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Accueil s'informer Mobilisations, luttes et solidarités Ces entreprises qui profitent de la crise pour licencier

Ces entreprises qui profitent de la crise pour licencier

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Le secrétaire général de la CGT a dénoncé aujourd'hui à Toulouse les entreprises qui «profitent» de la crise financière et économique pour mettre en œuvre des plans de restructuration et licencier des salariés.

«Des employeurs, des directions d'entreprises pensent pouvoir profiter de l'argument de la crise pour glisser leur plan de restructuration et faire en sorte que leurs activités soient encore plus profitables», a-t-il signalé, citant «le cas typique» de la fermeture prochaine de l'usine du groupe américain Molex à Villemur-sur-Tarn, où il se rendait dans l'après-midi. Les activités de ce site, qui produit des connecteurs électriques pour automobiles, doivent être en partie délocalisées vers l'un des «paradis sociaux» européens du moment, la Slovaquie. Avec pour conséquence la perte de 300 emplois en France.

«Il s'agit d'une entreprise qui fait des bénéfices et qui veut profiter de la séquence actuelle au nom d'une crise économique pour justifier un plan de délocalisation de l'emploi. C'est une situation d'autant plus inacceptable que le président de la République nous a dit il y a 48 heures qu'il se faisait fort de surveiller les entreprises qui profiteraient de la situation pour supprimer des postes», s'est-il indigné.

Lundi après-midi doit avoir lieu à l'Elysée une réunion avec Nicolas Sarkozy et les autres dirigeants syndicaux : Bernard Thibault a averti qu'à cette occasion, il allait «mettre à l'épreuve» le chef de l'Etat sur la «cohérence entre ses déclarations de principe et les actes concrets», affirmant être en mesure de lui soumettre «une liste d'entreprises susceptibles de fermer, de mettre sur la paille des milliers de salariés alors que leur trésorerie ne le justifie pas».

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Mis à jour ( Jeudi, 30 Octobre 2008 19:05 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2008-10-31 15:09 Par souci de démocratie, Nicolas Sarkozy recevra lundi après-midi les dirigeants syndicaux afin de les associer à la préparation du sommet du G20 sur la crise financière internationale prévu le 15 novembre à Washington, un G20 consacré à la réforme du système financier international, a confirmé vendredi l'Elysée.

Cette réunion, qui avait été annoncée mardi de source syndicale, se tiendra à 15h30, a précisé la présidence dans un communiqué.

Elle réunira autour du chef de l'Etat Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, Jacques Voisin, président de la CFTC et Bernard Van Craeynest, président de la CGC.

Encore une réunion de principe : on se demande ce que le chef de l'Etat retiendra des revendications syndicales, lui qui n'en a que faire.

Le G20 comprend les grands pays industrialisés du G8 (Etats-Unis, Allemagne, Canada, France, Italie, Japon, Royaume-Uni, Russie) ainsi que onze grands pays émergents, plus l'Union européenne.
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0 # superuser 2008-10-31 15:17 Le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez a annoncé vendredi la mise en place d'un "dispositif" départemental destiné à surveiller les entreprises qui pratiqueraient des délocalisations ou des licenciements injustifiés, avec "l’alibi de la crise".

Interrogé sur RTL sur le cas de l'entreprise Molex en Haute-Garonne, M. Wauquiez a reconnu : "On a des entreprises qui profitent de l'alibi de la crise pour faire des délocalisations ou des plans de licenciements qui ne sont pas justifiés".

"On a un dispositif qui va se mettre en place département par département qui nous permettra de surveiller ce genre de choses", a-t-il ajouté sans plus de détails.

"On est prêt à faire des bras de fer avec les chefs d'entreprises qui ne jouerait pas le jeu", a assuré le député-maire du Puy-en-Velay, notamment en regardant "les comptes", "le bilan financier", le "carnet de commandes", comme cela a été fait pour une entreprise de bijoux de Haute-Loire, a-t-il expliqué.

"Quand il y a des entreprises qui ont des vraies difficultés, il ne faut pas se leurrer, on ne peut pas interdire les licenciements", a-t-il nuancé.

Le secrétaire d'Etat a aussi promis "d'ici 15 jours" l'ouverture de réunions "bilatérales" avec les partenaires sociaux pour permettre la généralisation d'un Contrat de Transition Professionnelle (CTP) "de base" dans toute la France, et instaurer un "CTP Plus" pour "les bassins d'emplois les plus touchés". Cet "outil", qui devrait être mise en place "avant la fin de l'année", sera financé par l'assurance-chômage et par l'Etat qui devra aussi "être contributaire", a-t-il précisé.
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