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Manifestation des femmes le 8 mars à Paris

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Dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes, le Collectif national pour les droits des femmes (CNDF) appelle à manifester le soir du mercredi 8 mars : RDV à 18H à Montparnasse sur la place du 18 juin, direction le Ministère du Travail !

La manifestation abordera le thème de l'emploi des femmes et de leur autonomie financière, contre le chômage et la précarité, mais l'accent sera mis très fort sur la division des rôles et la place des femmes dans la société, sur le non partage des tâches, les violences, les discriminations (en particulier pour les immigrées), etc... Venez nombreux(ses) !

A lire au format pdf le TRACT du CNDF sur la situation de l'emploi des femmes aujourd'hui.

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Mis à jour ( Lundi, 27 Février 2006 18:47 )  

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0 # superuser 2006-03-05 15:30
Chômage, contrats précaires, salaires au rabais, parité politique introuvable, partage inéquitable des tâches domestiques : les femmes subissent toujours de nombreuses discriminations dont témoignent les statistiques.

• Taux de chômage : les femmes, qui représentent 45% de la population active (11,2 millions) connaissent un taux de chômage de 10,6% contre 8,8% pour les hommes, soit près de deux points de plus (DARES - ministère de l'Emploi).

• Avec un salaire net annuel moyen de 18.730 euros dans le secteur privé et semi-public, les femmes gagnent globalement 20% de moins que les hommes (23.315 euros). L'écart est de 14% dans la fonction publique. Chez les cadres, les femmes gagnent 23% de moins que les hommes, chez les ouvriers 17% et chez les employés 7% (INSEE).

• Près de la moitié des femmes sont employées. Les deux tiers des postes de cadres du secteur privé sont occupés par des hommes, et moins de deux dirigeants sur dix sont des dirigeantes (INSEE).

• Plus d'une femme sur dix (11%) occupe un emploi temporaire (CDD, stages, emplois aidés) contre 8% de l'ensemble des salariés. Les femmes représentent 78% des emplois non qualifiés (OFCE).

• Temps partiel : 30% des femmes travaillent à temps partiel contre 5% des hommes. Sur les 4,1 millions d'actifs à temps partiel, 83% sont des femmes. Pour 28% de ces femmes, le temps partiel ne correspond pas à un choix mais est "subi", c'est-à-dire qu'elles souhaiteraient travailler davantage (INSEE).

• Politique : si elles constituent 53% de l'électorat, les femmes comptent encore peu d'élues. L'Assemblée nationale ne compte que 12% de femmes députées et le Sénat 17% de sénatrices.
L'obligation, depuis la loi parité de 2000, pour les partis de présenter un nombre égal de candidats hommes et femmes (hormis les cantonales) a permis de voir progresser le nombre d'élues dans les scrutins de liste (elles sont 48% dans les conseils régionaux par exemple). Mais le problème de la parité se repose lorsqu'il s'agit des exécutifs, régionaux ou municipaux. Il n'y a que 11% de femmes maires et une seule présidente de région (Ségolène Royal en Poitou-Charentes).

• Tâches domestiques (ménage, courses, soins aux enfants, jardinage, bricolage) : une femme y passe en moyenne 4h36 par jour, contre 2h13 pour un homme (INSEE).
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0 # superuser 2006-03-06 14:27 Les filles réussissent mieux que les garçons à tous les niveaux d'enseignement, dès le CP et jusqu'au supérieur, quelle que soit la filière ou la discipline. Toutefois, elles s'insèrent moins bien dans l'emploi, selon une étude du ministère de l'Education nationale.

Rendue publique lundi, à deux jours de la Journée de la femme, cette étude comparative souligne que dès le cours préparatoire, les filles ont des acquis supérieurs aux garçons. Cette supériorité continue tout au long de la scolarité et elles redoublent moins souvent.

Ainsi, à 14 ans, les deux-tiers des filles sont déjà en 3e et seulement un quart encore en 4e (la moitié des garçons seulement sont en 3e et un tiers encore en 4e) et elles sont moins nombreuses à suivre un enseignement adapté pour élèves en difficulté.

Elles vont également moins souvent en apprentissage où 70% des jeunes sont des garçons. Leur nombre augmente avec le niveau de formation. Elles sont 25% d'apprenties au niveau CAP-BEP, 38% niveau bac, 42% niveau premier cycle du supérieur et 50% niveau deuxième cycle.

De même, elles sont 82% à réussir le brevet (79% des garçons), 84% à obtenir leur bac général (79,9% des garçons), 78,5% le bac techno (75,5% des garçons) et 78,9% le bac pro (75,6% des garçons). Il en est également ainsi dans le supérieur avec 50% d'une classe d'âge diplômée chez les filles et seulement 40% des garçons. Les filles vont également plus vite : 69% obtiennent leur licence directement en un an (59% des garçons).

L'étude toutefois montre les différences de parcours et d'orientation. Ainsi, dès le primaire, les filles progressent mieux que les garçons en français et moins bien en maths. Ultérieurement, au niveau lycée, même bonnes en maths, elles choisissent plus souvent les filières littéraires. 48% des fortes en maths vont en "S" et 18% en "L". Chez les garçons, 68% des bons en maths vont en "S" et "3% en "L".

Cela continue dans le supérieur : 79% de filles en lettres ou sciences humaines, 75% en langues, 73% en art mais 27% en sciences (pourtant elles y réussissent, avec un taux de 73% de filles en sciences de l'ingénieur obtenant le diplôme, contre 59% des garçons).
Les filles s'orientent donc vers des métiers moins porteurs. Cela est surtout marquant aux niveaux les moins élevés. Ainsi, en professionnel, on trouve 30% de filles en bureautique (1% de garçons) et parallèlement 1% de filles en électricité-électronique (24% de garçons).

Ensuite, moins "poussées" ou moins "ambitieuses", elles subiront la perte de salaire et la discrimination au moment de faire des enfants.
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