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Accueil Social, économie et politique Pourquoi Mélenchon ne peut pas voter Macron ?

Pourquoi Mélenchon ne peut pas voter Macron ?

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Voilà la question qui taraude l'intelligentsia politico-médiatique (et une partie de nos lectrices/lecteurs). Mélenchon qui faisait de la lutte contre le FN sa priorité absolue en 2002. La réponse tient en trois arguments (parmi d'autres).

altNous irons droit au but… comme les Marseillais qui se sont mobilisés en masse pour le candidat de la France Insoumise.

Jean-Luc Mélenchon a fini par comprendre que l'épouvantail Le Pen (qui serait l'épouvantail Mélenchon s'il s'était hissé au second tour) est une manip qui sert les intérêts de l'oligarchie politique, économique et financière depuis 1981 ! (Lire notre développement en commentaire).

Une arnaque démasquée par Lionel Jospin lui-même : «La menace fasciste n'était que du théâtre» (interview du 29 septembre 2007 sur France Culture, dans l'émission Répliques d'Alain Finkielkraut).

Voilà ce que Mélenchon a (enfin !) compris.

Dans ce contexte d'enfumage, il ne peut pas appeler à voter Macron parce que ce candidat est un pur produit du système, un clone de François Hollande auquel nous devons une augmentation du chômage de 20% en 5 ans et l'amplification de la désindustrialisation du pays… avec l'aval du conseiller à l'Élysée et ministre de l'Économie Macron Emmanuel.

Aujourd'hui, malgré ce qu'en disent la quasi unanimité des médias et des experts, il n'est pas démontré que le FN fasse moins bien que le PS sur les questions économiques et sociales. Tout simplement parce qu'il sera difficile de faire pire si l'on ajoute au bilan calamiteux du quinquennat l'insécurité, le terrorisme et la guerre (ne l'oublions pas !).

Par ailleurs, la France Insoumise n'est ni sourde ni aveugle. Elle ne peut que constater le traitement médiatique inéquitable réservé aux deux finalistes. Des preuves ? Hier, Ruth Elkrief ne cachait plus sa connivence avec le candidat En Marche, par une poignée de main amicale, complice doit-on écrire, lors du meeting d'Arras (voir la vidéo en fin d'article).

Mercredi 26 avril toujours, Le Parisien nous apprenait qu'Audrey Pulvar est privée d’antenne sur CNews pour avoir signé une pétition contre Marine Le Pen. Cette décision a été prise au nom de la «déontologie». Les journalistes ne doivent «pas préciser pour qui ils votent», a fait valoir CNews.

Si les médias mainstream se mettent à virer leurs collaborateurs favorables à Macron ou ouvertement hostiles à Le Pen (et ses lieutenants), les rédactions vont être décimées : Patrick Cohen et Bernard Guetta sur France Inter, Jean-Michel Aphatie, Gilles Bornstein et Guy Birenbaum sur France Info, Frédéric Haziza sur LCP, Olivier Galzi sur CNews, Anne-Sophie Lapix sur France 5 et même Jean-Jacques Bourdin sur RMC-BFM qui se rachète une (bonne) conduite après avoir été soupçonné de complaisance avec le Front National il y a quelques mois… La liste est interminable !

Enfin, comment Jean-Luc Mélenchon pourrait-il soutenir Emmanuel Macron et son entourage. Hier encore, Jacques Attali confessait sa vision prophétique de l'action politique : «Whirlpool, c'est une anecdote. Le cas de 300 personnes ne relève pas des compétences du président de la république». Le même ajoute de sa morgue autosatisfaite que cette «anecdote» s'inscrit dans «un contexte de mondialisation», celui dans lequel veut nous enraciner plus profondément encore Emmanuel Macron, conseillé par son mentor… Attali Jacques.

Quelques heures plus tard, plusieurs indices tombaient : + 44.000 chômeurs de catégorie A en mars 2017 (une nouvelle anecdote ?) et l'activité industrielle qui passe sous la barre des 12% du PIB. La désindustrialisation du pays se poursuit !

Dans ces conditions, comment Jean-Luc Mélenchon pourrait-il apporter son soutien au candidat En Marche ?

Mais restez sereins Amis journalistes, milieux d'affaires, banques, front républicain, UMPS, PC, Modem, Fillon, Sarkozy, Hue, Bayrou, Baroin, Cohn-Bendit, Valls, Le Drian… CFDT, MEDEF, BFM TV, show-biz… : Les Français ne veulent plus d'Hollande. Ils auront Macron !

==> Quand Ruth Elkrief salue très amicalement le candidat En Marche.

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Mis à jour ( Vendredi, 28 Avril 2017 12:24 )  

Commentaires 

 
+4 # Yves 2017-04-27 14:36 Une fois n’est pas coutume, la réalité confirme les projections sondagières de ces dernières semaines. Mais pas que… Le Pen est l'alibi de notre classe politique depuis 30 ans. L'histoire se répète en 2017 !

