Actu Chômage

mardi
22 mai
  • Connexion
  • Créer un compte
    Enregistrement
    *
    *
    *
    *
    *
    (*) Les champs marqués avec astérisque sont requis.
    Captcha plugin for Joomla from Outsource Online
     
  • Recherche
Taille du texte
  • Agrandir la taille du texte
  • Taille du texte par defaut
  • Diminuer la taille du texte
Accueil s'informer La revue de presse Sans-abri : les tentes sont-elles des «objets encombrants» ?

Sans-abri : les tentes sont-elles des «objets encombrants» ?

Envoyer Imprimer
La question était au cœur du procès en appel, ce mercredi, de l'association Droit au logement (DAL) condamnée à 12.000 € en première instance pour avoir installé le campement de la rue de la Banque.

[...] Le 30 octobre 2008, le DAL avait été condamné par le tribunal de police à 12.000 € d'amende et à la confiscation de ses tentes pour avoir, à l'automne 2007, «encombré la voie publique en y laissant sans nécessité des objets». Des objets ? Les tentes du campement de la rue de la Banque, à Paris, sous lesquelles 374 familles mal-logées ont passé 74 nuits avant qu'un accord de relogement ne soit trouvé avec le gouvernement.

La condamnation de l'association, une première pour le DAL qui n'en était pourtant pas à son premier campement, avait surpris, voire choqué, jusque dans le gouvernement (Martin Hirsch, Haut commissaire aux Solidarités actives, avait demandé à l'Etat de «passer l'éponge»).

Condamnation «excessive»

Lors du procès en appel ce mercredi, devant une salle comble et tandis qu'à l'extérieur du palais de Justice, place Saint-Michel, se tenait un rassemblement de soutien, l'avocate générale a d'ailleurs été la première à reconnaître la dimension «excessive» et «disproportionnée» de la condamnation. Elle n'a requis aucune amende, se démarquant ainsi nettement du premier jugement, mais s'est prononcée pour le maintien de la confiscation des tentes, jugeant que «"l’état de nécessité" invoqué par le DAL pour justifier le campement n'est pas motivé dans la mesure où on ne peut pas dire qu'il y avait "danger actuel et imminent"».

«Il y a eu 363 morts recensés dans la rue en 2008. Si ce n'est pas un danger grave et imminent, qu'est-ce que c'est ?» a rétorqué Me Dominique Hilsum pour la défense. «Les tentes du DAL, ce ne sont pas des objets mais bien des domiciles. Le lieu de vie de ces familles pendant deux mois et demi», a défendu son confrère Me Henri Leclerc, un troisième, Me Pascal Lévy, allant jusqu'à demander si, «quand un sans-abri déroule une couverture sur le bitume, il s'agit aussi un objet encombrant comme on le dirait d'une poubelle laissée sur la chaussée par un concierge».

[...] «Si le DAL est condamné dans cet affaire, cela veut dire que d'autres sans-abri pourront l'être», s'est inquiété au début de l'audience Jean-Baptiste Eyraud, le porte-parole de l'association. Réponse dans trois mois, l'arrêt ayant été mis en délibéré le 28 mai.

(Source : Libération)

Lire aussi :
Articles les plus récents :
Articles les plus anciens :

Mis à jour ( Mardi, 18 Octobre 2011 05:15 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2009-06-04 02:04 L'association avait été condamnée à une amende de 12.000 € et à la confiscation de 318 tentes pour avoir installé un campement de mal-logés rue de la Banque à Paris en 2007.

La cour d'appel de Paris a relaxé jeudi Droit au Logement (DAL), condamné en novembre 2008 par le tribunal de police à une amende de 12.000 € et à la confiscation de 318 tentes, a indiqué Me Henri Leclerc, avocat de l'association, jeudi 28 mai. L'association avait mis en place du 3 octobre au 15 décembre 2007 un campement de mal-logés rue de la Banque à Paris (IIe).

La cour a invoqué "l’état de nécessité" des familles qui campaient, et le fait que l'article de loi qui a causé la condamnation n'a pas été prévu pour "réprimer les manifestations telles que celle organisée par l'association pour lutter en faveur du droit au logement", a déclaré à l'AFP Me Henri Leclerc.

La condamnation du DAL, qui avait fait appel, avait suscité l'indignation des associations et des partis de gauche.

(Source : Le Nouvel Obs)
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Votre avis ?

François Hollande a été élu. Pensez-vous...
 

Zoom sur…

 

Chômeurs «fainéants» et «fraudeurs» : la fabrique d'un discours d'Etat

Etienne Penissat, chargé de recherches au CNRS et membre du CERAPS (Université Lille 2), s’intéresse à une catégorie souvent mobilisée par nos gouvernants : celle des chômeurs «fraudeurs» ...

 

Convocation pour «entretien téléphonique» : pas de sanction possible

Zoom sur une pratique qui se répand, source d'angoisse supplémentaire pour les chômeurs. Une dérive du système aux motifs peu avouables que ses victimes peuvent aisément contrer… à leurs frai...

 

En finir avec l’«assistanat», c’est possible !

Ce week-end, le Figaro Magazine remet le couvert et s'acharne contre «la France des assistés». Riposte.

 

Ces associations qui se battent pour les chômeurs

Au nombre de quatre au niveau national, elles méritent la gratitude et l'adhésion de tous les précaires et privés d'emploi. Grâce à elles - il faut le dire -, en 2004, les «Recalculés» n'aura...

 

La lutte contre le chômage est une escroquerie intellectuelle

Vous estimez que la lutte contre le chômage n'est, visiblement, pas la priorité de ceux qui nous gouvernent ? Vous vous étonnez qu'il n'y ait, sur ce point et depuis si longtemps, jamais de projet ...