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Accueil s'informer Social, économie et politique Auto-entrepreneur : charité bien ordonnée…

Auto-entrepreneur : charité bien ordonnée…

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Pourquoi se priver de sa propre invention ? A l'instar de certains employeurs qui recrutent du personnel sous ce statut afin de réduire considérablement leurs "charges", certains services de l'Etat y ont également recours.

Dans cette annonce, on recherche un(e) assistant(e) d'édition.

"On", c'est la Revue française des affaires sociales, qui est placée sous la responsabilité éditoriale de la DREES (Direction de la recherche, de l'évaluation, des études et des statistiques), une administration centrale des ministères sanitaires et sociaux (Travail, Emploi, Santé) qui fait partie du service statistique public. La Revue française des affaires sociales est une publication de La Documentation Française, elle-même administration centrale qui dépend du Premier ministre.

Ici, la personne recherchée, outre le profil et les qualités requis, doit être une auto-entreprise.

A noter que, dans ce cas, le terme "Offre d'emploi" est fallacieux : il serait plus honnête de le remplacer par "appel d'offre" ou "appel à devis". Car s'il s'agit bien de proposer une activité rémunérée, il ne s'agit pas d'emploi à proprement dit mais de prestation : celle-ci effectuée, l'employeur ne verse pas un salaire (avec toutes les conséquences que cela induit sur la redistribution nationale : cotisations, impôts…) mais règle la facture qui va lui être présentée pour le travail rendu.

Les fausses "Offres d'emploi" pour auto-entrepreneurs pullulent : des employeurs n'hésitent pas à "recruter" des commerciaux, des secrétaires, des femmes de ménage, des formateurs, des techniciens de maintenance, voire des portiers physionomistes sous ce statut !

Et voilà comment la très sérieuse Revue française des affaires sociales, au lieu d'embaucher un salarié avec un contrat de travail en bonne et due forme pour un poste qui n'a visiblement rien d'une mission ponctuelle, préfère s'offrir un salarié déguisé en prestataire de service, un travailleur précaire et flexible sans couverture sociale qui lui coûtera 70% moins cher. Il n'y a pas de petites économies. Merci qui ? Merci Monsieur Novelli !

SH

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Mis à jour ( Mercredi, 02 Février 2011 12:45 )  

Commentaires 

 
# Tannhauser 2011-02-02 23:11 Depuis un certain temps déjà on constate qu'un retour au 19e siècle en terme d'emploi semble une chose certaine. Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
# superuser 2011-02-03 14:11 Trois députés UMP veulent prévenir le "salariat déguisé". Ils suggèrent notamment de radier du régime les auto-entrepreneurs qui ne génèrent pas de chiffre d'affaires pendant 18 mois.

Il faut "donner les moyens à la DGCCRF (répression des fraudes) et aux Urssaf de renforcer leurs contrôles afin de lutter contre la concurrence déloyale, la dissimulation de chiffre d'affaires, le salariat déguisé", suggèrent Pierre Morel-à-L'Huissier, Isabelle Vasseur et Bernard Depierre.

Les trois députés veulent aussi "alerter l'auto-entrepreneur", quand il s'inscrit, "des conséquences en cas d'une activité de sous-traitance avec son ancien ou son futur employeur (absence d'assurance chômage notamment)". Ils relativisent ce phénomène : "1,5% des auto-entrepreneurs affirme avoir créé leur entreprise à la demande de leur ancien ou de leur futur employeur. Ce pourcentage (…) est sans doute minoré". Ils suggèrent la "radiation du régime si l'auto-entrepreneur déclare un chiffre d'affaires nul pendant 18 mois".

http://www.lexpansion.com/entreprise/vers-un-controle-renforce-des-auto-entrepreneurs_248216.html
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# superuser 2011-02-03 14:13 Par contre, aucune mesure contre les employeurs qui recrutent des auto-entrepreneurs pour des postes pérennes, comme c'est le cas à la Revue française des affaires sociales… Répondre | Répondre avec citation | Citer
 

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