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Actuchomage : La fin d'une belle aventure

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Mille mercis à Toutes et Tous.

altSi vous saviez à quel point je suis heureux d’avoir l’âge que j’ai, 61 ans.

Pourtant, celles et ceux de ma génération préféreraient en avoir 10, 20 ou 30 de moins. Pas moi, assurément !

Si j’avais la possibilité de rajeunir, je n’en ferais rien. Je préfèrerais même en avoir 71 et pourquoi pas 81. Cela voudrait dire que je serais né en 1941, pendant la Seconde Guerre mondiale dont je n’aurais pas eu à trop souffrir comme une grande majorité de Françaises et Français à l'époque.

J’aurais eu 20 ans en 1961, quand la France vivait son boom économique, à 5% de croissance annuelle, pendant les «30 Glorieuses» dont nous parlent nos aînés avec une nostalgie qui nous échappe. Moi, le boomer, je suis entré sur le marché du travail à l’entame des «40 Calamiteuses», quand le chômage (encore inexistant dans les années 60 et au début des années 70) dépassa la barre symbolique des 2 millions de demandeurs d’emploi.

Ce bouleversement social souffla à Georges Marchais, alors Premier secrétaire du Parti communiste français (PCF), une envolée désormais célèbre qu’on croirait tiré d’un discours de Jean-Marie Le Pen : «Il faut stopper l’immigration officielle et clandestine. Il est inadmissible de laisser entrer de nouveaux travailleurs immigrés en France alors que notre pays compte près de deux millions de chômeurs, français ET immigrés» (discours du 21 février 1981 à Montigny-lès-Cormeilles). Voilà ce que clamait la vraie Gauche bien rouge à l'époque ! =;o)

Beaucoup estiment aujourd’hui que les plus de 50/60 ans dont je suis, ont eu un parcours professionnel sans la moindre anicroche. Ils se trompent lourdement. Notre génération (ma génération) fut la première à encaisser le chômage de masse dès l’entame des années 80 et, plus tard, à subir des discriminations à l’embauche sur des critères d’âge. Pour ma part, on me fit comprendre que j’étais indésirable (ou peu désiré) dès 45 ans. De tout mon parcours, je n’ai jamais connu le plein emploi. Mon père, oui en revanche. Mais lui a vu le jour en 1930.

D’ailleurs, Actuchomage et l’association APNÉE sont nés de cette situation au début des années 2000. Notre collectif fédérait alors des 40/50 ans qui avaient vu leur carrière foudroyée en plein vol : Sophie, Gérard, Michel, Maguy, Vincent, Jean-Claude, Frédéric… dont plusieurs nous ont déjà quittés. Le chômage et la précarité usent prématurément ! Je fais donc partie d’une génération née, certes, dans les «30 Glorieuses» mais qui a été happée par les «40 Calamiteuses».

Quand j’étais enfant et adolescent, dans les années 70, je vouais une admiration sans borne à ce pays qui me vit naître. L’ambiance y était globalement insouciante et optimiste. La vie semblait facile même pour mes camarades d’origines modestes. Fils d’ouvriers, de concierges, d’artisans ou de cadres supérieurs, le chômage et la précarité n’interféraient en rien dans nos vies. Nos parents bossaient. Il leur suffisait de traverser la rue pour changer d’employeur.

Ce sentiment de sécurité et de stabilité débordait très largement du cadre professionnel. Nos géniteurs nous laissaient jouer dans la rue pendant des heures sans se soucier de savoir ce qu’on y faisait et où nous étions précisément. Même dans les grandes villes. Même à Paris. Les agressions verbales et physiques étaient rarissimes.

J’appartiens à une génération qui respectait l’autorité des adultes, des enseignants, de la police… Nous avions pourtant des caractères bien trempés et beaucoup pouvaient être très turbulents. Bagarreurs aussi. Mais nous avions l’opportunité de canaliser ce trop-plein d’énergie. Nous passions notre vie dehors. Très peu de temps avachis devant un écran. Quand nous revenions à la maison ou quand nous rentrions en classe, nous nous étions dépensés tant et plus que nous étions assagis, forcément plus respectueux et obéissants, moins distraits aussi.

