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Chômage, Austérité, Europe, tiercé gagnant du FN

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Le parti de Marine Le Pen peut aujourd’hui abandonner ses vieilles obsessions. L’Europe lui fournit quantité d’autres arguments… plus fédérateurs. Article rédigé en février 2014.

À en croire les médias, le FN a le vent en poupe. Un récent sondage atteste que plus de 30% des Français adhèrent à ses idées (cet article a été rédigé en février 2014, avant les élections municipales).

La «vague brune», comme la surnomme ses opposants les plus farouches, serait en formation au large des rivages électoraux et s’apprêterait à tout balayer sur son passage.

Ce discours n’est pas nouveau. La vague lepéniste a souvent menacé de déferler sur la France. Fut un temps où elle fit une entrée triomphale à l’Assemblée Nationale, avec 35 députés (sous la mandature de Mitterrand). En d’autres temps plus proches, Jean-Marie Le Pen se hissait au second tour d’une élection présidentielle, provoquant le séisme qu’on connaît.

La menace Front National plane depuis des décennies maintenant, avec ses hauts et ses bas, ses succès et ses échecs. Tous les pouvoirs qui se sont succédé en ont joué. De Mitterrand qui glissa le caillou FN dans les godillots du RPR, à Sarkozy qui «siphonna» avec succès son électorat en 2007, mais s’y cassa les dents en 2012.

Le FN a toujours été l’allier du pouvoir en place. Sous la Gauche, il affaiblit la Droite. Sous la Droite, il constitue un réservoir d’électeurs qu'on appate avec des discours sur l’identité nationale ou la promesse d'encadrer les flux migratoires.

Le FN tire sa force de la place que lui accordent les principales formations politiques. Mais dès qu'il menace leurs positions, les mêmes se drapent dans le voile vertueux et hypocrite du Front Républicain pour s’opposer à l’élection de ses représentants.

Aujourd’hui, la donne est tout autre. Le FN tire profit de l'impuissance chronique du PS et de l'UMP à relancer l'économie, à sortir de la spirale du surendettement budgétaire et à combattre les maux d'une société plombée par la morosité et un chômage qui atteignent des sommets.

«De plus en plus de Français sont désorientés, nous confiait Jean-Luc Mélenchon à l’occasion de la dernière manifestation des Chômeurs et Précaires organisée à Paris, le 7 décembre dernier. Malheureusement, ils ne se tournent pas vers le Front de Gauche», constatait-il désappointé.

Dans le climat de défiance dont on peut mesurer l'ampleur avec l'affaire Dieudonné, la révolte des Bonnets Rouges, la Manif pour Tous ou Jour de Colère, le Front National apparaît aujourd’hui comme une alternative possible qui pourrait recueillir le vote de millions de nos concitoyens déçus par l’entame du quinquennat de François Hollande et désabusés par les promesses non tenues de son prédécesseur.

Le FN tire bien sa force des faiblesses et des combinaisons politiciennes de ses concurrents et opposants.

Constitue-t-il pour autant une vraie menace ? On en est encore loin ! La marge reste confortable.

Le FN ne compte aujourd’hui que deux députés à l’Assemblée Nationale (pas de sénateurs). Il ne dirige aucune région, aucun département, aucune grande métropole (lors des dernières municipales, il a néanmoins réussi à conquérir 14 villes).

Malgré son ancrage électoral, le Front National est sous-représenté dans toutes les instances et les assemblées de la République. Un traitement «déloyal» et «anti-démocratique», hurlent ses partisans.

Aujourd’hui encore, une majorité de l’opinion reste farouchement opposée à une représentation du FN là où se prennent les décisions. Il est toujours considéré comme un parti xénophobe, populiste et irresponsable sur les questions économiques. Mais cette désapprobation ne s’exerce qu'au plan national.

Il n’en est pas de même à l’échelle européenne, tant les Français apparaissent toujours plus sceptiques sur les décisions prises à Bruxelles ou votées à Strasbourg. La défiance se focalise plus encore sur celles qui touchent de près ou de loin à l’emploi, préoccupation majeure de la population dans son ensemble et, plus encore, des millions de Chômeurs et Précaires.

Sur ce dossier brûlant, une fois de plus, les forces politiques au pouvoir font le lit d’un Front National qui n’en espérait pas tant.

Pour beaucoup d’électeurs, et pas seulement pour ceux tentés par un vote FN, les frontières passoires de l’Europe encouragent aujourd’hui l’immigration, qui constitue encore et toujours le principal vivier idéologique du parti de Marine Le Pen.

Des drames de Lampedusa aux campements d’immigrés clandestins de Sangatte et Dunkerque, l’impuissance européenne à faire face collectivement aux situations dramatiques liées aux flux migratoires s’impose. Beaucoup estiment qu’il ne s’agit-là que de la partie émergée de l’iceberg d’une immigration clandestine dont on ne peut, par principe, évaluer l’ampleur. Le FN a alors beau jeu d’évoquer «l’envahissement» de l’Europe et de la France en particulier par des clandestins venus de toutes les régions du monde où sévissent misère et troubles politiques.

En cette période de chômage massif, ce discours ne peut que trouver un écho favorable dans l’opinion, y compris chez nos concitoyens d’origines immigrées établis depuis plusieurs générations. Le vote FN n’est pas l’apanage des seuls «Gaulois», des seuls Dupont-Durand comme on aurait tendance à le penser. Des Français issus de l’immigration africaine et nord-africaine peuvent être tentés par le Front National. Si ce phénomène est encore marginal, il est probable qu'il ne le reste pas. Nous aborderons cet aspect plus tard…

Le contexte international ne suffit pas à expliquer la défiance que suscite l’Europe sur les questions d’immigration. L’Union est elle-même source de flux qui sont bien loin de faire l’unanimité. Les débats qui entourent la présence des Roms en France en sont l’illustration. Des exactions en témoignent, tel que l’incendie d’un campement Rom à Marseille en septembre 2012, par des habitants de la cité des Créneaux. On constatera que cette destruction n’a pas suscité l’indignation qu’on aurait pu attendre : la condamnation unanime et sans appel d’un acte xénophobe. Et pour cause. Cette «chasse aux Roms» a été perpétrée par des habitants issus de la mixité ethnique marseillaise. Si des militants du Front National en avaient été les instigateurs, il est certain que la réprobation aurait été générale et soutenue par de puissantes manifestations de rue.

