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Accueil s'informer La revue de presse Crise financière et économique : les salariés vont payer la note

Crise financière et économique : les salariés vont payer la note

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Que Jacques Attali ou Laurence Parisot s'écharpent sur les termes pour qualifier la crise financière qui nous vient des Etats-Unis (l'un préférant parler de «tsunami» tandis que l'autre parle de «11 Septembre»… Ils n'ont vraiment rien d'autre à faire ?), son impact sur l'économie réelle touchera avant tout et de plein fouet le petit peuple.

La France est particulièrement mal préparée pour affronter le nouveau ralentissement de l'économie. Après les cadeaux fiscaux de 2007, les marges de manœuvre de l'Etat sont très limitées, tandis que le prix du pétrole a déjà rongé les marges des entreprises. Le coût sera donc porté surtout par les salariés et les retraités : davantage de chômage, moins de pouvoir d'achat.

Pour les années 2008 et 2009, les prévisionnistes tablent désormais sur moins de 1% de croissance du PIB. On peut avoir la fibre écolo et pourtant s'inquiéter de cette croissance «molle», voire nulle, qui s'installe en France. Les difficultés qui vont suivre seront certes d'abord de nature sociale : chômage, stagnation — voire baisse — du pouvoir d'achat, nouvelle crise des finances publiques dues à la baisse des recettes... Mais on verra aussi les entreprises françaises faire moins d'efforts pour réduire leur consommation d'énergie et réorienter un appareil de production gaspilleur de ressources non renouvelables.

Ses conséquences vont se manifester d'autant plus vite que le récent choc pétrolier a déjà sensiblement réduit les marges des entreprises. Dans les années 70, confrontées à un choc de prix similaire, celles-ci avaient joué la carte de l'inflation pour tenter — sans succès — de refiler la note aux consommateurs. Résultat : la dégradation de leurs comptes a retardé de dix ans les investissements nécessaires pour affronter le changement de donne et, comme on le sait, le chômage de masse s'est creusé. Cette fois-ci, le contexte est différent : la mondialisation a accentué la concurrence et la monnaie unique empêche en pratique de recourir à l'inflation. Ce nouveau choc devra donc être payé comptant, et ceci sans que les entreprises en souffrent trop car il leur faut, plus encore qu'à l'époque, investir pour réduire leur dépendance aux ressources naturelles qui deviennent rares et dont l'usage immodéré met en péril notre planète. Ce sont donc, pour l'essentiel, les salariés qui vont payer la note.

=> Lire tout l'article de Denis Clerc pour Alternatives Economiques

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Mis à jour ( Jeudi, 25 Septembre 2008 20:18 )  

Commentaires 

 
0 # tristesir 2008-09-25 19:40 Il ne faut pas se laisser tromper par le chiffre de la croissance : une croissance "forte" de plus de 2% du PIB ne signifie pas que la répartition des richesses produites se fait mieux.

Ce sont toujours les mêmes qui profitent de cette croissance
(qui tue, par ailleurs, notre planète)…
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