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Drame du chômage dans le Lot

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Une mère est jugée ce matin pour l'assassinat de son mari et de son petit garçon, poignardés en 2010 dans la maison de cette famille plongée dans le chômage et la misère.

Le 9 avril 2010, Marie-Anne Lafosse, secrétaire au chômage et en plein désespoir, avait préparé un plat empoisonné. Après le déjeuner, elle a poignardé en plein cœur son mari, puis son fils de 8 ans, avant de tenter de tuer sa fille de 10 ans qui, malgré ses blessures, a réussi à s'échapper et à se réfugier chez des voisins.

La mère a ensuite tenté de se suicider, en vain. Elle a laissé un message sur la table de la cuisine, expliquant qu'elle était à bout de forces et blâmait son fils aîné, 12 ans, absent du foyer le jour du drame. La veille, elle s'était mise en colère car celui-ci avait avoué à l'infirmière de son établissement des privations de nourriture répétées.

"C'est du Zola. Cette famille repliée sur elle-même vivait dans la misère. Ils étaient dans la précarité financière, intellectuelle et affective", décrit Me Nicolas Raynaud de Lage, avocat de Mme Lafosse.

La mère, placée plusieurs semaines en hôpital psychiatrique après le double meurtre, reconnaît les faits mais conteste la préméditation. Elle évoque la situation financière désastreuse et une profonde déprime pour expliquer son passage à l'acte meurtrier.

Depuis le 9 avril 2010, l'accusée a eu des échanges épistolaires mais pas de contacts directs avec sa fille, qui vit avec ses grands-parents, ni avec son fils aîné, placé dans un institut spécialisé. "Elle aime ses enfants et voudrait les voir", dit son avocat.

La famille vivait dans une vieille maison à Payrignac (nord-ouest du Lot) où ils s'étaient installés car le père avait trouvé un emploi de mécanicien dans la région, avant de se retrouver au chômage lui aussi. Pour faire face à leurs besoins, outre quelques aides sociales, la mère lavait le linge de pensionnaires d'une maison de retraite. Le couple effectuait des petits boulots.

Marie-Anne Lafosse, 49 ans, encourt la réclusion criminelle à perpétuité, une peine que son avocat veut lui éviter. "Y a-t-il une utilité sociale à imposer la perpétuité à cette mère ?, s'interroge-t-il. Elle n'est pas dangereuse, elle ne l'est plus. Juger, c'est comprendre. Je demande à la cour de comprendre ce qui a mené cette femme à commettre ce geste malheureux".

Le verdict de la Cour d'assises du Lot est attendu vendredi en fin de journée.

(Source : Les Echos)

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Mis à jour ( Lundi, 23 Janvier 2012 14:59 )  

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