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Accueil Social, économie et politique Borloo, ministre de l'année ?

Borloo, ministre de l'année ?

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Figurez-vous qu'hier soir avait lieu dans les salons du Sénat la cérémonie annuelle de remise des Prix du Trombinoscope 2004 (l'annuaire de la politique et des élus...). Tandis que le ministre de l'Economie Hervé Gaymard - absent pour les raisons qu'on imagine - était désigné "révélation politique de l'année", son collègue de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo était sacré "ministre de l'année" !

Hervé Gaymard, de retour de Bruxelles où il participait mercredi et jeudi à une réunion des grands argentiers européens, "n'a pas pu assister à la remise de ce prix", selon les dires de son entourage (peut-être essayait-il de convaincre sur France 2 ?). Il est vrai que cette distinction intervient alors que le ministre est confronté à une polémique à propos de son appartement de fonction, et qu'en plus de ses 120 heures de travail hebdomadaire, il doit maintenant préparer son déménagement...

Suprêmement décoré, Jean-Louis Borloo était en revanche présent à la cérémonie, de même que François Hollande, Premier secrétaire du PS, distingué comme "Personnalité politique de l'année".
Petits fours, champagne, et autres récompenses : au palmarès 2004 du prix décerné par le Trombinoscope figurent également les noms de Nadine Morano (UMP, Meurthe-et-Moselle) et Gaëtan Gorce (PS, Nièvre), "députés de l'année", ainsi que celui de Bariza Khiari (PS, Paris), "sénatrice de l'année". Le prix de "l'élu local de l'année" est allé à Jean-Paul Huchon, président du Conseil régional d'Ile-de-France. Celui de "l'Européen de l'année" à l'eurodéputé Bronislaw Geremek, ancien ministre polonais des Affaires étrangères. Le prix de la presse étrangère, décerné par un jury de journalistes étrangers en poste en France, est revenu au ministre des Affaires étrangères Michel Barnier.

Voici, c'était notre minute VSD...

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Mis à jour ( Vendredi, 18 Février 2005 16:43 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2005-02-18 15:47 PARIS (AFP), le 17-02-2005.

L'affaire de l'appartement d'Hervé Gaymard est un coup dur dans l'ascension politique du ministre de l'Economie, qui a construit son image sur la modestie et dont le nom était cité comme possible successeur de Jean-Pierre Raffarin.

Depuis le 1er février, Hervé Gaymard, son épouse Clara et leur huit enfants étaient logés aux frais de l'Etat, pour 14.000 euros par mois, dans un duplex de 600 m2 du VIIIè arrondissement, l'un des plus huppés de Paris. Le jour même de la révélation de cette situation par le Canard enchaîné, M. Gaymard, après quelques heures de réflexion, a annoncé qu'il allait déménager de ce duplex faisant office d'appartement de fonction.
"J'aurais dû être plus vigilant" sur les conditions de location d'un appartement choisi, selon lui, par les services de son ministère, a admis cet ancien député de Savoie.

Etant passé du ministère de l'Agriculture à celui de l'Economie fin novembre en remplacement de Nicolas Sarkozy, élu président de l'UMP, M. Gaymard est, à 44 ans, l'un des plus jeunes membres du gouvernement. Celui qui exhortait il y a quelques jours les Français à se "désintoxiquer de la dépense publique" s'est vu attribuer dans la soirée le prix de la "révélation politique de l'année" 2004 par le Trombinoscope, l'annuaire de la politique et des élus.

L'affaire de l'appartement vient perturber le parcours jusqu'ici sans faute de ce fidèle chiraquien, fils d'un marchand de chaussures de la vallée des Chapieux, en Savoie, qui rappelle volontiers la modestie de ses origines.

A gauche, les réactions ont été unanimes pour dénoncer ce "scandale", selon Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, "tout à fait choquant" pour le député socialiste Arnaud Montebourg.

