celle de l'inflation, il est recommandé d'avoir un taux de chômage stable et durable que l'on peut noyer/escamoter dans le chômage dit «structurel» : chômage ne pouvant être résorbé par la seule croissance du PIB.

=> LIRE ICI notre article qui lui est entièrement consacré

Tout cela se tient. Vous avez certainement remarqué qu'à la fin des années 80 on a commencé à parler de «chômage de masse». Effectivement, depuis trois décennies, notre taux de chômage n'est jamais descendu en dessous de 7%, ce qui n'est pas un hasard. L'inflation galopante des années 70, considérée comme «néfaste pour l’économie», avait laissé un cuisant souvenir à nos élites... La maîtrise de l'inflation est donc devenue leur grande obsession. De même, c'est depuis les années 80 que le capitalisme s'est financiarisé, que la part des salaires dans la valeur ajoutée a chuté au profit du pouvoir actionnarial et que la croissance est devenue, elle aussi, une obsession pathologique, avec les conséquences que nous connaissons aujourd'hui.

Dérèglementer le travail

Rien ne vaut le chômage, véritable aubaine pour le patronat ! D'abord, il fait tellement peur aux salariés qu'il anéantit toute velléité de contestation. Quand on licencie, les actions grimpent mais, grâce au chômage, le patronat n'hésite pas à déployer l'argument de la sauvegarde des emplois afin de faire pression sur le gouvernement : ainsi lui accorde-t-on toujours plus de subventions et/ou d'exonérations fiscales et sociales; ainsi vote-t-on nombre de mesures visant à «assouplir» toujours plus un maximum de règles au détriment des salariés et à affaiblir le Code du travail, au nom de la compétitivité.

Quant au sort des chômeurs, strictement lié à celui des travailleurs, il est écrit noir sur blanc dans un rapport de l'OCDE ("Stimuler l’emploi et les revenus" - Perspectives de l’Emploi 2006) : «Les réformes structurelles qui commencent par générer des coûts avant de produire des avantages, peuvent se heurter à une opposition politique moindre si le poids du changement politique est supporté dans un premier temps par les chômeurs. En effet, ces derniers sont moins susceptibles que les employeurs ou les salariés en place de constituer une majorité politique capable de bloquer la réforme, dans la mesure où ils sont moins nombreux et souvent moins organisés.» CQFD.

La lutte contre le chômage ? Du vent, que du vent !

Le gouvernement ne se fait pas prier : alors qu'il supprime des postes de fonctionnaires par dizaines de milliers, il invente des dispositifs qui banalisent le précariat (contrats aidés, RSA «de complément»…) et en fait la promotion (services à la personne en intérim, métiers «en tension»…) au nom de la lutte contre le chômage. Car un travailleur précaire, c'est un demandeur d'emploi en moins dans les chiffres officiels ! La notion d’«emploi» (le bon vieux CDI) est remplacée de façon manifeste par celle d’«activité» (réduite : c'est d'ailleurs la définition des catégories B et C de Pôle Emploi). L'équation est simple : «plein emploi» = «pleine activité» = «plein emploi» précaire = «sous-emploi» de masse qui, à terme, doit se substituer au «chômage de masse» et hop!, le tour est joué. La crise tombe à point nommé pour généraliser le travail en miettes et sous-payé : il est là, le véritable projet.

Afin d'optimiser cet objectif, il faut aussi lutter contre les chômeurs. Plus on les culpabilise, plus on les presse et on les sanctionne, plus on les stigmatise et on les écrase, mieux c'est. Ces épouvantails à salariés resteront muets et bien dociles.

Pour éradiquer le chômage, deux solutions

La première est radicale. On a vu que ce fléau fait partie intégrante de notre système économique et qu'il permet à ceux qui en tirent les rênes de prospérer, le plein emploi étant l'ennemi des profits : il faut donc en finir avec lui.
Mais, hélas, ce n'est pas demain la veille ! On le voit actuellement : malgré la crise que nous traversons, personne ne compte changer quoi que ce soit à ce système pourri jusqu'à la moelle. Au contraire, les crises successives servent à l'asseoir un peu plus (cf. La stratégie du choc de Naomi Klein : le capitalisme se nourrit des désastres et s'arrange même pour en créer). A moins de couper les têtes de ses instigateurs, bénéficiaires et défenseurs, il n'y a pas d'issue.

