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Accueil s'informer La revue de presse La France est le pays d'Europe qui compte le plus de millionnaires

La France est le pays d'Europe qui compte le plus de millionnaires

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Qui a dit que les riches nous fuyaient ? L'année dernière, ils étaient 2,2 millions de millionnaires en dollars à résider dans l’Hexagone. Aujourd'hui, ils sont 400.000 de plus !

La France est riche... de millionnaires. Ils sont en effet plus nombreux en France que dans les autres pays d'Europe, selon l'étude sur la richesse mondiale publiée par Crédit Suisse. Celle-ci classe dans la catégorie "millionnaires" les adultes possédant au moins 1 million de dollars en actifs financiers et biens immobiliers, dettes déduites.

Leur nombre augmente, même, passant de 2,2 à 2,6 millions en un an. Un accroissement que les analystes de la banque expliquent par l'appréciation du patrimoine immobilier ainsi que l'effet de change entre euro et dollar. Résultat, 9% des 24,2 millions de millionnaires de la planète (soit 0,5% de la population mondiale, qui détiennent 35,56% de la richesse) vivraient en France.

Les millionnaires allemands et britanniques sont plus riches

Chez nos voisins, les millionnaires sont moins nombreux, mais ils sont plus riches. En Grande-Bretagne et en Allemagne, les fortunes supérieures à 100 millions de dollars (73 millions d'euros) sont en effet plus fréquentes.

Plus généralement, en terme de fortune moyenne par adulte (financière, immobilière moins la dette), la France reste le quatrième pays le plus "riche du monde" derrière la Suisse, l'Australie et la Norvège. En juin 2011, les Français adultes possédaient en moyenne 90.271 dollars (en hausse de 4% par rapport à l'année précédente). Enfin, les Français sont relativement peu endettés, avec un taux moyen d'endettement des ménages de seulement 12%.

Moins de fortunes "moyennes" en France

A noter : les plus aisés d'une part et les moins riches d'autre part sont plus nombreux en France, au détriment du niveau moyen. Le premiers, ceux qui détiennent un patrimoine net moyen supérieur à 100.000 dollars, représentent près de la moitié de la population française (48,8%) en 2011, contre 39,7% l'an dernier. A l'opposé, les Français qui possèdent entre 1.000 et 10.000 dollars sont 14,9% aujourd'hui contre 10,5% l'an dernier. Dans le même temps, ceux qui possédent de 10.000 à 100.000 dollars sont moins nombreux (35,8%, contre 49,4% en 2010).

(Source : La Tribune)

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Mis à jour ( Jeudi, 08 Mars 2012 09:50 )  

Commentaires 

 
# superuser 2011-10-28 08:06 Pour compléter, ce décryptage…

Pourquoi la France compte-t-elle autant de millionnaires ?

La crise de 2008 n'aura-t-elle été qu'un mauvais souvenir pour les riches ? A en croire la dernière étude du Crédit Suisse publiée ce mercredi 19 octobre, l'Hexagone compterait 2,6 millions de foyers millionnaires en dollars, naturellement devancé par les Etats-Unis (10,1 millions) et le Japon (3,1), mais devant l'Allemagne (1,7), le Royaume-Uni (1,6) et l'Italie (1,5).

Cette estimation est certes beaucoup plus importante que le nombre d'assujettis à l'impôt de solidarité sur la fortune (560.000) qui s'appliquait, avant sa réforme en cours, justement à un niveau proche du million de dollars (760.000 euros). Mais on se souvient que l'ISF laisse de côté les actifs professionnels.

Avec un millionnaire pour vingt-cinq habitants, la densité française serait donc la plus élevée au monde, si on exclut les petits pays ! Par rapport aux autres Etats de l'Union européenne, l'écart s'explique par les placements fructueux dans la pierre, le faible endettement, et aussi, selon la banque helvète, par "des inégalités de fortune plus élevées que chez ses voisins".

En 2010, sept Français sur 10 jugeaient leur société profondément injuste

"Inégalités". Le mot qui fâche est lâché. Le système social redistributif à la française est bel et bien en panne depuis la fin des années 1990. Il y a un un peu plus d'un an, Challenges avait publié avec l'Ifop un sondage qui montrait que 69% des Français jugeaient leur société profondément injuste. Pourtant, les chiffres publiés par le Conseil des prélèvements obligatoires sont formels : la France est l'un des rares pays développés où, entre 1985 et 2005, l'écart de revenus entre les 10% les plus pauvres et les 10% les plus riches (de 1 à 5) a diminué - c'est même celui où il a reculé le plus. Mais ce qui est nouveau, et qui a été mis en évidence par une étude de l'économiste Camille Landais, c'est que les inégalités explosent par le haut.

