Actu Chômage

jeudi
24 mai
  • Connexion
  • Créer un compte
    Enregistrement
    *
    *
    *
    *
    *
    (*) Les champs marqués avec astérisque sont requis.
    Captcha plugin for Joomla from Outsource Online
     
  • Recherche
Taille du texte
  • Agrandir la taille du texte
  • Taille du texte par defaut
  • Diminuer la taille du texte
Accueil s'informer La revue de presse Drame du chômage dans le Lot

Drame du chômage dans le Lot

Envoyer Imprimer
Une mère est jugée ce matin pour l'assassinat de son mari et de son petit garçon, poignardés en 2010 dans la maison de cette famille plongée dans le chômage et la misère.

Le 9 avril 2010, Marie-Anne Lafosse, secrétaire au chômage et en plein désespoir, avait préparé un plat empoisonné. Après le déjeuner, elle a poignardé en plein cœur son mari, puis son fils de 8 ans, avant de tenter de tuer sa fille de 10 ans qui, malgré ses blessures, a réussi à s'échapper et à se réfugier chez des voisins.

La mère a ensuite tenté de se suicider, en vain. Elle a laissé un message sur la table de la cuisine, expliquant qu'elle était à bout de forces et blâmait son fils aîné, 12 ans, absent du foyer le jour du drame. La veille, elle s'était mise en colère car celui-ci avait avoué à l'infirmière de son établissement des privations de nourriture répétées.

"C'est du Zola. Cette famille repliée sur elle-même vivait dans la misère. Ils étaient dans la précarité financière, intellectuelle et affective", décrit Me Nicolas Raynaud de Lage, avocat de Mme Lafosse.

La mère, placée plusieurs semaines en hôpital psychiatrique après le double meurtre, reconnaît les faits mais conteste la préméditation. Elle évoque la situation financière désastreuse et une profonde déprime pour expliquer son passage à l'acte meurtrier.

Depuis le 9 avril 2010, l'accusée a eu des échanges épistolaires mais pas de contacts directs avec sa fille, qui vit avec ses grands-parents, ni avec son fils aîné, placé dans un institut spécialisé. "Elle aime ses enfants et voudrait les voir", dit son avocat.

La famille vivait dans une vieille maison à Payrignac (nord-ouest du Lot) où ils s'étaient installés car le père avait trouvé un emploi de mécanicien dans la région, avant de se retrouver au chômage lui aussi. Pour faire face à leurs besoins, outre quelques aides sociales, la mère lavait le linge de pensionnaires d'une maison de retraite. Le couple effectuait des petits boulots.

Marie-Anne Lafosse, 49 ans, encourt la réclusion criminelle à perpétuité, une peine que son avocat veut lui éviter. "Y a-t-il une utilité sociale à imposer la perpétuité à cette mère ?, s'interroge-t-il. Elle n'est pas dangereuse, elle ne l'est plus. Juger, c'est comprendre. Je demande à la cour de comprendre ce qui a mené cette femme à commettre ce geste malheureux".

Le verdict de la Cour d'assises du Lot est attendu vendredi en fin de journée.

(Source : Les Echos)

Lire aussi :
Articles les plus récents :
Articles les plus anciens :

Mis à jour ( Lundi, 23 Janvier 2012 14:59 )  

Commentaires 

 
# Dike 2012-01-24 19:13 Avec le chômage on perd sa place dans la société, dans le monde professionnel ou l'on devait s'épanouir et s'en suit les catastrophes financières et l'opinion cruel d'autrui. Nous sommes nombreux a broyer des idées noirs ! Je comprends malheureusement pourquoi elle en est arrivé là. Quand il n'y a plus d'espoir on pense au pire et bien sur pour nous nos enfants non pas d'avenir dans un monde pareil ! On pense les protéger en les emmenant avec nous. Je souhaite par ce témoignage expliquer ce qui nous traverse l'esprit dans des moment pareil. Certaines personnes comme cette dame ne sont pas suffisamment forte pour refouler dans un coin ces idées noirs, résultats elles passent a l'acte dans un moment de grande vulnérabilité, de panique. Les criminels ne sont pas les suicidaires mais ceux qui nous poussent aux suicides ! c'est eux qui ont du sang sur les mains et qu'il faut dénoncer publiquement. Vivre pour les combattre c'est mieux et actu chômage en est un exemple ! Répondre | Répondre avec citation | Citer
 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Votre avis ?

François Hollande a été élu. Pensez-vous...
 

Zoom sur…

 

Chômeurs «fainéants» et «fraudeurs» : la fabrique d'un discours d'Etat

Etienne Penissat, chargé de recherches au CNRS et membre du CERAPS (Université Lille 2), s’intéresse à une catégorie souvent mobilisée par nos gouvernants : celle des chômeurs «fraudeurs» ...

 

Convocation pour «entretien téléphonique» : pas de sanction possible

Zoom sur une pratique qui se répand, source d'angoisse supplémentaire pour les chômeurs. Une dérive du système aux motifs peu avouables que ses victimes peuvent aisément contrer… à leurs frai...

 

En finir avec l’«assistanat», c’est possible !

Ce week-end, le Figaro Magazine remet le couvert et s'acharne contre «la France des assistés». Riposte.

 

Ces associations qui se battent pour les chômeurs

Au nombre de quatre au niveau national, elles méritent la gratitude et l'adhésion de tous les précaires et privés d'emploi. Grâce à elles - il faut le dire -, en 2004, les «Recalculés» n'aura...

 

La lutte contre le chômage est une escroquerie intellectuelle

Vous estimez que la lutte contre le chômage n'est, visiblement, pas la priorité de ceux qui nous gouvernent ? Vous vous étonnez qu'il n'y ait, sur ce point et depuis si longtemps, jamais de projet ...