Cependant, le dossier Roms apparaît marginal au regard d’autres dispositions beaucoup plus embarrassantes qui, incontestablement, apportent de l’eau au moulin de la propagande bleue marine. Nul besoin de chercher des boucs émissaires au sud de la Méditerranée ou à l’est, du côté de la Roumanie et de la Bulgarie. La «menace» est plus proche de nous et bien connue de tous. Elle a fait la Une des journaux en 2005, à l’occasion du référendum sur le Traité pour une Constitution européenne auquel les Français ont dit «Non» à 55%, mais qui a été adopté, contre l’avis du peuple, par voie parlementaire.

En 2005 donc, les partisans du «Oui» nous assuraient, main sur le cœur, que jamais ô grand jamais l'Europe ne favoriserait la mise en concurrence de ses travailleurs. Juré craché ! Et qu’apprend-t-on aujourd’hui ?

En 2011, 145.000 «travailleurs détachés» sont officiellement venus trimer en France. Selon le ministère du Travail, ils seraient plus du double. Les syndicats estiment, eux, qu'ils seraient plus de 500.000 (source : Le Canard Enchaîné du 27 novembre 2013).

Qui sont ces «travailleurs détachés» ? Ce sont des plombiers, menuisiers, charpentiers, carreleurs, électriciens, routiers, maçons… low cost comme disent les anglosaxons. Des Polonais, des Roumains, des Portugais… qui travaillent en France et sont payés selon les dispositions sociales en vigueur dans leurs pays d’origine. Ainsi, les donneurs d’ordre économisent entre 25 et 40% sur les seules cotisations. Et ne parlons pas des à-côtés ! Car, forcément, ces travailleurs «délocalisés» à plusieurs milliers de kilomètres de chez eux n’ont pas grand-chose d’autre à faire de leurs soirées et de leurs week-ends que de bosser pour arrondir leurs fins de mois. Toujours selon Le Canard Enchaîné du 27 novembre 2013, l'URSSAF et l'Inspection du Travail relèvent chaque année des milliers d'infractions concernant ces «travailleurs détachés» (heures supplémentaires non déclarées, travail au noir et abus en tous genres).

Certains en déduiront que ces étrangers volent le travail des Français. L’Europe n’est alors pas perçue comme un bouclier protecteur mais comme un facteur d’aggravation de situations tendues. Les premiers à s’en inquiéter ne sont d’ailleurs pas les représentants de l'extrême droite, mais bien les syndicats du BTP et du transport routier (secteurs particulièrement touchés par ce dumping social).

Depuis 4 ou 5 ans, le phénomène des «travailleurs détachés» s’amplifie et s’élargit à d’autres corps de métier, avec son cortège de magouilles qu’encourage cette disposition. Les ministres du Travail européens s’en sont récemment inquiétés et ont pris des mesures pour tenter de contrôler ces flux de travailleurs low cost. Ces nouvelles règles seront bien évidemment contournées, comme l’ont été les précédentes et comme le seront les suivantes.

L’Europe institutionnalise bien la mise en concurrence de ses travailleurs, sur fond de dumping social, de salaires au rabais et de chômage de masse. Voilà un argument qui pourrait pousser nombre d’hésitants à voter Front National aux élections européennes.

Dans ce contexte, il est facile de comprendre que les millions de Chômeurs et Précaires que compte notre pays ne se sentent pas sécurisés. Bien au contraire ! Alors que le marché de l’emploi est atone, que les plans de licenciement s’égrènent, que la machine économique s'enlise, les facteurs d’insécurité professionnelle, à l’échelle mondiale et européenne, se multiplient.

• L’immigration dite «contrôlée» ou «souhaitée». Plébiscitée par nombre d’économistes comme moteur de croissance, elle est perçue par une population fragilisée comme un facteur aggravant.

• L’immigration clandestine, terreau de tous les fantasmes, de toutes les élucubrations et interprétations partisanes.

• Les flux migratoires intra européens de populations qui, par leur mode de vie, leurs traditions et leur organisation, suscitent le rejet.

• Les «travailleurs détachés» qui, par dizaines de milliers, exercent leur activité en France, à des coûts salariaux et sociaux inférieurs à ceux de leurs homologues français.

Autant d’arguments dans lesquels ne manquera pas de piocher le Front National. Comme nous l’avons évoqué plus haut, même nos concitoyens issus de la diversité ethnique pourraient y être sensibles. Des origines maliennes, algériennes, comoriennes, marocaines, chinoises, camerounaises, tunisiennes… ne préservent pas de la crainte d’être mis en concurrence forcée avec des travailleurs récemment arrivés.

Les origines ethniques et la couleur de peau n’ont plus leur place dans ce débat. Il s’agit juste de préserver son job pour certains, d’en retrouver un pour d’autres, dans un environnement de plus en plus concurrentiel, tant à l'extérieur du pays qu'à l'intérieur.

L’Europe telle qu’elle s’est élargie et construite, est perçue comme un facteur d’instabilité professionnelle par des électeurs focalisés sur le quotidien de leurs difficultés. C’est dans ce terreau déstabilisé par la précarité que le FN s’enracine (1).

À tel point que ce dernier pourrait définitivement s’affranchir de toute dérive raciste et xénophobe, en puisant sa force de frappe électorale dans cette réalité. Le «danger» n'est plus incarné par cet immigré africain, généralement musulman, désigné par le FN pendant des décennies comme responsable du chômage. À présent, le «concurrent» est un travailleur blanc, chrétien, originaire du sud ou de l’est du continent, ce «travailleur détaché» dont l'Europe encourage la mobilité !

Cette évolution est fondamentale. Aujourd’hui, les Français de toutes origines sont plus enclin à se battre pour protéger leur emploi qu’à préserver une «identité gauloise» qui ne correspond plus aux profils sociologiques de la France du XXIe siècle.

Le jour où le FN assimilera cette aspiration collective, ses opposants pourront craindre le pire !

(1) Le seul espoir des opposants au FN réside dans le fait que la précarisation est généralement facteur d’abstention électorale. L’expression du mécontentement par un vote Front National s’en trouverait alors amoindrie.

