Actu Chômage

mercredi
26 novembre
Taille du texte
  • Agrandir la taille du texte
  • Taille du texte par defaut
  • Diminuer la taille du texte
Accueil s'informer La revue de presse La mort des uns fait le bonheur des autres

La mort des uns fait le bonheur des autres

Envoyer Imprimer
France Télécom a publié ce matin ses résultats financiers : un bénéfice net de presque 5 milliards d’euros pour 2010, en hausse de 60%. Mais ce qui irrite les salariés, c’est Didier Lombard. L’ancien patron de l’entreprise est toujours présent dans les effectifs du groupe et bénéficie de confortables avantages financiers.

Didier Lombard, c’est l’homme à qui la polémique sur les suicides à répétition chez France Télécom avait coûté son poste. C’est lui qui avait parlé d’un phénomène de "mode", une expression malheureuse qui avait beaucoup choqué.

Didier Lombard ne tient plus les rênes de l’entreprise depuis un an. Il a perdu la direction opérationnelle du groupe. Et hier soir, il a également abandonné sa casquette de président du conseil d’administration de France Télécom. Mais il pourrait quand même toucher, le moment venu, une retraite chapeau estimée en interne à plus de 300.000 euros par an, en plus de sa retraite "de base" de haut-fonctionnaire. Un montant qui irrite évidemment les syndicats... «On comprend aussi mieux l'acte soit disant "désintéressé" de Didier Lombard de renoncer aux 21 mois d'indemnités en cas de départ anticipé que le Conseil d'Administration lui avait aussi accordés», ironise la CFE-CGC/Unsa.

D’autant que Didier Lombard bénéficie d’autres avantages : France Télécom a annoncé hier soir qu’il restait employé du groupe. Il devient "conseiller spécial" du nouveau PDG, Stéphane Richard. Et ce qui est choquant, à en croire les syndicats, c’est qu’en restant salarié, Didier Lombard pourra ainsi conserver les 700.000 stock-options que le Conseil d'Administration lui a accordées à plusieurs reprises. Selon la CFE-CGC/Unsa et l'Adeas (Association pour la défense de l'épargne et de l'actionnariat des salariés de France Télécom-Orange), «si celui-ci quittait le groupe, il perdait la possibilité de les faire valoir. Or le cours est actuellement trop faible pour les exercer». Potentiellement, si la valeur de l'action venait à remonter, ces stock-options représentent plusieurs millions d'euros. Didier Lombard peut garder espoir de les empocher si le cours de bourse de France Télécom évolue de manière suffisamment positive. «Il faut s’attendre à une bronca au sein de l’entreprise», promet un délégué du personnel.

(Source : France Info)

Lire aussi :
Articles les plus récents :
Articles les plus anciens :

Mis à jour ( Mercredi, 25 Mai 2011 03:37 )  

Commentaires 

 
# superuser 2011-02-25 10:20 Le bilan de santé de France Télécom

Chiffre d'affaires : 45,5 milliards d'euros
Résultat net : 4,88 milliards d'euros (+28%)
Effectifs en France : - 1.343 emplois
Investissements : +18,9% en France
Taux de distribution du dividende : 45%

http://www.lexpansion.com/high-tech/le-bilan-de-sante-de-france-telecom-en-15-chiffres-cles_249577.html
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
# superuser 2011-02-25 23:49 L'extraordinaire rétablissement des entreprises du CAC 40

Trente des 40 entreprises du CAC ont publié leurs résultats. Elles affichent déjà 20 milliards d'euros de profits de plus qu'en 2009. Le point sur ce spectaculaire retour en forme.

Le cru 2010 des résultats est-il vraiment très bon ?

Excellent. Vendredi, 30 entreprises du CAC 40 avaient publié leurs résultats. Cumulés, ils atteignent déjà 66,5 milliards d'euros, soit bien plus que la totalité des quarante plus grands groupes français en 2009 (46 milliards).

Pour l'instant, seules deux entreprises ont annoncé des résultats en recul : Axa et EDF. Une différence avec l'année 2009 où une majorité des entreprises affichaient des résultats en baisse. Par ailleurs, une seule entreprise a publié des pertes - Alcatel - contre six en 2009. Le champion des profits, Total, lui, a enregistré 10,3 milliards d'euros de bénéfices, en hausse de plus de 32%, grâce surtout à l'augmentation des cours du brut.

Est-ce le signe de la reprise économique ?

Dans un sens, oui. Ces bons résultats sont bien la conséquence d'une hausse du chiffre d'affaires des entreprises et non l'effet de restructuration s massives. Néanmoins, pour leur grande majorité, ces résultats s'expliquent par la croissance retrouvée des marchés émergents, et non par la reprise économique européenne ou même française. Exemple, Danone a vu ses bénéfices grimper de 37%, grâce à l'international. Et pour la première fois, Sanofi-Aventis a vendu plus de médicaments sur les marchés émergents que sur ses marchés historiques. Le luxe, surtout, se pose en premier bénéficiaire de l'extraordinaire croissance des pays émergents. LVMH, qui réalise une grande part de ses ventes à l'international, a vu son bénéfice bondir de 73% en 2010, à 3,03 milliards d'euros.

"Le CAC 40 regroupe les seules entreprises françaises capables d'aller chercher la croissance là où elle est, c'est un peu l'arbre qui cache la forêt", relativisait récemment Alexander Law, chef économiste de l'Institut Xerfi, auprès de l'AFP. De fait, les entreprises françaises non cotées se portent beaucoup moins bien. Les défaillances restent à un niveau élevé et les PME françaises, peu profitables et endettées, ont toujours du mal à se financer. Une situation dans laquelle les grands groupes ont parfois une part de responsabilité. Ce jeudi, le médiateur des relations interentreprise s, Jean-Claude Volot, dénonçait, dans une interview au journal Les Echos, les pratiques abusives auxquelles se livrent les grosses entreprises à l'égard de leurs sous-traitants, "un système qui détruit le tissu industriel français".

