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Accueil Social, économie et politique Nicolas Sarkozy veut «resocialiser» les chômeurs de longue durée

Nicolas Sarkozy veut «resocialiser» les chômeurs de longue durée

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«Ceux qui n'ont plus d'activité professionnelle depuis au moins deux ans, tous sans exception, se verront proposer soit une formation, soit un emploi, soit un processus de resocialisation», a-t-il dit.

Avec Nicolas Sarkozy, l'astuce a toujours consisté à supprimer plus ou moins ouvertement quelque chose — des effectifs, un budget, un dispositif… — puis à le rétablir à la portion congrue, mais à grand renfort de com’ pour faire croire à la générosité et à l'efficacité de son action. L'utilisation de ce procédé (je te coupe un bras, puis je te le remplace par une prothèse bas de gamme le moment opportun) revient à plusieurs reprises dans ses annonces à l'issue du «sommet» d'hier — torché en 4 heures —, énième montagne qui a accouché d'une souris.

D'abord, parlons gros sous. Not’ président a mis 430 millions d'euros sur la table pour financer ses mesurettes pré-électorales... Une bagatelle à côté du sérieux tour de vis récemment infligé au budget de la mission Travail & Emploi pour l'année 2012 : une baisse de 12,1% par rapport à 2011, soit une amputation drastique de 1,39 milliard d'euros en pleine montée du chômage, au nom de la réduction des déficits publics. En comparaison, le "redéploiement" de ces 430 millions de "crédits déjà existants" fait office d'aumône… et d'attrape-couillon.

Selon Eric Heyer, économiste à l'OFCE, «le montant annoncé est ridicule !» Il souligne dans L'Expansion que si Nicolas Sarkozy consentait à supprimer le dispositif de défiscalisation des heures supplémentaires, qui coûte 4,5 milliards d'euros par an, le soutien financier de l'Etat à l'emploi pourrait être multiplié par dix.

Ici, Les Echos nous expliquent comment ces 430 millions seront répartis.

Revoilà l'astuce ! On note qu'après avoir supprimé 1.800 postes à Pôle Emploi l'année dernière, 1.000 embauches express sont prévues : des petits nouveaux en CDD qu'il faudra former rapidement, puis jeter au bout d'un an [1]. On imagine que, parmi eux, il y aura pas mal de contrats aidés. Sauf que ces CDD ne seront pas alloués qu'à Pôle Emploi mais déployés sur l'ensemble du service public de l'emploi (c'est-à-dire aussi les missions locales, maisons de l'emploi, etc…). Soyons réalistes : 1.000 CDD supplémentaires alors qu'en ce moment, ce sont 1.000 chômeurs par jour qui s'inscrivent, avouez que l'opération est désespérée.

S'ensuivent une rallonge de 100 millions pour "booster" le chômage partiel (alors que son financement s'est élevé à… 600 millions d'euros en 2009, puis a été stoppé en 2010) + 40 millions pour «former plutôt que licencier» des salariés dans les secteurs en crise, 100 millions pour une offre promotionnelle «zéro charges TPE» censée leur permettre d'embaucher des jeunes de moins de 26 ans payés au Smic, 150 millions pour un nouveau «plan pour les chômeurs de longue durée» (on se souvient du fiasco des précédents…) et — clou du spectacle — la promesse d'une «réforme radicale» de la formation professionnelle alors que celle-ci est particulièrement mal en point. Nicolas Sarkozy a d'ailleurs reconnu que moins de 10% des chômeurs y ont accès. Comment, subitement et en si peu de temps, compte-t-il y remédier ?

Dans ce contexte, Nicolas Sarkozy nous régurgite exactement le même discours qu'il y a un an : il avait dit que Pôle Emploi recevrait «dans les trois mois» tous les chômeurs de longue durée afin de leur proposer «soit une formation [supposée] qualifiante, soit un emploi [un pauvre CUI]». Aujourd'hui, il ne cible plus que les chômeurs de longue durée inscrits à Pôle Emploi depuis plus de deux ans, soit 240.000 personnes rien qu'en catégorie A.

