Le «RSA», c’est un système pour faire re-travailler des salariés temporairement privés d’emploi, donc des chômeurs, à prix très bas, à temps partiels et avec des éléments de rémunération donnés… à la place des employeurs : c’est l’Etat qui paie des compléments de salaires tout comme c’était déjà le cas avec la fameuse «prime pour l’emploi» (PPE).Que nous chantent-ils, ces néo-libéraux, eux qui en appellent en permanence au «moins d’état», refusent une prétendue «économie administrée» (sic), mais qui installent des primes quasi «soviétiques» pour compenser par les aides publiques ce que les employeurs privés ne veulent pas payer ?
On marche sur la tête ! Pas de quoi féliciter un prétendu «Robin des bois qui prendrait aux riches pour donner aux pauvres» : on se moque de nous. C’est l’inverse : Sarkozy ne travaille que pour les 2% les plus riches de la population, idem sur la façon de traiter ce RSA !
Un salaire, c’est un salaire, pas un soin palliatif.
Un boulot, c’est un boulot, à temps plein, mensualisé, au Smic, et il y en a un immense besoin dans ce pays si on ne favorise pas inutilement les heures supplémentaires, c’est-à-dire si on ne fait pas travailler quelqu’un deux fois plus à la place de quelqu’un qu’on n’embauche pas. Il faut rapprocher les durées réelles du travail de la durée légale à 35 heures et il y aura du travail pour tous, mieux que par le placebo du RSA/PPE. Mais cela ne peut pas se faire à profit constant !
Il faut que les entrepreneurs et actionnaires apprennent ce qu’est la fameuse «valeur du travail» et qu’ils la paient correctement. Les «usines à gaz» pour compenser les vrais-faux bas salaires sont des palliatifs. Haussez le Smic à 10 € de l’heure immédiatement ! Haussez les salaires de 200 € immédiatement : cela ira dans le sens de l’indispensable relance pour repousser la récession et dans la voie de l’impérative redistribution des richesses !
Nous ne félicitons pas non plus Sarkozy pour piquer 1,5 milliard aux petits épargnants après avoir donné 15 milliards aux grands capitalistes. Sa «taxe» à 1,1% (proportionnelle et non progressive) pour toutes les épargnes de type assurance-vie frappera la petite épargne à égalité avec les 378.000 millionnaires en euros de ce pays dont il abaissé généreusement l’impôt l’an passé («bouclier» fiscal). Les patrons, eux, s’augmentent de 58% l’an passé… Les 500 premières familles ont gagné 80 milliards d’euros de plus l’an passé que l’année précédente !
Il y a une politique alternative de gauche : redistribuez d’abord les richesses !
Pour les besoins et droits sociaux, nous demandons une fiscalité républicaine, progressive et directe, avec des impôts sur les sociétés, les rentes et les fortunes, qui compense les inégalités sociales. Pour la Sécurité sociale, les retraites et la protection sociale, nous demandons une hausse massive des salaires et des cotisations sociales appropriées.
Oui : il faut taxer le capital, puisqu’apparemment c’est donc redevenu possible, mais pas comme cela, en trompe l’œil. Pour de bon ! En annulant toutes les mesures prises initialement par Sarkozy en faveur des riches rentiers et actionnaires.
Et il faut hausser tous les salaires, car la France n’a jamais été aussi riche, les caisses privées aussi pleines (les caisses publiques siphonnées vers le privé) et les richesses aussi mal redistribuées.
Gérard Filoche
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Commentaires
Pourquoi des emplois au rabais ?
S'il y a besoin de ces emplois, alors que l'on donne des CDI !
C'est pourtant si simple !
Alors stop à la désinformation gouvernementale et, Français, ouvre les yeux ! Répondre | Répondre avec citation | Citer
A son arrivée au pouvoir en 1997, Tony Blair avait fait de la réduction de la pauvreté l'une de ses priorités. "La seule issue à la pauvreté est le travail", disait son slogan. Or, malgré un plan très ambitieux incluant une hausse spectaculaire des transferts sociaux au cours des dix dernières années, la pauvreté et les inégalités ont à nouveau progressé en 2007 et 2008, revenant au niveau très élevé de 1997.
Au cœur du dispositif du Parti travailliste se trouve le Working Family Tax Credit, mis en place en 1999. Il s'agit d'une prestation versée en cas de reprise de l'activité, au-delà de 16 heures par semaine, sous forme d'allocations facilitant la garde d'enfant. Aujourd'hui, 6 millions de foyers (contre 750.000 en 1999), reçoivent ce crédit d'impôt, rebaptisé Working Tax Credit en 2001 et couplé un an plus tard avec le Child Tax Credit, une nouvelle prestation sans condition d'emploi, mais sous condition de ressources. Ces transferts sociaux représentent 23 milliards d'euros par an, soit 1,2% du produit intérieur brut (PIB).
