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À la prochaine, dans une autre vie !

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L’heure de la retraite a sonné. Je tire ma révérence. Bon courage à Toutes et Tous (1)

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Né au début des années 60, il ne me fallut pas patienter longtemps pour me poser de légitimes questions sur le sort que me réserverait l'avenir.

Lorrain de naissance, j’ai appréhendé dès mon plus jeune âge l’hécatombe qui s’annonçait dans l’industrie française, «l’industrie lourde», la qualifions-nous alors, celle du charbon, du fer, de la pétrochimie, et plus légère aussi : le textile, le bois, la pâte à papier…

À l’entame des années 60, ma région était encore un fleuron de l’économie française. La Lorraine comptait au rang des bassins industriels les plus dynamiques, avec Paris/Île-de-France, Rhône/Alpes, le Nord et l’Alsace.

Vingt-cinq ans plus tard (entre 1980 et 1990), la quasi totalité des mines, des hauts fourneaux, des laminoirs, des usines, des papèteries, des tissages… avaient fermé leurs portes définitivement laissant sur le carreau des dizaines de milliers de mineurs et d’ouvriers qualifiés, et leurs familles.

À l’âge de 10-12 ans, j’avais compris qu’une page se tournait, celle de la France industrieuse qui produisait et fabriquait tout ce dont elle avait besoin, et exportait son génie technologique, mécanique, chimique, dans le monde entier. Nous étions alors totalement autonomes.

Les jeunes l’ont oublié. La France fut avec la Grande-Bretagne et l’Allemagne, devançant les USA et le Japon, la locomotive de la révolution et de l’innovation industrielles. Dès la fin du XIXe siècle, on fabriquait ici des automobiles, des aéroplanes, des trains… Et jusqu’en 1970, des appareils photo, des motos, des vélos, des enceintes Hifi, des téléviseurs, des engins de chantier, des machines-outils de précision, des textiles, tous les produits chimiques et les médicaments dont nous avions besoin. Jusqu’à l’indépendance de l’Algérie, la France était même autosuffisante en gaz et pétrole qui jaillissaient du Sahara. 

Le monde aurait pu s’écrouler, nous n’aurions manqué de rien.

Je pris conscience très tôt que le déclin était inévitable dès lors qu’on perdait notre autonomie, en nous plaçant sous le joug de puissances financières supranationales.

Depuis les années 60 et le décès du Général de Gaulle, cet effacement s’accélère.

La France n’est incontestablement plus ce qu’elle était. Beaucoup nous ont assuré que ce transfert de souveraineté était inéluctable, qu’il nous serait bénéfique à terme. Nous devions nous en réjouir. La France sortirait renforcée de son intégration européenne, bien plus forte que lorsqu’elle était indépendante et libre de ses choix.

Nous n’allions plus nous éreinter à fabriquer ce que d’autres allaient réaliser à notre place, pour moins cher, à l’autre bout du monde. C’est ainsi que ces dernières décennies, nous avons bradé notre appareil productif, abandonné le développement de nouvelles technologies (notamment numériques), délocalisé nos dernières usines, vendu nos brevets, transféré nos savoir-faire…

Nous avons été un des «meilleurs élèves» de cette mondialisation heureuse où l’on fait faire par d’autres tout ce qui est pénible, tout en tirant de juteux bénéfices de leur exploitation. On profite à plein de la vie, en s’épargnant les contraintes et les soucis du quotidien.

Souvenez-vous, c’était il y a à peine vingt-cinq ans. On nous promettait l’émergence d’une nouvelle civilisation, la «société des loisirs» où nous n’aurions plus que deux préoccupations à satisfaire : Occuper nos temps libres et préparer nos vacances… laissant à d’autres le soin d’assurer notre confort matériel.

Le résultat de cette supercherie, de cette arnaque, de cette faute morale, est que la France d’aujourd’hui présente tous les signes de l’effondrement civilisationnel qui conduit à sa décadence, à sa dislocation et à sa disparition. Je l’ai compris d’autant plus aisément que nos dirigeants ont tout mis en œuvre pour accélérer le processus.