Sauf que l'Elysée ne prévoit de débloquer que 16.000 entrées en formation supplémentaires. Pour tous les autres, ce sera… un contrat aidé !

Pour les quelques chanceux à qui on accordera une formation, de quel type sera-t-elle (qualifiante et suffisamment longue, ou «commando») ? Le chômeur aura-t-il son mot à dire ? On en doute.

Et revoilà l'astuce : après avoir supprimé l'AFDEF (allocation accordée aux chômeurs qui épuisaient leurs droits en cours de formation et dont le montant équivalait à leur ARE) pour la remplacer par la misérable R2F (un forfait de 652 €/mois) limitée à 2011, le voici qui, bon prince, prolonge le dispositif en 2012 ! Avec 652 €, le chômeur de très longue durée, forcément en fin de droits, devra assurer son ordinaire + les frais inhérents à son stage : nourriture, transport, tenue vestimentaire, etc.

A l'issue de la formation, l'intéressé serait obligé d'accepter l'offre d'emploi proposée (si elle existe !) : on en revient aux éternels CUI, solution de facilité par excellence. Le tout visant à améliorer in extremis les chiffres du chômage, puisque les chômeurs en formation basculent en catégorie D et ceux en CUI en catégorie E.

Le gros point noir, c'est «le processus de resocialisation» que Nicolas Sarkozy a évoqué en dernier recours, sans plus de précision. Va-t-il ouvrir des centres d'éducation pour les chômeurs de longue durée, considérés comme des délinquants ou des malades mentaux ? Les conseillers Pôle Emploi devront-ils déployer des talents de psychiatres ? Tout cela est limite répugnant. Pour «resocialiser» les chômeurs et les sortir de l’«assistanat», ce sont de véritables emplois correctement rémunérés qu'il faudrait créer, et rien d'autre ! De toutes ces broutilles électoralistes, nous n'avons que faire.

Mais le pire est à venir : on attend, fin janvier, les détails sur les dossiers chauds de la TVA (anti)sociale, des "accords de compétitivité" et d'un éventuel passage aux 37 heures, autant de points lancés avant le «sommet» d'hier, que Nicolas Sarkozy s'est bien gardé de développer.

SH

[1] Dans le même temps, plus de 1.000 CDD arrivent à leur terme à Pôle Emploi : le plus simple serait de les reconduire, mais cela entraînerait de fait leur requalification en CDI. On va donc les laisser partir — alors qu'ils sont opérationnels — pour les remplacer par de nouveaux CDD qu'il faudra, à leur tour, former. Et que deviendront ceux dont le contrat ne sera pas renouvelé ? De nouveaux "clients" de Pôle Emploi, bien sûr !

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Mis à jour ( Vendredi, 09 Mars 2012 05:24 )  

Commentaires 

 
+1 # zypos 2012-01-19 09:45 Processus de resocialisation : je me porte volontaire. Mais au vu de mon âge et de mon expérience professionnelle (43 ans de carrière), je ne vois qu'une solution : Remettre les chambres à gaz en service ! Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # Thannhauser 2012-01-19 22:15 Allons, allons…chambres à gaz…C'est démodé.
Il suffirait d'éloigner les inutiles des centres, les concentrer dans das camps ou HLM vétustes, loin de tout, dépourvu de services médicaux, laisser aux sociétés caricatives le soin de les vêtir et nourrir…
On plaisante, mais je connais même des intellectuels de renom qui défendent ce genre de "solution".
L'histoire nous apprend que tout peut arriver. Même ce qui n'est pas imaginable aujourd'hui.
Donc il faut s'unir et se rassembler. Personne ne luttera à votre place.
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0 # tristesir 2012-01-19 11:30 resocialisation ?

Ils vont créer des groupes de parole de chômeurs où chacun devra faire son autocritique (le pourquoi il n'occupe pas un des "500 000 emplois non pourvus" qui sont agités régulièrement dans les média et par la sarkosphère pour asseoir l'idée que les chômeurs sont des fainéants) devant les autres?

