Contrairement à nous, l'Allemagne a échappé aux «mauvais chiffres du chômage» dans la zone euro, son taux ayant même baissé de 7,6% en août à 7,4% en septembre. Voici l'une des méthodes qu'elle met en œuvre pour obtenir ces glorieuses statistiques qui font pâlir d'envie ses voisins...
Une douzaine de scientifiques sans emploi ont été obligés par la Bundesagentur für Arbeit (agence allemande pour l’emploi) à travailler pour l’université de Hambourg. Il s’agit des fameux «jobs à 1 euro» introduits par la réforme Hartz IV.
Si on s'est imaginé que ces mesures de coercition ne concernent que des chômeurs peu qualifiés, on doit rectifier ses croyances. En effet : pourquoi faire venir des gens diplômés de pays lointains pour un salaire «compétitif» quand on dispose chez soi de scientifiques qui font un travail hautement qualifié pour 1 € de l’heure, et ceci sans que l’employeur ait à acquitter ni cotisations sociales ni salaire ?
Thomas Meese fut l’un des «heureux» scientifiques exploités, mais — quel ingrat ! — il remercie son ex-employeur en l’assignant aux Prud’hommes. Il accuse l’université d’avoir profité de sa situation précaire, l’attaque pour travaux forcés et demande un dédommagement à hauteur d’une rémunération décente, c’est-à-dire celle qu’un assistant scientifique d’université reçoit normalement. Une affaire d’une importance politique majeure !
Son témoignage et son combat à lire sur le blog de notre ami Stephan
=> Les dessous de l'Allemagne



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