Sans chercher à idéaliser le contexte des années 60 et 70, reconnaissons objectivement que nombre de problèmes et tensions qui nous pourrissent la vie, étaient alors parfaitement inconnus ou tout à fait marginaux. Les violences urbaines (dans les cités, dans les stades, les rassemblements populaires) ? Les agressions physiques ? Les tensions communautaires et religieuses ? Les attentats (ou tentatives) ? Nous n’y étions quasiment jamais confrontés. Ou exceptionnellement.

Si à tous ces maux qui nous empoisonnent l’existence aujourd’hui, on ajoute les stress que nous ressassent les médias anxiogènes (chômage, réchauffement climatique, crise sanitaire, et maintenant possible Troisième Guerre mondiale), beaucoup d’entre nous considéreront que la coupe est pleine. Comme dirait l’autre : «On en a plein le cul !». Je ne vous cacherai pas que j’en ai plein le cul ! D’autant qu'en bon complotiste qui se respecte, je vois poindre le pataquès depuis maintenant 40 ans.

Pour qui est, comme moi, un peu perspicace, la situation actuelle n’est en rien une surprise. Elle confirme les prédictions et prévisions établies par des esprits plus brillants que le mien. En fait, j’espérais me tromper, mais la réalité dépasse mes pires projections.

Je fais partie des couillons qui n’ont jamais remporté une seule élection (nationale ou locale) bien qu’ayant participé à quasiment tous les scrutins depuis 1981. La seule «victoire» dont je peux me prévaloir est celle du «Non» au traité établissant une constitution pour l’Europe, en 2005. Mais ma voix, comme celles des 55% d’opposants, a été trahie par Nicolas Sarkozy qui a ratifié le Traité de Lisbonne en 2007 avec l’aval du Congrès (députés et sénateurs réunis à Versailles). Je suis de ceux qui, non seulement n’ont jamais gagné un scrutin, mais furent systématiquement accusés d’agir dans le camp du Mal, celui de l’anti-France, des ennemis de la République… forcément xénophobes, racistes, antisémites… fascistes quoi !

Je suis pourtant à des années-lumière de ce creuset idéologique comme le confirment mon parcours familial et professionnel, et plus encore mes engagements militants. Deux exemples en fixeront les contours : Je suis pour quelques mois encore à la tête de l’association qui édite le site Actuchomage depuis 2004, qui œuvre pour la défense des droits des chômeurs et précaires. Plus jeune, je fus un des principaux animateurs de la première radio libre à émettre 24 heures sur 24 en 1981. Sa ligne éditoriale consistait à donner la parole aux diversités (arabes, africains, vietnamiens, taulards…), sous l’égide du CINEL (Centre d’initiative pour de nouveaux espaces de liberté) animé par l’intellectuel Félix Guattari et par l’universitaire Yann Moulier-Boutang, eux-mêmes issus des rangs de la mouvance Autonome (Gauche radicale).

Voilà qui campe le personnage, n’est-ce pas ?

Pour autant, en 40 ans, mon parcours a incontestablement évolué. Je ne m’en cache pas. Je suis aujourd’hui un souverainiste complotiste, autant dire un ultra-marginal sur l’échiquier politique. Ma voix ne compte pas. Je suis en total désaccord avec toutes les orientations et décisions prises depuis que je suis en âge de voter. J’assume mon statut de «Super Loser» (grand perdant).

Cette France ne me correspond donc en rien même si mon instinct d’adaptation m’a permis de tirer le moins mauvais parti de ma marginalité. Aujourd’hui, si je gagnais 3.000, 5.000 ou 6.000 euros par mois, ça me ferait mal au cul d’en verser la moitié (par la TVA, l’impôt sur le revenu, les taxes, redevances, cotisations et charges diverses) à un État que je juge défaillant en tous domaines. Je suis heureux de contribuer à minima à cette gabegie, cette escroquerie en bande organisée, ce vol institutionnalisé… au profit d’une élite qui se gave sans faire la démonstration de sa capacité à diriger économiquement, financièrement, industriellement, politiquement, diplomatiquement… la France. Je souffre du contraire. Je n’y décèle qu’incompétence, résignation et trahison.

