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Accueil s'informer La revue de presse Sauvetage des banques : plus c'est gros, plus ça passe !

Sauvetage des banques : plus c'est gros, plus ça passe !

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Sur son blog Les cordons de la Bourse Nicolas Cori, journaliste à Libé, décrypte avec limpidité les dessous de l'économie et de la finance au gré de l'actualité. Il a attentivement écouté le président de la République glorifier son action de sauvetage des banques : un laïus truffé de couleuvres pour justifier qu'il va, d'ici fin mars, à nouveau leur distribuer 10 milliards d’€ sans pouvoir contrôler leur utilisation, tandis qu'aucune étude n'est venue montrer que les sommes colossales déjà versées par l'Etat ont servi à quelque chose.

Alors, cadeau ou pas cadeau aux banques ? Hier, lors de ses vœux aux parlementaires, Nicolas Sarkozy a tenté de justifier le plan d’aide aux banques (de 360 milliards d’euros au total) ainsi que les 10,5 milliards déjà distribués sous forme de fonds propres, avant d’annoncer que son gouvernement s’apprêtait à leur verser une nouvelle tranche (a priori de 10 milliards supplémentaire). Le résultat est un exercice assez confondant. Sarkozy dit n’importe quoi, pose comme des évidences des choses fausses ou discutables, et révèle qu’il ne comprend pas grand chose à la finance...

=> Quand Sarkozy dit n’importe quoi pour justifier ses cadeaux aux banques

Ça, c'est de la politique !

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Mis à jour ( Vendredi, 09 Janvier 2009 01:46 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2009-01-09 01:44 Cerise sur la gâteau : Nicolas Sarkozy a estimé jeudi que la crise du capitalisme financier n'était pas "la crise du capitalisme" et que l'anticapitalisme était "une impasse".

"La crise du capitalisme financier n'est pas la crise du capitalisme, (…) l'anticapitalisme , c'est une impasse, c'est la négation de tout ce qui a permis d'asseoir l'idée de progrès", a-t-il estimé devant la chancelière allemande Angela Merkel et l'ex-Premier ministre britannique Tony Blair, invités à la conférence internationale "Nouveau monde, nouveau capitalisme" qui avait lieu à Paris.

"On doit moraliser le capitalisme et pas le détruire, (…) il ne faut pas rompre avec le capitalisme, il faut le refonder", a insisté le président français, accusant ceux qui refusent cette "refondation" de "faire le lit de ceux qui veulent détruire la capitalisme". "Soit on refonde le capitalisme, soit on le détruit", a poursuivi Nicolas Sarkozy, se prononçant une nouvelle fois pour un capitalisme "d'entrepreneurs" que l'Etat devrait "animer, entraîner". "Il faut rééquilibrer les rôles respectifs de l'Etat et du marché", a-t-il dit, estimant que la crise actuelle signait "le retour de l'Etat (et) la fin de l'idéologie de l'impuissance publique".

Encore un de ses laïus truffés de mensonges ou d'affirmations discutables, résolument à vomir quand on sait ce qu'il fait de l'argent public et de nos vies.

En tous cas, c'est un signe qui ne trompe pas : Nicolas Sarkozy a de plus en plus peur du petit facteur. Son capitalisme étant une impasse avérée et une régression pour une majorité de Français, il sent que le vent va finir par tourner.
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0 # Ongles_noirs 2009-01-09 09:17 Certes, cependant je pense que ce qui commence à faire peur à Sarkosy et à la clique capitalo ce n'est pas l'anticapitalisme étatique et de façade du petit facteur mais bien une contagion par le mouvement grec actuel qui lui remet en cause les fondements même du système. Ce mouvement réinvente aussi les formes d'organisation et de lutte en dehors de toutes structures officielles dont on connaît aujourd'hui le degré de compromission avec le pouvoir.
C'est bien cela qui fait que les tenants, aujourd'hui, font dans leur calbard…
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0 # tristesir 2009-01-09 12:51 Le capitalisme c'est, côté face, le "respectable" capitalisme entrepreneurial qui n'a de cesse l'exploitation de la majorité de la population et qui entretient le chômage de masse pour peser sur les salaires et terroriser les salariés, qui crèvent de peur de perdre leur emploi et de ne pas pouvoir payer les traites de leur crédits sur leur maison, leur voiture (on se rappellera d'une époque récente, avant la "crise" où nos gouvernants estimaient que les français, individuellemen t, n'étaient pas assez endettés et ils projetaient de développer un système de "subprimes" en France).

Et côté pile un capitalisme financier qui veut optimiser ses profits en essayant de faire de l'argent avec de l'argent, c'est à dire en spéculant avec les désastres, et la misère réelle que cela engendre. (En Chine, il y aurait eu 100 000 usines qui auraient fermé depuis le milieu de 2008, l'Occident n'est pas en reste, le nombre d'emplois détruits aux Etats-unis pour le mois de décembre serait proche de 700 000 …)

Le capitalisme ne peut être qu'une succession de <> liées principalement à la cupidité des possédants qui sème la misère et la guerre.

Le capitalisme à "visage humain" est une escroquerie intellectuelle.
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0 # YoshiL7 2009-01-09 13:26 Sarkozy dit "il faut moraliser le capitalisme", et Sarkozy fait quoi dans les 5 minutes qui suivent ? Il donne aux banques 10 milliards d'argent public en plus sans contrepartie… C'est cela moraliser le capitalisme semble-t-il… faire à nouveau le contraire de ce que l'on dit… Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
0 # Ongles_noirs 2009-01-10 08:11 N'oubliez jamais que ce qu'il y a d'encombrant dans la Morale,
C'est que c'est toujours la Morale des autres.

Léo Ferré (Préface)
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0 # superuser 2009-01-10 21:20 Extrait de l'article de Libération Les vrais chiffres des plans de relance français :

[…] Sur le papier, Patrick Devedjian a raison. L'Etat a bien mis "à disposition" des banques un paquet de 360 milliards d'euros : 320 sous forme d'apport de liquidités pour faciliter les prêts interbancaires, et 41 sous la forme de fonds propres pour améliorer les ratio de solvabilité. Sauf que ces chiffres ne sont que des plafonds théoriques et que, pour l'instant, sur les 320 milliards d'euros, seuls 12 milliards ont été effectivement prêtés aux banques. Et ces dernières n'ont pas, pour l'instant, manifesté le besoin d'y avoir recours une nouvelle fois…

Pour les 41 milliards, deux tranches de 10,5 milliards ont été prévues. La première a été déjà été versée et la deuxième le sera quand quelques jours. Au total, sur les 360 milliards, seuls 33 milliards ont donc bien été injectés pour le «sauvetage» des banques.
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