Article rédigé en février 2014. Plusieurs sondages réalisés en avril placent le FN en tête des intentions de votes aux élections européennes, à 24 ou 25%. 

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Mis à jour ( Dimanche, 15 Mars 2015 01:38 )  

Commentaires 

 
0 # Yves 2014-02-12 17:21 Notons que notre petit sondage (auquel un peu plus de 300 personnes ont participé - au 12 février) place le FN loin derrière la "vraie gauche" : à 17% contre 27%. Avec un taux d'abstention RECORD de 35%.

Source : www.actuchomage.org/index.php?option=com_poll&id=172

On constatera que les intentions de vote FN sont importantes pour un site traditionnellem ent fréquenté par des personnes de sensibilité de Gauche.

Dans le même sondage, UMP et PS motivent, en cumulé, moins de 15% des intentions. Un chiffre dérisoire qui confirme bien le postulat évoqué dans l'article ci-dessus : Ce sont les faiblesses des deux principales formations politiques qui font la force et le lit du Front National.
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0 # Pierrote 2014-02-14 19:06 Concernant Lampedusa, des indicateurs, comme Michel Collon (que viennent confirmer des immigrés eux-même) démontrent que l'assassinat de Kadhafi voulu par le France, à déstabilisé cette région de l'Afrique incitant les habitants à immigrer vers l'Europe.

Donc, ce que nous semons à l'extérieur pour le contrôle des matières premières (Pétrole, gaz, uranium,etc) dans cette concurrence géopolitique (Europe, USA, Russie, Chine, Péninsule Arabique) nous le récupérons d'un autre coté en main d'oeuvre bon marché et en "indignation" de toute sorte concernant de tels drames (Ca fait toujours du bien de s'indigner, après).

C'est le prix à payer pour que les Français continuent à mettre de l'essence dans leurs voitures. Et vous savez pourquoi ? Pour aller bosser, dit donc… (!)

C'est à dire que, chercher à maintenir le prix du baril de pétrole à un prix accessible pour l'automobiliste Français fait venir des immigrés Africains pour construire ses bagnoles.

Et si le Français roule, c'est pour aller ou ?

Et dire que le Français paie avec ses impots les discours des politiques servis par un SIG aux ordres (qui veille à la bonne diffusion de ceux-ci) pour le traiter d'antisémite et de raciste 4 fois par ans…

Ce sont les immigrés qui arrivent en France qui rigolent ; en effet, pour eux, ce sont les mêmes racistes qui viennent leur piquer leurs ressources en Afrique qu'ils retrouvent en train de traiter de racistes leurs compatriotes en France.

De quoi écrire un sketch ?

Tandis que BHL harangue les foules Ukrainiennes à se rallier à l'Europe et venir rejoindre le fabuleux Marché Transatlantique qui est déja en train de faire de l'Europe un formidable réservoir de mains d'oeuvre bon marché.

L'antiracisme est une espèce de bouclier moral au cynisme économique ; il est très bon de le soulever de temps en temps.

C'est un conte pour adulte ; le petit chaperon rouge du chômage dont personne ne sait tout à fait qui est qui, du loup ou de la grand-mère. De l'UMPS "mièvre" ou du FN "sulfureux". Ni même quels sont les alliances "backstage" entre ces 3 formations.

Après, les intentions de vote commandé (à BVA, TNS, IPSOS), par le Figaro ou un autre, permettez une seconde, ça devrait être interdit de publication parce que c'est de l'influence et il suffit de taper "institut de sondage" sur wikipédia pour s'assurer du réel crédit que l'on peux leur apporter.
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0 # MacG 2014-02-18 14:14 Multi-citer Pierrote:
ça devrait être interdit de publication parce que c'est de l'influence.


Clair. Ces sondages ne sont qu'un énième outil des merdias dans leur rôle de prescripteur d'opinion. Même modèle que pour les audits truqués et le bullshit des agences "satellites des banques" de notation : on part du résultat désiré, puis on fabrique les "preuves". Quand malgré l'orientation des questions, la méthodologie à géométrie variable (que l'on évite d'expliciter) et le bidonnage des résultats, les chiffres obtenus ne correspondent toujours pas aux volontés des commanditaires, bah pourquoi s'emmerder ? Pirouette rhétorique et ni vu ni connu ça te sort l'inverse (cf. l'article d'Acrimed de ce 17 février www.acrimed.org/article4270.html).

Marrant d'entendre un quatremer, apôtre de l'économie planifiée au service des multinationales et des puissants, sortir l'épouvantail du stalinisme ; et c'est quoi ce genre de pratiques pour ce gus ?
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0 # Yves 2014-02-14 20:27 Tous les partis se tiennent par la barbichette.

La politique est un jeu auquel se livrent des élus et représentants qui, pour la grande majorité d'entre eux, se fréquentent (et s'apprécient) en "backstage", comme vous dites (en coulisses en bon français).

Être dans l'opposition, c'est exister. C'est la possibilité de se faire une place au soleil (reconnaissance médiatique, relations avec le monde économique, indemnités, déplacements, bonnes bouffes…).

Tous ces joueurs, opposés ou copains comme cochons au gré de leurs petits arrangements, roulent le bon peuple dans la farine.

Disons-le, les thèmes développés ici : emploi, chômage, précarité, immigration… ouvrent des champs infinis de manipulation, d'intoxication et de culpabilisation des masses.

Pour le résultat qu'on connait : En France, rien n'en sort… à part la merde !
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0 # TS 2014-02-14 22:49 Citer:
Tous les partis se tiennent par la barbichette.


Les partis de gouvernements.
Les autres c'est moins sûr.

Si vous avez l'occasion de voir le volet du documentaire, la grande évasion fiscale, en trois parties intitulé Des politiques au dessous de tout soupçon. Vous aurez une idée de ce dont parle Yves. (C'est assez effarant)
Par ailleurs, il est très facile de voter plusieurs fois au sondage d'Actu'. ;)
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0 # Yves 2014-02-14 23:21 Peu "s'amusent" à voter plusieurs fois. L'intérêt d'un "sondage" n'est pas le résultat mais les tendances.

Nos visiteurs sont suffisamment intelligents pour ne pas chercher à orienter le baromètre.

Ceux qui le font sont des imbéciles. Heureusement, ils sont rares.

