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Jeudi 23 septembre, la mobilisation doit continuer

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A nouveau nous vous invitons, Chômeurs, Précaires, à sortir de chez vous et défiler dans la rue contre la réforme des retraites du gouvernement.

Nous le répétons : Plus que les salariés en CDI, ce sont les chômeurs, les précaires, les femmes et les jeunes qui, par millions, en seront les principales victimes.

Même si nous avons été déçus par les principaux syndicats qui, malgré l'éclatant succès de la journée du 7 septembre, ont choisi de programmer la grande mobilisation suivante deux semaines après (alors qu'entre temps, c'est-à-dire le 15, le texte de loi devait être adopté en première lecture à l'Assemblée nationale), IL FAUT CONTINUER.

Car, même si nous estimons que du temps a été perdu, rien n'est plié. Nous notons deux motifs qui donnent matière à espérer.

D'abord, un précédent. Alors que le CNE (contrat "nouvelles embauches") avait été ratifié par le Parlement en 2005 et que son équivalent pour les jeunes, le CPE (contrat "première embauche") avait par ailleurs été adopté le 31 mars 2006, les mobilisations massives qui ont suivi ont eu raison de leur créateur, Dominique de Villepin. L'article instaurant le CPE a été abrogé dès le 21 avril 2006, et le CNE discrédité; puis le CNE a été définitivement abrogé en juin 2008 sous la pression des tribunaux et de l'OIT. Cet exemple montre que même quand une disposition de loi est votée, le pouvoir de la rue est réel et fait boule de neige.

Ensuite, alors que l'UMP est majoritaire à l'Assemblée nationale, ce n'est pas le cas au Sénat... En effet, parmi ses 343 membres, on ne compte plus que 150 UMPistes qui ont besoin de 22 des 29 voix du groupe UC (Modem, Alliance centriste et Nouveau centre) pour faire passer leurs projets. Or, celui-ci pose problème à ces sénateurs... Le texte sera examiné en seconde lecture au Palais du Luxembourg à partir du 5 octobre.

Il faut donc poursuivre !

Jeudi, à Paris, le parcours de la grande manifestation est fixé de Bastille à Denfert-Rochereau via le bld Henry IV, le pont de Sully, le bld St Germain, le bld Saint Michel jusqu'à l'Observatoire, puis l'avenue Denfert-Rochereau.

Amis franciliens, dans un premier temps, nous vous donnons rendez-vous à 13H à l'angle des boulevards Richard-Lenoir et Beaumarchais, devant la BNP.

Puis, à partir de 14H, nous rejoindrons le camion de la CGT-Chômeurs qui sera placé devant l'Opéra Bastille, côté rue du Fbg Saint Antoine, près du rassemblement de l’UD-CGT 77. Et si rien ne se débloque (comme c'était le cas le 7 septembre place de la République où l'attente fut longue et pénible), nous avancerons dans la foule avec nos parapluies.

Car l'APEIS a décidé d'un rendez-vous en fanfare (stricto sensu !) à 13h30 au métro Sully-Morland, sur la place qui fait face à la Préfecture, du côté du square qui donne sur le boulevard Henry IV. Nous supposons que AC! et le MNCP seront avec eux pour attendre le passage du camion du Comité CGT des Privés d'emploi afin d'intégrer, tous ensemble, le cortège à ce moment.

De son côté, la Coordination des Intermittents et Précaires d'Ile-de-France a donné rendez-vous à partir de 12h30 à Bastille sur le terre-plein du boulevard Richard Lenoir, face au cinéma Majestic. Soit à quelques mètres de notre point de ralliement de 13 heures, devant la BNP.


Pour ce qui concerne nos amis de province, voici les lieux et horaires des rassemblements.
Nous vous invitons à vous joindre aux associations de chômeurs qui ne manqueront pas de défiler dans les grandes villes : vous trouverez dans cet article des liens vous permettant de retrouver chaque collectif.

Ce projet de réforme doit être retiré : il est illégitime, inefficace et cruel.
Soyons nombreux dans la rue pour faire reculer l'UMP !


Enfin, pour se rafraîchir la mémoire, treize vétérans du Conseil National de la Résistance nous appelaient, en 2005, à lutter contre les attaques d'une droite qui s'emploie à détruire toutes les conquêtes sociales de la Libération, dont la sécurité sociale et notre système de retraite :



« Comment peut-il manquer aujourd'hui de l'argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l'Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels, et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menacent la paix et la démocratie. »

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SH

Pourquoi cette réforme est une entourloupe ?
Plus claire que toutes les explications théoriques, la démonstration de Franck Lepage et Gaël Tanguy de Scop Le Pavé :



La suite de cette excellente "conférence gesticulée" :


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