L'été dernier, Michael Bloomberg avait déjà fait fort en proposant un billet d'aller simple à tous les sans-abri de la ville. Libre à eux d'aller mendier où ils le voulaient, pourvu qu'ils ne reviennent pas. Face au succès très relatif de cette initiative, le maire, qui continue de penser que payer 36.000 dollars par an et par famille, c'est vraiment trop, a donc opté pour le loyer. Un choix à dormir debout dans la rue.
Qui peut penser qu'il y a un intérêt à faire payer un loyer à une famille pauvre qui, déjà, ne gagne pas suffisamment pour louer un appartement ? Qui peut penser, au vu de l'état des centres d'hébergement, qu'une famille préfère rester dormir là plutôt que de se payer un logement ? Qui peut être assez fou pour ne pas voir que cette mesure risque de décourager tout SDF de chercher un emploi, sachant que d'un coup, la quasi-moitié de son revenu passera dans son "loyer" ?
La réponse est Michael Bloomberg qui, du haut de sa fortune évaluée à 17,5 milliards d'euros, semble avoir perdu tout contact avec la réalité et les fondamentaux de sa famille politique, supposée encourager les sans-emploi à reprendre une activité.
Le maire attend de cette mesure 2 à 3 millions de dollars, sachant qu'elle concerne environ 15% des SDF de sa ville. Mais la mairie insiste : c'est une question de principe, pas de revenus. Après avoir imaginé puis abandonné ce projet par le passé, elle semble cette fois ne pas vouloir céder aux menaces de poursuites judiciaires des associations de soutien aux sans-abri. Qu'on se le dise : tout le monde doit participer à l'effort de réduction des déficits. Surtout ceux qui n'ont rien.
(Source : MediaPart)
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Une quinzaine de SDF qui squattaient depuis des mois un immeuble de l'Armée du Salut à Toulouse ont été délogés mercredi matin par la police à la demande de l'association caritative.
La police est intervenue à 6H00 sur réquisition du préfet en application d'une décision de justice, a indiqué sur place un responsable de la police, tandis que des ouvriers s'apprêtaient à murer les accès de l'immeuble.
L'Armée du Salut avait vendu en début d'année cet immeuble vétuste du centre ville, qui servait jusqu'alors d'accueil de jour, mais des SDF avaient occupé les locaux et "y poursuivaient un accueil des SDF en proposant le café le matin", a expliqué Isabelle Bricaud, militante des Enfants de Don Quichotte, association agissant en faveur des mal-logés.
"On ne bouge pas tant que l'huissier n'a pas fait l'inventaire de nos affaires", a dit l'un des SDF et porte-parole des squatteurs, Hervé Brizay, au milieu des chaises, canapés et petits meubles amoncelés sur une placette devant l'immeuble.
Selon Isabelle Bricaud, depuis la décision de justice ordonnant l'expulsion des SDF à la fin mars, des discussions sont en cours avec la mairie de Toulouse en vue de trouver un autre accueil aux squatteurs de la place Bachelier. Répondre | Répondre avec citation | Citer