Ceci dit, le nombre d'imbéciles qui fréquentent Actuchomage est aussi un indicateur intéressant !
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0 # Ed 2014-02-27 16:56 N'oublions pas non plus que la plupart de ces braves gens de l'élite politique ont fait les mêmes études et se fréquentent souvent depuis l'université. Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # TS 2014-02-15 12:49 Citer:
Ceux qui le font sont des imbéciles. Heureusement, ils sont rares.


Pas obligatoirement . ;)

Si ton sondage avait semblé indiquer une tendance très marquée tu te serais empressé de le signale aussi.

Pour une propagande réussie, il faut aussi soigner les détails.

Ainsi, tout publicité qui laisse entendre (même faussement) que telle option politique est plébiscitée par un sondage (même obscur et sans méthodologie) est toujours bon à prendre pour distiller de la propagande dans l'esprit des lecteurs pour de futures vraies élections.
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0 # Yves 2014-02-15 13:22 Quel charabia ! Révise tes classiques Grand Statisticien TS.

Notre sondage indique une tendance à l'abstention et au rejet des deux grandes formations PS et UMP.

On peut comparer ces résultats avec les autres sondages que nous avons initiés par le passé (notamment en 2012) qui plaçait, par exemple, le PS à 22% d'intentions (contre moins de 5% aujourd'hui).

Même chose pour l'abstention (moins de 9% en 2012, plus de 35% en 2014).

Ces tendances s'inscrivent dans une logique de déception.

Enfin, comme tu le sais mieux que moi, l'informatique est un livre ouvert. Si nous ne savons pas pour qui tel ou tel internaute envisage de voter, nous savons si cet internaute a exprimé une ou plusieurs fois son avis.

Je peux évidemment connaître le nombre d'imbéciles qui cherchent à orienter notre sondage (ils sont très rares). Si tu vois ce que je veux dire…

Enfin, il faut être vraiment abruti pour passer son temps à voter sur un petit sondage mis en ligne sur un petit site comme Actuchomage (qui n'a aucune influence). N'est-ce pas ?

PS : J'ajoute que ceux qui l'avaient fait (d'orienter notre sondage 2012) au profit de Mélenchon, en ont été pour leurs frais… avec un FdG derrière le FN. Comme quoi, il y a toujours une logique. ;-)
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0 # TS 2014-02-15 16:43 Ce que je voulais dire est que ton sondage je peux le réorienter je pense dans le sens que je veux. (cela me prendrait du temps cependant).
Mon propos précédent étant qu'il n'y a pas de petit profit quand il s'agit de propagande, il ne faut pas négliger ce qui pourrait sembler être des détails.

Citer:
Enfin, comme tu le sais mieux que moi, l'informatique est un livre ouvert. Si nous ne savons pas pour qui tel ou tel internaute envisage de voter, nous savons si cet internaute a exprimé une ou plusieurs fois son avis.

Bien entendu, on peut savoir dans le détail mais ce n'est pas ce que fait le compteur de votes actuellement (il semble ne pas se soucier de l'IP de celui qui vote) et c'est sur cette information que tu te bases uniquement.
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0 # Yves 2014-02-15 16:57 Passionnant ! T'as vraiment que ça à faire ?

Nous disposons de quelques outils statistiques sur la manière dont nos lecteurs consultent Actuchomage, sur ce qu'ils y font, sur ce qu'ils lisent, sur leurs centres d'intérêt, sur leurs recherches…

On a tout plein de beaux graphiques colorés, de beaux tableaux avec des chiffres dedans…

99,94% d'entre eux ne cherchent pas à orienter un petit sondage. Ils ont autre chose à foutre de leurs journées.

Mais si tu veux discuter de ce passionnant sujet pendant des plombes, libre à toi. Moi, je ne te suivrai pas au-delà… 
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0 # Amindada 2014-02-22 18:11 Les réponses possibles dans le sondage sont un peu tendancieuse. Mettre les écolos avec les socialistes alors que dans de nombreuses villes il y a des listes PG/EELV c'est un peu problématique. Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # Yves 2014-02-23 03:37 C'est vous qui voyez les écolos avec les socialos. ;-) Car ils ne sont pas cités !

L'option est libellée : "Les socio-démocrates et leurs alliés" (comme les radicaux de gauche, si ça existe encore).

Le vote écolo peut tout à fait s'exprimer dans l'option "Un autre qui n'apparaît pas ici".

Très arbitrairement - ce petit sondage ayant été posé par mes soins - j'estime que le vote écolo n'est pas déterminant, car les écologistes eux-mêmes ont la plus grande difficulté à se déterminer ces derniers temps.

Sans compter que "l'existence politique EELV" est, depuis les élections présidentielles 2012, inféodée à ses accords électoraux avec le PS.

Sont-ils alors alliés des socio-démocrates ? Un parti à part entière ? Des voix dissidentes ? Des opposants proches du FdG disposant d'un pied dans le gouvernement ?

Même les militants EELV les plus engagés sont dans l'impossibilité de répondre clairement (sûrement et unanimement) à cette question. Est-ce que je me trompe ?

Au regard de ces interrogations, j'admets avoir volontairement omis de proposer une option EELV.

Ce qui m'importe est d'évaluer l'importance de l'abstention et la défiance qu'inspire le PS.

Les résultats (SANS VALEUR STATISTIQUE) confirment une réalité bien réelle.

Au 23 février, nos lectrices et lecteurs sont désabusés (taux d'abstention supérieur à 36%) et le PS est à moins de 5% d'intentions de vote (contre 22% sur notre sondage "élections présidentielles 2012").

Le vote "vraie gauche" est conforme aux résultats habituellement observés sur Actuchomage.

Le "bon score" du FN n'est pas une surprise non plus.

Bref, des résultats attendus ! (mais pas "tendancieux" car, personnellement et sincèrement, je les aurais souhaité différents).
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0 # Amindada 2014-02-25 15:30 Pour ce qui est de l'abstention, votre sondage donne plutôt un résultat au niveau de 2008. Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # Yves 2014-02-26 00:53 On flirte à présent avec les 40% d'abstentions, ce qui est un score très important pour un sondage édité sur un site de "tradition militante" (même si toutes nos lectrices et tous nos lecteurs ne le sont pas… militants).

