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La discrimination au travail touche 30% des actifs

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L'âge, le sexe et la maternité en sont les premiers critères, selon un baromètre réalisé pour le Défenseur des droits et l'OIT.

Trois actifs sur dix déclarent avoir été victimes d'au moins une discrimination au travail et la grande majorité estime que la crise augmente le risque d'être touché, relève un sondage rendu public lundi 14 janvier. Selon cette sixième édition du baromètre réalisé réalisé par l'Ifop pour le Défenseur des droits et l'Organisation internationale du travail, 29% des agents de la fonction publique et 30% des salariés du privé déclarent avoir été la cible de discrimination au moins une fois. L'année précédente, ils étaient 26% dans cette situation dans le public et 28% dans le privé.

Pour les personnes interrogées, dont 34% ont été témoins d'au moins une discrimination, la crise et la détérioration de la situation sur le marché de l'emploi ont une forte influence sur la fréquence des discriminations dans le travail. 81% d'entre elles jugent en effet que cela augmente le risque.

Enceinte, ou trop vieille ?

Dans le détail, les principaux critères de discrimination cités par les victimes sont liés à l'âge (en particulier dans le privé : 32%, contre 20% dans le public), le sexe (22% et 26% respectivement) et la grossesse ou la maternité (21% et 24%). Logiquement, les femmes sont plus touchées que les hommes (+11 points dans le privé et +8 dans le public).

Les responsables désignés par les victimes sont la direction et le supérieur hiérarchique direct, suivi des collègues de travail. Près de 4 victimes sur 10 rapportent par ailleurs n'avoir rien dit (40% dans le public, 38% dans le privé), principalement parce qu'elles pensaient que cela n'aurait rien changé. Malgré cette résignation apparente, la quasi-totalité des personnes sondées (99% dans le public, 98% dans le privé) juge important de lutter contre les discriminations.

La maladie, premier frein à l'embauche

A compétences égales, les sondés estiment par ailleurs qu'être atteint d'une maladie grave ou chronique est le premier inconvénient pour être embauché ou progresser dans la carrière (69% dans le public et 65% dans le privé) devant l'appartenance à la communauté des gens du voyage (68% et 65%), puis le fait d'être handicapé (57% et 53%) et d'être âgé de plus de 45 ans (55% et 51%). Les sondés citent aussi le fait d'être obèse (56% et 48%), transsexuel (48% et 47%), étranger (49% et 40%) ou encore syndiqué (25% et 34%).

L'enquête a été menée par téléphone du 28 novembre au 12 décembre auprès d'un échantillon représentatif de 500 salariés du privé et de 500 agents de la fonction publique, selon la méthode des quotas.

(Source : Le Nouvel Obs)

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Mis à jour ( Mercredi, 16 Janvier 2013 15:09 )  

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