Ça ne prend plus ! Inutile de lever les bras au ciel comme vous le faites depuis plus de 30 ans à chaque fois que le FN enregistre une progression lors d’élections locales ou nationales.

Inutile d’invoquer ce front républicain pour faire barrage à la menace fasciste dont vous êtes les fomenteurs puisqu'elle sert vos intérêts depuis les années 80.

Cette menace que vous brandissez vous maintient au pouvoir malgré vos échecs, renoncements et trahisons, dans la majorité ou l’opposition, là où toutes les places sont bonnes à prendre, bien au chaud sous les ors de la République, nourris et blanchis aux frais des contribuables. On a compris l'entourloupe !

Pour conserver ce pouvoir, votre stratégie est la même : Culpabiliser nos Concitoyennes et Concitoyens, celles et ceux que vous avez poussé à voter FN par votre impuissance à améliorer leur quotidien et leur avenir. Mais aussi celles et ceux que vous appelez à se dresser contre cette menace que vous avez fabriquée. Ainsi, roublards, vous êtes toujours gagnants. Et en accomplissant ce qu’ils croient être leur devoir citoyen, vos électrices et électeurs se font rouler dans la farine scrutin après scrutin.

Rapide retour en arrière qui permet de mesurer votre escroquerie électorale en récidive :

Nous sommes en 1974, il y a 43 ans. Au premier tour des élections présidentielles , un dénommé Jean-Marie Le Pen récolte moins de 1% des suffrages. Vingt-huit ans plus tard, en 2002, le même se qualifie pour le second tour. Et ce dimanche, sa fille n'est pas loin de virer en tête, soutenue par un parti «raciste et xénophobe» alors que la France enregistre un accroissement du nombre d’électrices et d’électeurs issus des vagues d’immigration nord-africaines, africaines, asiatiques de la seconde moitié du XXe siècle.

Ainsi, malgré la montée en puissance d’un électorat que l’on dit plutôt porté à Gauche, le FN ne cesse de progresser depuis son émergence sous le gouvernement socialo-communiste aux affaires entre 1981 et 1983. Et c’est sous un exécutif conduit par Manuel Valls qu’il atteint son sommet électoral aux dernières régionales où il a dépassé 35-40% dans plusieurs régions.

Le FN a prospéré sous tous les gouvernements (socialo-communistes, socialistes, RPR, UMP), tous les Premiers ministres (Mauroy, Fabius, Bérégovoy, Jospin, Rocard, Cresson, Ayrault, Valls, de Villepin, Raffarin, Fillon), tous les Présidents (Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande). Tous complices !

Pourtant, malgré son inexorable poussée électorale, il ne dirige aujourd’hui aucune région, aucun département, aucune grande ville. Juste quelques modestes bourgades de province. Et il ne compte que 2 députés sur les 577 de l’Assemblée nationale.

Ainsi, dans un environnement médiatique souvent hostile, handicapé par des modes de scrutin pénalisants (comme l’absence de proportionnelle aux élections législatives), contrarié par l’émergence d’un corps électoral issu de l’immigration, le Front National est devenu malgré tout un des deux principaux mouvements politiques du pays. Quelle claque magistrale infligée à toutes celles et tous ceux qui assurent le combattre… en l’encourageant !

Qui est responsable de ce chambardement ? Les dirigeants FN dont les convictions et engagements n’ont guère varié depuis sa création ? L'électorat qui se radicalise, qui se «fachoïse» sans raison ? Ou sont-ce les politiques menées depuis les années 70 qui participent à le déstructurer ?

Objectivement, on ne peut tenir le FN et moins encore ses électeurs pour «responsables» du malaise que suscite chez beaucoup son ascension. La responsabilité échoit à ceux qui ont dirigé le pays, à l’instar de François Hollande, Chargé de mission auprès du Président Mitterrand en 1981 quand le Front National émergeait. Trente-six ans plus tard, il atteint sa maturité électorale sous… François Hollande qui trône pour quelques jours encore à l’Élysée. Son parcours, qui s’achève sur la débâcle du PS, symbolise à lui seul l'implication de plusieurs générations d’hommes politiques qui ont contribué à édifier une citadelle FN aujourd’hui inébranlable.

Alors bien sûr que toutes et tous vont se liguer pour barrer la route à Marine Le Pen. Bien sûr qu’ils y arriveront au prix de compromissions et de ralliements improbables comme ils le firent en 2002. Mais ce n’est pas l'élan du Front National que ces politiciens d’opérette brisent depuis des décennies, mais celui de la France !

Actuchomage.org
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+3 # Yves 2017-04-27 15:36 Pour illustrer la conclusion ci-dessus :

Baroin déclarait le 17 avril sur BFM et RMC : « Emmanuel Macron est le porte-parole du communautarisme , et le communautarisme , c'est l’ennemi de la République. »

5 jours plus tard, le même annonçait voter pour Macron « naturellement ».
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