
Paru sur le site du Collectif RTO, un comparatif chiffré avant/après réalisé par Patdu49 sur le cas d'un RMIste qui reprendrait un emploi en CDD d'un an en 3/4 de temps et rémunéré au Smic.
Verdict : il est largement perdant !!! => LIRE ICI
D'autres études de cas à suivre...
Pire !!! On rappelle que le dispositif RSA est conditionné à la reprise d'un emploi dont la rémunération n'excède pas 1,04 Smic, alors que les dispositifs actuels de cumul RMI/API-revenu d'activité, s'ils sont limités à un an, ne sont pas plafonnés. Actuellement, un RMIste qui retrouve un emploi à temps plein rémunéré 1,1 Smic peut cumuler son salaire et son RMI pendant 3 mois, puis percevoir un complément mensuel de 150 € les neufs mois suivants (prime de retour à l'emploi); il peut également prétendre à la prime exceptionnelle de 1.000 € au bout de 4 mois, continuer à bénéficier d'une allocation logement et de sa CMU... Mais c'est trop pour Martin Hirsch : avec son RSA, ce RMIste trop bien payé perdra tout !
Autre cas de figure : le salarié précaire qui tombe malade. Avec le RSA, il est aussi floué !
Conclusion : Le RSA est bel et bien une mesure de droite qui non seulement maintiendra les travailleurs pauvres dans la pauvreté, mais les appauvrira.
Rappel => NOTRE DOSSIER SUR LE RSA
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Commentaires
«Le revenu de solidarité active est plus nécessaire que jamais en période de crise car il rend les personnes en difficulté moins vulnérables», estime-t-il. Il affirme également que la généralisation du RSA permettra «d'amortir, voire de contrer» la hausse du chômage attendue dans le sillage de la crise financière internationale…
Vanter en ces termes une mesure de régression sociale qui va offrir sur un plateau de la main d'œuvre flexible et pas chère au patronat est particulièremen t stupéfiant. Répondre | Répondre avec citation | Citer
http://blogchomeur.spaces.live.com/default.aspx Répondre | Répondre avec citation | Citer
Puisqu’il est tellement mis en avant, le premier point qu’il faut ici examiner est, bien sûr, celui du bilan financier pour les allocataires : qu’apporte de ce point de vue le RSA comparé au RMI ?
Première constatation, étonnante au regard des témoignages, tous favorables, parus dans la presse : sur le papier, le bilan est à tout le moins très contrasté. En effet, si l’on veut bien regarder de près les estimations présentées aux débats du Grenelle de l’insertion par le Haut commissariat lui-même, sur les quelque 36 cas qui sont évalués, où les situations mêlent configurations familiales (personnes isolées, couples, sans enfant, ou avec un, ou deux enfants) avec les situations d’emploi (du ¼ temps au plein temps), le bilan est le suivant :
• La première année, dans tous les cas de figure, le RMI apporte plus de ressources que le RSA
• Au-delà de cette première année, dans 13 cas RSA et RMI s’équivalent, et dans les 23 autres le RSA apporte un plus
• Enfin, si l’on fait le bilan d’ensemble sur les deux premières années d’allocation, dans les situations où il y a emploi, le RMI apporte plus de ressources dans 19 cas, le RSA dans 17.
La surprise, à vrai dire, ne vient pas du bilan de la première année : son intéressement étant provisoire, le RMI concentre l’effort financier autour du retour à l’emploi ; il n’est donc guère étonnant qu’il apporte plus que le RSA. A l’inverse, dans la durée, ce dernier apporte généralement - mais pas toujours - plus. Ce fait est la simple et claire conséquence de deux philosophies de départ opposées.
L’étonnement est double. Sachant que dans tous les cas où il n’y a pas emploi – les plus nombreux, malheureusement -, RMI et RSA s’équivalent par définition, le montant des allocations étant identique, la surprise vient, d’abord, du fait que, pour les situations où il y a emploi qui sont seules ici examinées, au bout de 24 mois, le bilan n’a pas encore majoritairement basculé en faveur du RSA. L’étonnement vient, ensuite, de ce que, au-delà des deux premières années, le RSA ne sort pas systématiquemen t vainqueur du RMI. L’examen des cas pour lesquels comparativement au RMI le passage au RSA entrainera une situation plus difficile est particulièremen t éclairant : il s’agit de toutes les situations de couples (quel que soit le nombre d’enfant : 0, 1 ou 2) où une seconde personne (la femme ?) travaille, cela quelle que soit sa quotité.
Dans tout cela se lit très directement que l’argumentation du RSA, toute entière ostensiblement tournée vers la fin de l’assistanat et le retour vers l’emploi est, pour le moins, une antiphrase. La réalité est à rebours de cette affirmation : le RMI est plus favorable pour ceux qui retournent vers l’emploi alors que le RSA l’est à (certains de) ceux qui sont durablement englués dans des mauvais emplois qui ne permettent pas de s’assurer une autonomie de vie.
Le RSA est une subvention pérenne aux très bas salaires, c’est-à-dire, pour l’essentiel, au temps très partiel contraint, de fait massivement réservé aux femmes.
(Source : Mediapart) Répondre | Répondre avec citation | Citer