Actu Chômage

lundi
21 mai
  • Connexion
  • Créer un compte
    Enregistrement
    *
    *
    *
    *
    *
    (*) Les champs marqués avec astérisque sont requis.
    Captcha plugin for Joomla from Outsource Online
     
  • Recherche
Taille du texte
  • Agrandir la taille du texte
  • Taille du texte par defaut
  • Diminuer la taille du texte
Accueil s'informer Mobilisations, luttes et solidarités Le Contrat départemental d’accès à l’emploi, une alternative au RSA

Le Contrat départemental d’accès à l’emploi, une alternative au RSA

Envoyer Imprimer
Le Revenu de solidarité active de Martin Hirsch, en participant à la promotion de l'emploi en miettes, maintiendra ses bénéficiaires dans l'assistanat. Pourtant, il existe des initiatives régionales innovantes pour qui le «i» de RMI n'est pas un vain mot : celle du Territoire de Belfort, lancée en 2005, a attiré notre attention.

Disposer d'un personnel formé aux besoins de l'entreprise tout en participant à l'insertion efficace et pérenne d'un allocataire du RMI, c'est ce que propose ce Conseil général aux employeurs du Territoire de Belfort et ses alentours par le biais du CDAE (contrat départemental d’accès à l’emploi), expérimenté depuis trois ans avec succès.

Loin des minables contrats aidés inventés afin de réduire statistiquement le chômage, véritables aubaines pour employeurs aussi déresponsabilisés que sans scrupule, le CDAE est un contrat de travail à temps plein, rémunéré au minimum sur la base du Smic et d'une durée maximale de 18 mois, qui organise pour chaque bénéficiaire des périodes d'alternance en entreprise, en organisme de formation ou en structures d'insertion par l'activité économique (SIAE). L'employeur perçoit une aide mensuelle du Conseil général de 447,91 € et s'engage à embaucher durablement le salarié à la fin du contrat (en CDI ou en CDD de 6 mois minimum).

Une issue sérieuse au RMI

Ainsi, en formant le salarié aux besoins de l'entreprise, ce dispositif facilite son adaptation et son intégration, lui offre de réelles perspectives d'avenir (un salaire correct, un CV réactivé et, le cas échéant, l'ouverture de nouveaux droits à l'Assedic), et permet surtout de répondre à des «offres non satisfaites»... Plus de 250 personnes «éloignées de l'emploi» en ont déjà bénéficié.

Retenu en janvier 2008 comme initiative pilote pour l’expérimentation des contrats aidés proposée par Martin Hirsch, le CDAE reste à ce jour une spécificité du Territoire de Belfort. Pourtant, comme l'a dit le Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté en décembre dernier : «Une grande partie de ces personnes [les RMIstes] ne sont pas éloignées de l'emploi, c’est l’emploi qui s'est éloigné d’elles»... En osant mettre à contribution les employeurs (ce que le RSA ne fait absolument pas !), le CDAE inverserait quelque peu la tendance.

Une question de bon sens !

A l'heure où il est question d'en finir avec le maquis de contrats aidés (ces petits boulots jetables, mal payés mais grassement subventionnés) en les remplaçant par un «contrat unique d'insertion», le CDAE a valeur d'exemple. Sera-t-il retenu ? Ce serait trop beau...

Afin de médiatiser cette alternative qui s'oppose à la précarisation — donc à la fausse insertion — des chômeurs de très longue durée, une conférence de presse est organisée jeudi 18 septembre 2008 à 8H45 à l’Assemblée des départements de France, au 6 rue Duguay Trouin – 75006 Paris (M°Saint-Placide ou Notre-Dame-des-Champs). Yves ACKERMANN, président du Conseil général du Territoire de Belfort, présentera lui-même ce dispositif qui mérite d'être connu et généralisé dans toute la France. Témoigneront également des entreprises partenaires et des bénéficiaires du CDAE.

Affaire à suivre...

Lire aussi :
Articles les plus récents :
Articles les plus anciens :

Mis à jour ( Vendredi, 05 Septembre 2008 01:23 )  

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Votre avis ?

François Hollande a été élu. Pensez-vous...
 

Zoom sur…

 

Chômeurs «fainéants» et «fraudeurs» : la fabrique d'un discours d'Etat

Etienne Penissat, chargé de recherches au CNRS et membre du CERAPS (Université Lille 2), s’intéresse à une catégorie souvent mobilisée par nos gouvernants : celle des chômeurs «fraudeurs» ...

 

Convocation pour «entretien téléphonique» : pas de sanction possible

Zoom sur une pratique qui se répand, source d'angoisse supplémentaire pour les chômeurs. Une dérive du système aux motifs peu avouables que ses victimes peuvent aisément contrer… à leurs frai...

 

En finir avec l’«assistanat», c’est possible !

Ce week-end, le Figaro Magazine remet le couvert et s'acharne contre «la France des assistés». Riposte.

 

Ces associations qui se battent pour les chômeurs

Au nombre de quatre au niveau national, elles méritent la gratitude et l'adhésion de tous les précaires et privés d'emploi. Grâce à elles - il faut le dire -, en 2004, les «Recalculés» n'aura...

 

La lutte contre le chômage est une escroquerie intellectuelle

Vous estimez que la lutte contre le chômage n'est, visiblement, pas la priorité de ceux qui nous gouvernent ? Vous vous étonnez qu'il n'y ait, sur ce point et depuis si longtemps, jamais de projet ...