Alors que les usines fermaient ou étaient délocalisées, les flux migratoires se sont accélérées, comme si la France manquait de bras pour faire tourner des machines-outils qu’on avait transférées en Tunisie, en Roumanie, en Thaïlande ou en Chine. La courbe du chômage épouserait dès lors la tendance aux délocalisations.

De 500.000 chômeurs au milieu des années 70, nous sommes passés à 6,5 millions en 2019 et pourrions atteindre les 8 millions en 2021. Ainsi le chômage officiel a-t-il été multiplié par 13 en 50 ans. Sans doute est-il plus juste de parler d’un coefficient multiplicateur de 16 ou 18 si l’on tient compte du halo du sous-emploi, c’est-à-dire ces centaines de milliers de personnes qui échappent aux radars des statiques officielles.

Autrement dit, le chômage était insignifiant dans les années 70. Il touche au bas mot 15 à 20% de la population active en 2020. Combien en 2040 : le double ?

Non seulement la situation s’est terriblement dégradée sur le marché du travail mais les emplois ont totalement muté. Les travailleurs d’antan, du bas au haut de l’échelle, exerçaient des métiers. Aujourd’hui on occupe un emploi. La nuance est abyssale. Nombre de jobs contemporains ne nécessitent pas de réelles qualifications, de celles qu’exigent les métiers traditionnels de la menuiserie, du tournage fraisage, de la chaudronnerie ou une activité encore très répandue en France dans les années 50 : Maréchal-ferrant. Si ils furent remplacés par des mécaniciens qualifiés, ces derniers sont aujourd’hui, eux aussi, en voie de disparition à mesure que l’électronique s’impose dans la mécanique automobile.

Des millions de travailleurs, y compris ceux qui exerçaient des activités 100% manuelles il y a quelques dizaines d’années, passent aujourd’hui tout ou partie de leur vie professionnelle devant un écran. Ils n’étaient qu’une poignée d’électroniciens et d’informaticiens il y a 50 ans.

La vie professionnelle contemporaine est-elle plus enthousiasmante que naguère ? Rien n’est moins sûr ! Et pour les millions de chômeurs et précaires des temps modernes, la question ne se pose pas…

J’ai ressenti au plus profond de moi cette évolution irréversible conduisant à la dissolution politique, économique, et plus encore morale et intellectuelle de notre pays, qui comme je le comprendrai bien plus tard, est voulue et orchestrée de main de maître.

Il n’est pas un registre où nous n’ayons perdu ce prestige que beaucoup nous enviaient encore au sortir de la Seconde guerre mondiale : Éducation, formation, enseignement supérieur et universitaire, recherche scientifique et médicale, innovation technique, technologique et industrielle, santé, architecture, urbanisme, aménagement du territoire, créativité artistique et culturelle, performances économiques, niveau de vie général, diplomatie… Qu’on me cite un seul secteur où la France se distingue plus en 2020 qu’elle ne rayonnait à la fin du XIXe siècle, dans les années 20 ou plus récemment dans les décennies 50 et 60 ? Qui a supplanté Louis Pasteur, les frères Lumière, Marie Curie, Georges Brassens, Claude Monet, André Citroën, Charles de Gaulle… ? Qui ?

La comparaison est cruelle avec nos élites autoproclamées contemporaines qui pérorent 24 heures sur 24, 365 jours sur 365, sur les chaînes d’info continue ou dans les talk-shows des Sieurs Hanouna, Barthès et Cauet. Que restera-t-il de ces débats et discussions stériles dans 10 ou 20 ans ? Même dans un an ou six mois ? Que dalle !

Le plus affligeant est la stupéfiante passivité des Françaises et Français depuis 50 ans.

Tout devrait pourtant les inciter à la révolte contre l’oligarchie politique, affairiste et financière qui les manipule… au grand jour.

Le chômage atteint des sommets mais les migrants (clandestins pour beaucoup) entrent par centaines de milliers chaque année. Dans ce contexte de pénurie massive d’emplois et de déclin industriel, les flux migratoires devraient logiquement se tarir. Ben non, ils s’amplifient malgré la crise, attisant les tensions sociales sur fond de communautarismes ethniques et religieux.