La seconde est plus nuancée. Puisqu'il n'y a pas de travail pour tout le monde, que cela n'ira pas en s'arrangeant et qu'on ne va tout de même pas euthanasier tous ceux qui, exclus de l'emploi, sont de trop et connaissent déjà une mort sociale, alors pourquoi ne pas admettre officiellement cette évidence et instaurer un «revenu universel» d'existence ou un «salaire à vie» ?

=> Voici son principe à LIRE ICI

Hélas, cette idée est aussi inenvisageable - même à moyen terme - car elle dissipera la peur, cet autre indispensable outil de domination, chez les individus et fera à nouveau pencher la balance du côté du salariat puisque, pour trouver des candidats au travail, le patronat devra rendre l'emploi nettement plus attractif...


Tout cela est bien désespérant, mais il faut être lucide. Promesse électorale récurrente et monumentale hypocrisie, le retour au «plein emploi» est une chimère tandis que la lutte contre le chômage a toujours été un attrape-nigauds, et jamais une priorité. Car les licenciements et la précarisation du travail sont devenus des composantes essentielles de la productivité des entreprises : par leur sacrifice, les chômeurs et les précaires sont bien des agents actifs de cette prospérité. Comprenez qu'un tel cynisme ne puisse être confessé...

SH


Inflation, ou chômage ? L'UE a fait le choix du chômage de masse :



Etienne Chouard est enseignant en économie-gestion et droit fiscal. Il s'est distingué en 2005 avec ses positions virulentes contre le traité constitutionnel européen.
Mis à jour ( Lundi, 16 Mai 2011 16:34 )  

Commentaires 

 
+2 # francois G 2010-04-08 09:40 je suis bien d'accord avec vous… je rajouterais même que la majorité de la population, ceux qui ont un emploi, se satisfait assez bien de cette situation on l'on "sacrifie" une partie d'entre eux pour continuer au système capitaliste de fonctionner. De même que dans l'antiquité ils faisaient des sacrifices humains pour apaiser les dieux, nos nouveaux barbares sacrifient les chômeurs de longue durée pour apaiser la machine capitalistique. On balance les chômeurs dans des oubliettes, où ils n'ont que peu de chance de s'en sortir, et on leur jette de temps en temps un peu de pain pour les maintenir en vie afin qu'ils ne gueulent pas trop: les habitants du château doivent dormir en paix… Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
+1 # nanard 2010-04-08 15:17 et on leur jette de temps en temps un peu de pain pour les maintenir en vie

T'as oublié le fouteballleeuuu u :-)))
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
+1 # tristesir 2010-04-11 14:13 La lutte contre le chômage est en fait une lutte contre les chômeurs eux-mêmes, qui apparaissent donc comme les responsables de leur situation alors qu'ils en sont les victimes.

Il faut mettre en avant des boucs-émissaires et les désigner à la vindicte populaire pour qu'ils concentrent tout le mécontentement et que ceux qui sont les vrais responsables et les profiteurs de toute cette misère continuent de faire leur affaires sur le dos de l'humanité en toute tranquillité sans être inquiétés nullement.
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
-1 # Orwell 2010 2010-04-13 23:38 Il est vrai que le chômage de masse est inséparable du système néo-libéral et sert indirectement aux rentiers. Le chômage s'est encrusté dans la société depuis plus de 30 ans, et rien n'a changé depuis, le chômage poursuit sa carrière fulgurante. Pour le reste, je rejoins francois G. Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
+1 # laurent 2010-04-22 11:30 vous dites "La seconde est plus nuancée. Puisqu'il n'y a pas de travail pour tout le monde, que cela n'ira pas en s'arrangeant et qu'on ne va tout de même pas euthanasier tous ceux qui, exclus de l'emploi, sont de trop et connaissent déjà une mort sociale"

eutanasier pas encore !!! mais on prévoit semble t'il d'enfermer d'office tous les cas présentant un trouble pour l'ordre public, et nous savons tous que les chomeurs plus ils restent en marge et plus ils développent des problémes, lisez bien entre les lignes.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/04/20/debat-autour-des-soins-psychiatriques-sous-contrainte_1340052_3224.html
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
+1 # joe liqueur 2010-04-25 14:11 Bonjour

