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Accueil s'informer La revue de presse Des salariés de Bosch renoncent à leurs RTT

Des salariés de Bosch renoncent à leurs RTT

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Afin de sauver leur site menacé de fermeture, les salariés de l'usine Bosch de Beauvais ont proposé de renoncer à leurs jours de RTT et de se soumettre à un gel des salaires.

"Nous proposons de renoncer à nos 12 jours annuels de RTT et un gel des salaires pendant deux ans", a annoncé David Dubois, secrétaire (sans étiquette) du CE de l'usine, bloquée depuis l'annonce du plan de désengagement de Bosch, qui a notamment évoqué pour le justifier un "marché difficile". "Une large majorité des salariés a dit oui pour que nous tentions tout ce qui est possible pour sauver le site", a expliqué David Dubois, qui a déclaré avoir présenté ces contre-propositions, ainsi que d'autres, lors du comité d'entreprise organisé lundi.

46 milliards d'euros de chiffre d'affaires

L'équipementier automobile allemand Bosch a annoncé jeudi son intention de fermer cette usine qui fabrique des systèmes de freinage et qui emploie environ 240 salariés. "Nous avons pu présenter lors du comité d'établissement le projet de désengagement progressif de Bosch d'ici fin 2009", a confirmé un porte-parole de la direction, ajoutant que les salariés avaient "formulé des propositions alternatives à la fermeture", sans donner plus de précision. "Des réponses leur seront apportées dans un prochain comité d'établissement" qui pourrait se tenir mercredi, a-t-il poursuivi.

La production du site de Beauvais serait réallouée à d'autres sites du groupe. La production de la division Chassis Systems Brakes serait concentrée sur les sites de Pont de l'Arche (Eure), Angers et Moulins (Allier).

N'employant plus que 800 salariés au début des années 2000, l'usine de Beauvais en comptait 2.600 en 1976. Le groupe Bosch, présent dans plus de 50 pays, a réalisé un chiffre d'affaires de plus de 46 milliards d'euros en 2007. Il présente un effectif d'environ 272.000 salariés dont 9.420 en France.

(Source : Le Nouvel Obs)

DERNIÈRE MINUTE : la direction a finalement décidé de fermer le site. 240 salariés vont se retrouver au chômage => lire en commentaire…

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Mis à jour ( Mercredi, 04 Juin 2008 17:57 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2008-06-04 14:00 C'était en décembre 2005…

40 heures payées 35. C'est ce que propose la direction de Bosch France pour l'ensemble de ses 10.400 salariés. Et ce, moins d'un an et demi après avoir convaincu le personnel de son usine de Vénissieux de passer à 36 heures pour éviter des délocalisations . Les syndicats protestent.

On ne change pas une tactique qui gagne chez Bosch… Après avoir obtenu en juillet 2004 le passage aux 36 heures payées 35 dans son usine de Vénissieux pour éviter une délocalisation, l'équipementier allemand remet ça à l'échelle de l'ensemble de sa filiale française. Ce qui concerne 21 usines et 10.400 salariés (y compris les 800 de Vénissieux).

Il en profite pour faire monter les enchères de quatre crans. Guy Maugis, le patron de Bosch France, a en effet annoncé mercredi soir qu'il envisageait purement et simplement «un retour aux 40 heures» par semaine. «L'innovation, la réduction des coûts de production par l'amélioration des procédés de fabrication ne suffisent pas, a-t-il expliqué. Or, comme nous n'envisageons pas de réduire les salaires, la seule solution, c'est d'augmenter la durée du travail à salaire maintenu.» Et le président de prendre le monde à témoin : «Comment faire autrement alors que nos clients nous demandent des réduction de prix de 3% par an. On ne veut pas faire comme beaucoup de nos concurrents de plans sociaux à répétition». Reste maintenant à négocier les modalités avec les représentants des salariés. Or cela paraît mal parti.

Les syndicats ont effet immédiatement réagi en dénonçant une tentative de «chantage à l'emploi». Une proposition que la CGT a traduit très concrètement : «C'est 40 heures payées 35». Les organisations contestent par ailleurs l'analyse économique de la direction de Bosch. «Nous ne serons jamais compétitif par rapport aux salaires indiens et chinois. Baisser les coûts de production ne peut reposer uniquement sur l'emploi et les salaires». Et la CFDT d'enchérir : «Le maintien de l'emploi industriel en France passe par d'autres moyens». Les deux syndicats, majoritaires dans l'entreprise, avaient approuvé il y plus d'un an l'accord dans l'usine de Vénissieux.