Ce niveau est particulièremen t préoccupant car il témoigne d'un désengagement qui - comme chacun sait - n'est pas une bonne nouvelle.

Même si Actuchomage est un site "marginal" (par son audience), nos sondages ont souvent reflété des tendances qui se sont inscrites dans la réalité.

En d'autres temps, nous avions vu - bien avant les "grands médias" - que le référendum de 2005 (sur la Constitution européenne) allait recueillir une majorité de "Non".

En 2007, le bon score de Bayrou au premier tour était prévisible dès l'entame de la campagne (alors que les sondages le donnaient à moins de 10%), tout comme la "défiance" qu'inspirait S. Royal.

En 2012, l'anti-sarkozysme était à son comble (sans surprise) et la victoire du PS quasiment assurée plusieurs mois avant le début des joutes électorales.

Un seul score n'a pas du tout correspondu à la réalité, celui du Front de Gauche (placé largement devant le FN alors que Marine Le Pen a fait bcp mieux que Mélenchon).

Mais nous avons une explication à cette "étrangeté". Quelques "petits malins" ont profité d'une faille pour voter et revoter pour Mélenchon, et ainsi gonfler artificiellemen t les intentions de vote pour le candidat FdG. Ils en ont été pour leurs frais !

Donc, depuis sa création (en 2004), Actuchomage est un "indicateur" finalement assez fiable.

Les ressentis exprimés ici (dans les commentaires, dans les forums, dans les sondages…) correspondent bien aux perceptions d'une partie de l'opinion qui s'intéresse aux problématiques d'emploi, de chômage, de précarité… Et ils sont de plus en plus nombreux à être concernés.
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0 # Le passant 2014-02-25 19:37 Ouai, vous savez, je ne suis pas dupe.
Beaucoup vote FN, leur slogan c'est la cristallisation de tout les mots de notre société contemporaine. Alors ils n'ont pas de mal à faire de bon scores aux élections.

Après, à part tirer sur l'ambulance et promettre la guerre à tout ceux qui ne pensent pas comme eux, il n'ont malheureusement pas de projet de société pour mieux vivre ensemble.

Des proches dans ma famille résume bien la situation : votez Le Pen pour dégager les parasites d'étranger qui nous piquent nos aloc' et nos boulots, et sortir de l'Europe qui ne fait rien d'autre que de nous taxer nos économies.

Dans la droite ligne de la haine de l'autre, et du vivre pour soi, et sans partage. Franchement ça me désole. Et je ne m'étonne pas de ne pas avoir un lien familial "normal". Seulement c'est comme ça qu'on se retrouve un jour seul, coincé, et que l'on cherche de l'aide partout sans jamais pourvoir la trouver… Le Pen : un monde de barbare pour les barbares !!!
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0 # Yves 2014-02-26 00:19 Je crains que cela soit plus complexe. Le vote FN est protéiforme. Il part du gros facho d'extrême droite à l'ouvrier qui, dans le fond, est plutôt de sensibilité de gauche mais a du mal à se retrouver dans les formations… de gauche.

Le FN agrège beaucoup de gens qui s'interrogent sur leur avenir et leur place dans la société. Mais également des gens qui estiment que les Français ne sont plus "maîtres" chez eux.

Ça ne veut pas dire que tous estiment - par exemple - qu'il y a trop d'immigrés. Beaucoup pensent que l'Europe fixe une part trop importante des orientations politiques, et ce dans une multitude de domaines.

Le vote FN est surtout - avant tout - l'expression de malaises et de défiances qui ne trouvent pas à s'exprimer ailleurs.

Je pense - par exemple - qu'en favorisant le dumping social entre travailleurs, donc une concurrence faussée entre eux, l'Europe radicalise une frange non négligeable de gens qui se sentent de plus en plus fragilisés.

Pour autant, le FN leur apporterait-il des réponses ? Beaucoup pensent le contraire. Mais le FN dispose d'une carte maîtresse dans le débat : Il n'a jamais dirigé le pays ou impulsé directement (au Parlement par exemple) des décisions.

Au final, 65 à 70% des Français restent farouchement opposés à ce parti. Autant dire, une très large majorité.

Cependant, les problèmes demeurent et s'accroissent dans certains domaines. À commencer par l'emploi, la précarité, la pauvreté, le logement… entre autres. Forcément, ça crée beaucoup de désillusions, de ressentiments… et tout ce qui va avec.
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0 # Amindada 2014-02-26 13:55 Le FN profite bien aussi de la petite forme des souverainistes de la droite républicaine. Pasqua et Villiers disparu, Seguin mort… ne reste que NDA. Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # Yves 2014-02-26 16:06 Tout à fait exact ! NDA, c'est Nicolas Dupont-Aignan.

Sans compter qu'hier dans "Là-bas si j'y suis" (France Inter), Raoul Marc Jennar, membre du Comité scientifique d'Attac, envisage plus que sérieusement une sortie de l'Euro, si l'Europe poursuit sa politique monétaire et ses accords sur le grand marché transatlantique .

Émission du 25 février à réécouter sur www.la-bas.org

Comme quoi, les "thèses" du FN sur l'Euro sont aussi partagées par une partie de la Gauche "souverainiste et protectionniste ".
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0 # Amindada 2014-02-27 15:50 Oui, on sent bien l'influence de Francois Ruffin et ses proches sur attac depuis quelque temps, car il y a quelques années c'était totalment inenvisageable d'imaginer cette association évoquer le protectionnisme . Cela dit, je suis convaincu qu'en 2017 le candidat du front de gauche ne défendra pas la sortie de l'euro, les lignes ne bougent pas si vite en politique. par contre si il font un mauvais score ils seront bien obligé d'évoluer. Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # Yves 2014-02-27 17:15 Le FdG a déjà fait de "mauvais scores" en 2012 (aux présidentielles et aux législatives). Enfin, très décevants.

Le Front de Gauche ne pourra pas en faire de bons tant qu'il ne prendra pas en compte des aspirations essentielles des classes populaires, notamment sur les questions d'immigration (au sens large, comme évoqué dans l'article) et d'insécurité, qui se traduisent par une mise en concurrence des travailleurs et un inconfort de vie dans les quartiers.

C'est sur cette vague que surfe le FN qui revendique d'être le seul parti à aborder sans tabou ces questions.

