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Accueil s'informer Social, économie et politique Salaire moyen d'un grand patron français : 383.000 €/mois

Salaire moyen d'un grand patron français : 383.000 €/mois

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... Soit 310 mois de Smic ! Tel est le résultat d'une l'enquête du magazine Capital à paraître demain, effectuée sur les 50 patrons français les mieux payés en 2007.

Salaire moyen qui a, d'ailleurs, augmenté de 20% par rapport à 2006 : une «revalorisation» sans commune mesure avec les misérables augmentations concédées aux salariés sur la même période. Et c'est là qu'on mesure de quel «pouvoir d'achat» Nicolas Sarkozy est le président...

Le deuxième du classement, Pierre Verluca, patron de Vallourec, est un cas d'école. Sa rémunération a bondi de 32% à 12,4 millions d’euros «alors que le profit de sa société augmentait d’à peine 8%», note le magazine. Et quand les actionnaires ont été servis (environ 15%), que reste-t-il pour les salariés ? Qu'on n'aille pas nous dire qu'il n'y a pas d'argent en France : la fortune de certains se constitue toujours au détriment de la qualité de vie d'une majorité d'autres.

Le jackpot du patron actionnaire

Le palmarès de Capital prend en compte les salaires, les avantages en nature et les plus-value sur les stocks-options. Selon le magazine, le cru 2007 pourrait être «le dernier jackpot avant le krach». Car «l’effondrement des cours de Bourse aura un gros impact sur les levées de stocks-options, moins juteuses voire carrément impossibles», affirme-t-il en expliquant que les rémunérations de base de ces grands patrons, déjà astronomiques, restent largement inférieures aux revenus que certains ont tiré de leurs propres actions en Bourse. Ainsi, Bernard Arnault a touché 4,1 millions d’euros de salaire comme Pdg de LVMH : «une goutte d’eau» en comparaison des 376 millions d’euros engrangés par le biais des dividendes qu'il a perçus en tant qu'actionnaire principal de son groupe de luxe.

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Mis à jour ( Mercredi, 29 Octobre 2008 16:47 )  

Commentaires 

 
0 # tristesir 2008-10-29 17:17 Pour que certains se goinfrent il n y a pas de mystère, il faut dissuader les prétentions salariales du salarié lambda pour qu'ils puissent s'accaparer la richesse produite par d'autres qui ne récoltent que des miettes.

Pour cela, il y a leur crise et le chômage de masse qui remplissent leur rôle: terroriser les salariés et les rendre "raisonnables", c'est à dire qu'ils travaillent pour rien ou si peu, autant que possible.
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0 # michael 2008-10-30 00:01
Capital est trop optimiste ! Regardez le patron de la Société Générale, Daniel Bouton. Il a trouvé le moyen, malgré l'effondrement des cours, de réaliser tout de même une plus-value de 1,3 million d'euros en moins de quatre mois en revendant des actions de son groupe acquises au titre de stock-options. Un petit complément de salaire qui lui a permis… de payer ses impôts. Comme quoi, apparemment, son mirobolant salaire de PDG "rescapé de l'affaire Kerviel" ne lui permet pas d'approvisionner pour le fisc (le pauvre !), comme tout salarié à 1.500 euros le fait.

1,3 million, c'est un revenu de 2.000 euros nets par mois pendant… 54 ans !

Alors, les 341 millions de dividendes de Bernard Arnault, je vous laisse faire le calcul.
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0 # superuser 2008-11-26 02:51 Selon La Tribune datée du lundi 24 novembre, les dix principaux patrimoines familiaux cotés à la Bourse de Paris pourraient subir environ 61 milliards d'euros de pertes potentielles en 2008 à cause de la crise.

"Selon nos calculs, le cumul des sommes virtuellement perdues depuis le début 2008 par les dix principales familles investies dans les fleurons français représente quelque 61 milliards d'euros", annonce le quotidien économique : "Le portefeuille des grands acteurs industriels du CAC 40 a suivi la dégringolade de l'indice".
La Bourse de Paris, descendue la semaine dernière à son plus bas niveau depuis cinq ans et demi, a perdu près de la moitié (48,68%) de sa valeur en onze mois. "Il ne s'agit pour le moment que de pertes virtuelles, puisqu'en Bourse la perte (ou le gain) n'intervient qu'à la vente des actions. Mais ces 61 milliards d'euros de patrimoine potentiellement partis en fumée avec la chute des Bourses vont manquer quelque part à l'économie", fait valoir La Tribune.

Le patrimoine de Mittal dévisse de 74%

Le PDG du groupe de luxe LVMH, Bernard Arnault, aurait ainsi virtuellement perdu 17,35 milliards d'euros depuis le début de l'année alors que les pertes de la famille Bettencourt, principale actionnaire du groupe de cosmétique L'Oréal, s'élèveraient à 6,63 milliards d'euros. "La valeur des actions Wendel détenues par la famille a fondu de 70%, tandis que la famille Bouygues perd 56%", précise le journal. "C'est certes moins que Lakshmi Mittal, dont le patrimoine dévisse de 74%", est-il ajouté. La fortune du milliardaire indien coule ainsi de près de 25 milliards d'euros, la plus grosse perte des familles du CAC 40. Quant aux actions de la famille Peugeot, dont le groupe vient de prévoir un plan de réduction des effectifs, elles perdent plus des trois quarts (76%) de sa valeur, soit 2,8 milliards d'euros.

D'autres grands hommes d'affaires internationaux, ayant massivement investi dans les valeurs du CAC 40, ont également été affectés. En Allemagne, la famille Merckle, cinquième fortune du pays, aurait perdu 400 millions d'euros en spéculant sur le cours des actions Volkswagen.

(Source : Le Nouvel Obs)

Pendant ce temps…

D'après le Canard Enchaîné de mercredi dernier, les 3 millions d'actionnaires — petits et gros — qui ont investi dans la banque Natixis ont perdu 92% de leur capital, soit un total de 25 milliards d’€…
En deux ans, 29 milliards de titres ont été achetés pour cette banque qui en vaut aujourd'hui moins de 5 : qui dit mieux ?
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