Comment soumettre une nation au Nouveau Désordre Mondial ?

Mercredi, 17 Juin 2020 18:05
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La guerre se gagne en 4 phases… et sans armes. 

altYouri Bezmenov, aussi connu sous le nom de Tomas David Schuman, est un ex-agent du KGB, spécialiste de la guerre psychologique et des manipulations de masse.

Dans les années 70, il s’est réfugié à l’Ouest (au Canada et aux États-Unis) où il donnait des conférences dans lesquelles il décryptait le processus de subversion idéologique et de manipulation utilisé par l’Union soviétique pendant la Guerre froide. Youri Bezmenov est décédé en 1993.

Si le contexte géopolitique international a bien changé depuis sa mort, la stratégie de subversion reste la même à quelques nuances (notables) près.

Nous vous en présentons ici les grandes étapes décrites par Youri Bezmenov que nous avons enrichies d’appréciations plus contemporaines (en italique) : 

La stratégie de la subversion est née il y a 2.500 ans.

Le premier humain à l'avoir formulée était un philosophe chinois nommé Sun Tzu (1). Il fut le conseiller de plusieurs empereurs de l’ancienne Chine.

Au terme de longues méditations, il décréta qu’implémenter une nouvelle politique dans un état étranger de façon guerrière est la méthode la plus stupide pour y parvenir.

La règle primordiale de L’Art de la Guerre est de ne pas combattre du tout et de saper les valeurs de celui que vous voulez conquérir, le subvertir jusqu'à ce que sa perception soit pervertie au point de ne plus vous percevoir comme un ennemi. C’est le but ultime à partir duquel vous pouvez le conquérir sans même tirer un seul coup de feu.

La subversion idéologique, ou manipulation d’opinion, ou fabrique du consentement (à accepter un régime qui va à l’encontre de vos intérêts), ou guerre psychologique, consiste donc à changer la perception de la réalité d’une population toute entière au point que plus personne ne soit capable de tenir un raisonnement correct, logique, éclairé, pour défendre ses propres intérêts, ceux de sa famille ou de son pays. C’est un processus de lavage de cerveaux généralisé qui prend du temps et comporte quatre phases.

Phase 1 : La Démoralisation

Il faut entre 15 et 20 ans pour démoraliser un pays. Pourquoi tant d’années ? Parce que c’est le nombre minimum requis pour rééduquer une génération d’étudiants, pour l’exposer et la soumettre à une idéologie adverse. En moyenne, cela prend entre 15 et 20 ans pour forger une personnalité. Cela passe par des méthodes diverses d’infiltration, de propagande, d’enseignement, d’approches directes, peu importe.

Et si vous voulez «reformater» une génération pour inverser la subversion, détruire cette nouvelle perception idéologique de la réalité, revenir à «la normale», aux idées et valeurs de votre appartenance identitaire originelle, cela prend aussi 15 à 20 ans.

Rajout : Autant dire que l’entreprise de subversion est quasiment irréversible puisqu’il faut entre 30 et 40 ans pour pervertir une génération et, éventuellement, la rétablir.

La démoralisation consiste donc à œuvrer à l’encontre des valeurs et principes moraux ancestraux. C’est l’objectif prioritaire des maîtres de la subversion. Les cibles sont : la religion, l’éducation, la vie sociale, la structure du pouvoir, les relations professionnelles, la justice et le maintien de l’ordre. Tout cela représente le champ d’application de la subversion. Mais qu’est-ce que cela sous-tend exactement ?

La religion : Il faut la détruire, la ridiculiser, la substituer par diverses sectes et cultes qui captent l’attention des individus, de nouvelles croyances qu’elles soient naïves ou primitives, peu importe… La manœuvre consiste à éroder la foi traditionnelle, à détourner les gens de leur relation avec Dieu. Ensuite, il faut substituer les organisations religieuses reconnues par d’autres factices.