A moins qu'il faille faire son autocritique sur la place devant la mairie de notre ville?
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0 # tristesir 2012-01-19 11:37 Est-ce à dire que le seul moyen d'avoir des relations sociales est de se faire exploiter dans un travail salarié?

A l'heure où le nombre d'emplois diminue à grande vitesse
(moins de 140 000 annonces d'offre d'emploi sur le site de Pôle emploi ce jour) se reposer sur le travail pour socialiser les gens est une provocation et une aberration.
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0 # superuser 2012-01-19 13:50 C'est le fond du problème : on veut nous faire croire que le seul moyen d'avoir sa place dans la société et de lui être utile (enfin, d'être utile au système), c'est de travailler (d'avoir un emploi ou d'exercer "une activité marchande"). Or, on peut être épanoui et utile au monde en dehors de l'emploi ou d'une activité marchande.

La définition du mot "travail" est déjà en soi un vaste débat :

www.actuchomage.org/Les-dossiers/quest-ce-que-le-travail.html

Ensuite, la quantification économique de la valeur du travail en est un autre :

www.actuchomage.org/2011030614542/La-revue-de-presse/de-la-valeur-des-lactivites-non-marchandesr.html

Enfin, il y a aussi la rétribution/reconnaissance du travail en fonction de son utilité sociale :

www.actuchomage.org/2010061711371/La-revue-de-presse/les-boulots-les-plus-utiles-sont-les-moins-payes.html

Mais tout cela est bien trop subtil pour not’ président et ses sbires dont le raisonnement primaire consiste à nous maintenir dans l'asservissement.
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0 # Monolecte 2012-01-19 11:52 Quand j'étais chômeuse officielle, j'ai participé à des associations, j'ai été correspondante de presse, j'ai siégé dans des comités de pilotage avec tous les élus et chefs d'entreprises du coin. Tout le monde me connaissait, tout le monde louait mon boulot… tant que je le faisais à l'œil!
Alors faut pas m'emmerder avec les conneries de désocialisation des chômeurs!
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0 # desenfants 2012-01-20 08:56 Bravo ! Moi aussi j'ai donné dans le bénévolat les 2 premières années. On me félicitait d'apprendre si vite des fonctions aux antipodes de mes connaissances antérieures. Et quand je me présentait quelque part pour 1 travail rémunéré soudain je "devenais bonne à rien". Oh… "on" me le disait de façon français correct et poli mais c'est exactement ce que cela signifiat ! Encore hier… "je n'ai pas assez de bouteille" dans mon nouveau métier pour décrocher un 1er poste !!! Alors me resocialiser ? OK je ne demande pas mieux qu'on me propose une autre formation ou un emploi-aidé compatible avec ma fatigabilité cardiaque.. Je l'attends de pied ferme !!!.

Betty
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0 # desenfants 2012-01-20 08:58 Quand j'étais infirmière on me reprochait souvent "de ne pas être assez gentille, aimable, empathique, maternante avec mes malades". Depuis que je ne peux plus exercer, partout même dans les asso. et le bénévolat on me reproche maintenant d'être "trop gentille, douce, l'air maternante avec les autres, trop de sollicictude, trop prête à aider rendre service" !!!! Cherchez l'erreur ! Répondre | Répondre avec citation |
 