C'est en effet à l'intérieur des 10% de foyers les plus aisés - étudiés pour la première fois par Camille Landais - qu'a été faite la plus surprenante découverte : alors que les revenus de 90% des foyers ont progressé de 5% entre 1998 et 2005, ils ont grimpé de 9% pour les 10% au-dessus, de 20% pour le 1% des plus riches, de 32% pour le 0,1% de super-riches (35.000 foyers) et de 43% pour le 0,01% de mégariches (3.500 foyers).

Deux explications à ces disparités : les très hautes rémunérations sont les seules à avoir crû à très grande vitesse, et ont d'ailleurs propulsé certaines stars du business dans notre classement (Charles Edelstenne de Dassault Systèmes, Maurice Lévy de Publicis…). Surtout, à ce niveau, les revenus du patrimoine prennent le pas sur ceux du travail (les deux tiers des revenus des 3.500 les plus riches proviennent de loyers, intérêts, dividendes, plus-values). Or ce sont ces revenus-là qui ont le plus performé… et qui sont les moins imposés.

Des super-riches bien moins nombreux que les simples millionnaires

Moins voyante et moins bien connue statistiquement , l'inégalité des patrimoines - écart de 1 à 400 entre les 10% les plus pauvres et les 10% les plus riches - s'est aussi accrue ces dernières années, surtout parmi les mieux dotés, comme l'ont montré les travaux de l'économiste Thomas Piketty. Quoi de commun entre les 10% de privilégiés (3,5 millions de foyers) qui gagnent en moyenne 80.000 euros par an et possèdent un patrimoine d'environ 500.000 euros, et, au sommet de la pyramide, le 0,01% (3.500 foyers) qui jouit de 3,5 millions de revenus annuels et d'actifs supérieurs à 50 millions d'euros ? C'est comme si la lutte des classes s'était déportée vers le haut.

"Les Français ont toujours été susceptibles sur les questions d'égalité et d'argent", rappelle Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop. "Mais avant, le ressentiment venait surtout des classes populaires, de la gauche. Aujourd'hui, il imprègne toutes les classes, traverse les clivages politiques. Les entrepreneurs, les cadres, les patrons de PME sont aussi excédés par les privilèges excessifs de cette oligarchie qui n'est plus sur leur planète". Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes, ajoute un élément à cette ombre portée sur les classes les plus privilégiées : leur manque d'intérêt pour la chose collective.

"En public, elles sont muettes sur leur vision économique ou sociale, leurs idées pour redresser la France, regrette l'économiste de la Compagnie financière Edmond de Rothschild. En privé, c'est pire : beaucoup sont cyniques ou déclinistes." Le peu d'enthousiasme exprimé en France pour la croisade de Bill Gates et Warren Buffett et leur engagement à redistribuer la moitié de leur fortune est aussi symptomatique d'un capitalisme frileux et vieillissant. Même la famille Bettencourt, qui a pourtant créé la fondation la mieux dotée de France (750 millions d'euros de capital), n'a pas encore réussi à donner une âme à son projet philanthropique . L'affaire Banier a laissé des traces, au point que la fondation Bettencourt-Schueller n'a toujours pas trouvé de directeur général.

Les deux-tiers des fortunes françaises proviennent d'héritage

Cette tentation immobiliste est le parfait reflet de fortunes principalement transmises. Une récente étude de la Société générale et de Forbes qui répertorie l'origine du patrimoine des milliardaires montrait ainsi que 67% des fortunes françaises provenaient d'un héritage, à peu près comme en Allemagne (64%). A l'inverse, aux Etats-Unis, 68% des "dix zéros" sont des self-made-men et même 80% au Royaume-Uni ! Louis-Dreyfus (7e patrimoine français, 6,6 milliards), Peugeot (15e, 3 milliards), Hermès, Rothschild sont des fortunes plus que centenaires. Et même les grands bâtisseurs des années 1980, François Pinault (5e, 8,1 milliards) ou Jean-Claude Decaux (11e, 3,4 milliards) n'ont rien de plus pressé que de fonder à leur tour une dynastie.

L'écrivain François de Closets, grand pourfendeur des corporatismes, s'inquiétait dans nos colonnes du manque de brassage des classes les plus aisées : "L'économie de marché tire sa dynamique de l'inégalité. Pouvoir entreprendre, s'enrichir, c'est le moteur de la société capitaliste. Mais, pour être accepté, cet enrichissement doit être accessible à tous ceux qui ont la motivation et le talent. Et il faut qu'il rémunère un risque, pas des privilèges acquis".