Plus le temps passe, plus l’oubli et le pardon devraient panser les blessures du passé. Eh bien paradoxalement, elles gangrènent plus encore notre société contemporaine, jusqu’à la diviser en clans et tribus qui se font face, se défient du regard. Avant d’en venir aux mains ?

Le racisme d’une France qui accueille pourtant en nombre toutes les diversités du monde est mis à l’index. Comme son passé colonial, l’esclavagisme ou la collaboration avec l’occupant pendant la Seconde Guerre mondiale. Les nouvelles générations doivent se repentir de fautes qu’elles n’ont pas commises, pas plus que leurs ancêtres d’ailleurs qui étaient, il y a moins de 100 ans encore, d’honnêtes paysans qui s’échinaient aux confins du Poitou, du Limousin, de Bretagne ou de Franche-Comté… Et nous devrions endosser la responsabilité d’événements qui datent pour certains de plus de 200 ou 300 ans, auxquels nos aïeux n’ont aucunement participé ?

Cette culpabilisation collective insupportable est une monstruosité qui ne vise en rien la réconciliation mais au contraire attise les animosités et les rancunes. Quatre-vingts ans, 100 ans ou 300 ans après les faits, qui a intérêt à réveiller les vieux démons ?

Ainsi la France cumule toutes les tares d’un pays en voie de décomposition avancée : Un déclin économique dont témoigne notre taux de chômage. Un rayonnement intellectuel et culturel sur la scène internationale qui vacille. Des flux migratoires incontrôlés favorisant un communautarisme grandissant et des tensions ethniques et religieuses importées. Une absence d’ambition et de dynamique collectives, patriotiques, de celles qui portent les peuples à écrire les pages glorieuses de leur histoire. Mais qui s’intéresse encore à l'Histoire de France ?

À l’âge de 20 ans, j’envisageais le pire. Je constate 40 ans plus tard que la réalité l’a surpassé.

Si la France peine à se «ré-inventer», c’est que la France disparaît pour se fondre dans ce «Nouvel ordre mondial» dont on nous vantait le prochain avènement et les réjouissantes perspectives il y a quelques mois encore. Il semble avoir muté depuis en «Nouveau désordre mondial». Et comme nous avons confié à d’autres les clés de notre destin, comment pouvons-nous relever la tête ?

La crise sanitaire de ces derniers mois l’a démontré sans conteste. Face à l’apparition d’un virus dont on ne connait toujours pas l’origine - qui pourrait être le fer de lance d’une sombre machination visant l’instauration par la peur d’une gouvernance mondiale à laquelle œuvrent officines et réseaux d’influence supranationale (2) - la France a révélé l'ampleur de ses lacunes. Sa vulnérabilité est affolante !

Si nous avions eu à faire face à une attaque bactériologique d’une puissance ennemie ou d’une entreprise terroriste, nous n’aurions pas survécu. Pas plus le petit peuple que ses vaillants militaires. Nous ne disposions pas même des stocks de masques pour protéger nos soignants.

Imaginez que nous ne fabriquons quasiment plus de compresses médicales, plus de respirateurs artificiels et la plupart des molécules pharmaceutiques les plus courantes. Sans la Chine, l’Allemagne et le Maroc, nous aurions été incapables de soigner nos malades du Covid-19.

L’empire du Milieu et notre voisin d’outre-Rhin ont fait face à l’urgence sanitaire sans avoir recours à l’extérieur (ou dans des proportions marginales). Le Maroc, grand producteur d’hydroxychloroquine et de masques chirurgicaux, s’est mieux défendu que nous l’avons fait contre l’attaque virale.

Et que dire de notre personnel politique qui nous baladés pendant des semaines, nous assurant que nous étions parfaitement préparés. Aujourd’hui encore, 6 mois après l’entame de l’épidémie, il tergiverse sur le port ou non généralisé du masque, dont on nous assurait qu’il ne servait à rien en avril.

La France est à l’agonie mais les Français font mine de l’ignorer. Voilà une posture tellement plus confortable que d’accepter une vérité qui dérange. Celles et ceux qui l’émettent depuis plus de 40 ans ne sont pas entendus. Ils sont au contraire diabolisés et pour certains même persécutés politiquement, judiciairement et fiscalement.

