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Accueil s'informer La revue de presse Même en vacances, les Français travaillent

Même en vacances, les Français travaillent

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90% des salariés continueraient à bosser en dehors des horaires de bureaux, particulièrement dans les très petites entreprises.

L'heure des congés approche, mais les vacances ne sont pas synonyme d'oisiveté pour tous les salariés. Selon un sondage du cabinet Regus, 90% des salariés travaillent en dehors des horaires de bureaux, y compris pendant leurs vacances, week-ends et soirées.

Les employés des TPE — moins de 20 salariés. Elles représentent 97% des entreprises et 38% des emplois — sont les plus concernés : "70% des Français travaillant dans les TPE affirment travailler plus de 3 heures [par semaine] en dehors de leur temps de travail, alors que seuls 57% des collaborateurs des grandes entreprises sont dans ce cas", notent les auteurs de l'étude. Inversement, "seulement 8,9% des collaborateurs des petites entreprises ne travaillent jamais pendant leur temps libre contre 13,6% pour les salariés des grandes entreprises".

Les mieux lotis sont les salariés des PME, qui sont un peu plus de 21% à déclarer ne jamais travailler pendant leur temps libre. Seulement 13,5% d'entre eux disent consacrer plus de 7 heures par semaine de leur temps libre au travail.

(Source : L'Expansion)


NDLR
: Ça en fait, du travail dissimulé !!! D'un côté, on a des salariés qui effectuent des heures supplémentaires non déclarées (car c'est bien de cela qu'il s'agit ici) ni payées en tant que telles; de l'autre, des salariés qui effectuent des heures supplémentaires défiscalisées, dernier vestige de la loi Tepa qui continue de nuire à l'emploi. On marche sur la tête !
Que fait le gouvernement, lui qui prétend lutter contre la fraude sociale ?
Qui ose encore prétendre que les salariés français sont des fainéants ?




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Mis à jour ( Jeudi, 12 Janvier 2012 12:37 )  

Commentaires 

 
# superuser 2011-06-23 11:22 Plein phare sur nos heures sup’ : payez les !

Nous vivons dans un pays où il y a des zones aveugles de la statistique. Généralement, les études n’existent pas là où ça gêne le pouvoir et le patronat. C’est le cas sur la question si sensible des heures supplémentaires .

Prenez les instituts comme l’INSEE ou la DARES, il suffit de consulter leurs notices d’enquête pour constater qu’ils ne vérifient rien «dans les entreprises de moins de 20 salariés»… Or c’est là qu’il y a 5 millions de salariés qui font le plus d’heures supplémentaires ! Ils précisent aussi que leurs enquêtes sont «basées sur les déclarations des employeurs» : à mourir de rire, car 85% du travail dissimulé provient des heures supplémentaires non déclarées.

Alors comment se faire une idée, même «à la louche», de la réalité de ces fameuses heures sup’ ? Celles déclarées à l’URSSAF et financées depuis la fameuse loi «TEPA» (travail emploi pouvoir d’achat, première loi 2007 de Sarkozy) ont beaucoup varié : il y a d’abord eu un «pic d’aubaine» vers 750.000 heures recensées en 2007 et 2008 qui a coûté prés de 4 milliards de financement (consistant à verser des aides d’état pour faire travailler deux fois plus ceux qui avaient un boulot pendant que d’autres restaient de ce fait au chômage). Mais, fin 2008 et en 2009, les patrons en sont revenus à l’ordinaire, car il est plus simple de ne pas déclarer du tout ces heures, plus rentable de ne pas les payer que d’attendre que l’URSSAF vous rembourse la majoration d’une partie de celles-ci. Il semblerait qu’il n’y ait plus que 2,2 milliards versés depuis 2009 pour tenter de «faire travailler plus» (environ 450.000 heures sup’ quand même). On n’a pas de bilan officiel.