Je découvre votre site. Je tenais juste à faire deux remarques :

-L'inflation existait déjà avant les années 70. Si elle s'est accélérée à ce moment-là, c'est sans doute en grande partie lié à l'anéantissement pur et simple de notre souveraineté monétaire. D'ailleurs la politique de chômage de masse a été mise en œuvre dès ces années-là !

-Je n'ai pas encore fouillé beaucoup sur votre site, mais je n'ai vu aucune mention du droit au travail. Juste une histoire de "revenu universel". C'est une idée libertarienne - les libertariens parlent aussi de "revenu d'existence", ce qui en dit long sur les tenants et les aboutissants de ce concept… De mon point de vue, vous partez dans la mauvaise direction. Il me paraît totalement absurde d'affirmer qu'"il n'y a pas de travail pour tout le monde". Il n'y a pas de MONNAIE pour tout le monde, ce n'est pas la même chose…

Sur ce sujet je vous recommande le dernier livre d'André-Jacques Holbecq intitulé "Argent, dettes et banques".
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
+1 # superuser 2010-04-25 23:26 Bonjour,

Nous avons aussi régulièrement abordé "le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi" tels qu'ils figurent dans l'article 5 du Préambule de 1946 de notre Constitution :

Voir ici

Voir là

Selon vous, Travail ou Monnaie, telle est la question !
Je vais lire l'ouvrage que vous nous recommandez…

La rédaction
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
+1 # joe liqueur 2010-04-26 22:34 @ Superuser

Merci pour votre réponse et… mea culpa - je faisais bien de préciser que je découvrais juste votre site ! Concernant le Préambule de 1946, l'invocation de la situation économique est encore une belle escroquerie ! La situation économique n'était-elle pas bien pire en 1946 que dans les années soixante-dix ?

Un extrait du livre d'A.-J. Holbecq :

“Si une collectivité a :
1 - Un besoin,
2 – La volonté de le satisfaire,
3 – Les moyens techniques et énergétiques,
4 – Un EXCES DE MAIN D’ŒUVRE (c’est moi qui souligne) et le savoir-faire,
Alors l’impossibilité souvent alléguée du manque de financement est une mauvaise excuse car une vraie richesse équilibrera le “bilan” d’une création monétaire éventuellement nécessaire pour la réaliser”.

Je vous signale aussi cette modeste étude consacrée au droit au travail dans les constitutions françaises depuis 1791 :

communisme-liberal.blogspot.com/2009/11/la-mesure-de-gauche-dont-les-partis-de.html
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
0 # superuser 2010-04-27 10:07 Modeste ? Très intéressante !!!

Merci d'en avoir posté le lien.
Je la garde sous le coude pour un prochain article où je vous sourcerai, et en attendant, j'en recommande la lecture à tous nos visiteurs.

Bien@vous
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
+2 # AVAROA 2010-06-20 13:41 à sarko
Trois années de formation dans des conditions économiquement difficiles, pour passer du statut de chômeur à celui de travailleur précaire ! Louable effort !
La question que je me pose aujourd’hui est la suivante : comment croire encore à l’initiative d’agir dans cette France qui précisément ne permet pas de vivre de son travail ? Et, d’autant moins si l’on cumule les disgrâces d’être une femme cinquantenaire, classée famille monoparentale.
À cette date, j’ai refusé pour la première fois de ma vie, un énième CDD d’assistante sociale (à temps partiel, cela va sans dire…) spécialisée RSA, rémunéré 1000 euros par mois pour 80% de temps de travail !
Comment pourrions- nous nous laisser convaincre que le simple fait d’être « en activité » suffise à se sortir de la catégorie des précaires ? En refusant ce poste qualifié, à 40 kilomètres de mon domicile, et sans perspective d’avenir, j’ai refusé tout simplement le « travaillez pour travailler ! »
Je veux vivre de mon travail !
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
+1 # François NICOLAS 2010-10-02 11:18 Quand la réforme des retraites est un prétexte des possédants pour conserver un haut niveau de chômage:
http://www.youtube.com/watch?v=TO_f4wqBGjc
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
# Pamela pin 2011-05-02 22:45 Merci pour ce site ! J y trouve des infos concrètes qui expliquent ce que je ressentais sans pouvoir argumenter faute de références, beaucoup de lectures m attendent désormais, ça me guérira surement des Cdd a temps partiels sous qualifies et ou sous payes ! En prime ça remonte le moral, ce qui n est pas négligeable… J ai enfin des billes pour agir ! Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
# albator 2011-05-16 19:41 l'escroquerie est déja celle qui omet volontairement de dire qu'il y a plus de demandeurs d'emplois que d'offres !