Cela fait 18 ans que je l’exprime ici et ailleurs. Je peux me targuer d’avoir, par moments, été suivi par des milliers de personnes sur des sites, forums, plateformes, réseaux sociaux… Quand j'ai couvert la révolte des Gilets Jaunes, plusieurs de mes vidéos furent visionnées 400.000 ou 500.000 fois sur Facebook. Pendant la crise sanitaire, j’étais suivi par 15.000 personnes sur Youtube avant que ma chaîne ne soit supprimée (censurée). Certaines de mes productions totalisaient 300.000 ou 400.000 VUES. Ici, sur le modeste Actuchomage, mes articles pouvaient attirer jusqu’à 15.000 ou 20.000 lecteurs. Une performance dans ce contexte associatif marginal. Et plusieurs thématiques discutées et débattues sur nos forums sont consultées 50.000, 80.000, 120.000 ou 150.000 fois.

Je ne me glorifie nullement de ces audiences mineures comparées aux millions de VUES que génèrent les Youtubeurs à succès. Mais, compte tenu des moyens dont je dispose pour me faire entendre, mes auditoires ne furent pas anecdotiques. Je suis d’autant plus légitime à l’observer que j’ai derrière moi un parcours professionnel reconnu dans les secteurs de la communication et des médias. J’ai été journaliste dans des quotidiens d’informations générales, rédacteurs en chef de magazines spécialisés dans la publicité et le marketing, responsable éditorial pour des multinationales telles que McDonald’s ou Nike.

J’ai fréquenté les hautes sphères du management à l’époque où TF1 fut privatisée («achetée» par le groupe Bouygues), où André Rousselet créa Canal+, où Silvio Berlusconi et le Groupe Hersant (qui contrôlait alors Le Figaro) fondèrent La5, où Jean Drucker (le frère de Michel) développa M6, où Maurice Lévy dirigeait Publicis… J’ai connu ces gens. J’ai suivi leurs parcours et le développement de leurs business. Je les ai rencontrés, interviewés… 

Plus tard, j’ai travaillé 14 ans dans le tourisme et le transport aérien… J’y ai croisé les plus grands patrons tels que Jacques Maillot (fondateur de Nouvelles Frontières), Jean-François Rial (Voyageurs du Monde), Henri Giscard d’Estaing (Club Med)… Les dirigeants d’Air France, de la SNCF, des multinationales du tourisme, de l’hôtellerie et du transport aérien (Accor, TUI, Thomas Cook…).

Je ne vous cacherai pas que j’ai beaucoup voyagé. J'ai même eu la chance de faire un tour du monde… en avion privé.

Et je confesse à ceux qui s’interrogent sur mes origines familiales que je suis issu d’une grande dynastie d’entrepreneurs lorrains, de Centraliens, de Polytechniciens, de ceux qui ont activement œuvré au rayonnement industriel de la France de 1890 à 1980. Un de mes oncles, Marcel Boiteux, marié à une Juliette Barraud, fut Président d’EDF et père du programme électro-nucléaire français. Mon grand-père paternel, André Barraud, fut Président des Salines de L’Est, de L’Est Républicain (le grand quotidien régional de Nancy), de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Meurthe-et-Moselle (qui était alors un des départements les plus prospères de France). La lignée Luc, du nom de ma grand-mère paternelle, comptait au nombre des familles les plus aisées de France à l'entame du XXe siècle. 

Nulle volonté ici d’en imposer. Moins encore de me vanter de la réussite de mes ancêtres. Ce n’est pas du tout dans mon tempérament. Mais il me paraît important, essentiel, de situer précisément d’où je parle et qui je suis.

J’ai aussi rencontré énormément de personnalités pendant mon engagement militant pour la défense des droits des chômeurs et précaires. Des ministres, des secrétaires d’État, des députés, des candidats aux élections présidentielles (de Bayrou à Le Pen, en passant par Dupont-Aignan, Besancenot, Laguiller, Montebourg…), les directeurs généraux de l’Unédic et de Pôle Emploi, des syndicalistes… Et sur le terrain, dans les manifs, dans la rue, les dirigeants des associations solidaires et des centaines de militants. J’ai initié des actions qui ont connu de grands retentissements médiatiques : La Bataille des Recalculés de l’Unédic en 2003/2004 (qui a contraint l’État à débourser 2 milliards d’euros en faveur d’un million de chômeurs), les premières actions en justice contre les discriminations à l’embauche…

Il y a une douzaine d’années, je fus même classé par l'hebdomadaire Marianne parmi les 100 personnalités qui pouvaient faire «bouger la France». Je n’y suis pas arrivé, c’est certain ! Mais je peux me féliciter d’avoir essayé malgré tout. 

