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Accueil La revue de presse Le gouvernement fait pression pour reporter les plans sociaux après les élections

Le gouvernement fait pression pour reporter les plans sociaux après les élections

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François Chérèque confirme que le ministère du Travail enjoint certaines directions d'entreprises de repousser leurs annonces de plans de licenciements après le 6 Mai.

Cette manœuvre met à mal la posture de "défenseur de l'emploi" que le candidat Nicolas Sarkozy tente de développer lors de sa campagne et au gré de ses déplacements.

Mardi soir, dans l'émission Preuves par 3 sur Public Sénat, le leader de la CFDT explique : “Je rencontre régulièrement des chefs d’entreprises et des DRH. Certains me disent que, toutes les semaines, le ministère du Travail leur téléphone pour leur demander leurs intentions vis-à-vis de l’emploi et leur dire que s’ils avaient des intentions de licencier, qu’ils les reportent à plus tard. Il y en a plusieurs qui me l’ont dit, je le dis avec une grande franchise, c’est une réalité”.

“Moi, ce que me disent ces chefs d’entreprise, c’est qu’ils reçoivent régulièrement des coups de téléphone du ministère sur ce sujet là et je trouve ça relativement déplacé”, commente-t-il par la suite.

Areva et Peugeot visés

Questionné sur les noms des entreprises visées par le gouvernement, François Chérèque développe : “De toute façon, Areva, le patron d’Areva, et c’était public, […] a été convoqué chez le ministre en disant : "Vous ne faites pas de plan social". Le patron de chez Peugeot a été convoqué chez le président”. Et de commenter : “La grande nouveauté en France, c’est qu’on fait des plans sociaux sans licenciements. C’est quand même des pertes d'emplois”.

Les entreprises en difficulté, des éléments de communication

François Chérèque va plus loin dans les derniers épisodes d'instrumentalisation politique du président-candidat des drames que vivent des entreprises comme Lejaby, Photowatt ou Arcelor-Mittal : “Ce que je dis là, ça veut dire que tout ce qui est fait vis-à-vis des entreprises qui sont en difficulté, c’est quelque part aussi un élément de communication. Je crois qu’il faut déconnecter le rythme de la vie politique de la vie sociale. Quand il y a un problème dans une entreprise, il faut le traiter. Quand il se pose, pas plus tard parce que c’est toujours pire”.

(Source : L'Humanité)

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Mis à jour ( Mardi, 22 Mai 2012 12:17 )  

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