Comme écrit dans l'article, les descendants d'immigrés sont les premiers à être touchés par l'insécurité professionnelle , par la précarité, et par les tensions qui gangrènent certains quartiers populaires.

Les Français de toutes origines souhaitent que les pouvoirs publics prennent des mesures pour préserver leur emploi et leur revenu.

Dans ce registre, le FN apparaît plus "crédible" que le FdG, raison pour laquelle il est devant dans tous les sondages d'opinion, à l'exception de celui posé sur… Actuchomage (qui place le FdG à 28% des intentions de vote, contre 16/17% pour le FN).

Mais les avis de nos lectrices et lecteurs ne reflètent pas du tout la tendance.

Dans la réalité, justement, un travailleur français issu de la diversité peut être tenté par un vote FN, tout simplement parce qu'il ne veut pas subir la concurrence de travailleurs fraîchement arrivés (qu'ils soient d'origine africaine, européenne, asiatique…).

La donne s'en trouve complètement bouleversée. De mon point de vue, de plus en plus de Français issus de la diversité vont voter FN.
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0 # Amindada 2014-02-27 17:43 Je propose quelque chose de mieux que reprendre les idées du FN, les déconstruire totalement. Cette idée de "mise en concurrence des travailleurs" par exemple ne tient pas, ce qui tire les salaires vers le bas, ce n'est pas les immigrés, mais le chomage qui a lui même des causes complexe et multi-factorielle dans lequel l'immigration n'a qu'une faible impact a moins d'avoir une vision malthusienne du marché du travail. Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # Yves 2014-02-27 21:38 Personne ne parle de reprendre les idées du FN ! Certainement pas moi. En revanche, il faut tenir compte des questionnements de ses électeurs.

Personne n'affirme (enfin, ici) que l'immigration telle qu'on l'entend habituellement (issue des pays en voie de développement d'Afrique et d'Asie, principalement) est responsable des bas salaires et du chômage.

Aujourd'hui, comme écrit dans l'article, les "travailleurs détachés" issus de la Communauté européenne (Portugal, Pologne, Roumanie…), au nombre de 500.000 en France selon les syndicats (350.000 selon le gouvernement) induisent un dumping dans un grand nombre de secteurs d'activité (BTP, artisanat, transport routier…), car ils sont rémunérés aux conditions sociales en vigueur dans leurs pays d'origine. Résultat : -20 à -40% sur les cotisations pour l'employeur.

Forcément, les règles sont faussées au détriment des travailleurs installés en France (Français et immigrés) qui "coûtent" plus cher !

Ceci est un exemple.

Enfin, affirmer que l'immigration a un "faible impact" sur le chômage reste à démontrer. Quand on accueille 10, 100 ou 1.000 immigrés supplémentaires , il faut disposer de 10, 100 ou 1.000 emplois supplémentaires . C'est arithmétique !

Je rappelle que 3,3 millions de personnes sont actuellement TOTALEMENT PRIVÉES D'EMPLOI, sans parler de celles qui sont en activité réduite, soit plus de 5 millions avec les Dom-Tom.

Dans ce contexte, pour beaucoup de gens (notamment pour les électeurs du FN mais pas seulement), l'immigration n'apparaît plus fondée. Le Front National fait valoir cet argument sans doute contestable mais qui frappe les esprits.

Ces éléments mis bout à bout : "travailleurs détachés", "immigration légale", "immigration clandestine"… auxquels on ajoutera "délocalisations ", "automatisation à outrance", "concurrence internationale parfois déloyale", "importations massives de biens que nous ne produisons plus"… contribuent d'une manière ou d'une autre à la situation que nous connaissons aujourd'hui : l'accroissement du chômage et de la précarité.

Ce terreau est celui dans lequel risque de s'enraciner plus profondément encore le Front National.

Occulter les réalités ne fait que renforcer les thèses extrémistes. Tel est le sens de mon propos.
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0 # Amindada 2014-02-28 14:49 "Enfin, affirmer que l'immigration a un "faible impact" sur le chômage reste à démontrer. Quand on accueille 10, 100 ou 1.000 immigrés supplémentaires , il faut disposer de 10, 100 ou 1.000 emplois supplémentaires . C'est arithmétique ! "

Ce sont aussi des consommateurs de biens et de services, ils occupent des emplois, mais en créent aussi inévitablement.
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0 # Yves 2014-02-28 15:57 Si je vous comprends bien : Pour faire baisser le chômage, il faut s'ouvrir plus largement à l'immigration… créatrice d'emplois nouveaux. Voilà un point de vue qui se défend ! ;-)

Vous devriez soumettre cette idée au parti politique duquel vous vous sentez proche afin qu'il l'inscrive en gros et en gras dans ses propositions.

J'ai le sentiment, comme ça, à l'instinct, que ce parti aurait quelques difficultés à passer la barre des 10% de convaincus, voire même des 5%. Mais je me trompe sans doute. ;-)

Moi, j'estime qu'il serait quand même plus utile, dans un premier temps, de fournir du travail aux personnes installées ici… à commencer par les immigrés présents de longue date qui sont au chômage. C'est un raisonnement un peu absurde, je vous l'accorde.

Je tiens le même concernant les chômeurs d'ailleurs : Que le gouvernement et le patronat commencent par créer et/ou trouver du boulot à tous ceux qui en cherchent. Ils s'occuperont des "récalcitrants" (très minoritaires) dans un second temps.

Une réflexion de bon sens qui n'est pas de moi mais de Claire Villiers, co-fondatrice d'AC ! Agir ensemble contre le chômage (malheureusemen t décédée).

+++++++

Si je vous comprends bien - toujours - il faut favoriser la mobilité des "travailleurs détachés", car leur présence est aussi créatrice d'emplois nouveaux dans les pays d'accueil… Un autre point de vue qui se défend ! ;-)

Et vous avez mille fois raison ! Pour preuve ? C'est exactement la stratégie retenue par nos dirigeants. À un petit bémol près : Pas dans le but de faire baisser le chômage, mais dans celui de faire baisser le coût du travail, donc les salaires et les protections sociales.