D'autres groupes ont depuis remis en cause les 35 heures, toujours au nom du maintien de l'emploi, comme le volailler Doux. Tout récemment, c'est le géant informatique Hewlett-Packard qui a allégé son plan social de 354 postes (886 emplois supprimés au lieu de 1240) après avoir obtenu l'assurance d'une négociation révisant à la baisse les jours de RTT. La loi Fillon de 2003 et la réforme des 35 heures adoptée en mars 2005 ont pourtant ouvert la porte à de nombreux aménagements qui permettent de rallonger la durée effective du travail en maintenant la durée légale à 35 heures. Différence de taille, dans ces cas, les heures supplémentaires sont payées.

(Source : L'Express)
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0 # did 2008-06-04 15:22 Je trouve ça scandaleux !

Comment ont-ils pu accepter ça ?

cdt
did
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0 # YoshiL7 2008-06-04 15:58 C'est certainement ce que l'on appelle : "travailler plus pour gagner plus"… Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
0 # Monolecte 2008-06-04 16:19 Les buses : ils ne sauvegarderont pas leurs emplois !!! Ils vont juste financer de leur poche les frais de délocalisation de leur usine, pour la plus grande joie des actionnaires qui n'ont sûrement pas dû renoncer à un centime de bénéfice ! Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
0 # did 2008-06-05 07:51 Eh bien c'est fait, leur direction a annoncée hier la fermeture.

ils leur restent les yeux pour pleurer.

Triste!

cdt

did
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0 # superuser 2008-06-06 13:28 La direction de Bosch refuse l'offre des salariés de son site de Beauvais de "travailler plus".

Ils étaient prêts à de gros sacrifices pour éviter la fermeture de leur usine : suppression de 12 jours de RTT et gel des salaires pendant deux ans. Mais la direction a repoussé leur offre, mercredi 4 juin, et maintenu sa décision annoncée le 29 mai : l'établissement Bosch de Beauvais, qui fabrique des maîtres-cylindres (une pièce du système de freinage des voitures), doit cesser toute activité fin 2009. 240 salariés devront chercher du travail ailleurs.

Il y a quatre ans, leurs collègues de Vénissieux (Rhône) étaient parvenus à préserver l'emploi en concluant un "deal" controversé avec Bosch : le passage aux 36 heures hebdomadaires (sans compensation salariale) en échange d'investissements qui relançaient le site. Sauf coup de théâtre, un marché de ce type ne sera pas passé à Beauvais. "Ça tombe à l'eau", a lâché, amer, Patrice Tempier, représentant syndical CFDT, devant une partie des personnels regroupés à l'entrée de l'usine.

Les salariés savaient qu'ils étaient menacés. Leur usine enregistre des pertes depuis plusieurs années, indique Dominique Olivier, directeur des ressources humaines. L'origine des difficultés est connue : concurrence exacerbée, coût des matières premières en hausse… En outre, ajoute M. Olivier, les constructeurs automobiles font constamment pression sur leurs fournisseurs pour obtenir des diminutions de prix.

En mars, l'hypothèse de 86 suppressions d'emplois avait été évoquée. Les personnels s'étaient alors inquiétés qu'une telle piste soit envisagée car elle revenait, selon eux, à signer à terme l'arrêt de mort du site. Aujourd'hui, leurs craintes deviennent réalité.

"Travailler plus, mais pour faire quoi ?"

"En 1976, nous étions 2.500", raconte Gaby, un "ancien" qui a quitté l'entreprise il y a quelques années. Depuis, les effectifs n'ont cessé de diminuer, excepté durant la période qui suivit l'acquisition du site par Bosch, en 1996. A partir de 2001, la spirale du déclin a redémarré. Plusieurs centaines de personnes, qui avaient été exposées à de l'amiante, sont parties dans le cadre de dispositifs spécifiques.

L'idée de sauver l'usine en renonçant à certains droits sociaux a émergé lors de discussions entre organisations syndicales. Elle a ensuite été soumise aux personnels, lundi 2 juin, et approuvée à une large majorité, d'après Patrice Tempier. Nelly Kchouk, 50 ans, a voté contre : "On est toujours dans le chantage", s'indigne-t-elle.

Destinée à témoigner de leur "bonne volonté", l'offre des salariés ne cadrait pas avec les projets de la direction. "Ils nous ont proposé de travailler plus, commente M. Olivier. Mais pour faire quoi ?" A Vénissieux, explique-t-il, cela avait un sens car de nouvelles activités étaient promues. Une telle dynamique n'a pas cours à Beauvais.

La décision de fermer l'entreprise s'intègre dans un projet de "réorganisation" qui prévoit de renforcer quatre autres sites en France, moyennant 100 millions d'euros d'investissements jusqu'en 2013. Des propositions de reclassement seront faites aux salariés de Beauvais. Mais ceux-ci ne comprennent pas les choix de Bosch, compte tenu des atouts de leur usine (proximité de plusieurs constructeurs automobiles, qualité…). Jeudi, ils se sont rassemblés devant le siège de Bosch France, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), pour exprimer leur "colère".

(Source : Le Monde)
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