Les réactions sont tout aussi sévères à droite - sous le couvert de l'anonymat. Certains vont même jusqu'à suggérer que les chances d'Hervé Gaymard d'accéder un jour au poste de Premier ministre sont largement compromises.
"Pour Matignon, les carottes sont cuites", s'exclame ainsi une personnalité chiraquienne de premier plan. "Et même pour Bercy ! En annonçant son déménagement, il n'a pris qu'une demi-mesure. Comment peut-il continuer à parler maîtrise de la dépense publique après une affaire comme celle-là ?", ajoute la même source qui estime également que le ministre de l'Economie "fait perdre sa crédibilité à tout le gouvernement".

Le président de l'UMP Nicolas Sarkozy a estimé que son successeur à Bercy, avait commis "une maladresse", ajoutant que cela ne sert à rien de "l'accabler".
"C'était une maladresse, il l'a dit lui-même", a souligné M. Sarkozy, interrogé sur LCI. M. Gaymard "a annoncé qu'il allait déménager, le Premier ministre lui-même a annoncé des règles plus strictes, et bien voilà, il faut maintenant tourner la page, ça ne sert à rien d'accabler quelqu'un". "C'est mon successeur, vous n'attendez quand même pas de moi que je participe à l'accabler, ça serait tellement facile et si convenu", a-t-il ajouté.

Pour le député UDF Maurice Leroy, "la gestion de cette affaire aura été désastreuse de A à Z. Quand on est ministre ou en charge d'une fonction publique, on se doit d'avoir un comportement irréprochable, dans une période particulièremen t difficile au plan économique et social", a ajouté l'élu du Loir-et-Cher.

"Cette histoire a un effet dévastateur sur l'image d'Hervé Gaymard. Que personne dans son entourage n'ait tilté sur l'énormité du loyer, c'est incroyable", affirme-t-on dans l'entourage d'un ministre.

Un autre proche du gouvernement, qui redoute la réaction populaire du "tous pourris", se félicite néanmoins de la "vitesse" à laquelle Hervé Gaymard a réagi. "Cette histoire m'a d'autant plus surpris qu'il m'est arrivé de lui rendre visite en Savoie où il vivait très simplement, avec plusieurs enfants dans la même chambre", ajoute cette source.
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0 # superuser 2005-02-18 16:10 Tout comme il reste évasif sur les sanctions que mériterait son député du Nord Christian Vanneste (dont les propos ouvertement homophobes entachent la réputation de l'UMP), Nicolas Sarkozy demeure également très indulgent avec son successeur de Bercy…

Mais ce que Sarkozy ne prévoit pas, c'est que nous, les chômeurs, on aura peut-être aussi notre candidat !!!


PARIS (AFP), le 18-02-2005.
Le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, distancerait ses principaux rivaux et adversaires, au premier comme au second tour de l'élection présidentielle, selon un sondage BVA pour Le Figaro et LCI paru vendredi dans le quotidien.

Au premier tour - si l'élection avait lieu dimanche prochain - et dans le cas où il serait opposé à François Hollande et à Jacques Chirac, le président de l'UMP récolterait 24% des intentions de vote (contre 23% à Hollande et 16% à Chirac). Si une triangulaire l'opposait à Lionel Jospin et à Jacques Chirac, il ferait le même score, mais serait devancé par l'ancien premier secrétaire du PS qui obtiendrait 26% des voix (16% pour J. Chirac).

Toujours au premier tour, en cas de duel avec F. Hollande ou avec L. Jospin, Nicolas Sarkozy obtiendrait respectivement 33% et 34% des chances de vote contre 24% à F. Hollande et 25% à L. Jospin.
Au second tour, le président de l'UMP battrait Lionel Jospin et François Hollande avec respectivement 53% et 54% des voix, d'après le sondage BVA.

Ce sondage BVA/Le Figaro/LCI a été réalisé par téléphone du 12 au 13 février, selon les méthodes des quotas, auprès d'un échantillon national de 953 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
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0 # superuser 2005-02-18 16:14 Quand on parle de diminuer le nombre de fonctionnaires et de freiner la dépense publique…
Au "tarif Gaymard", on imagine ce qu'il en coûte aux contribuables !


PARIS (AFP), le 17-02-2005.
Les effectifs des cabinets ministériels ont crû de 30% au cours des 20 dernières années, le record étant détenu par le ministre de l'Economie Hervé Gaymard, dont le nombre de collaborateurs est supérieur de 220% à celui de Jacques Delors en 1984, selon une étude du Guide du Pouvoir.

