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Accueil s'informer Social, économie et politique «Bouclier fiscal» à 50% : 47.000 € de remboursement moyen

«Bouclier fiscal» à 50% : 47.000 € de remboursement moyen

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Au premier trimestre 2008, 1.291 foyers ont bénéficié d'un montant moyen restitué de 47.060 € au titre du nouveau «bouclier fiscal».

On se souvient qu'en 2007, à l'occasion du premier bilan chiffré d'un «bouclier fiscal» qui plafonnait alors les prélèvements fiscaux à 60% des revenus, on découvrait que le montant moyen des remboursements consentis auprès de quelque 14.500 contribuables fut de 16.100 € pour un coût budgétaire total de 241 millions d’euros, bénéficiant quantitativement à une majorité (74%) de non assujettis à l'ISF mais, qualitativement, à une minorité de très riches puisque 91% des sommes ont été restituées à des patrimoines supérieurs à 3,7 millions d’euros : LIRE ICI…

On sait aussi qu'en 2007 — année faste —, 73 milliards d’euros ont aussi échappé aux recettes de l'Etat par le biais des 486 «niches fiscales» actuellement existantes, et que Christine Lagarde n'ose surtout pas réformer alors qu'on nous dit partout que «les caisses sont vides !» Parmi les contribuables exonérés de l'impôt ou ayant obtenu une restitution du fisc grâce à ce système inique, on comptait notamment 150 millionnaires : LIRE ICI…

Depuis le 1er janvier 2008, le plafond de cette nouvelle «niche» qu'est le «bouclier fiscal» a été abaissé à 50% des revenus perçus en 2007 dans le cadre de la loi Tepa votée en juillet dernier, aussi appelée «paquet fiscal». D'abord, on s'aperçoit que le montant moyen des remboursements accordés a quasiment triplé, passant de 16.150 à 47.060 €. Ensuite, on se souvient que le coût global de cette mesure avait été estimé à 625 millions d’euros pour l'année.

Comme disait Henry Morgenthau, qui fut secrétaire du trésor des Etats-Unis sous F.D. Roosevelt : «Les impôts sont le prix à payer pour une société civilisée. Trop de citoyens veulent la civilisation au rabais». Et Nicolas Sarkozy en est le chef de file.

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Mis à jour ( Vendredi, 04 Juillet 2008 09:46 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2008-07-04 08:57 BLINDÉS DE THUNES par D. L. Pélegrin pour Télérama (N°2916 du 30/11)

L'expression «bouclier fiscal» court les médias. Il s'agit de plafonner l'impôt à 60% du revenu d'un individu. Le succès de cet étrange assemblage de mots lancé par Nicolas Sarkozy a été fulgurant, et la mesure adoptée par l'Assemblée nationale le 16 novembre.

Oubliée, la tentative de subversion par le PS («C'est de bouclier social qu'on a besoin, pas de bouclier fiscal»). Reste l'étrangeté de cette expression. Elle recèle à la fois une ambiguïté et une indication ferme, mais cachée.

D'abord l'ambiguïté. Le mot «bouclier» évoque deux idées contradictoires : la défense (faire bouclier de son corps), et la protestation (une levée de boucliers). S'agissait-il de protéger les citoyens du fisc, ou le fisc contre la levée de boucliers des citoyens ? Dans le second cas, l'expression «bouclier fiscal» était appropriée et aurait consisté en une série de mesures destinées à protéger l'Etat. Dans le cas qui nous intéresse, l'expression adéquate, celle que n'a pas employée Nicolas Sarkozy, était «bouclier antifiscal»…

Et l'indication ferme, car le bouclier fait partie de l'armement, c'est que les riches ont bien l'intention de défendre leurs avantages. Partout dans le monde, les plus fortunés indiquent qu'ils s'en iront ailleurs si on les embête. Coïncidence ? Le 17 novembre, ce paradis fiscal qu'est le Luxembourg annonçait, dans un souci de «compétitivité» , de nouvelles baisses d'impôts.
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0 # superuser 2008-07-09 10:08
Le scandale du crédit d'impôt «mobilité professionnelle»

Ils sont des dizaines de milliers à devoir rembourser au Trésor public la prime à la mobilité de 1.500 € qu'on leur a versée il y a un, voire deux ans.
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