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Accueil s'informer La revue de presse Au secours, le Medef revient à la tête de l'Unedic !

Au secours, le Medef revient à la tête de l'Unedic !

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Jean-François Pilliard devrait être élu aujourd'hui président, pour deux ans, du conseil d'administration de l'assurance chômage.

Le conseil d'administration de l'Unedic élit aujourd'hui son nouveau président pour deux ans. Sauf surprise de dernière minute, le président de la commission protection sociale du Medef, Jean-François Pilliard, devrait prendre la tête de l'organisme paritaire et ainsi succéder, en vertu de la présidence tournante entre syndicats et patronat, à Gaby Bonnand (CFDT).

De même que la présidence de la commission protection sociale avait été rendue disponible par le départ de la fédération de l'agroalimentaire du Medef fin 2009, l'arrivée de Free dans le secteur du mobile a empêché Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président de l'Unedic mais aussi patron de Virgin Mobile, de solliciter un nouveau mandat que le Medef n'était d'ailleurs peut-être pas prêt à lui accorder, préférant offrir la place à l'UIMM.

Mise en quarantaine fin 2007 par l'affaire des retraits de fonds en liquide, la métallurgie reconquiert ainsi, lentement mais sûrement, son influence au sein des instances sociales du patronat. La commission protection sociale a porté les grands dossiers du deuxième mandat de Laurence Parisot : la réforme des retraites en 2010, la TVA sociale ces derniers mois et les accords compétitivité-emploi, que l'UIMM a «vendus» cet automne au ministre du Travail, Xavier Bertrand. Des dossiers qui ont avancé beaucoup plus vite que les négociations entre partenaires sociaux, pour la plupart enlisées depuis des mois. La présidence de l'Agirc vient aussi d'échoir, fin janvier, au DRH d'Areva (Philippe Vivien), un poids lourd de la métallurgie.

«Relation équilibrée»

Chacun assure, tant au Medef qu'à l'UIMM, que l'heure n'est plus à la revanche entre les deux organisations. «Nous sommes dans une relation équilibrée», dit l'un. «Nous avons une très belle entente», assure l'autre. Laurence Parisot devant quitter la présidence du Medef en juillet 2013, l'UIMM s'est ainsi offert du temps pour trouver un candidat industriel à sa succession. La métallurgie sait nouer en outre, au gré des sujets, des accords avec des fédérations de services. Pour la campagne présidentielle, l'UIMM laisse la priorité au Medef : la métallurgie tiendra sa convention programmatique le 16 février, le Medef lancera ses propositions ces prochains jours.

L'influence retrouvée de la métallurgie se voit également à la CGPME, dont elle est aussi le premier adhérent. Très agacée des positions de l'organisation sur le paritarisme et la représentativité patronale, l'UIMM menace de lui retirer son soutien. Avec une date limite fixée à mi-mars.

(Source : Les Echos)


NDLR : Patricia Ferrand, secrétaire confédérale de la CFDT chargée des dossiers emploi et chômage, a été élue première vice-présidente de l'organisme paritaire.

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Mis à jour ( Jeudi, 09 Février 2012 07:05 )  

Commentaires 

 
# superuser 2012-02-07 05:44 A Pôle Emploi, un nouveau DG aux ordres

Lire cette interview de Jean Bassères dans Les Echos :

www.lesechos.fr/economie-politique/france/interview/0201881558912-pole-emploi-a-besoin-d-un-nouveau-souffle-284721.php

Je cite :

« Quand on parle de l'efficacité de l'Education nationale, le débat ne se résume plus à la taille des classes. C'est la même chose pour Pôle Emploi. Il faut dépasser la notion de taille de portefeuille. J'aimerais que nous soyons évalués sur nos résultats et non sur nos moyens.

(…) Il va falloir, pour y arriver, réduire les frais de fonctionnement - une baisse de 8% est prévue dans le budget de 2012 - et maîtriser la masse salariale.

(…) Il faut donner assez de marges de manœuvre au conseiller pour qu'il puisse, à partir de cet entretien [l'EID], adapter le rythme, la fréquence et les modalités de l'accompagnement, en respectant l'obligation de deux entretiens physiques au quatrième et au neuvième mois.

Au-delà, quelle place doivent occuper les services dématérialisés ? Faut-il mettre en œuvre des approches plus collectives ? Devons-nous confier l'accompagnement renforcé à des équipes spécialisées ? Autant de questions qui méritent d'être posées. »

En clair : outre "réduire les frais de fonctionnement" et "maîtriser la masse salariale", donc faire fi des "moyens" pour obtenir les meilleurs "résultats" possibles en saignant toujours plus les agents, la dématérialisati on des courriers va se poursuivre, et les "infos col" ou l'externalisation de l'accompagnement seront développés.

C'est ça, son «nouveau souffle» : le changement dans la continuité.
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