 
+1 # hervé85 2012-01-19 12:37 Ce sont les membres du gouvernement qu'il faudrait resocialiser. Ils sont tellement dans leur galaxie qu'ils en oublient la réalité que vivent la plupart des gens . Qu'ils descendent de leurs privilèges et viennent voir la précarité grandissante qui se propage à grande échelle ! Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # fredo ettonio 2012-01-19 12:40 je veux bien aller dans ses centres de resocialisation si y'a des gonzesses Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # Hector 2012-01-19 13:35 Comment la droite libérale pourrait-elle en vouloir aux "asociaux" qui sont pourtant, bien malgré eux, les meilleurs défenseurs du modèle de société qu'elle propose ? Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # clmasse 2012-01-19 14:34 Resocialisation : C'est un mot valise. Ça veut dire que pour presque tous les chômeurs, ils ne pourront rien faire. Alors il ne feront rien, mais le rebaptiseront "resocialisation " pour donner l'impression de faire quelque chose. Au passage, et c'est pas un hasard, le chômeur passe pour un associal. Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # tristesir 2012-01-19 17:09 Citer:
Au passage, et c'est pas un hasard, le chômeur passe pour un asocial.
Le mouvement est de criminaliser le fait d'être chômeur.
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0 # Chris94 2012-01-22 10:40 Oh! moi qui prenait ça comme une priorité de redonner un emploi aux chômeurs de longue durée, je suis vraiment naïf :(. Prochaine étape? offrir un accompagnement psychiatrique gratuit pour les chômeurs dépressifs ou désespérés, histoire de montrer que ce sont aussi des malades mentaux? Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # Trinita 2012-01-19 18:36 Je me demandais si "re-socialiser" signifiait "inciter à redevenir socialiste"… Du coup j'ai voulu savoir ce qu'il en était selon mon dictionnaire :
"Socialiser : Déposséder au profit de l'Etat, par rachat, expropriation ou réquisition, les propriétaires de certains moyens de production."
Bon, certes, il existe une autre définition.
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0 # Thannhauser 2012-01-19 22:01 J'espère que l'électeur n'est pas dupe. Sarkozy s'agite peu avant les présidentielles , comme si rien n'aurait été fait jusqu'à présent. C'est malheureusement le cas, que des effets d'annonce, maigres résultats.
Une faute supplémentaire (à mon avis) : il a reçu peu avant Noêl l'ancien chancelier Schröder, et récemment à nouveau, pour parler de l'emploi en France. Schröder ("social" démocrate) est aux yeux du public allemand le symbole du déclassement social et surtout du dumping social, un carriériste sans complexe qui s'est mis au service du patronat.
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0 # maguy 2012-01-20 08:09 Schröder, aussi "socialiste" que blair était "travailliste" ou clinton ou obama "démocrates". A part ce dernier ils se sont reconvertis sans honte au service des capitalistes en donnant des conférences et des conseils fort bien payés après s'être couchés devant eux en sacrifiant des millions de gens.
Tiens, une reconversion en vue pour notre délinquant sexuel kalamiteux.
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0 # Plouf emploi 2012-01-20 16:14 Ça sent la désocialisation …Dans six mois, une fois les cui terminé. Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # col porteur 2012-01-21 16:15 Du Vichyssois de Neuilly qui déclarait en 2007, "le travail c'est la liberté", c'est pas étonnant.

On va encore nous socialiser à mort… comme chez Orange ?

On pourra lire à propos de la perversité de cette société : Le RSA, « absurdité » et « torture morale », une enquête à Paris , www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5996
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0 # diety 2012-01-21 22:08 Il est bien l'article (lien de col porteur)

Pis encore, selon les témoignages recueillis, les chercheurs affirment que « tout se passe donc comme un jeu de rôles dans un théâtre où l’on obligerait les allocataires à singer la recherche frénétique d’emploi alors qu’il n’y a pas d’emplois… [12] En l’absence d’emplois, la mécanique des droits et devoirs, même mise en œuvre de la façon la plus humaine possible, peut se transformer en instrument de torture morale…
C'est exactement ça.
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0 # RaoulPiconBière 2012-01-21 22:31 Citer:
En l’absence d’emplois, la mécanique des droits et devoirs, même mise en œuvre de la façon la plus humaine possible, peut se transformer en instrument de torture morale…
Excellent, en effet.
On peut même être beaucoup plus affirmatif :
En l’absence d’emplois, la mécanique des droits et devoirs, se transforme inévitablement en instrument de torture morale pour les humains qui la mettent en oeuvre….
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0 # tristesir 2012-01-23 15:58 Les chômeurs de longue durée finissent toujours par l'avoir dans le CUI ! Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # willemijns2 2012-01-24 00:39 http://golem13.fr/crisebox-les-coffrets-cadeaux-de-la-crise/ Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # superuser 2012-01-24 10:42 On dit : "tout est bon dans le cochon". Pour les rapaces qui font feu de tout bois, on peut remplacer le mot "cochon" par le mot "crise". Comme l'a démontré Naomi Klein dans son livre La Stratégie du choc, pour le système capitaliste ultralibéral, toute crise ou catastrophe est bonne pour abuser des gens. Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # marc44 2012-02-11 16:22 On ne parle pas de resocialiser les retraités par exemple. pourquoi les chômeurs deviendraient-ils obligatoirement des associaux? Qu'est-ce que cette société qui ne voudrait reconnaitre un individu qu'à la seule dimension de son emploi?

