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Sarkozy veut baisser les prix… à tout prix

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Interrogé par l'émission Capital diffusée sur M6, Nicolas Sarkozy annonce qu'il présentera avant de quitter son ministère un texte visant à réformer la loi Galland (qui interdit à la distribution de revendre à perte). Selon le ministre de l'Economie et des Finances, cette réforme pourrait se traduire par une baisse des prix supérieure à 2%.

Le ministre reconnaît que l'accord du 17 juin dernier n'a pas abouti à une baisse des prix de 2% dans la grande distribution. "J'avais dit 2%, on est à 1,57%, c'est déjà un progrès considérable", souligne-t-il rappelant qu'il a obtenu cette baisse "sans loi, sans circulaire, sans décret". Selon lui, des industriels et des distributeurs n'ont "pas joué le jeu". Nicolas Sarkozy souhaite "remettre du carburant dans la consommation" en baissant les prix. "Si vous baissez les prix, vous rendez du pouvoir d'achat au consommateur", assène-t-il.

Nicolas Sarkozy veut aussi soutenir le petit commerce qui tend à disparaître des centres-villes au profit de l'installation de succursales bancaires notamment. Il évoque "30% de taxes en moins quand un boucher, un boulanger... vend à un autre confrère plutôt qu'à une banque ou une compagnie d'assurance".

Le ministre confie également à Capital le montant de son salaire : "11.000 euros" (contre 10.000 euros au présentateur de l'émission), et regrette ne pas être assujetti à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF).
Mis à jour ( Dimanche, 14 Novembre 2004 20:47 )  

Commentaires 

 
0 # Yves 2004-11-18 12:18 Le ministre des Finances Nicolas Sarkozy réunit de nouveau industriels et distributeurs jeudi 18 novembre pour avancer sur sa réforme radicale de la loi Galland, un projet contesté au sein même du gouvernement et par une grande partie des professionnels.

Bercy a transmis mercredi aux professionnels une cinquième version de son projet de réforme, que Nicolas Sarkozy s'est engagé à transmettre à Matignon avant de quitter le ministère fin novembre.

Ce texte prévoit toujours un démantèlement de la loi Galland en trois ans, avec un seuil de revente à perte abaissé au niveau du tarif dit "triple net" (prix d'achat officiel déduit des rabais, ristournes et de la coopération commerciale) et majoré de 10%. Les marges arrière seraient gelées, puis 30% réintégrés dans les factures fin 2005, 60% fin 2006, puis la totalité en 2007.

Il prévoit aussi désormais que les distributeurs pourront négocier les tarifs des industriels et obtenir des conditions différenciées, ainsi que des sanctions pénales pour les distributeurs en infraction.

La réunion de jeudi, avec des responsables de fédérations d'industriels et de distributeurs ainsi que des grands patrons, ne devrait pas être la dernière de ce type avant le départ de Nicolas Sarkozy du ministère fin novembre.
Le ministre doit en effet encore convaincre de la pertinence de son projet le gouvernement et les professionnels, dont une grande partie est partisane d'un changement bien plus modéré et plus lent. Certains croient que la réforme sera retardée voire tout bonnement enterrée.

Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a en effet de nouveau exprimé lundi ses réticences et sa crainte d'une guerre des prix, relayant la position du ministre délégué au Commerce Christian Jacob qui ne veut pas de texte avant au moins trois mois. Le président de la République Jacques Chirac a lui aussi appelé à la prudence.(…)

Lire tout l'article sur nouvelobs.com
http://permanent.nouvelobs.com/economie/20041118.OBS1812.html
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0 # Yves 2004-11-20 11:49 Loi Galland: l'échec de Sarkozy à faire baisser les prix

C'est quasiment foutu. Portée par Nicolas Sarkozy depuis juin dernier et soutenue avec acharnement par Michel-Edouard Leclerc, la promesse d'une baisse durable des prix des grandes marques dans les hypers est compromise.

Jeudi soir, après une énième réunion qui se voulait «décisive» à Bercy avec les protagonistes de ce dossier ultrasensible, le ministre de l'Economie a dû passer la main… Faute d'avoir pu imposer sa vision d'une réforme radicale de la loi Galland, qui régit, depuis 1996, les rapports entre fournisseurs et distributeurs sur fond de prix sans cesse à la hausse, au détriment des consommateurs. Et faute de temps pour conclure : le 1er décembre, l'agité de Bercy quittera son ministère pour prendre la tête de l'UMP. Du coup, cette réforme inachevée a été vidée de sa substance. Elle ne comporte plus que neuf «grands principes consensuels». C'est peu pour un processus qui a semé la confusion chez les industriels et les distributeurs, et suscité des espoirs déçus de baisse des prix d'au moins 2 % chez les organisations de consommateurs.

D'autant que le dossier est maintenant transmis à Matignon, avec bien peu de chances d'en sortir indemne : Raffarin n'a jamais été fou à l'idée d'une réforme radicale de la loi Galland, redoutant des effets déflationnistes (suppressions d'emplois, etc.). De quoi satisfaire Christian Jacob, le très chiraquien ministre délégué au Commerce : depuis juin dernier, il a multiplié les croche-pattes à son ministre de tutelle. Jeudi soir, il annonçait, ravi, la mise en place d'une nouvelle commission pour examiner la réforme de la loi Galland. Précisant bien qu'elle plancherait «au moins trois mois» avant toute décision. Le temps d'organiser un bel enterrement ?

Par Frédéric PONS

samedi 20 novembre 2004 (Liberation - 06:00)


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