Le discours dominant affirme - et nous le croyons naïvement - que notre pays est plus ouvert qu’il ne l’a jamais été. Ainsi serait-il plus tolérant, plus progressiste (comme ils disent). C’est totalement faux ! Depuis trente ans, des lois liberticides assassinent peu à peu la liberté d’expression et d'opinion, musellent les voix dissidentes sous prétexte de lutter contre «la haine» envers une multitude de communautés que ne reconnaît pourtant pas la République «une et indivisible» qui fonde ses principes universels d’égalité et de fraternité sur l’individu qu’il soit blanc, jaune, noir, catholique, protestant, musulman, juif… Pourtant, aujourd’hui, chacun y va de ses revendications (pleurnicheries) victimaires pour des souffrances du passé. Cette course à la victimisation conduira, un jour peut-être, un tribunal international à poursuivre les homo sapiens que nous sommes pour crime contre l’humanité, pour avoir massacré les hommes de Neandertal il y a 40.000 ans. La repentance ethno-masochiste étant sans limite…

Et le pire arriva… plus rapidement encore que je ne l’avais pronostiqué dans mes pensées les plus sombres, celles qui insupportaient mon entourage.

Je dois vous avouer qu’à l’aube de la soixantaine, je ne redoute plus l’inéluctable dessein que la vie nous réserve. La mort ne m’effarouche pas du tout. Je l’attends avec sérénité. Elle peut se présenter à tout moment, je ne la repousserai pas, comme le fit ma camarade Sophie Hancart, décédée en septembre 2019 des suites d’un cancer qu’elle a décidé, en toutes connaissances de cause, de ne pas combattre. La médecine lui accordait 12 à 18 mois d’espérance de vie. Sans médicaments, sans traitement, elle a survécu plus de 4 ans.

Je ne me projette tout simplement pas dans 15, 20 ou 25 ans, quand j’aurai atteint l’âge canonique de 75, 80 ou 85 ans. L’évolution du monde et de la France ne me donne absolument pas l’envie de prolonger mon parcours de vie, tant je suis attristé par cette dégradation irréversible dans tous les registres, sur tous les plans. D’ici peu, je laisserai ma place aux autres avec soulagement… sans AUCUN REGRET ! Car je n’ose imaginer la France de dans 15 ou 25 ans au train où vont les choses. Pas plus que ce monde dont la population aura plus que triplé le temps de ma «courte existence», passant de 3 milliards d’habitants en 1960 à probablement 10 milliards en 2040.

Cette perspective est affolante comme le sont les conséquences désastreuses de la pression démographique destructrice que nous exerçons sur notre environnement, sur nos climats, nos bio-diversités, nos arts de vivre, nos diversités culturelles. Le grand métissage de l’Humanité détruira toutes les singularités qui en firent sa richesse… et suscitèrent l’intérêt que je lui porte encore un peu.

Si le monde n’était pas plus facile à vivre «avant», je ne le conteste pas, il était incontestablement beaucoup plus attrayant, enthousiasmant. En témoignent les aspirations des voyageurs contemporains.

Que viennent chercher celles et ceux qui visitent la France ? La beauté de paysages dessinés et façonnés par nos ancêtres au fil des siècles ? Des villages charmants juchés sur leur promontoire ? Des cathédrales et châteaux moyenâgeux ? Des aqueducs et théâtres romains ? Ou des zones commerciales et pavillonnaires sans âme, des ronds-points, des bretelles autoroutières ?

Tout ce qui est contemporain est laid (à de rares exceptions). Nous disposons de matériaux et d'engins de chantier inconnus de nos prédécesseurs, mais nous faisons moins bien qu’eux. Le plus souvent nous enlaidissons le fragile patrimoine qu’ils nous ont légué.

Nous trahissons la mémoire de nos ancêtres défricheurs, bâtisseurs, comme nous trahissons celle de ceux qui, par millions, sont tombés pour la France. À quoi bon avoir donné sa vie pour repousser l’envahisseur anglais, espagnol ou allemand, et se laisser envahir quelques siècles plus tard par d’autres qui nous sont plus étrangers encore ? Les 5 millions de poilus morts ou blessés en 14-18, il y a un peu plus de 100 ans, doivent se retourner dans leurs tombes.