et la deuxième escroquerie consiste à faire entrer en compétition des celibataires pauvres qui peuvent se contenter du chômage pour survivre avec d'autres pauvres qui ont un besoin vitale d'obtenir un emploi salarié pour nourrir leurs familles.
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
# Paperelle 2011-11-15 23:47 @ albator : Et voici le retour du débat duuuuuuu (+musique du ring de boxe) : "super pauvre VS super pauvre (un peu plus)"?!

un célibataire pauvre en compétition avec un chef de famille pauvre ?!
Un célibataire a besoin d'un travail rémunéré CORRECTEMENT pour joindre les 2 bouts : le célibataire ne se contente pas du chômage pour survivre, il le subit aussi violemment qu'une famille ou un couple.

En réalité, la deuxième escroquerie, c'est de mettre en compétition tout court. Et ainsi de faire croire en la légitimité de penser qu'un chef de famille est en compétition avec un célibataire ! Et une femme avec un homme, et un jeune avec un vieux, et un fils de avec un pas fils de, et un bénéficiaire du RSA avec un travailleur smicard à temps partiel, … (ça fonctionne pour beaucoup de choses, c'est une variable fixe, très facile)

Hainons nous les uns les autres, ça leur évitera de régler les problèmes (et qu'est ce que ça les fait marrer, ça prend à tous les coups !)
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
# Stormnow 2011-08-15 20:30 La seule façon de lutter contre le capitalisme qui nous précarise c'est tout simplement d'utiliser ses propres armes. Refus d'être un consommateur aveugle, votre seule arme c'est la CB. Ne consommez plus que ce qui est nécessaire et vous arrêterez d'engraisser les multinationales . A l'instar des jeunes qui se plaignent du chômage mais qui portent des vêtements ou des articles de marque (souvent de la contrefaçon faute de moyens). Pour jouer au Monopoly il faut des billets ou on quitte la partie.

Ce site est très utile et permet vraiment d'avoir une vision différente du chômage et de la précarité.
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
# ardoise 2011-10-13 18:09 1 : oui la politique de l'emploi est une escroquerie et cela depuis longtemps.
elle est le pendant de la politique de contention de l'émigration, qui permet d'avoir des travailleurs clandestins encore moins chers.
2 : le problème de la financiarisatio n n'est pas les financiers. c'est la lacune du pouvoir.
investir c'est SPECULER exactement et pas autre chose. Jamais. ça n'existe pas l'investissement non spéculatif.
revenus faibles / risque faible voire trés faible OU sur des risques élevés / revenu élevés.
C'est l'applicatoin du risque élevé qui n'est pas respectée. A cause de la corruption - ces 10 dernieres années cela a augmenté
3 : le revenu de vie, tout irait bien si nous parlions à l'échelle du monde. Or ce n'est pas le cas.
le RSA tel qu'il a été institué est déjà un progrès énorme. Songez que mème s'il vous maintient à peine au dessus de la misère c'est déjà infiniment plus prés du revenu de vie que tout autre système au monde.
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
# Domiser1 2012-01-02 09:32 Pour qu'il y ait des riches et beaucoup de gens vivant sur un niveau inimaginable pour un ouvrier, qui se bat pour rester un esclave au service du confort d'une partie minoritaire de la population, notre brave peuple préfère s'indigner devant les salaires des hommes politiques qui, certes élevés, ne sont pas scandaleux, par contre il bave devant la ferrari d'un gamin de 20 ans qui a la chance d'être doué au foot et il l'acclame sans se rendre compte que c'est lui qui travaille pour ce luxe.
Que le chômage soit voulu pour maintenir une pression, possible, même si c'est tout de même difficile à organiser, mais par contre si dans une démocratie comme la nôtre le peuple se laisse faire, ça c'est pour moi un mystère, on se plaint des banques pourquoi ne pas en faire une ensemble, faire des centrale d'achat pour contrer le dictat des multinationales , enfin soit s'unir en bougeant intelligemment et pas en criant pour rien, on peut tout faire mais il faut de la confiance et de la logique.
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
# superuser 2012-01-02 09:55 Le chômage et la précarité ne sont pas difficiles à organiser : cela fait trente ans qu'ils gagnent du terrain grâce à la mondialisation et ses délocalisations , les stratégies industrielles, l'intérim, etc… et la crise financière de 2008, qui est devenue économique et sociale, a largement enfoncé le clou. Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
# alainyvesthomas 2012-01-02 10:08 "faire une banque ensemble" je n'y crois pas