"Avec 687 membres en ce début 2005, les cabinets ministériels du gouvernement Raffarin enregistrent l'un des records de la Vème République. Seul le gouvernement en 1990 en avait rassemblé davantage, avec 700 membres", peut-on apprendre dans ce numéro spécial du Guide du Pouvoir, qui publie régulièrement l'organigramme et la biographie succincte des membres du gouvernement et des collectivités locales.

Depuis mai 2002 et l'arrivée à Matignon de Jean-Pierre Raffarin, précise-t-on, les cabinets ministériels ont globalement crû de 18% et celui de Bercy de 31%. Hervé Gaymard compte 51 collaborateurs, soit un peu moins que M. Raffarin (57), contre 16 pour M. Delors au même poste voici vingt ans et 41 pour le plus récent locataire de Bercy, Nicolas Sarkozy.

Selon Le Guide du Pouvoir, la féminisation de ces équipes a fortement augmenté (18% en 1984 et 1986 dans les gouvernements de Laurent Fabius et Jacques Chirac, contre 33% aujourd'hui), mais il s'agit d'une "féminisation trompeuse".
"Les directeurs de cabinets restent le bastion des hommes, énarques de préférence, alors que les femmes occupent majoritairement des fonctions moins élevées hiérarchiquemen t : chargées de mission, chargées de relations avec la presse ou le Parlement", précise l'étude. Au sein du gouvernement, la proportion des femmes ministres (22%) est l'une des plus basses depuis de nombreuses années et il faut remonter à 1996, au lendemain de l'éviction des "jupettes", pour trouver un chiffre plus bas (12%). Le record du nombre de ministres femmes avait été atteint sous Lionel Jospin en 1999 (34%).
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0 # Pataquès 2005-02-18 16:49 Si Hervé Gaymard n’était pas présent à la cérémonie annuelle du Trombinoscope 2004, c’est qu’il était retenu ailleurs. Et je pense qu’il regrette amèrement d’avoir loupé ce pince-fesse mondain !

Car hier soir, la « révélation politique de 2004 », Hervé Gaymard, était sur le plateau de « 100 minutes pour convaincre » sur France 2, où Dominique Strauss-Kahn lui a donné une fessée déculottée qui lui chauffera les fesses longtemps.

Strauss-Kahn est bien évidemment revenu sur l’affaire du duplex à 14.000 euros loué par L’État pour le compte du ministre de l’Économie, de sa femme, de ses 8 enfants et son personnel de maison.

La « révélation politique de 2004 » s’est défendu tant bien que mal (plutôt très mal d’ailleurs) insistant sur le fait que ce n’était pas lui qui avait choisi l’appartement incriminé mais les services de l’État. Bref, il a tenté tant bien que mal (plutôt mal d’ailleurs) de faire porter la responsabilité de cette bévue sur d’autres. Une attitude très courageuse !

Strauss-Kahn n’a pas manqué l’occasion d’en rajouter une couche en sous-entendant que si le ministre de l’Économie n’est pas en mesure d’évaluer à vue d’œil la valeur locative d’un duplex de 600 m2 sis dans un des quartiers les plus onéreux de Paris, a-t-il la légitimité (les compétences ?) de conduire les affaires de la République et notamment les économies à réaliser en matière de fonds publiques exigées par Hervé Gaymard lui-même.

Autant dire que face à ces coups de butoir très sévères, Gaymard a été complètement déstabilisé, laminé par un Strauss-Kahn qui le dépassait de deux têtes.

À noter que je n’ai aucune sympathie particulière pour ce représentant du PS qui a eu à affronter Jean-Pierre Chevènement sur la question de la Constitution européenne.