Quand je pense à tous ces jeunes paysans décédés POUR RIEN dans des conditions abominables à l’âge de 18, 20 ou 22 ans, les larmes me montent aux yeux.

À quoi ressemblera la France dans 20 ou 25 ans ? Un vaste melting-pot fraternel ou une foire d’empoigne entre communautés qui ne souhaitent pas cohabiter ? La réponse ne m’intéresse pas car l'une comme l'autre me désespèrent. Le melting-pot apaisé, option la plus séduisante, détruira ce qui reste de l’âme d’une Nation ancestrale. Quant à la «cohabitation» entre communautés, elle sera forcément conflictuelle. De plus en plus à mesure que les Européens d’origine seront remplacés par des nouveaux arrivants dont le flot migratoire s’amplifie.

Et pourquoi serait-elle conflictuelle ? Parce qu’elle l’est déjà tout simplement. Nous sommes aujourd’hui confrontés à des tensions inexistantes ou marginales dans les années 60 ou 70, et même 80. Je ne listerai pas les attentats, assassinats, actes de barbarie… qui ont endeuillé la France ces 20 dernières années, pas plus que les revendications communautaires qui ont émergé et créent un climat délétère.

La «douce France, cher pays de mon enfance» que chantait Charles Trenet, appartient à un passé révolu. Son avenir ne m’intéresse plus…

Beaucoup jugeront ma lecture des événements trop idéaliste concernant le passé et trop anxiogène concernant l’avenir. J’aimerais sincèrement qu’ils aient raison… et avoir tort. Malheureusement, si je n’ai pas toujours fait montre de clairvoyance dans ce qui touche à ma vie personnelle, je n’en ai jamais manqué dans mes analyses globales. Mon parcours en témoigne.

Mon esprit d’anticipation m’a souvent placé à l’avant-garde. Quand je suivais des études de météorologie et climatologie par exemple, qui m’ont conduit à m’intéresser dès 1985 au «Global Change», c’est-à-dire au changement climatique global qu’on ne qualifiait pas encore de «réchauffement».

L’environnement universitaire français m’apparaissant très sclérosé et sclérosant, je me reconvertis dans la communication et le journalisme, secteurs qui offraient de réelles perspectives d’épanouissement professionnel pour un «petit malin» dans mon genre, pas trop con et pas trop bosseur non plus. J’y fis une assez brillante carrière aux postes de rédacteur en chef de plusieurs magazines et de directeur éditorial pour des multinationales (McDonald’s et Nike entre autres). Autant dire que je suis familier du Big Business de la communication et des médias, de l’implantation et de la valorisation des marques.

Puis je suis devenu indépendant, entrepreneur, gérant de société, développeur de projets dont certains verront le jour et m’assureront un train de vie confortable. Je ne m’étendrai pas plus sur ces aspects de ma vie professionnelle. En revanche, je serai plus disert sur une autre facette de mon existence.

J’ai énormément voyagé. J’ai rencontré et interviewé des centaines de personnes en France et dans le monde. J’ai vécu à l’étranger dès ma plus tendre enfance (en Algérie après l’indépendance) et fait de longs séjours dans des pays qui étaient à l’époque sous le feu de l’actualité : au Liban, en Libye, en Afrique du Sud. Je suis un chanceux qui a posé sa valise dans plus de 50 pays et arpenté des dizaines de sites classés au patrimoine mondial de l'UNESCO. De Rio de Janeiro (Brésil) au Taj Mahal (Inde). Du Grand Canyon (USA) à l'île de Pâques (Chili). De la Baie d'Along (Vietnam) au Machu Picchu (Pérou) ou aux Pyramides d'Égypte et du Mexique. 

Je n'en tire aucun prestige, croyez-le. Je démontre simplement que ma vie ne fut pas celle d’un commentateur rivé à son écran d’ordinateur. J’ai beaucoup bougé, pas mal bourlingué, parfois dans des zones de conflits armés ou de fortes tensions politiques et sociales. J’ai un «sérieux bagage» ; ce qui est préférable pour un voyageur au long cours.

Et je me suis engagé aussi, totalement, dans la sphère militante où je continue d’œuvrer pour la défense des droits des chômeurs et précaires. Et pas que !