Surtout, la perception d'injustice dans l'opinion est aiguisée par le fait que l'impôt ne joue plus son rôle de redistribution. Et les révélations publiées autour de la famille Bettencourt n'ont fait qu'accentuer ce sentiment. La dispute entre la propriétaire de la troisième fortune de France et sa fille a mis au jour son imposition réelle : comparée à ses revenus colossaux (280 millions de dividendes en 2009), sa feuille d'impôt apparaît particulièremen t légère (40 millions). Rien d'illégal dans le montage. Simplement une illustration caricaturale des effets pervers du bouclier fiscal dont Liliane Bettencourt a été la plus importante bénéficiaire en France - un chèque de l'Etat de 32 millions en 2009 - et de la maîtrise des holdings.

"Sans équité fiscale, les Français n'accepteront pas de faire des sacrifices"

A l'heure où les finances publiques sont exsangues, où les hausses d'impôts semblent inévitables, l'évaporation fiscale chez les riches, parfaitement légale, ne passe plus. Nicolas Sarkozy, plombé autant par sa soirée de victoire au Fouquet's que par le bouclier fiscal, est stigmatisé comme le "Président des riches". Et pourtant, "matraquer les riches n'apportera pas les milliards manquants et risque de les pousser à l'exil, avertit l'économiste Christian Saint-Etienne. Mais rétablir au moins une équité fiscale est un préalable, un symbole, sans quoi les Français n'accepteront pas de faire des sacrifices". Les grandes fortunes sont donc prévenues : elles devront elles aussi participer à l'effort. L'admettront-elles ?

www.challenges.fr/economie/20111019.CHA5939/pourquoi-la-france-compte-t-elle-autant-de-millionnaires.html
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# superuser 2012-03-10 10:08 Les impôts des millionnaires en France et en Europe

Taxer les revenus supérieurs à 1 million d'euros/an à 75% comme le propose François Hollande ne va pas engendrer une fuite des millionnaires chez nos voisins européens. En prenant pour exemple un contribuable célibataire gagnant 1,2 million (soit 100.000 euros net imposables par mois), Myeurop.info a comparé le montant exact de ses impôts en France, puis en Allemagne, en Belgique, en Espagne, en Italie et au Royaume-Uni. Surprises…

Résultat en image :



Conclusion : actuellement, et sans même prendre en compte les éventuelles niches fiscales, les millionnaires français sont les moins imposés.

Lire la démonstration ici : fr.myeurop.info/2012/02/29/les-impots-des-millionnaires-en-france-et-en-europe-4755

Hélas, dommage que Myeurop.info ait oublié la Suisse ou le Luxembourg…
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# superuser 2012-04-30 05:42 Le niveau d'opulence des plus riches Britanniques a atteint de nouveaux records en 2011 malgré la tendance à la récession du pays, selon la liste annuelle de la richesse publiée par le Sunday Times.

Le total combiné des fortunes des 1.000 personnes les plus riches de Grande-Bretagne a progressé de 4,7% à 414,26 milliards de livres (674 milliards de dollars, 508 milliards d'euros) malgré un taux de chômage élevé et de sévères coupes budgétaires gouvernementale s. Le record précédent de 412,85 milliards de livres en 2008 a été battu. Le pays comptait 77 milliardaires en 2011, un nouveau record.

Le classement du Sunday Times, qui comprend des personnes habitant en Grande-Bretagne ou ayant implanté dans ce pays la plupart de leurs activités, se fonde sur des éléments identifiables de richesse tels que des terrains, des propriétés ou des participations dans des sociétés cotées, mais il exclut les comptes bancaires.

Les métaux, les mines et le football

Le magnat indien de l'acier Lakshmi Mittal figure pour la 8e année d'affilée en tête du classement, bien que sa fortune ait baissé en valeur de 27% à 12,7 milliards de livres en raison de la baisse du prix des actions d'ArcelorMittal. Juste derrière lui arrive le magnat ouzbek des métaux et des mines Alicher Ousmanov, qui détient environ 30% de la société propriétaire du club de football Arsenal. Le propriétaire du Chelsea FC, le Russe Roman Abramovitch, est 3e sur la liste avec 9,5 milliards de livres.

Le plus riche milliardaire d'origine britannique est le Duc de Westminster, propriétaire d'un empire immobilier au centre de Londres, qui a cependant glissé de la 3e à la 7e place avec une fortune estimée à 7,35 milliards de livres.

www.latribune.fr/actualites/economie/20120429trib000696061/l-opulence-des-riches-britanniques-a-atteint-de-nouveaux-sommets-en-2011.html
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