Malgré ces dépenses considérables, le bilan est mitigé. Le fossé entre les riches et les pauvres n'a jamais été aussi profond depuis quarante ans, et un nombre croissant de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. Si des progrès ont été réalisés dans la lutte contre la pauvreté infantile, tombée de 3,4 millions à 2,8 millions entre 1997 et 2007, le sort des retraités modestes s'est considérablemen t aggravé.
ARSENAL COERCITIF
Comment expliquer le relatif échec de la politique d'accroissement des prestations sociales sous conditions de ressources ? Les crédits d'impôt, qui sont en fait des prestations sociales, ne sont incitatifs qu'en période de bonne conjoncture économique. En outre, le manque de crèches pénalise le retour à l'emploi dans les foyers monoparentaux.
Par ailleurs, le sujet de la pauvreté a disparu de l'ordre du jour politique au profit du climat, de la lutte antiterroriste ou plus récemment de la crise du crédit. Augmenter le budget social se heurte enfin au déficit budgétaire alarmant et aux réticences du gouvernement à augmenter les impôts.
Parallèlement, les Britanniques ont mis en place un arsenal très coercitif. La fusion, en 2001, des organismes chargés de distribuer les prestations sociales et des agences de placement (équivalents français des Assedic et de l'ANPE) fait que les inspecteurs ont désormais une vision globale du patrimoine des bénéficiaires d'allocations. Ce qui leur permet un meilleur contrôle de la dépense.
(Source : Le Monde) Répondre | Répondre avec citation | Citer
Pour le président PS du Conseil général d'Ille-et-Vilaine, le RSA est un «formidable marché de dupes»… Répondre | Répondre avec citation | Citer
Le revenu de solidarité active (RSA), proposé par le haut-commissaire aux solidarités actives, Martin Hirsch, sera versé à partir du 1er juillet 2009. Il revêt une triple dimension.
Premièrement, il remplace les allocations RMI et API (allocation de parent isolé), à montant inchangé (aujourd’hui 448 € hors "forfait logement"). Il s’agit alors d’un simple revenu minimum garanti, qu’il n’est pas question d’augmenter. Deuxièmement, il est une prestation d’«intéressemen t» censée inciter les allocataires de ces mimima sociaux à reprendre un travail, même mal payé. Alors que les mécanismes d’intéressement actuels sont transitoires, le RSA sera pérenne. Il permettra un cumul partiel de la prestation sociale avec le salaire. Les derniers arbitrages financiers décidés par le gouvernement ont fixé le taux de cumul à 62%. Cela signifie qu’un érémiste reprenant un travail touchera son salaire plus son RMI amputé de 38% du salaire. Le dispositif s’annule à 1,04 SMIC (actuellement 1.374 € brut par mois).
Pour des raisons d’égalité, la même prestation est versée aux travailleurs qui touchent des salaires inférieurs à 1,04 SMIC, qu’ils soient ou non sortis d’un minimum social. C’est là le troisième aspect du RSA, qui s’apparente à un impôt négatif, comme la prime pour l’emploi versée actuellement à des salariés touchant entre 0,3 et 1,4 SMIC (de 396 à 1.849 € bruts).
Les deux dispositifs se recoupent donc partiellement. Si un salarié a droit aux deux, le RSA versé chaque mois est considéré comme un acompte sur la PPE calculée sur la déclaration fiscale. Au final, les futurs bénéficiaires du RSA correspondent donc aux actuels allocataires du RMI, de l’API, à une partie des salariés touchant la prime pour l’emploi, et à une nouvelle population qui touche un salaire trop faible pour avoir droit à la PPE. Celle-ci ne sera pas revalorisée en 2009, ce qui apportera quelques centaines de milliers d’euros pour financer le RSA.
Avec le RSA, le gouvernement affirme vouloir «lutter contre la pauvreté», notamment pour ceux qui travaillent, mais il pourrait bien produire l’effet inverse. En subventionnant de façon pérenne les bas salaires, le RSA va constituer pour les employeurs une incitation à multiplier les emplois précaires ou à temps partiel. Avec au maximum 1,04 SMIC de revenus, des milliers de ménages vont franchir le seuil de pauvreté (880 € par mois), sans sortir réellement de la pauvreté. Encore faut-il qu’ils retrouvent un travail : là encore, le gouvernement fait comme s’il existait un vivier d’emplois que les chômeurs refuseraient de prendre.
Fanny Doumayrou pour L'Humanité Répondre | Répondre avec citation | Citer