L’éducation : Il convient de détourner la population des enseignements constructifs, pragmatiques, utiles. À la place des mathématiques, de la physique, des langues étrangères, de la chimie, enseignez aux élèves et étudiants l’histoire de la guerre urbaine, la nourriture naturelle, l’économie domestique, la sexualité… N’importe quoi du moment qu’ils soient détournés des enseignements essentiels à leur structuration intellectuelle.

La vie sociale : Remplacez les institutions bien établies par des organisations factices. Supprimez les initiatives collectives et les responsabilités individuelles. Substituez aux liens naturels qui unissent les individus et groupes d’individus, des organes artificiels bureaucratiquement administrés.

À la place d’une vie sociale et amicale entre voisins, entre proches, créez des institutions de travailleurs sociaux. Des gens rémunérés par qui ? Par la société ? Non, par la bureaucratie ! Le souci principal des travailleurs sociaux n’est pas votre bien-être, ni celui de votre famille, ni favoriser les relations constructives et épanouissantes entre groupes d'individus… Leur souci principal est que le gouvernement leur verse leur salaire.

Quel est l’intérêt de ces travailleurs sociaux ? Ils développent toutes sortes de concepts pour démontrer au gouvernement et aux gens qu’ils sont utiles. Mais leur objectif est de les détourner des liens traditionnels.

• La structure du pouvoir : Les organes traditionnellement élus ou désignés par la société sont activement substitués par des organisations artificielles constituées d’individus ou de groupes d’individus que personne n’a élu. Jamais !

Les gens ne les apprécient pas du tout mais ils existent et influencent considérablement nos existences. Un de ces groupes de conditionnement est constitué par les médias. Qui les a élus ? Comment se fait-il qu’ils aient acquis un tel pouvoir quasiment monopolistique sur nos esprits ?

Quand la religion, la vie sociale, l’éducation, la structure du pouvoir… sont ébranlées, déstructurées, une personne démoralisée n’est plus en mesure d’apprécier la réalité. Le réel ne l’atteint plus. Même si je la bombardais d’informations, de preuves irréfutables, de documents indiscutables, de photos, elle refuserait d'y croire. Elle a été reconditionnée.

Rajout : Dans sa version contemporaine, la démoralisation de l’opinion passe aussi, de plus en plus, par la repentance et l’ethno-masochisme. Ainsi, depuis quelques décennies, les subvertisseurs usent et abusent de la culpabilisation des masses qui seraient coupables des crimes perpétrés (ou pas) par leurs ancêtres. Aujourd’hui, nous portons la responsabilité «éternelle» et collective d'atrocités que nous n’avons jamais commises, pas plus que nos aïeux d’ailleurs qui étaient pour l’immense majorité de braves paysans. Ces gens ne furent d’aucune manière impliqués dans l’esclavagisme, la colonisation ou les génocides. Pour autant, nous devons payer pour des crimes dont ils ne furent pas coupables… pas plus que nous.

Phase 2 : La Déstabilisation

À ce stade, les «révolutionnaires» ne se soucient plus de vos idées, de vos aspirations, de vos revendications ou de votre façon de vivre. Tout cela ne compte pas ! Il ne faut que 5 à 10 ans pour déstabiliser un pays qui a été démoralisé, qui a perdu ses valeurs et le creuset de son identité. Noir contre blanc, jaune contre vert, là où se créent les fractures et les tensions est sans importance. L’unique but à atteindre est l’affrontement entre ces groupes. C’est la stratégie du chaos et du désordre.

Précision : Le subversif, le déstabilisateur, est souvent une figure respectée. Il est perçu comme une personnalité honnête, intègre et désintéressée. À ce titre, il peut percevoir des fonds de diverses fondations qui soutiennent des engagements d'apparence «légitime» : Droits de l’Homme, droits des femmes, des homosexuels, des enfants, des personnes emprisonnées… Mais ce n’est qu’une couverture.