Vous êtes un vrai libéral vous ! ;-)
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0 # Amindada 2014-02-28 18:40 Les travailleurs détachés ne sont pas des immigrés, je parlais des immigrés pas d'eux. C'est un procés d'intention que vous me faites là.

je ne propose pas d'augmenter ni de diminuer le nombre d'immigrés, je propose d'arrêter de les prendre comme bouc émissaire. Le marché de l'emploi n'est pas un gateau qu'on découpe en morceau plus ou moins petit, c'est quelque chose de dynamique.

Enfin cher monsieur yves, je me souviens que vous avez voté Mélenchon en 2012 n'est-ce pas ? voici ce que dit le PCF sur la question de l'immigration : http://www.pcf.fr/11285

Et Jean-Luc Mélenchon a dit qu'il régulariserait les sans-papiers, il a bien dépassé les 10%.

je vous lis depuis plusieurs années et je me demande si vous ne commencez pas a partir dans une logique populiste, il faut se ressaisir. cordialement
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0 # Yves 2014-02-28 20:11 Détrompez-vous. Je n'ai pas voté Mélenchon en 2012 même si je suis entouré de Mélenchonistes que j'apprécie. J'ai voté Hollande pour des raisons tactiques et assume ce choix. Je ne voulais pas prendre le risque d'une disqualificatio n de "la gauche" au premier tour (comme avec Jospin en 2002) et d'une réélection de Sarkozy.

Je n'ai pas voté Hollande par conviction. Mon principal objectif était de dégager Sarko !

Et puisque vous me taxez de "populiste", j'assume !… comme Jean-Luc Mélenchon d'ailleurs qui l'a revendiqué haut et fort. ;-)

www.lexpress.fr/actualite/politique/melenchon-populiste-moi-j-assume_919603.html

Ce n'est pas un gros mot !

Notre échange a un mérite : Souligner le fossé qui se creuse entre la réalité terrain, le vécu des personnes DE TOUTES ORIGINES qui peuplent ce pays, et les orientations politiques de leurs représentants de droite ET de gauche.

Je ne suis pas certain, par exemple, que la régularisation de tous les sans-papiers est une revendication forte des électeurs du FdG. Il est même envisageable que cet engagement, certes louable dans l'esprit, ne restreigne son potentiel électoral. Je m'interroge, rien de plus.

C'est d'ailleurs le fondement de l'article référence, que confirme - JE LE DÉPLORE - les derniers sondages.

Si des tendances progressent en France, ce sont bien l'abstention ET les positions du FN.

Même chez nous, sur Actuchomage, nous le ressentons (l'abstention et les intentions de vote FN dépassent les 50% sur notre petit sondage. Une PREMIÈRE depuis la création du site !).

Il y a aussi une autre solution radicale : Ne pas en parler !
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0 # Amindada 2014-03-01 12:28 "Je ne suis pas certain, par exemple, que la régularisation de tous les sans-papiers est une revendication forte des électeurs du FdG"

100% d'accord, je pense même que ce n'est pas forcément le souhait des élécteurs LO ou NPA que les prochains gouernements aient ne serait-ce qu'un a priori positif sur les effets de l'immigration.

Mais ça ne veut pas dire qu'ils ont raison.
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0 # Yves 2014-03-01 12:55 Nul besoin d'être raciste, xénophobe ou d'extrême droite pour s'interroger sur les "apports de l'immigration" en période de chômage de masse.

Comme je le répète à longueur de commentaires, le chômage ne touche pas que les Français blancs, les Gaulois comme on dit. Il touche plus encore sans doute les Français issus de la diversité et les immigrés installés de longue date. Je radote.

Aujourd'hui, par exemple, les chauffeurs routiers français (qu'ils soient blancs, arabes, noirs…) trouvent de moins en moins de boulot car ils sont concurrencés par des chauffeurs routiers polonais, chypriotes, roumains… payés aux conditions de leurs pays d'origine, à savoir 400 ou 500 euros de fixe + une prime au nombre de kilomètres parcourus (une disposition INTERDITE en France).

Un reportage très instructif et accablant était consacré à ce sujet, hier sur W9 : La Dangereuse Guerre des Routiers.

www.6play.fr/m6/#/w9/enquete-d-action/11347988-s02e24-poids-lourds-la-dangereuse-guerre-des-routiers

Comme dirait Coluche : "Qu'est-ce que c'est que ces Polonais qui viennent voler le pain de nos Arabes !".

C'est de l'humour… pas du populisme ! ;-) Mais c'est aussi la réalité.
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0 # Amindada 2014-03-01 14:34 Effectivement j'en viens aussi à radoter, mais l'immigration et les travailleurs détachés ce n'est pas la même chose. Vous pouvez très bien faire une politique où vous accepter par exemple un grand nombre d'étudiants étrangers, de travailleurs immigrés etc. sans pour autant être favorable à tel ou tel ersatz de la directive Bolkenstein. Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # Yves 2014-03-02 21:30 Votre raisonnement est contradictoire. Le patronat européen et nos dirigeants de droite et "sociaux-libéraux" ont tout intérêt à mettre les travailleurs en concurrence entre eux, pour faire baisser le "coût" du travail. C'est un OBJECTIF EUROPÉEN.

Le patronat ne fait pas de distinction entre "travailleurs détachés" (européens) et "immigrés" (des autres continents). Il s'en fout !

Ce qui compte pour lui est de bénéficier de travailleurs dociles et "bon marché".

Avec 3,3 millions de chômeurs, de nouveaux immigrés et des "travailleurs détachés", il n'a que l'embarras du choix.

Tel est le but recherché… et ATTEINT !
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0 # pqjvld 2014-03-03 12:31 C'est terrible que le FN passe pour la seule option contre le libéralisme et pour le protectionnisme , surtout après trente ans d'ultralibéralism e. Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # pqjvld 2014-03-03 12:46 Il n'y a pas que le dumping social derrière le chômage de masse, il y a aussi un changement majeur auquel l'organisation politique et sociale refuse de s'adapter : l'évolution technologique rend caducs les besoins en main d’œuvre d'avant l'automation. Avec l'imprimante 3D, il n'y a même plus besoin d'humain pour fabriquer des pièces.
Je ne vois qu'un retour à l'artisanat pour remettre les gens au travail.
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0 # Amindada 2014-03-04 15:42 "Le patronat ne fait pas de distinction entre "travailleurs détachés" (européens) et "immigrés" (des autres continents). Il s'en fout ! "

Bien sur qu'il fait la différence puisque les immigrés contrairement au travailleurs détachés, ils sont embauchés avec le droit social français.