Pourtant c’est facile à savoir quand on est inspecteur du travail sur le terrain : 9 plaintes sur 10 sont pour des heures supplémentaires impayées. Sur 1,2 millions des salariés du bâtiment, plusieurs centaines de milliers sont contraints à en effectuer. Pareil, évidemment, pour les 850.000 salariés de la restauration, pour les 350.000 salariés du nettoyage. Il en est de même pour les 850.000 chauffeurs, pour les 800.000 saisonniers ou pour les 3,5 millions de cadres. D'ailleurs, une «légende» stupide prétend que «les cadres n’ont pas d’horaires», ce qui est faux et spoliateur : car les cadres ont, pour 99% d’entre eux, un horaire de droit commun, jamais plus de 10 heures par jour, jamais plus de 48 h par semaine, un «forfait» ne se présume pas, il doit être écrit, il ne peut servir à ne pas payer les heures supplémentaires majorées et surtout le nombre des heures concernées ne peut varier, il doit être constant. Cela n’est pas respecté.

La «tendance» patronale interprète le «travailler plus» en dissimulant ces heures sup’ et en niant ILLÉGALEMENT les 35 heures hebdomadaires. Sarkozy vient aussi de redire que tout ce qui va mal dans ce pays est dû aux 35 heures. Fillon prétend qu’on ne peut les abolir tout de suite, les esprits ne sont pas mûrs, ce sera pour «la prochaine législature»… En attendant, les 35 heures, c’est toujours la loi de 2000 qui s’impose à 100% des salariés que toute heure effectuée au-dessus soit majorée de 25 à 100% selon les cas. Toute attaque contre les 35 heures est donc une attaque contre le niveau des salaires.

Et il y a très probablement, dans la vie réelle, un milliard d’heures supplémentaires dissimulées, l’équivalent temps plein de 600.000 emplois, de quoi réduire le chômage et contribuer à financer nos retraites à 60 ans à taux plein.

Gérard Filoche
www.filoche.net/2011/06/22/plein-phare-sur-nos-heures-supp%E2%80%99-payez-les/
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# Maxerem 2011-06-23 13:55 Faire "travailler plus" pour faire"gagner plus" ceux qui ont déjà un boulot à plein temps mais ne s'en sortent pas avec leur salaire, c'était tout bénéf : On maintient les salaires au minimum et on dresse les "actifs bosseurs" contre les chômeurs fainéants".
Toute la rhétorique de l'UMP tourne autour de ce procédé.
En ce moment c'est le tour des bénéficiaires du RSA d'être au cœur de la cible.

Je constate que trop de "petites gens" victimes marchent à fond et se transforment en bourreaux des encore plus pauvres qu'eux: C'est à désespérer du genre humain.

Devant la catastrophe sociale qui se développe, la bêtise et l’égoïsme semblent les meilleurs alliés des "Sarkosy et Cie". Aux U.S. la droite républicaine (Tea party) développe des thèmes similaires.
Les tensions sociales créent une "demande " de sécurité qui justifie un état policier de plus en plus répressif.

La mondialisation malheureuse débouchera sur des convulsons violentes.

SVP dites-moi que j'ai tort !
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# superuser 2011-06-27 18:57 « C'est surtout une astuce qui permet à nombre d'entreprises de faire travailler gratuitement (cotisations sociales non versées) leur personnel. C'est en général très subtil : on donne un travail à quelqu'un en sachant pertinemment qu'il n'a aucune chance d'y arriver, et comme finalement la plupart des gens ont une "conscience professionnelle ", ils débordent pour que tout soit fait malgré tout, ne serait-ce que pour éviter les ennuis ultérieurs si le travail n'est pas fini.

C'est aussi une technique très basique qui permet d'éviter de recruter : "Vous avez vu, ils arrivent à faire le travail dans les temps, donc on peut continuer comme cela". Je ne sais pas combien de fois je l'ai entendu, celle-là.
Seulement, pour certains qui vont trop loin, cela se termine à l'hôpital ou pire. »

Ce commentaire très pertinent a été chopé ici : www.lexpress.fr/emploi-carriere/emploi/90-des-salaries-travaillent-pendant-leur-temps-libre_1006602.html
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