Actu Chômage

jeudi
24 mai
  • Connexion
  • Créer un compte
    Enregistrement
    *
    *
    *
    *
    *
    (*) Les champs marqués avec astérisque sont requis.
    Captcha plugin for Joomla from Outsource Online
     
  • Recherche
Taille du texte
  • Agrandir la taille du texte
  • Taille du texte par defaut
  • Diminuer la taille du texte
Accueil s'informer Mobilisations, luttes et solidarités L'OIT adopte une Convention sur le travail domestique

L'OIT adopte une Convention sur le travail domestique

Envoyer Imprimer
Les 183 membres de l'Organisation mondiale du travail viennent d'approuver une Convention qui reconnaît pour la première fois les droits de ces millions de personnes, essentiellement des femmes.

Le texte de la Convention, discuté depuis le début de la 100e Assemblée de l'OIT à Genève, a été accepté aujourd'hui sous un tonnerre d'applaudissements par 396 voix contre 16 et 63 abstentions par les représentants des gouvernements, des employés et employeurs de l'organisation tripartite. La Convention entrera en vigueur dès sa ratification par au moins deux pays (d'ores et déjà, les Philippines et l'Uruguay ont déclaré qu'ils allaient le faire). Chaque gouvernement devra ratifier le texte pour qu'il entre en vigueur sur son territoire.

Le travail domestique — femmes de ménage, cuisiniers, jardiniers, garde d'enfants… — est en plein essor et concerne aujourd'hui plus de 52 millions de personnes, soit 4 à 10% de l'emploi dans les pays en développement et jusqu'à 2,5% dans les pays industrialisés. Mais le chiffre réel avoisine les 100 millions de travailleurs, estime le Bureau international du travail (BIT), car certains pays sous-évaluent leurs statistiques.

Or, constate le rapport de l'OIT sur le sujet, le travail domestique «reste bien souvent synonyme de charge écrasante, sous-payée et ne bénéficiant d'aucune protection. Les travailleurs migrants, et tout particulièrement les femmes et les enfants, sont souvent vulnérables à l'exploitation et aux abus, ils sont séparés de leurs familles et presque totalement dépendants de leurs employeurs».

Pour l'OIT, l'adoption de ce texte est «historique» dans la mesure où il constitue le premier instrument juridique international sur ces travailleurs de l'ombre.

Alors que nombre d'entre-eux sont sous-payés (le travail domestique fait partie des professions les plus faiblement rémunérés, d'après le BIT) et soumis à des horaires extensibles, la Convention doit garantir à ces personnes un traitement similaire à celui dont bénéficient les autres catégories d'employés comme le salaire minimum (s'il existe dans le pays), le droit aux vacances, au congé maternité ou à une couverture maladie, à des conditions de sécurité et de santé au travail, ainsi que le droit de porter des revendications collectives.

Elle prévoit de garantir à ces travailleurs, dont la grande majorité sont des femmes, un jour de repos par semaine et entend empêcher les employeurs d'obliger leurs domestiques à rester sur leur lieu de travail pendant leurs congés, voire de leur confisquer tout document de voyage ou papiers d'identité. Pour protéger les enfants, elle prévoit que «tout membre doit fixer un âge minimum» et précise que le travail des employés d'un âge inférieur à 18 ans et supérieur à cet âge minimum ne «doit [empêcher ni compromettre] leur éducation ou leur formation professionnelle». Enfin, elle demande aux gouvernements de vérifier que ces travailleurs comprennent les termes de leur contrat.

Toutefois, cette Convention ne sera pas contraignante pour les États qui ne la ratifient pas, ce qui pourrait limiter son impact notamment dans certains pays réticents où le nombre de travailleurs domestiques est très important, craignent les ONG.

(Source : Le Parisien)
Mis à jour ( Lundi, 20 Juin 2011 19:29 )  

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Votre avis ?

François Hollande a été élu. Pensez-vous...
 

Zoom sur…

 

Chômeurs «fainéants» et «fraudeurs» : la fabrique d'un discours d'Etat

Etienne Penissat, chargé de recherches au CNRS et membre du CERAPS (Université Lille 2), s’intéresse à une catégorie souvent mobilisée par nos gouvernants : celle des chômeurs «fraudeurs» ...

 

Convocation pour «entretien téléphonique» : pas de sanction possible

Zoom sur une pratique qui se répand, source d'angoisse supplémentaire pour les chômeurs. Une dérive du système aux motifs peu avouables que ses victimes peuvent aisément contrer… à leurs frai...

 

En finir avec l’«assistanat», c’est possible !

Ce week-end, le Figaro Magazine remet le couvert et s'acharne contre «la France des assistés». Riposte.

 

Ces associations qui se battent pour les chômeurs

Au nombre de quatre au niveau national, elles méritent la gratitude et l'adhésion de tous les précaires et privés d'emploi. Grâce à elles - il faut le dire -, en 2004, les «Recalculés» n'aura...

 

La lutte contre le chômage est une escroquerie intellectuelle

Vous estimez que la lutte contre le chômage n'est, visiblement, pas la priorité de ceux qui nous gouvernent ? Vous vous étonnez qu'il n'y ait, sur ce point et depuis si longtemps, jamais de projet ...