Actuellement donc - je le précisais en introduction - je me revendique souverainiste complotiste. Beaucoup considèrent que les «complotistes» sont des ratés qui tentent de masquer l’insignifiance de leurs parcours professionnels et/ou intellectuels derrière des théories fumeuses qui les absoudraient de toute responsabilité dans leur médiocrité. Autrement dit, les complots fomentés par d’autres expliqueraient, justifieraient, leur manque de réussite et de reconnaissance. Ce n’est pas du tout mon cas.

À chaque fois que je me suis investi dans une fonction ou un milieu professionnel, j’y ai creusé mon trou sans difficulté et en ai gravi les échelons quatre à quatre. D’ailleurs, beaucoup de «complotistes» que je consulte depuis 8 ans sont des personnalités assurément brillantes. Quelques noms suffiront à vous en convaincre : Les Professeurs Montagnier, Perronne et Raoult dans le secteur médical. Ces personnalités exemplaires, auréolées de titres et reconnaissances internationales (jusqu’au Prix Nobel de Médecine), ont été taxées de complotisme pour leurs positions courageuses à contre-courant sur la plandémie Covid-19 (et non la pandémie). Je citerai également les intellectuels et universitaires de gauche Michel Onfray, Emmanuel Todd et Étienne Chouard, stigmatisés à la suite de leur revirement idéologique et/ou de leur prise de conscience souverainiste. Ou encore, les économistes et analystes financiers tels que Charles Gave et Olivier Delamarche. En politique, Florian Philippot (les Patriotes) et François Asselineau (UPR) ont le courage de porter une proposition impopulaire : le Frexit où notre sortie de l’Union Européenne. Mais j’éviterai soigneusement ici d’évoquer les noms de ceux qui m’ont initié au complotisme : Un célèbre humoriste franco-camerounais, accusé d’antisémitisme et de racisme, bien qu’il fut métis, formant jadis un duo avec Élie Semoun (qui n’est pas catholique). Et un essayiste franco-suisse, multi-condamné, frère de l’actrice Agnès Soral. Deux noms de famille auxquels il est préférable de ne faire aucune allusion sous peine d’être poursuivi pour «incitation à la haine raciale» et «apologie de crime contre l’humanité». Rien que ça ! Je m’en abstiendrai donc…

Tout ce long développement pour en arriver à… RIEN en fait. À une satisfaction cependant : Celle d’avoir vécu jusqu’à présent une vie plutôt distrayante. Ce qui n'est déjà pas si mal !

À mon âge, il n’est que temps de laisser la place aux jeunes (bien que je ne me fasse guère d’illusions sur cette jeunesse biberonnée au consumérisme et au lavage de cerveaux, à la lobotomisation dispensée par Arthur, Hanouna, Cauet et la myriade d’agents du système grassement rétribués pour abêtir les générations montantes).

Un sérieux incident cardiaque survenu début 2022 m’invite à lever le pied pour profiter à plein de ces dix prochaines (dernières ?) années. Et puis, je vous avoue que je suis devenu très pessimiste. Trop !

Ce Nouvel Ordre Mondial que je vois s’imposer depuis 1991 (première Guerre du Golfe) et s’amplifier depuis le 11 septembre 2001, m'indispose au plus haut point. Ces deux dernières années marquées par la crise sanitaire et la guerre en Ukraine ont eu raison de ma vitalité à résister au rouleau-compresseur.