J’ai animé un mouvement baptisé Rénovation démocratique qui, 12 ans avant la révolte (légitime) des Gilets Jaunes, exigeait une rénovation de nos pratiques démocratiques, une équitable représentation des citoyennes et citoyens là où se joue leur sort (notamment à l’Assemblée nationale), le référendum d’initiative populaire, l’avènement d’une VIe République… Cet engagement me valut de figurer en bonne place dans le palmarès des «100 personnalités qui comptent» établi par l’hebdomadaire Marianne du temps où il était encore dirigé par Jean-François Kahn.

Cette longue démonstration par trop narcissique n’a qu’un objectif : Vous convaincre que je sais de quoi je parle par expériences multiples et complémentaires.

Peu de gens peuvent se targuer d’un tel parcours dont je conserve une documentation exceptionnelle. Des dizaines de milliers de photos et des heures de vidéos réalisées par mes soins. Des centaines d’articles largement diffusés dans la presse quotidienne, dans des magazines professionnels et sur Internet bien sûr. Sur le seul Actuchomage, j’en ai rédigés près de 1.000 depuis 2004, consultés entre 3.000 et 500.000 fois (record établi par une interview que Jean-Marie Le Pen m’a accordée peu avant les élections présidentielles de 2007. Je précise que j’avais aussi à l’époque tendu mon micro à François Bayrou, Arnaud Montebourg - alors porte-parole de Ségolène Royal -, Nicolas Dupont-Aignan, Arlette Laguiller, Olivier Besancenot… qui firent des audiences plus modestes).

J’ai travaillé dans des médias mainstream (dominants) tels que M6 ou Le Parisien, et aussi dans la presse alternative. À ce titre, j’ai rencontré des personnalités en vue et quantité d’anonymes. J’anime depuis 16 ans des forums où se sont exprimés des milliers d'internautes. J’ai participé à des centaines de manifestations et couvert les 50 premiers Actes de mobilisations Gilets Jaunes sur Paris…

Je consacre mes temps libres à éplucher la presse traditionnelle et les médias dissidents, conspirationnistes aussi, pour me forger une conviction très personnelle. Cela vous convaincra peut-être du potentiel de pertinence de mes analyses, étayé par un parcours de vie atypique mais finalement très cohérent par son exhaustivité.

Ainsi je vous confirme que quand vous prenez les transports en commun entre l’aéroport et le centre ville de Hanoï, de New Delhi, de Rio de Janeiro, de Jakarta, d’Istanbul… vous saisissez immédiatement, instinctivement, que vous êtes au Vietnam, en Inde, au Brésil, en Indonésie, en Turquie… Même quand la population est très métissée comme à Rio, vous n’entendez parler quasiment que le brésilien, le portugais. A contrario, sur la ligne B du RER entre l'aéroport Paris Charles-de-Gaulle et Gare du Nord, le voyageur fraîchement débarqué peut légitimement s’interroger de savoir dans quel pays il a atterri. Au Mali, en Roumanie, en Algérie, au Sri Lanka ?

Pour l’avoir emprunté des dizaines de fois, j’affirme avoir parfois attendu dix ou quinze minutes avant d’entendre parler français autour de soi. Pas du fait des touristes étrangers présents dans la rame, mais bien des habitants du 93 qui, entre eux ou au téléphone, s’expriment le plus souvent dans leurs langues maternelles. À des moments de la journée, l’usage du français est inexistant.

Certains considéreront ce constat anecdotique ; malveillant, estimeront les plus récalcitrants à accepter la vérité. À leur aise. Considérons qu’il l’est. Mais il s’agrège à tous les renoncements listés plus haut. Notre pays finira par renoncer à sa propre langue (déjà très malmenée).

Je m’abstiens ici d’entrer plus avant dans le sujet du Grand Effacement de la France et des Français que j’ai déjà abordé à maintes reprises dans une approche forcément complotiste… que j’assume totalement :

Comment soumettre une nation au Nouveau désordre mondial  

La France sous le soleil de Satan

Coronavirus : Un implacable retour au réel

La France cible prioritaire de l’oligarchie mondialiste

Pouvoir visible, pouvoir profond, pouvoir secret, le complotisme dans tous ses états

Parmi une cinquantaine d’articles et décryptages récents.