Quels sont les secteurs qui se portent le mieux ?

Le secteur bancaire, le plus malmené pendant la crise, s'est particulièremen t bien comporté, notamment avec la Société générale ou BNP-Paribas, qui ont affiché respectivement des bénéfices de 3,9 et 7,8 milliards d'euros. (…) Tout comme l'automobile (3,42 milliards d'euros de bénéfices pour Renault, bien aidé il est vrai par la vente de Volvo Trucks, et 1,13 milliard pour PSA), les valeurs bancaires ont aussi bénéficié d'un effet de base très favorable.

Parmi les autres secteurs qui tirent leur épingle du jeu, on peut citer la publicité, qui a comme les autres profité de la reprise économique mondiale, ou encore l'aéronautique qui, après une année 2009 très difficile, s'est sensiblement redressée l'année dernière. "Néanmoins, il faut rester prudent à l'égard de ces résultats, estime Jean-Louis Mourier. En effet, si les volumes en 2010 ont été excellents, les marges, elles, ont tendance à baisser". Ce sera d'ailleurs l'un des défis de cette année pour les grands groupes CAC 40 : ne pas trop rogner sur leurs marges. Le secteur automobile, qui se lance dans le low-cost et multiplie les rabais pour contrecarrer la fin de la prime à la casse, devra y être très vigilant. Plus globalement, tous les secteurs liés au cours des matières premières et du pétrole, comme l'aéronautique la distribution ou encore l'agroalimentaire , seront concernés par cette problématique.

Qui va en profiter ?

Une fois encore, les grosses entreprises françaises ont décidé de cajoler leurs actionnaires. Selon les premières estimations des analystes, près de 40 milliards d'euros devraient être versés aux actionnaires au titre des résultats 2010. Soit 13% de plus qu'en 2009. "Cela équivaut à un taux de redistribution de l'ordre de 40-45%, ce qui correspond à peu près aux niveaux d'avant crise, explique Pascal Quiry, co-auteur du livre de finance d'entreprise Vernimmen. "Pendant la crise en effet, les entreprises, soucieuses de rassurer leurs actionnaires, avaient fait bondir ce taux aux alentours de 60%. Concernant les résultats 2010, les actionnaires de la Société Générale seront ceux qui verront leur dividende le plus progresser (de 600%), à 1,75 euros. Ceux de PPR auront droit au meilleur dividende par action, à 3,5 euros. Et ceux de France Télécom, qui a publié ses résultats ce jeudi (4,88 milliards d'euros en hausse de 61% sur un an), au meilleur taux de rendement, de l'ordre de 8,8%.

Autres bénéficiaires de ces profits, les investissements devraient repartir à la hausse en 2011. D'autant qu'après deux longues années de crise, les entreprises du CAC ont eu le loisir de se désendetter. Si la plupart d'entre elles dit vouloir se concentrer sur la croissance interne, certaines se sont déjà relancées dans des opérations offensives de fusions et d'acquisitions. A l'image de Sanofi-Aventis, en train d'avaler la société américaine de biotechnologie Genzyme pour 20 milliards de dollars.

Et les salariés, vont-ils eux aussi bénéficier de ces profits record ?

Pour l'heure, les entreprises du CAC 40 se disent dans l'impossibilité de donner les chiffres relatifs à l'intéressement et la participation au titre des résultats 2010. Ces versements représenteraien t environ 7% de la valeur ajoutée, selon le rapport Cotis sur le partage de la valeur ajoutée, remis à Nicolas Sarkozy en 2009.

http://www.lexpansion.com/entreprise/l-extraordinaire-retablissement-des-entreprises-du-cac-40_249578.html
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
# superuser 2011-03-02 02:18 L'ex-PDG de France Télécom Didier Lombard, qui est depuis mardi conseiller spécial auprès du nouveau PDG Stéphane Richard, toucherait un salaire brut annuel de quelque 500.000 euros, selon des estimations syndicales.

www.challenges.fr/actualites/entreprises/20110301.CHA3626/france_telecom__lombard_toucherait_500.000_euros_bruts_.html
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Votre avis ?

Les salariés de la SNCF auraient été augmentés de 4% par an ces 10 dernières années. Pensez-vous que :
 

Zoom sur…

 

La lutte contre le chômage est une escroquerie intellectuelle

Vous estimez que la lutte contre le chômage n'est, visiblement, pas la priorité de ceux qui nous gouvernent ? Vous vous étonnez qu'il n'y ait, sur ce point et depuis si longtemps, jamais de projet ...

 

Ces associations qui se battent pour les chômeurs

Au nombre de quatre au niveau national, elles méritent la gratitude et l'adhésion de tous les précaires et privés d'emploi. Grâce à elles - il faut le dire -, en 2004, les «Recalculés» n'aura...

 

TPN/TSS : EDF, GDF et le gouvernement arnaquent les plus pauvres

Des centaines de milliers de Français modestes ou pauvres n’ont toujours pas accès aux tarifs sociaux de l’électricité (TPN) et du gaz (TSS). Du côté d’EDF, de GDF et du gouvernement, tout...

 

Pôle Emploi abandonne enfin la rétroactivité des radiations

A partir du 1er janvier, la décision de radiation prendra effet à compter de la date de sa notification au demandeur d'emploi, et non plus à la date du «manquement». Le décryptage de Recours-Rad...