Les défaites s’enchaînent à une vitesse vertigineuse depuis 2018 : Le mouvement des Gilets Jaunes n’obtiendra aucune avancée notable sur le champ politique et social. Notre-Dame de Paris, un des cœurs spirituels et historiques de la France, sera partiellement détruite en 2019. La même année, les mobilisations prophétiques des urgentistes hospitaliers ne seront pas entendues. La crise Covid marquera un emballement tragique du contrôle social, politique et médiatique généralisé (le Big Brother annoncé par George Orwell dans «1984») et consacrera l’abandon de notre souveraineté sanitaire (au profit de l’Union Européenne). La guerre en Ukraine scellera quant à elle notre soumission à l’OTAN sur les questions diplomatiques et militaires, notre alignement sur les États-Unis et notre prochaine disparition.

À l’exposé des événements qui jalonnèrent mes 60 années d’existence, j’y trouve une stupéfiante cohérence.

Je suis né en 1961, année du premier vol d’un homme dans l’espace (Youri Gagarine) et de la construction du Mur de Berlin qui symbolise cette Guerre froide qui régira les relations internationales jusqu’en 1991.

Dix ans plus tard, en 1971, le président Nixon signe la fin de la convertibilité du dollar en or. Cette décision historique fait basculer l'économie mondiale dans la financiarisation à outrance, qui constitue une source majeure de tensions qui pourraient déclencher une Troisième Guerre mondiale.

En 1981, alors que j’ai 20 ans, François Mitterrand est élu Président de la République. Avec quelques camarades Autonomes, je crée dans la foulée la première radio libre à émettre 24 heures sur 24. Je fais ainsi mon entrée dans le PAF (paysage audiovisuel français).

1991 restera gravée dans l’Histoire par l’engagement de l’offensive Tempête du Désert (première Guerre du Golfe) et par l’organisation à Moscou du premier sommet américano-soviétique de l’après Guerre froide.

Les attentats de New York du 11 septembre 2001 accélèrent l'implémentation d’un Nouvel Ordre Mondial fondé sur le Choc des civilisations et la Stratégie du chaos.

2011 est marquée par une multitude d’évènements majeurs, annonciateurs des bouleversements à venir : Les «printemps arabes» (Tunisie, Libye, Égypte, Syrie…) déstabilisent l’Afrique du Nord et le Proche Orient. Après 10 ans de traque, Ben Laden est tué au Pakistan. Le mouvement des Indignés émerge en Espagne et se répand jusqu’à New York, au cœur de la finance internationale (Occupy Wall Street). L’accident de Fukushima (provoqué par un tsunami) met à mal la filière nucléaire de production d’électricité dans le monde (plus particulièrement au Japon et en Allemagne).

En 2021, le Brexit (la Grande-Bretagne sort de l’Union Européenne) est achevé alors que de l’autre côté de l’Atlantique Donald Trump est «battu» aux élections états-uniennes. La même année, on injecte massivement, tous les trois ou quatre mois, une thérapie génique expérimentale à des centaines de millions de cobayes, pardon d’êtres humains, aux enfants et adolescents, pour enrayer un virus qui «tue» essentiellement des personnes très âgées et/ou fragilisées par des comorbidités. Certains, dont je suis, tenteront en vain de se mobiliser contre une dictature sanitaire qui se manifeste par l’imposition d’une obligation vaccinale à certaines professions, l’instauration d’un QR code pour voyager et se rendre à l’hôpital, une censure délirante des voix contestataires et dissidentes sur les réseaux sociaux, un matraquage médiatique totalement déconnecté des réalités d’une épidémie qui, à l’heure où j’écris ces lignes, a officiellement tué en deux ans et demi 6,3 millions de personnes sur 8.000 millions d’êtres humains, soit moins de 0,1% de la population mondiale. 99,99% en sont sortis indemnes ! Ouf !

Bon, vous l’avez compris, je n’ai plus ma place dans ce monde de mensonges et d’inversion des valeurs, estampillé de la marque de la Bête. J’en ai marre de gesticuler en pure perte. Comme un «Super Loser» écrivais-je plus haut.

Alors je tire doucement ma révérence. Actuchomage fermera définitivement ses portes en fin d’année (il disparaîtra alors de la Toile). Nos forums seront fermés autour du 20 ou 25 juin pour un mois. Ils rouvriront probablement en août pour accueillir nos derniers échanges avant d’être figés le 8 septembre 2022, soit précisément 18 ans jour pour jour après mon inscription sur le site en 2004. Je pourrais éventuellement leur accorder un sursis si l’actualité automnale le justifie. En cas de crise économique, politique ou militaire majeure. Je me laisse cette latitude. Mais c’est peu probable.

