Bien sûr, hommage a été rendu à Claire Villiers, co-fondatrice d'AC! et infatigable défenseure des chômeurs et des précaires, décédée la veille d'un cancer à l'âge de 59 ans.
Puis, au niveau de Barbès-Rochechouart, le cortège a croisé le piquet de grève des salarié(e)s de Tati — magasin parisien bien connu des pauvres et des radins —, en lutte depuis des mois pour obtenir une augmentation de salaire et de meilleures conditions de travail. Nous avons posté leur tract en commentaire.
Nous remercions celles et ceux qui ont fait l'effort de braver la neige et le froid.
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Commentaires
Sommes-nous condamnés à vivre avec des salaires de misère ?
Devons-nous accepter de travailler dans des conditions déplorables ?
Chez Tati, les salaires sont bas et ne progressent pas. Cela ne nous suffit pas pour vivre convenablement.
Dans le même temps, les conditions de travail ne cessent de se dégrader : les effectifs sont insuffisants pour recevoir les clients dans de bonnes conditions et l'état du magasin nous fait parfois honte.
Pourtant, notre direction continue de dire que «la masse salariale est trop lourde» !
En clair, cela veut dire qu'ils trouvent que nous leur coûtons encore trop cher. Même les cadres ont le citron pressé : ils font des horaires de folie, peuvent être mutés à tout moment et sont censés atteindre des objectifs… inatteignables !
Ce n'est plus possible de continuer ainsi : pour gagner de l'argent, l'entreprise doit en investir un minimum. Tati ne peut satisfaire sa clientèle et se développer sans des salariés motivés, qui travaillent dans de bonnes conditions dans des magasins bien entretenus.
C'est tout le contraire de ce que fait la direction qui augmente les marges en bloquant les salaires, en rognant sur les effectifs et en laissant les magasins se décrépir.
En octobre, nous avons demandé par écrit à la direction d'ouvrir des négociations avant la fin de l'année. Elle a refusé.
Il faut donc que nous nous mettions en grève dès le samedi 4 décembre.
Ensemble, nous devons exiger l'ouverture immédiate des négociations et demander :
• 200 euros d'augmentation pour tous : c'est à la fois nécessaire pour nous et possible économiquement.
• Des embauches pour pallier le sous-effectif : chaque établissement devra exprimer ses besoins en fonction de sa surface et de ses horaires.
• Des travaux urgents : ils devront être évalués en fonction de la situation de chaque magasin.
En fonction des réponses de la direction, nous déciderons ensemble des suites à donner à cette première action.
CGT commerce, distribution, services Répondre | Répondre avec citation | Citer