Mais là, il a eu fort à faire face à l’ancien candidat aux dernières présidentielles , auquel Strauss-Kahn a fait porter l’éviction de Jospin au premier tour de ces mêmes élections.
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-1 # ylenorm 2005-02-22 22:49 Si Strauss-Khan est le candidat PS aux élections présidentielles de 2007, il est certain d'avoir une voix en moins. Sa prestation lors des 100minutes pour convaincre a été vraiment lamentable pour moi et je ne suis pas resté jusqu'à la fin. Sa défense de la 1ère guerre du golfe -une guerre d'agression sous prétexte de libérer le Koweit- ne tient pas la route car des pays qui envahissent d'autres, ce n'est pas ce qui manque, mais leur traitement dépend beaucoup de leur poids politique et militaire sur l'échiquier international. A une punition de l'Irak, on assiste à une impunité de l'occupation de la Chine au Tibet, d'une partie de Chypre par la Turquie, du Timor oriental par l'Indonésie, d'une partie de la Palestine par Israël -avec la bantoustisation de la Palestine en cadeau. Si Chevènement a pu avoir une seule position juste au cours de sa vie politique, c'était le fait d'avoir osé démissionné pour ne pas cautionner cette guerre, et c'est cela que DSK a attaqué. Lamentable. Et je trouve moins grave d'avoir accepté un logement de fonction de 14 000€/mois que d'avoir divisé le prix des licences UMTS par 3 ou 4 pour faire plaisir à J6M, chose que beaucoup de Français ont certainement oubliée!!! Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # Yves 2005-02-21 17:40 Extraits piochés dans Libé :

Jean-Louis Borloo, agitateur d'idées et brouillon de culture

Le vibrionnant ministre du Travail saute d'un chantier à l'autre, agace parfois son camp, décourage ses collaborateurs. Et s'attire des inimitiés.
Par François WENZ-DUMAS

Mais qu'est-ce qui fait courir Jean-Louis Borloo ? Chaque semaine, le ministre de l'Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale ouvre un nouveau chantier. Du plan pour les emplois de service à la personne, présenté mercredi, aux «maisons de l'emploi» en passant par les «contrats intermédiaires» , toute trouvaille se veut, selon ses dires, «une révolution». Pourtant, à force d'en faire beaucoup, Jean-Louis Borloo en vient à agacer son propre camp. Ainsi a-t-il cru bon défendre, à l'Assemblée, l'«acquis social» des 35 heures lors de la discussion de la proposition de loi UMP qui les mettait à bas, une justification des lois Aubry saluée par les députés socialistes sous les yeux ébahis de leurs collègues UMP.

Il s'est même attiré, fin janvier, les foudres du Premier ministre en spéculant sur son départ. (…)

En fait, tant que l'Elysée le couvre, Borloo croit pouvoir tout se permettre (…).

Pourtant, huit mois après avoir connu une belle promotion lors du remaniement d'avril 2004, qui lui a valu d'hériter de cinq ministres délégués ou secrétaires d'Etat - Gérard Larcher (Travail), Marc-Philippe Daubresse (Logement), Nelly Olin (Exclusion), Laurent Hénart (Jeunes) et Catherine Vautrin (Egalité) - la méthode Borloo montre ses limites. (…)

Et depuis qu'il a raté son examen de passage télévisé à Cent Minutes pour convaincre, sur France 2, fin septembre, le locataire de la rue de Grenelle est de moins en moins crédible au sein de la majorité en successeur éventuel de Raffarin. Trop brouillon, trop imprévisible, trop incontrôlable.

Victimes de sa perpétuelle agitation, ses conseillers ne tiennent pas longtemps. (…)

Ce changement de style n'aurait qu'une valeur anecdotique s'il ne reflétait une conception radicalement différente de l'action ministérielle. La rue de Grenelle n'est plus le sommet de la pyramide de l'administration des Affaires sociales et du Travail. Borloo en a fait un bureau d'étude, un lieu de réflexion. (…)
Syndicats et patronat ont vite compris que le ministère du Travail avait déménagé rue Saint-Dominique, chez Gérard Larcher.

Et bien que l'intéressé s'en défende, c'est aussi de plus en plus Larcher qui décide, notamment parce qu'il a la haute main sur l'administration. (…)

La marge de liberté de Borloo semble donc s'être nettement amenuisée. Récemment, Chirac s'est d'ailleurs montré très réservé sur le «contrat intermédiaire», dernière trouvaille du ministre de la Cohésion sociale. Un signe qu'à l'Elysée aussi, le charme de la méthode Borloo n'opérerait plus comme avant. (…)
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