J’estime pour l’heure que l’essentiel, l’indispensable, a été partagé ici. J’ai donc décidé de prendre ma retraite et de profiter pleinement des dernières années qu’il me reste à vivre. Je vais déménager, quitter Paris et la région parisienne, pour m’installer dans un coin qui ressemble encore à la France que j’ai aimée. Et me tiendrai éloigné, autant que faire se peut, des médias mainstream (dominants) qui font œuvre de formatage des esprits et de lobotomisation. Je ne les supporte plus !

Tout ce que je peux voir, lire et entendre m’exaspère. Je ne pensais pas atteindre un jour ce plafond de saturation étant de nature très curieuse et attentive à l’actualité de mes semblables. Mais l’enchaînement des événements de ces dernières années a eu raison de mon intérêt et de ma résistance à supporter l’insupportable :

• Quand j’ai vu la répression policière aveugle s’abattre sur les Gilets Jaunes (dont je fus et dont je reste).

• Quand Notre Dame de Paris s’est embrasée… par la faute d’un mégot de cigarette (ben voyons !).

• Quand j’ai subi les tergiversations et mensonges d’État proférés par nos ministres à l’entame de l’épidémie Covid-19.

• Quand un déferlement de revendications communautaires et d’exigences de repentance s’est abattu sur la France à la suite de l’assassinat de George Floyd aux USA.

• Quand j’imagine les conséquences économiques catastrophiques d'une crise sanitaire gérée en dépit du bon sens.

• Quand je pense aux plans de licenciements massifs que les entreprises préparent au prétexte d’une baisse d’activité (bien réelle).

• Quand j’anticipe la poursuite (voire l’amplification) des délocalisations industrielles, au prétexte que la France est un pays incapable de garantir des conditions de production sécurisées, contrairement à l’Allemagne, à la Pologne, à la Roumanie, au Maroc, au Vietnam… pays qui n’ont pas été paralysés pendant de longs mois.

• Quand j’observe, en plein confinement, que les seuls individus qui entrent encore dans l’espace Schengen et s’y déplacent relativement librement sont les migrants clandestins alors que les Français ne peuvent s’éloigner à plus d’un kilomètre de leur domicile et doivent présenter une attestation pour acheter une baguette de pain.

• Quand je mesure la profondeur du gouffre, je dis STOP ! Démerdez-vous !

Yves Barraud

(1) Le site Actuchomage et ses forums restent néanmoins actifs jusque fin 2020. Malheureusement leur vétusté (ils datent de 2009) ne nous permet pas de poursuivre l’activité, notre association ne disposant pas des finances nécessaires à leur renouvellement.

(2) Je considère que nous vivons un renversement total et irréversible des paradigmes, et plus encore de la réalité. Un bouleversement qui touche l’existant, le réel, et les représentations que nous en avions jusqu’alors.

Le monde ne sera plus jamais comme avant parce que ce monde d’avant subit un effondrement systémique inédit. Jamais nous n’avons été aussi nombreux, près de 8 milliards, et aussi peu créatifs et inventifs malgré les apparences… trompeuses.

Comme si nous avions touché le plafond de verre au-delà duquel nous ne pouvons plus nous élever que par l’esprit. Le matériel, lui, semble avoir atteint son apogée d'inventivité.

En dehors de la révolution Internet et ses applications multiples, infinies mais finalement limitées dans leur usage, l’Homme n’a rien inventé depuis 30 ans. Et si peu depuis qu’il a posé le pied sur la Lune en 1969, j’avais 8 ans.

Malgré tout, malgré ce rien, les contraintes environnementales que nous exerçons sur notre espace vital ne cessent de redoubler sous le poids de notre démographie galopante. Comme l’écrivait Nicolas Hulot dans son Pacte écologique de 2007 : Si le taux d’équipement des Chinois en véhicules automobiles équivalait celui des Américains, toute la production mondiale de pétrole ne suffirait pas à remplir leurs réservoirs.

