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Accueil s'informer La revue de presse 7 milliards de perdus pour les retraités

7 milliards de perdus pour les retraités

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La crise financière est passée par là. Le Fonds de réserve des retraites (FRR), créé en 1999 par Lionel Jospin et géré par la Caisse des dépôts et consignations, a en effet perdu 19,7% de sa valeur entre fin 2007 et fin 2008, selon son rapport annuel publié jeudi.

La valeur des actifs est ainsi passé de 34,5 milliards d'euros fin 2007 à 27,7 milliards un an plus tard.

«Notre matelas de bons résultats», réalisés depuis les premiers investissements du fonds en 2004, «a été assez largement épongé par la performance de 2008», minimise le président du conseil de surveillance, Raoul Briet. Sur le seul portefeuille d'actions, la perte de valeur se monte à 4,9 milliards d'euros, consécutive à l'effondrement des marchés après la faillite de la banque américaine Lehman Brothers. Malgré cette perte, Raoul Briet a néanmoins défini le FRR comme un «outil robuste», «qui n'a pas réalisé d'investissement hasardeux»...

=> Lire tout l’article du Figaro

Une pitoyable gabegie

Le FRR, créé il y a dix ans pour assurer la pérennité des régimes de retraite du privé, devait financer les pensions à partir de 2020. Doté de plusieurs milliards d'euros, les fonds devaient être investis en actions et en obligations, et l'Etat devait l'alimenter par le produit des privatisations. Lionel Jospin avait prédit qu'en 2008 le FRR serait ainsi doté d'environ… 300 milliards. Or, en réalité, ce fonds a été très peu alimenté par l'Etat et ne compte plus que 27 milliards, soit largement dix fois moins que ce qui était prévu par le brave Lionel !

A ce rythme, le FRR ne couvrira qu'un quart des retraites en 2020. A condition que les marchés financiers se portent bien… ce qui est loin d'être le cas. En avril 2008, Le Canard Enchaîné signalait déjà une perte de 3 milliards en trois mois et dénonçait l'intention du gouvernement de récupérer discrètement cette cagnotte d'argent frais afin d'éponger ses déficits publics. D'ici 2012, avec la crise, la suppression du FRR pourrait bien se concrétiser.

DERNIÈRE MINUTE : Autre victime de Bernard Madoff, l'Arrco (l'association qui gère la retraite complémentaire des salariés) qui a perdu dans cette affaire la bagatelle de 35 millions d’€ => Lire en commentaire…
Mis à jour ( Dimanche, 05 Juillet 2009 17:48 )  

Commentaires 

 
0 # patrice-merignac 2009-06-22 12:01 ce n'est rien puisque en augmentant l'age pour avoir droit a un repos bien mérité peut etre bientot a 67 ans ce fond sera peut etre suffisant amplement voir inutile pour tout compte fait payer en fin dde mois les retraités enfin à l'inverse l'allongement de 7 ans d'activté professionelle obligera le marché du travail a devoir absorber peut etre entre 3 a 4 millions de personnes en plus ce qui logiquement ne peut pas se faire et donc ce fera mathematiquemen t autant de demandeurs d'emplois en plus qui se rajouterons au deja 4 millions toutes categories confondus nous allons etre en europe les champions en pourcentage du nombre de chomeurs au alentour de 20 % de la population active Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
0 # superuser 2009-07-05 19:44 Comment Madoff s'est servi dans vos cotisations retraite
Par François Krug | Eco89 | 29/06/2009 | 17H30

L'Arrco ne s'en est pas vantée. Comme beaucoup d'autres, l'association gérant la retraite complémentaire des salariés a été victime de Bernard Madoff. Elle y a perdu près de 35 millions d'euros. Et les 150 ans de prison que la justice américaine vient d'infliger au financier n'y changeront rien.

L'affaire n'a pas fait beaucoup de bruit. Elle a été abordée le 10 mars lors du conseil d'administration de l'Arrco, et a fait l'objet d'un court article début juin dans Le Nouvel Observateur. Mais le régime de retraite ne figurait pas dans les victimes françaises déjà connues.

Une réserve de 41 milliards d'euros à placer

L'Arrco, co-gérée par les syndicats et le patronat, ne passe pas pour un repaire de spéculateurs. Les cotisations de millions de salariés lui ont pourtant permis de se constituer un petit trésor boursier : une «réserve technique de financement à moyen et long termes» de 41,87 milliards d'euros.

Pas de chance, l'organisation paritaire a été rattrapée par deux catastrophes financières. Son président, le syndicaliste de Force ouvrière Bernard Devy, a dressé le bilan devant le conseil d'administration :
• une exposition de 20,1 millions d'euros sur la banque américaine Lehman Brothers, qui a fait faillite en septembre,
• une exposition de 34,9 millions d'euros sur les fonds gérés par Bernard Madoff, arrêté en décembre.

Le parcours de l'argent est désormais bien connu. Comme beaucoup de victimes européennes de Madoff, l'Arrco a investi dans la Sicav luxembourgeoise Luxalpha. Un placement qui avait tout pour plaire : ses rendements résistaient à la conjoncture et sa banque dépositaire, la Suisse UBS, offrait un gage de sérieux. Sauf que Luxalpha confiait ensuite les fonds à Madoff. Des particuliers se sont eux aussi fait plumer, via leurs banques ou leurs compagnies d'assurance.

« Ne pas affoler les retraités »

A l'Arrco, on souligne que les sommes concernées ne représentent qu'une petite partie de la réserve. «Il ne faut pas affoler les retraités», nuance donc une porte-parole. D'ailleurs, souligne-t-elle, l'Arrco a «un règlement financier très strict».

Ce règlement financier n'a pas empêché l'Arrco d'être lésée par Madoff, mais il a peut-être limité les dégâts. Il est censé encadrer la spéculation, en fixant des «quotas» dans l'utilisation de la réserve :
• au minimum 60% placés en obligations et titres sûrs,
• au maximum 40% placés en actions ou dans des fonds.
Les quotas sont respectés, assure-t-on à l'Arrco : les obligations représenteraien t aujourd'hui 70% des placements. Mais l'organisation n'est pas encore sûre de récupérer un jour les 35 millions perdus en spéculant chez Luxalpha.

Et le verdict prononcé ce lundi par la justice américaine n'y changera rien. Les victimes européennes de l'affaire ne peuvent que se retourner contre UBS et les autres établissements dépositaires des fonds liés à Madoff. Des banques qui refusent toujours d'admettre la moindre responsabilité dans ce scandale.
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