Je remercie CHALEUREUSEMENT et AMICALEMENT celles et ceux qui, par centaines, ont soutenu Actuchomage, s’y sont investis financièrement et plus encore intellectuellement. À son apogée, dans les années 2007/2012, notre association comptait plus de 300 adhérents, et Actuchomage drainait jusqu’à 5.000 visiteurs uniques par jour, entre 100.000 et 150.000 par mois.

Des dizaines de contributeurs actifs me viennent à l’esprit. Je n’en citerai que quelques-uns (les autres me pardonneront) : Ma camarade Sophie décédée trop tôt. Paulactu, notre Amie conseillère Pôle Emploi, qui a prodigué ses bons conseils pendant des années. Les historiques du site : Gérard, Vincent, Maguy, Diety… Nos fidèles et généreux soutiens (et Amis bien sûr) : Jean-Marc et José. Notre Zorro qui a beaucoup œuvré ces dernières années avant qu’une brouille (sur le dossier ukrainien) ne mette un terme à une fructueuse collaboration qui a permis à quantité de bénéficiaires du RSA de faire valoir leurs droits auprès des CAF et conseils départementaux…

Je ne peux citer tous ceux qui, une fois par jour, une fois par semaine, une fois par mois, pendant un an, 5 ans, 10 ans ou plus, apportèrent leur pierre à l’édifice. Chacun a contribué à l’édification d’une œuvre collective «d’utilité publique», une expérimentation sociale inédite dont nous pouvons être fiers. Dont je suis très fier.

Si j’ai évoqué en introduction mon parcours professionnel et mon extraction familiale privilégiée, c’est pour que les uns et les autres prennent la mesure du travail accompli ici et de la satisfaction que j’en tire. Mon engagement désintéressé m’a beaucoup apporté. Probablement plus que mes activités rémunérées de journaliste, de rédacteur en chef, d’éditeur, reconnues dans des secteurs professionnels valorisants.

Alternatives Pour une Nouvelle Économie en faveur de l’Emploi, l’association qui édite Actuchomage, a beaucoup fait parler d’elle. Pendant plus de 10 ans, nos initiatives ont été relayées par les grands médias. Nous avons «fait» plusieurs journaux télévisés de 20h00 sur TF1 et France2, participé à des émissions sur France Culture, France Info, RMC, Europe1… Nous avons été cités par tous les quotidiens de la presse nationale et régionale (Le Monde, Le Figaro, Ouest-France, Libé…). Le Nouvel Obs nous a même consacré un dossier de trois pages. Nous avons souvent collaboré avec Médiapart. Et, cerise sur le gâteau, Le Canard Enchaîné a repris dans ses colonnes plusieurs informations inédites extraites d’Actuchomage.

Je n’en tire aucune gloire vous pouvez l’imaginer puisque ce travail n’a pas servi à grand-chose. Disons que j’ai la satisfaction du devoir accompli. Nous avons fait le maximum avec des moyens dérisoires puisque notre association dispose d’un budget de fonctionnement de l’ordre de 4.000 à 5.000 euros par an, l’équivalent d’un RSA. Un exploit !

Mais ce dont je suis le plus fier, c’est qu’un égocentrique plutôt gâté, votre serviteur, a su ouvrir à celles et ceux qui n’ont pas voix au chapitre un espace de solidarité exceptionnel. Je sais qu’Actuchomage a aidé des centaines de personnes. Probablement des milliers. Une multitude de témoignages abondent dans ce sens depuis 2004. J’ai conservé des dizaines de courriers, de mails, de commentaires amicaux. Voilà bien le meilleur souvenir que je garde des 18 années d’engagements militants d’un «Super Loser». =;o)

Merci à Toutes et Tous. Bonne Continuation à chacune et chacun.

Amitiés virtuelles !

Yves BARRAUD

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Mis à jour ( Mercredi, 29 Juin 2022 20:08 )  

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