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Accueil s'informer La revue de presse Le Smic horaire revalorisé… de 11 centimes

Le Smic horaire revalorisé… de 11 centimes

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Comme prévu, troisième année sans "coup de pouce". Le Smic sera revalorisé de 1,3% à compter du 1er juillet, soit la hausse légale annuelle, passant d'un montant brut horaire de 8,71 € à 8,82 €, a annoncé le gouvernement aujourd'hui. Le Smic mensuel brut sera donc porté de 1.321,02 € à 1.337,70 € : une misère.

Le Smic devait en fait être revalorisé de 1,25%, soit la moitié de la hausse du salaire horaire ouvrier, sans tenir compte de l'inflation négative. Mais, dans sa grande générosité, le ministre du Travail Brice Hortefeux, qui a annoncé sa revalorisation devant les partenaires sociaux réunis lundi matin lors de la Commission nationale de la négociation collective (CNNC), a donné le chiffre de 1,3% "compte tenu des règles d'arrondi", selon lui.

M. Hortefeux a justifié cette simple revalorisation légale annuelle par le rapport de la commission d'experts composée d'économistes, chargée de plancher chaque année sur la hausse du salaire minimum interprofessionnel de croissance. "A l'unanimité, ces économistes conseillent de ne pas procéder à une revalorisation au-delà des critères légaux. En clair, ils ne préconisent pas de procéder à ce qu'on appelle communément un coup de pouce", a dit le ministre lors de son discours remis à la presse à l'issue de la réunion au ministère. "Il vaut mieux une vraie revalorisation qu'un faux coup de pouce qui remettrait en cause l'emploi et contraindrait des petites entreprises à des licenciements", a précisé M. Hortefeux devant les journalistes à l'issue de la réunion.

Les syndicats écœurés

"C'est une déception, surtout dans ce contexte de crise économique", a déploré la porte-parole de FO Marie-Alice Medeuf-Andrieux. "Nous attendons toujours que le président Sarkozy nous donne vraiment la preuve qu'il est le président du pouvoir d'achat", a-t-elle ajouté.

"Nous considérons que la situation est telle qu'il faut maintenir le pouvoir d'achat pour relancer la consommation. Nous demandions donc un coup de pouce qui aurait dû aller jusqu'à 1%", a déclaré Laurence Laigo (CFDT). "Dans une année comme celle que nous connaissons, il n'y a pas de raison de ne pas augmenter les plus démunis", a-t-elle ajouté.

Pour le représentant de la CGC, Alain Lecanu, "dans le contexte actuel, un coup de pouce aurait été important à la condition qu'il y ait une répercussion sur l'ensemble des grilles de salaires".

Une hausse de "1,3%, ça veut dire que les grands oubliés, ce sont les salariés les plus précaires, soit 3,5 millions de personnes", a expliqué de son côté Gabrielle Simon (CFTC). Et en outre, pour elle, "s'il y a de plus en plus de salariés au Smic, c'est qu'il n'y a pas de négociations salariales dans les branches".

"Très concrètement", a renchéri Maryse Dumas (CGT), "onze centimes d'augmentation de l'heure, c'est une journée entière de travail pour se payer une baguette de pain. Cette décision compromet la justice sociale et la possibilité pour notre pays de combattre la récession".

(Source : Le Nouvel Obs)

A lire également => Salaire minimum européen, la bataille du Smic
Attention, le Smic est en danger. Pour l'UMP, «si on ne veut pas ruiner les nouveaux adhérents de l’UE, il faudra baisser le Smic français»… ou le supprimer ?
Mis à jour ( Lundi, 22 Juin 2009 17:27 )  

Commentaires 

 
0 # tristesir 2009-06-22 19:23 Avec l'habitude qu'est en train de prendre l'Etat de se défausser sur les organisations caritatives (restos du coeur, secours catholique/populaire…) pour amortir les conséquences sociales de la rapacité des possédants, il demande aux patrons de faire l'aumône de 11 centimes de plus aux travailleurs les plus pauvres.

Les travailleurs ne sont pas des mendiants auxquels on jette des pièces jaunes.

Quand sera posé sérieusement le problème de la répartition des richesses produites?

Quand il s'agit de sauver le pouvoir d'achat des banquiers et des spéculateurs, le gouvernement n'est pas radin, il est au contraire d'une grande générosité si on en croit le déficit français.
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0 # superuser 2009-06-24 08:10
Les salariés payés au minimum légal travaillent majoritairement dans des petites entreprises : dans les sociétés de moins de 10 salariés, la part des salariés au Smic atteint 30%, et près de 60% des «smicards» travaillent dans une entreprise de moins de 50 salariés, selon le ministère de l'Emploi.
Ils sont nombreux dans les hôtels, cafés et restaurants, secteur dont près de la moitié des 517.000 salariés (46,1%) sont payés le minimum légal. Mais la palme revient à la restauration rapide et aux entreprises de propreté, où respectivement 66,5% et 60,9% des employés sont au Smic horaire et, pour la plupart, à temps partiel.

(Source : Marianne)
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0 # tristesir 2009-06-25 12:57 Le ministre du Budget et de la Fonction publique Eric Woerth a confirmé jeudi aux syndicats de la Fonction publique que les salaires des fonctionnaires seraient revalorisés de 0,8% en 2009 (0,5% au 1er juillet et 0,3% au 1er octobre) conformément aux engagements pris par le gouvernement l'année dernière.
(Nouvelobs)
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0 # superuser 2009-06-26 11:16
Alors que le taux d'inflation 2010 est prévu à + 1,2%… Une honte !

LIRE ICI
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