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Accueil s'informer La revue de presse Emploi : 6 millions de Français insatisfaits de leur situation

Emploi : 6 millions de Français insatisfaits de leur situation

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Le taux de chômage a beau être au plus bas depuis vingt-cinq ans (à 7,2% de la population active en métropole), environ 6 millions de personnes étaient insatisfaites de leur situation vis-à-vis de l'emploi en 2007, dont 770.000 souhaitant travailler mais comptabilisées parmi les inactifs.

Intitulée «Aux frontières de l'emploi, du chômage et de l'inactivité», une étude de l'INSEE publiée ce matin recense ainsi trois types de situation.

D'abord, parmi les quelque 23,8 millions de personnes ne travaillant pas, 2,9 millions souhaitent occuper un emploi. Au sein de cette population, 2,1 millions sont considérées comme chômeurs au sens du BIT et 770.000 personnes sont comptabilisées parmi les inactifs.

«La majorité des inactifs souhaitant travailler ne sont pas disponibles pour le faire à brève échéance», indique l'étude. Pour la plupart, ils sont éloignés du marché du travail de façon transitoire pour des raisons familiales (140.000) et de santé (85.000). Certains, aussi, sont «découragés» par la conjoncture morose du marché du travail ou s'estiment trop âgés lorsqu'ils ont plus de 50 ans. Cependant, note aussi l'étude de l'INSEE, «290.000 inactifs sont disponibles mais ne recherchent pas activement un emploi au sens du BIT».

1,4 million de sous-employés

Au-delà de ces personnes sans emploi se trouvent deux autres catégories de personnes qui bénéficient d'un emploi mais sont insatisfaites de leur situation. C'est le cas des personnes en «sous-emploi» qui aimeraient travailler plus, victimes de chômage technique ou d'un temps partiel subi : elles étaient 1,4 million au quatrième trimestre 2007.

Enfin, indique l'INSEE, 1,6 million de personnes ayant un emploi souhaitent en changer afin d'accéder à un travail plus intéressant, «dans un cadre classique de mobilité professionnelle» ou bien, pour ceux en CDD ou en intérim, par peur de «perdre l'emploi actuel».

(Source : Les Echos)

NDLR : Rappelons qu'en 1983, le taux de 7,2% de chômeurs était vécu comme une catastrophe pour le marché du travail... De plus, ce taux actuel au sens du BIT, indicateur qui sert de référence constante pour les comparaisons internationales, est calculé sur la base de l'Enquête Emploi de l'INSEE en estimation corrigée des variations saisonnières, et dont la marge d'erreur est au total de l'ordre de +/- 0,4%.
Mis à jour ( Mercredi, 22 Juin 2011 09:56 )  

Commentaires 

 
0 # gérard 2008-08-27 09:46 «Certains, aussi, sont "découragés" par la conjoncture morose du marché du travail ou s'estiment trop âgés lorsqu'ils ont plus de 50 ans»

Quelle curieuse (mais trop fréquente) analyse !

Alors que les demandeurs d'emploi les plus expérimentés constatent jour après jour qu'ils sont rejetés en raison de leur âge, de brillants analystes persistent à inverser les rôles.

C'est extrêmement grave, car cela laisse entendre que cette exclusion - bien réelle, pourtant - ne serait que l'effet d'une auto-dépréciation ; à en croire cette présentation, les chômeurs de plus de 50 ans trouveraient aisément un emploi s'ils étaient un peu moins négatifs…

De tels propos sont non seulement mensongers, mais insidieusement calomnieux !
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0 # superuser 2008-08-27 14:52 Les différentes catégories définies par le BIT ne correspondent pas forcément au ressenti des personnes.

Les frontières entre l'emploi, le chômage et l'inactivité sont "floues". Une étude de l'INSEE publiée mercredi 27 août révèle en effet que les différentes catégories qui correspondent aux critères du Bureau international du travail (BIT) "peuvent ne pas correspondre au ressenti des personnes, du fait de frontières parfois floues entre les situations d'emploi, de chômage et d'inactivité".

Ainsi, fin 2007, l'INSEE a complété la publication du taux de chômage au sens du BIT par toute une série de nouveaux indicateurs, comme les personnes sans emploi et souhaitant travailler ou encore le taux de sous-emploi. A la mi-juin, un rapport préconise même d'aller plus loin en créant une nouvelle batterie d'indicateurs, comme le taux d'emploi à temps plein ou le taux d'emploi "insatisfaisant", qui définit le nombre de personnes en emploi souhaitant un autre emploi.

Une réalité plus complexe du marché du travail

Pour le BIT, est considérée comme "en emploi" une personne qui a travaillé ne serait-ce qu'une heure pendant une semaine de référence et "au chômage" si elle n'a pas d'emploi, si elle en recherche activement et si elle est disponible dans les deux semaines pour l'occuper. Si l'on s'en tient à ces critères, on comptait en moyenne sur l'année 2007 quelque 25,6 millions de personnes de 15 ans ou plus ayant un emploi en France métropolitaine, 2,2 millions au chômage et 21,6 millions en inactivité.

Les nouveaux indicateurs établis par l'Institut national de la statistique, qui s'appuient sur les données issues de son Enquête Emploi 2007, font apparaître une réalité autrement plus complexe du marché du travail, avec notamment le poids du temps partiel subi.

Ainsi, parmi les 23,8 millions de personnes ayant au moins 15 ans et ne travaillant pas, 2,87 millions soit 12,1% souhaitaient trouver un emploi. Parmi elles, quelque 770.000 étaient "inactives" au sens du BIT, en majorité car elles n'étaient pas "disponibles" à brève échéance, pour des raisons familiales ou personnelles notamment. Cependant, 290.000 inactifs sont disponibles mais ne recherchent pas "activement" un emploi au sens du BIT. Certains, de l'ordre de 50.000, sont des travailleurs dits "découragés", qui jugent que leur recherche serait vaine.

Le "sous-emploi"

Comme "une activité très réduite ou un emploi occasionnel suffit à être considéré comme ayant un emploi" au sens du BIT, l'INSEE a également mesuré le "sous-emploi", qui concerne principalement les personnes à temps partiel souhaitant travailler plus d'heures et prêtes à le faire. Plus des ¾ des personnes en sous-emploi étaient des femmes, qui représentent 82,4% des travailleurs à temps partiel. En tout, ce sont 1,4 million de personnes qui étaient dans ce cas.

Si la plupart des personnes en sous-emploi souhaitaient travailler plus d'heures, 560.000 voulaient aussi changer d'emploi ou avoir un emploi supplémentaire, principalement pour gagner plus d'argent.

(Source : Challenges)
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