Soyons sérieux, il n'y a pas de bonnes formations à proposer : soit elles sont débordées de listes d'attentes interminables, soit elles sont très couteuses. Et des formations pour quel emploi puisque le gouvernement est défaillant dans sa politique à ce sujet…et ne paraît pas près de faire son "mea culpa".
Il reste des pseudo-formations pour des "emplois solidarités" ou autres bouches trous de la fonction publique ( Humiliation et déprime à la clé..) .

Signalons au passage que nombre de chômeurs ne sont certainement pas des parasites au vu de leurs cotisations avant de connaitre cette infortune. Contrairement aux élus qui se sont octroyé des allocations "très améliorées".

Sarkosi n'est-il pas en train de nous réinventer le STO?
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0 # tudiquoi 2012-02-16 12:37 questions idiotes sur les formations:
- où trouver les professeurs? (alors qu'on doit supprimer des postes!)
-ne faudra-il-pas avant tout former des professeurs aux nouvelles technologies qui manquent cruellement de professionnels?
- faudra-t-il accepter de passer d'un niveau BTS au niveau d'un CAP dans un créneau obligé (soit disant porteur d'emploi)
- où trouver les locaux et les équipements nécessaires?
- qui financera les moyens de déplacement des futures "élèves" (surtout pour ceux qui habitent en pleines campagnes)
- combien de temps et de milliards faudra-t-il engager avant de rentabiliser ce fabuleux et intelligent projet?
il serait juste que sur une formation obligée, existe aussi l'obligation de fournir le poste adéquat en sortie ( au train où ça va, mieux vaut apprendre à nos enfants à faire la manche aux touristes chinois devant la pyramide du Louvre comme d'autres enfants le font devant celles d'Egypte)

-
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0 # willemijns2 2012-02-16 12:48 Multi-citer tudiquoi:
au train où ça va, mieux vaut apprendre à nos enfants à faire la manche aux touristes chinois devant la pyramide du Louvre comme d'autres enfants le font devant celles d'Egypte)
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+1 (malheureusemen t)
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0 # superuser 2012-02-16 12:55 Il ne faut pas mélanger la formation des enfants et des jeunes avec la formation continue des adultes, salariés ou chômeurs (sujet de l'article et de la polémique lancée par Sarkozy).

Mais dans les deux cas, que ce soit du côté de l'Education nationale ou de la formation professionnelle , Nicolas Sarkozy a tout décimé. Puis, arrivé en fin de mandat, le voici qui joue les pompiers pyromanes…
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0 # willemijns2 2012-02-16 13:24 Multi-citer superuser:
Il ne faut pas mélanger la formation des enfants et des jeunes avec la formation continue des adultes, salariés ou chômeurs (sujet de l'article et de la polémique lancée par Sarkozy).


nous avons bien sûr activé le mode catastrophe mais j'avoue que l'on
se rapproche inexorablement d'une faillite facon grece.

les seuls emplois qui restent et qui offre des perspectives de
formations sont des emplois au smic à vie.

il y a 5 ans on m'a proposé une formation à 80km aller de chez mois durant 9 mois pour un CAP (j'ai un BTS) en ayant comme seul chance d'etre N2 au bout de 10 ans…
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