Rajout : Ce processus de déstabilisation sera plus rapide encore s’il se propage dans une population divisée, hétérogène, multi-ethnique, multi-culturelle et multi-cultuelle. On comprendra dès lors que les flux migratoires incontrôlés et l’installation massive de populations allogènes dans un espace géographique déterminé constituent aujourd’hui un puissant levier de subversion, de démoralisation et de déstabilisation d’une société et d’une identité nationale.

Phase 3 : L’Insurrection (la crise)

La crise commence lorsque les organes légitimes de pouvoir et la structure sociale s’effondrent. Ils ne peuvent plus remplir leurs fonctions. On leur a substitué des organes artificiels, des comités factices et des institutions supranationales non élues. Par conséquent la population est désemparée face au chaos qui peut revêtir diverses formes : Crise financière, économique et sociale, crise identitaire, crise sanitaire…

Rajout : Ou un peu tout cela réuni comme nous l’observons aujourd’hui.

Les travailleurs sont soucieux de nourrir leurs familles, les retraités de préserver leurs pensions et les rentiers leurs acquis. Ils pousseront à l’instauration d’un gouvernement solide, centralisé, qui puisse les préserver des grèves, des manifestations et des émeutes. Nous aspirons alors à un pouvoir fort, capable de rétablir l’ordre politique, économique et social. C’est une nécessité absolue pour une population fatiguée et exaspérée.

Phase 4 : La Normalisation

À ce stade, les maîtres auto-proclamés de la société n’ont plus besoin de révolution ni de radicalisme. On stabilise simplement le pays par la force. Tous les «agents dormants», les activistes, les travailleurs sociaux, les professeurs, les journalistes, les «progressistes»… sont éliminés physiquement parfois. Ils ont fait leur job, ils ne sont plus utiles.

Les nouveaux maîtres ont besoin de stabilité pour exploiter le pays, pour récolter les fruits de leur victoire. La normalisation est une expression d’un grand cynisme, issue de la propagande soviétique. Quand les chars de l’Armée Rouge ont envahi la Tchécoslovaquie en 1968, Brejnev a déclaré : «Maintenant la situation en Tchécoslovaquie est normalisée». Cela consiste à instaurer un gouvernement Big Brother.

Comment lutter contre la subversion qui conduit à l’émergence d’un pouvoir dictatorial ?

Aujourd’hui, la situation est hors de contrôle. Elle est même épouvantablement hors de contrôle. La plupart des politiciens, des médias et le système éducatif forment des générations qui croient vivre une période de paix. C’est faux ! Nous sommes en guerre. Une guerre non déclarée mais totale contre les fondements même de notre civilisation.

Rajout : «Une guerre sans mort mais une guerre à mort», constatait François Mitterrand au crépuscule de sa vie dans l'ouvrage Le Dernier Mitterand de Georges-Marc Benamou. Il faudrait un effort national de grande ampleur pour éduquer les gens dans le sens des valeurs patriotiques et expliquer le réel danger du mondialisme, d’une société ouverte à la libre circulation des hommes, des marchandises, des capitaux… et des virus… qui conduit à l’instauration d’un pouvoir Big Brother non élu qui nous échappe.

(1) Sun Tzu est un général chinois du VIe siècle avant J.-C. (544–496 av. J.-C.). Il est célèbre en tant qu'auteur de l'ouvrage de stratégie militaire le plus ancien connu : L’Art de la Guerre. L'idée principale de son œuvre est que l’objectif de la guerre est de contraindre l’ennemi à abandonner la lutte, y compris sans combat, grâce à la ruse, l'espionnage, une grande mobilité et l'adaptation à la stratégie de l'adversaire. Tous ces moyens doivent ainsi être employés afin de s'assurer une victoire au moindre coût (humain et matériel). Les idées de L'Art de la Guerre ont été reprises et adaptées par différents auteurs pour définir des stratégies managériales, notamment en stratégie d’entreprise. Dans un sens plus large, l'art de la guerre peut être interprété comme une méthode de résolution des conflits.


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Mis à jour ( Jeudi, 18 Juin 2020 00:56 )