Vous, vous acharnez à dire que l'immigration fait baisser les salaires, mais concomitance n'est pas causalité.

Vous reprenez sans nuance les arguments d'un Zemmour ou d'un Phillipot.
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0 # Yves 2014-03-04 16:30 Je ne m'acharne pas. Je ne fustige pas les immigrés qui sont, par millions, installés en France. Ce n'est pas le propos.

Et ne me prêtez pas de "références" qui ne sont pas les miennes, SVP.

Je pense faire preuve ici, par mon engagement militant, d'une certaine "ouverture d'esprit" et d'une sensibilité solidaire.

Mais vous ne m'enlèverez pas de l'idée qu'en période de chômage massif, il convient - avant tout - d'assurer un emploi aux personnes déjà présentes sur le territoire.

Ce n'est pas de l'égoïsme ou de la xénophobie. Pour moi, c'est du bon sens.

Par ailleurs, il ne vous a pas échappé - j'espère - qu'une frange (certes marginale) d'immigrés travaillent dans des conditions plus ou moins conformes à la règlementation, faute de papiers en règle et de permis.

Je ne conteste pas que les premiers fautifs sont leurs employeurs. Cependant, les uns et les autres (employeurs voyous et immigrés clandestins acceptant des conditions dégradées) contribuent à la stagnation (voire une baisse) des salaires dans certains secteurs, notamment le BTP (mais pas seulement).

Comme je l'ai écrit plus haut, si vous estimez que plus d'immigrés en France, ce sont plus d'emplois et moins de chômage, à votre guise. Je respecte votre point de vue. Mais je ne suis pas certain qu'une large majorité de Français et d'immigrés installés depuis longtemps y adhèrent.

La vraie question - et la seule qui mérite d'être débattue d'ailleurs - est comment fournir un emploi à quelque 3,3 millions de chômeurs de catégorie A, de toutes origines.

Plus le chômage augmente, plus le FN y puise des arguments électoraux. Et plus ses thèses progressent dans l'opinion.

C'est un constat que vous semblez ignorer. Vous êtes libre d'exprimer vos convictions, permettez-moi de l'être des miennes. Merci.

PS : Par ailleurs, c'est toujours gênant d'échanger avec un "inconnu" qui se cache sous un pseudo "contestable". En revanche, nos lecteurs et habitués savent que derrière le pseudo "Yves" se cache le "Zemmour" ou le "Philippot" qui a créé Actuchomage… donc un gros réac' d'extrême droite.
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0 # Amindada 2014-03-04 17:58 Si vous en êtes à attaquer le pseudo… Je ne vais pas mettre mon vrai nom, mon prénom et mon adresse.

Vous proposez de réduire l'immigration (c'est vrai vous ne le dites jamais directement, c'est un peu comme s'exprimer sous pseudo, pas très franc du collier) pour faire baisser le vote front national; avec le même raisonnement, on pourrait aussi rétablir la peine de mort, interdire l'ivg etc. les gens n'auront plus de raison de voter FN puisque son programme sera appliqué.

Je ne dis pas que vous êtes Zemmour ou Phillipot, mais vous reprenez quasiment mot pour mot leur arguments, je vous met au défi de me trouver une personnalité de gauche qui défend l'idée de réduire l'immigration dans un but de réduction du chomage (car bien sur vous allez bosser dans le BTP à la place des maliens).

On pourrait aussi mettre la retraite à 50 ans, les jeunes reprendrait leurs métiers et le chomage disparaitrai puisque il existerait un stock d'emploi à partager.
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0 # Yves 2014-03-04 20:42 Disons que votre pseudo en dit long sur vos intentions… Il ne me viendrait pas à l'idée de m'attribuer le nom d'un des pires dictateurs africains pour venir professer des leçons de "bien-pensance".

Non seulement vous en avez pris le nom, mais aussi l'étroitesse d'esprit et la paranoïa. Je ne parle pas de réduire l'immigration. Relisez mes commentaires.

Je dis - et redis - qu'en période de chômage massif, il n'est pas nécessaire d'accroître plus encore les tensions, par un renforcement de la concurrence entre travailleurs, notamment les moins qualifiés.

Mais vous avez raison sur un point : L'immigration est un sujet tabou à Gauche. Vous le démontrez une fois encore. L'aborder vous classe - par principe - dans les rangs extrémistes.

Seulement voilà, "cher" Amindada, je suis plus âgé que Zemmour et Philippot. Je n'ai pas attendu leur avis sur la question pour prendre position, d'autant que je n'ai jamais lu une ligne de leurs écrits. Dont je me fous par ailleurs !

Vous m'attribuez des références qui ne sont pas les miennes… À ce rythme, vous confirmerez sous peu le principe de la Loi Godwin : « Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d'y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1 ».

Nous y arrivons à grands pas… de l'oie !
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0 # Pierrote 2014-03-04 21:32 "Je ne vois qu'un retour à l'artisanat pour remettre les gens au travail."

C'est vrai, ça ; les sirènes du Rock'n'Roll ont sinistrées le petit patronat accoustique.
Cherche cours de lutherie pas cher pour fabriquer une réplique de "Martin D-58" et auditionner à la RATP.

Si le point Godwin devient inéluctable au bout de 10 billets, c'est que toutes les couches superficielles ont étés énoncées et qu'au coeur de cet oignon bat un machin.

La question, donc est : "Est-ce que ce que dit Hitler est abusif ?".

Si Hitler dit : "L'éducation doit aborder dans les premiers temps les bases fondamentales et la culture générale, de façon à ce que l'individu puisse ensuite se guider librement dans ses choix selon ses aspirations pour ensuite étoffer ses connaissances, lui permettant d'accéder à l'autonomie. La spécialisation doit intervenir au plus tard".

Est-ce que cette proposition est fondamentalemen t insupportable ou absolument légitime ?
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0 # Poil à gratter 2014-04-25 23:15 Voilà où cela mène quand on met au pouvoir l'extrême-droite:

www.lepoint.fr/monde/a-verone-la-generosite-peut-couter-cher-25-04-2014-1816193_24.php
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