«En France, assurer la viabilité financière des systèmes de retraite exigera une augmentation de l’âge effectif de départ à la retraite». On doit cette affirmation péremptoire à Martine Durand, directrice adjointe de la Direction de l’emploi, du travail et des Affaires sociales à l’OCDE, et elle est extraite de l’édition 2009 du "Panorama des pensions : les systèmes de retraite dans les pays de l’OCDE" publié mardi 23 juin, au lendemain du discours de Nicolas Sarkozy au Congrès...
Ainsi, l’Organisation de coopération et de développement économiques, qui regroupe les 30 pays les plus riches de la planète, a fixé la feuille de route de Nicolas Sarkozy pour le chantier d’une grande réforme des retraites prévue pour «la mi-2010».
Les documents de synthèse concernant la France prônent une orientation très libérale vers des système de retraite par capitalisation qui, pourtant, ont plongé pendant la crise. L’OCDE lance même un avertissement : «Faire machine arrière dans les réformes ou s’appuyer uniquement sur les régimes de retraites publiques par répartition, serait un pas dans la mauvaise direction. (...) La crise économique et financière a détourné l’attention des questions liées au vieillissement démographique auquel sont confrontés les systèmes de retraite. Mais ces questions n’ont pas disparu pour autant et elles devront être résolues rapidement. Cependant, pour empêcher tout retour en arrière, il faudra rétablir la confiance dans l’épargne-retraite privée».
En somme, l’OCDE préconise un remède pire que le mal.
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Commentaires
1 ère étape: massacrer les mères…
Retraites : Morano veut faire payer les mères de famille Répondre | Répondre avec citation | Citer
Il a estimé qu'il faudrait auparavant «évaluer les résultats des réformes successives depuis maintenant une quinzaine d'années».
Mi-juin, Fillon avait déjà estimé que repousser l'âge légal de la retraite «n'est pas une question taboue» et que le sujet «mérite un débat national». «Autour de nous, dans tous les pays européens, on a repoussé l'âge légal de la retraite», avait-il alors déclaré, souhaitant un «débat national» sur la question après une polémique suscitée par Brice Hortefeux, alors ministre du Travail. Ce dernier avait énuméré trois «pistes» sur cette question : «Diminuer les pensions (…), augmenter la durée de cotisation, reporter l'âge de départ à la retraite (…) jusqu'à 67 ans».
Fillon avait souligné qu'un débat du Conseil d'orientation des retraites (COR) était prévu en 2010, selon la réforme qu'il avait lui-même impulsée en 2003. «Nous allons voir ce que les partenaires sociaux vont nous proposer en 2010 comme solution pour améliorer le système des retraites français, mais rien n'est tabou», avait-il dit, soulignant que «tous les sujets sont sur la table».
Les réformes successives des retraites, mises en route en 1994 par Edouard Balladur, en 2003 par François Fillon (alors ministre du Travail) et en 2007-2008 par Xavier Bertrand n'ont pas touché à l'âge légal au dessus duquel il est possible de partir à la retraite, fixé à 60 ans depuis 1982. Ces réformes ont en revanche allongé progressivement la durée de cotisation exigée pour bénéficier d'une retraite à taux plein, qui était de de 37 ans ½ de cotisations avant 1994 et qui sera de 41 ans en 2012.
Par ailleurs, l'âge auquel un employeur peut mettre un salarié d'office à la retraite a été relevé par le Parlement au 1er janvier dernier de 65 à 70 ans.
(Source : Libé) Répondre | Répondre avec citation | Citer