Le micro-crédit existe, il reste marginal

Par contre je propose de diviser pour régner: à supposer que toutes les banques ne soient pas à mettre dans le même sac, faire une liste noire de banques à éviter, médiatiser cette liste et rediriger leurs clients vers d'autres banques considérées (provisoirement ) comme meilleures
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
# Domiser1 2012-01-02 13:36 La logique économique est que beaucoup de gens travaillent à l'enrichissement d'une minorité et vu la demande scandaleuse en termes de niveau de vie des employés et ouvriers occidentaux, on a trouvé les milliards d'esclaves asiatiques, sans réfléchir aux conséquences désastreuses pour l'équilibre mondial. Le levier économique principal se sont les banques, les assurances, les fond de pensions etc. et c'est un domaine où le peuple uni pourrait avec un peu de confiance reprendre son destin en main et recréer une économie plus juste, 5000000 de gens fondent une banque qui serait juste un outil de développement, impossible ? et pourquoi? car on a peur et on préfère dire «vive le roi, vive Arcelor vive carrefour, vive Fortis« et manifester pour rien et pourtant le peuple a 90% de tout, et ne dirige rien ha oui il peut voter pour rien car c'est nouveau maintenant, ce sont les agences de notation qui décident des politiques des états et ça passe! Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
# Serge Névez 2012-01-26 20:32 Le sujet de cet article est entièrement juste et les raisons économiques ne sauraient éluder la réalité de la vie de l'entreprise. Comment sauver les poissons rouges?

Le milieu de l'entreprise n'est pas favorable au travail des personnes handicapées. Il y a déjà trop de raisons qui engendrent des phénomènes de catégorisation, comme le salaire par exemple. Je suis pour placer tout le monde au même niveau : même travail = même salaire (cotisations patronales y compris ). Les aides devraient être fournies d'une façon globale aux entreprises et non pas concerner certains salariés en particulier.
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Votre avis ?

Que souhaitez-vous le plus en 2012 ?
 

Zoom sur…

 

En finir avec l’«assistanat», c’est possible !

Ce week-end, le Figaro Magazine remet le couvert et s'acharne contre «la France des assistés». Riposte.

 

Convocation pour «entretien téléphonique» : pas de sanction possible

Zoom sur une pratique qui se répand, source d'angoisse supplémentaire pour les chômeurs. Une dérive du système aux motifs peu avouables que ses victimes peuvent aisément contrer… à leurs frai...

 

La lutte contre le chômage est une escroquerie intellectuelle

Vous estimez que la lutte contre le chômage n'est, visiblement, pas la priorité de ceux qui nous gouvernent ? Vous vous étonnez qu'il n'y ait, sur ce point et depuis si longtemps, jamais de projet ...

 

Ces associations qui se battent pour les chômeurs

Au nombre de quatre au niveau national, elles méritent la gratitude et l'adhésion de tous les précaires et privés d'emploi. Grâce à elles - il faut le dire -, en 2004, les «Recalculés» n'aura...

Soutenir Actuchomage