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Accueil s'informer Social, économie et politique Fonction publique : 34.000 suppressions de postes en 2010

Fonction publique : 34.000 suppressions de postes en 2010

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Tel est l'objectif affiché par Christine Lagarde : malgré «la crise», le gouvernement appliquera «strictement la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. 34.000 postes seront supprimés dans le budget 2010», a-t-elle annoncé.

Pour sa part, la non moins peu rassurante ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, s'est empressée de déclarer que «l'hôpital n'est pas touché» par ce dégraissage continu.

Car, quand il ne se comporte pas comme un patron voyou, l'Etat est le plus grand destructeur d'emplois du pays : 30.600 suppressions de postes cette année, 28.000 l'année dernière (soit 5.000 de plus que prévu), 15.400 en 2007, 9.500 en 2006... C'est du plan social à grande échelle !

Un dégraissage idéologique

Pour 2010, l'économie réalisée sera proche de… 956 millions d'euros, dont la moitié devrait être reversée aux 2,5 millions de fonctionnaires restants : encore un exemple du «travailler plus» pour gagner… des clopinettes sachant que, comme toujours, les plus hauts salaires se tailleront la part du lion.

Mais le plus ridicule, c'est le prétexte invoqué : assainir les finances du pays alors que l'impact financier de ce dégraissage est, on le voit, dérisoire. En comparaison, le gouvernement n'a toujours pas l'intention, par exemple, de revenir sur son «paquet fiscal» qui grève chaque année le budget de l'Etat de quelque 14 milliards d'euros, ni de lutter vraiment contre la fraude fiscale, un manque à gagner de 40 milliards d'euros par an minimum.

Alors, pour économiser 500 petits millions, on démantèle peu à peu les services publics. Tel est le véritable objectif de cette (fausse) politique d'austérité.

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Mis à jour ( Mercredi, 09 Février 2011 11:38 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2009-05-11 23:24
=> Démonstration dans cet article d'Eco89

Avec "la crise", on invoque la revanche du «modèle français», les bienfaits de ses résidus de «colbertisme» et l'efficacité de sa protection sociale en tant qu'«amortisseur». Finie, au yeux du monde, la France en tant que pays «sclérosé», au système moribond, «trop dominé par l'Etat» !

Le paradoxe de cette affaire, c'est que Nicolas Sarkozy en soit aujourd'hui l'incarnation alors qu'il en a été, lui aussi, l'un des plus farouches détracteurs. Et que, prônant sa croisade contre «le laisser-faire capitaliste», par derrière il continue sur sa lancée : démantèlement et privatisation rampante des services publics, politique fiscale aberrante, réformes anti-sociales…
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