Alors, cadeau ou pas cadeau aux banques ? Hier, lors de ses vœux aux parlementaires, Nicolas Sarkozy a tenté de justifier le plan d’aide aux banques (de 360 milliards d’euros au total) ainsi que les 10,5 milliards déjà distribués sous forme de fonds propres, avant d’annoncer que son gouvernement s’apprêtait à leur verser une nouvelle tranche (a priori de 10 milliards supplémentaire). Le résultat est un exercice assez confondant. Sarkozy dit n’importe quoi, pose comme des évidences des choses fausses ou discutables, et révèle qu’il ne comprend pas grand chose à la finance...
=> Quand Sarkozy dit n’importe quoi pour justifier ses cadeaux aux banques
Ça, c'est de la politique !
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Commentaires
"La crise du capitalisme financier n'est pas la crise du capitalisme, (…) l'anticapitalisme , c'est une impasse, c'est la négation de tout ce qui a permis d'asseoir l'idée de progrès", a-t-il estimé devant la chancelière allemande Angela Merkel et l'ex-Premier ministre britannique Tony Blair, invités à la conférence internationale "Nouveau monde, nouveau capitalisme" qui avait lieu à Paris.
"On doit moraliser le capitalisme et pas le détruire, (…) il ne faut pas rompre avec le capitalisme, il faut le refonder", a insisté le président français, accusant ceux qui refusent cette "refondation" de "faire le lit de ceux qui veulent détruire la capitalisme". "Soit on refonde le capitalisme, soit on le détruit", a poursuivi Nicolas Sarkozy, se prononçant une nouvelle fois pour un capitalisme "d'entrepreneurs" que l'Etat devrait "animer, entraîner". "Il faut rééquilibrer les rôles respectifs de l'Etat et du marché", a-t-il dit, estimant que la crise actuelle signait "le retour de l'Etat (et) la fin de l'idéologie de l'impuissance publique".
Encore un de ses laïus truffés de mensonges ou d'affirmations discutables, résolument à vomir quand on sait ce qu'il fait de l'argent public et de nos vies.
En tous cas, c'est un signe qui ne trompe pas : Nicolas Sarkozy a de plus en plus peur du petit facteur. Son capitalisme étant une impasse avérée et une régression pour une majorité de Français, il sent que le vent va finir par tourner. Répondre | Répondre avec citation | Citer
C'est bien cela qui fait que les tenants, aujourd'hui, font dans leur calbard… Répondre | Répondre avec citation | Citer
Et côté pile un capitalisme financier qui veut optimiser ses profits en essayant de faire de l'argent avec de l'argent, c'est à dire en spéculant avec les désastres, et la misère réelle que cela engendre. (En Chine, il y aurait eu 100 000 usines qui auraient fermé depuis le milieu de 2008, l'Occident n'est pas en reste, le nombre d'emplois détruits aux Etats-unis pour le mois de décembre serait proche de 700 000 …)
Le capitalisme ne peut être qu'une succession de <
Le capitalisme à "visage humain" est une escroquerie intellectuelle.
C'est que c'est toujours la Morale des autres.
Léo Ferré (Préface) Répondre | Répondre avec citation | Citer
[…] Sur le papier, Patrick Devedjian a raison. L'Etat a bien mis "à disposition" des banques un paquet de 360 milliards d'euros : 320 sous forme d'apport de liquidités pour faciliter les prêts interbancaires, et 41 sous la forme de fonds propres pour améliorer les ratio de solvabilité. Sauf que ces chiffres ne sont que des plafonds théoriques et que, pour l'instant, sur les 320 milliards d'euros, seuls 12 milliards ont été effectivement prêtés aux banques. Et ces dernières n'ont pas, pour l'instant, manifesté le besoin d'y avoir recours une nouvelle fois…
Pour les 41 milliards, deux tranches de 10,5 milliards ont été prévues. La première a été déjà été versée et la deuxième le sera quand quelques jours. Au total, sur les 360 milliards, seuls 33 milliards ont donc bien été injectés pour le «sauvetage» des banques. Répondre | Répondre avec citation | Citer