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Accueil Social, économie et politique Le Pen qualifiée : 30 ans d’escroqueries politiques et médiatiques

Le Pen qualifiée : 30 ans d’escroqueries politiques et médiatiques

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Une fois n’est pas coutume, la réalité confirme les projections sondagières de ces dernières semaines. Mais pas que… Le Pen est l'alibi de notre classe politique depuis 30 ans. L'histoire se répète en 2017 ! 

altÇa ne prend plus ! Inutile de lever les bras au ciel comme vous le faites depuis plus de 30 ans à chaque fois que le FN enregistre une progression lors d’élections locales ou nationales.

Inutile d’invoquer ce front républicain pour faire barrage à la menace fasciste dont vous êtes les fomenteurs puisqu'elle sert vos intérêts depuis les années 80.

Cette menace que vous brandissez vous maintient au pouvoir malgré vos échecs, renoncements et trahisons, dans la majorité ou l’opposition, là où toutes les places sont bonnes à prendre, bien au chaud sous les ors de la République, nourris et blanchis aux frais des contribuables. On a compris l'entourloupe !

Pour conserver ce pouvoir, votre stratégie est la même : Culpabiliser nos Concitoyennes et Concitoyens, celles et ceux que vous avez poussé à voter FN par votre impuissance à améliorer leur quotidien et leur avenir. Mais aussi celles et ceux que vous appelez à se dresser contre cette menace que vous avez fabriquée. Ainsi, roublards, vous êtes toujours gagnants. Et en accomplissant ce qu’ils croient être leur devoir citoyen, vos électrices et électeurs se font rouler dans la farine scrutin après scrutin.

Rapide retour en arrière qui permet de mesurer votre escroquerie électorale en récidive :

Nous sommes en 1974, il y a 43 ans. Au premier tour des élections présidentielles, un dénommé Jean-Marie Le Pen récolte moins de 1% des suffrages. Vingt-huit ans plus tard, en 2002, le même se qualifie pour le second tour. Et ce dimanche, sa fille n'est pas loin de virer en tête, soutenue par un parti «raciste et xénophobe» alors que la France enregistre un accroissement du nombre d’électrices et d’électeurs issus des vagues d’immigration nord-africaines, africaines, asiatiques de la seconde moitié du XXe siècle.

Ainsi, malgré la montée en puissance d’un électorat que l’on dit plutôt porté à Gauche, le FN ne cesse de progresser depuis son émergence sous le gouvernement socialo-communiste aux affaires entre 1981 et 1983. Et c’est sous un exécutif conduit par Manuel Valls qu’il atteint son sommet électoral aux dernières régionales où il a dépassé 35-40% dans plusieurs régions.

Le FN a prospéré sous tous les gouvernements (socialo-communistes, socialistes, RPR, UMP), tous les Premiers ministres (Mauroy, Fabius, Bérégovoy, Jospin, Rocard, Cresson, Ayrault, Valls, de Villepin, Raffarin, Fillon), tous les Présidents (Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande). Tous complices !

Pourtant, malgré son inexorable poussée électorale, il ne dirige aujourd’hui aucune région, aucun département, aucune grande ville. Juste quelques modestes bourgades de province. Et il ne compte que 2 députés sur les 577 de l’Assemblée nationale.

Ainsi, dans un environnement médiatique souvent hostile, handicapé par des modes de scrutin pénalisants (comme l’absence de proportionnelle aux élections législatives), contrarié par l’émergence d’un corps électoral issu de l’immigration, le Front National est devenu malgré tout un des deux principaux mouvements politiques du pays. Quelle claque magistrale infligée à toutes celles et tous ceux qui assurent le combattre… en l’encourageant !

Qui est responsable de ce chambardement ? Les dirigeants FN dont les convictions et engagements n’ont guère varié depuis sa création ? L'électorat qui se radicalise, qui se «fachoïse» sans raison ? Ou sont-ce les politiques menées depuis les années 70 qui participent à le déstructurer ?

Objectivement, on ne peut tenir le FN et moins encore ses électeurs pour «responsables» du malaise que suscite chez beaucoup son ascension. La responsabilité échoit à ceux qui ont dirigé le pays, à l’instar de François Hollande, Chargé de mission auprès du Président Mitterrand en 1981 quand le Front National émergeait. Trente-six ans plus tard, il atteint sa maturité électorale sous… François Hollande qui trône pour quelques jours encore à l’Élysée. Son parcours, qui s’achève sur la débâcle du PS, symbolise à lui seul l'implication de plusieurs générations d’hommes politiques qui ont contribué à édifier une citadelle FN aujourd’hui inébranlable.

Alors bien sûr que toutes et tous vont se liguer pour barrer la route à Marine Le Pen. Bien sûr qu’ils y arriveront au prix de compromissions et de ralliements improbables comme ils le firent en 2002. Mais ce n’est pas l'élan du Front National que ces politiciens d’opérette brisent depuis des décennies, mais celui de la France !

YB – Actuchomage.org

En 2009, Lionel Jospin admet que « la menace fasciste n'était que du théâtre ».

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Mis à jour ( Jeudi, 27 Avril 2017 12:22 )  

Commentaires 

 
+2 # Yves 2017-04-24 20:48 Lire aussi notre chronique de février dernier : Et si l'avenir de la Gauche passait par une victoire du FN ?

www.actuchomage.org/2017022727104/Social-economie-et-politique/lavenir-de-la-gauche-passe-par-une-victoire-du-front-national.html
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