Nous avons donc atteint un point de non retour qui impose une prise de conscience universelle que nous sommes universellement incapables d’accepter. Les uns, principalement en Occident, veulent lever le pied. Les autres, accélérer plus encore.

Avec le réchauffement climatique qui serait provoqué par nos émissions de gaz à effet de serre, l’embryon de gouvernance mondiale qui aspire à diriger la planète, a cru un temps tenir l’argument qui imposerait un développement responsable à tous les pays du globe. Seulement voilà, même s’ils y adhéraient sans rechigner, l’équation resterait insoluble. Si vous réduisez l’émission de CO2 de chacun de 5% en 10 ans et que votre population augmente de 5% sur la même période, vous ne limitez en rien votre empreinte carbone. Et si jamais votre croissance démographique est de 6 ou 10%, les efforts consentis sont sans effets bénéfiques. Nous sommes dans ce cas de figure ou approchant.

Pour résoudre la quadrature du cercle, le Covid-19 arrive à point nommé. C’est lui (ou un autre virus en gestation dans les laboratoires P4 de Wuhan, de Tel-Aviv, de Boston ou de Lyon) qui par la crainte universelle qu’il suscite va révolutionner notre monde. Ni trop virulent pour ne point provoquer d’hécatombes incontrôlées qui pourraient se retourner contre ses instigateurs, ni trop évident à séquencer et doté de propriétés mutagènes (rendant improbable la mise au point d’un traitement imparable et moins encore celle d’un vaccin), il est l’arme idéale de la gouvernance mondiale. Celle qui va clouer au sol les avions, limiter les déplacements internationaux et notre voracité consumériste. Donc contraindre chacun à réduire son empreinte carbone, et possiblement écourter de 5 à 10 ans notre espérance de vie.

Avec un peu de chance, le Covid-19 (ou le prochain coronavirus) va stabiliser la population mondiale et nos émissions de gaz à effet de serre. Dans l’idéal, les répercussions de sa contagiosité devraient inverser les tendances. Nous en avons eu un premier aperçu depuis novembre 2019.

Dans les 20 à 30 ans à venir, la population mondiale doit impérativement baisser, et par effet d’entraînement nos émissions de CO2, nos consommations en matières premières, nos productions industrielles et agricoles.

Il est donc tout à fait envisageable que le Covid-19 a été synthétisé afin de réguler notre empreinte sur une planète qui étouffe de notre suractivité.

La plupart d’entre nous ne reprendront plus l’avion comme ils le firent jusque-là. Les modestes et les pauvres seront assignés à résidence. Les moyens et les aisés verront leur liberté de déplacement se contracter de 50 à 60%. Seule l’hyperclasse ne modifiera en rien son train de vie.

Voilà une interprétation délirante des événements de ces derniers mois, commenteront certains. Je l’entends. Nous en reparlerons dans deux ou trois ans. Inch’Allah !

 
Pour illustrer le propos : Avions cloués au sol sur l'aéroport de Hong Kong.

alt

Mis à jour ( Mercredi, 29 Juillet 2020 09:55 )  

Commentaires 

 
0 # Yves 2020-07-21 19:56 «La France est devenue le pays européen le plus désindustrialis é»

FIGAROVOX/ENTRETIEN - Le secteur industriel français est dans une spirale descendante depuis la fin des «Trente glorieuses», constate l’économiste Claude Sicard. Le Commissaire au Plan aura selon lui fort à faire.

www.lefigaro.fr/vox/economie/la-france-est-devenue-le-pays-europeen-le-plus-desindustrialise-20200720?fbclid=IwAR3n9mVbmp6dYpsJs71AwZ7J7dJu_hyH8My-P10EtQDHgDxJ9pYvGTe8D5g
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Présentation de l'association et de sa charte qui encadre nos actions et engagements depuis 2004.

 

ADHÉRER !

Soutenir notre action ==> Si vous souhaitez adhérer à l’association, vous pouvez le faire par mail ou par écrit en copiant-collant le bulletin d’adhésion ci-dessous, en le ...

 

LES FONDATEURS

En 2004, une dizaine de personnes contribuèrent au lancement de l'association. Elles furent plusieurs centaines à s'investir parfois au quotidien ces 16 dernières années. L'aventure se pou...