Actu Chômage

jeudi
17 mai
  • Connexion
  • Créer un compte
    Enregistrement
    *
    *
    *
    *
    *
    (*) Les champs marqués avec astérisque sont requis.
    Captcha plugin for Joomla from Outsource Online
     
  • Recherche
Taille du texte
  • Agrandir la taille du texte
  • Taille du texte par defaut
  • Diminuer la taille du texte

Novembre sera chaud

Envoyer Imprimer
En cet automne, le dérèglement climatique social se précise. Voici les zones où des perturbations d'ampleur ne sont pas à exclure.

Ce soir, l'Opéra national de Paris proteste contre la réforme des régimes spéciaux de retraite : pas de Traviata au Palais Garnier ni de Tosca à l'Opéra Bastille. Une grande partie du personnel technique a cessé le travail depuis vendredi dans le cadre d'un préavis de grève qui court jusqu'à mercredi 31 octobre inclus à l'initiative de Sud-spectacle, FO, la FSU et la CGT. Ils dénoncent une réforme d'autant plus injuste que leur caisse de retraite est à l'équilibre.
=> Une reprise du mouvement est prévue dès le 13 novembre : lire en commentaire…

Chez Air-France, les salariés veulent leur part des profits et ne cèdent pas : les hôtesses & stewards entameront dimanche leur quatrième journée de grève, qui devrait se poursuivre jusqu'à lundi soir. Avec un taux de participation historique de 84%, ils demandent l'amélioration de leurs conditions de travail ainsi que la revalorisation de leurs salaires, gelés depuis dix ans (alors que celui de leur PDG Jean-Cyril Spinetta a été multiplié par quatre depuis 2003…).
=> Les négociations reprennent, mais une nouvelle grève est fixée à Noël si rien n'aboutit.

A la SNCF, les négociations sur la réforme des régimes spéciaux de retraite piétinent. La "visite surprise" de Nicolas Sarkozy vendredi matin au dépôt du Landy a mis de l'huile sur le feu et la menace d'une nouvelle grève - sans doute reconductible - en novembre est bien réelle. Même climat à la RATP et à EDF-GDF, qui décideront mercredi s'ils se lancent dans un nouveau mouvement, lui aussi reconductible.
=> La date du 14 novembre a été fixée : lire en commentaire…

Chez les fonctionnaires, la grogne persiste : heures supplémentaires non payées, augmentations de salaire bidons, suppressions de postes massives et "réforme" de la Fonction publique… le torchon brûle avec Bercy. Le projet de mobilisation nationale du 20 novembre est donc maintenu.
=> S'y associent les syndicats de La Poste (40% de fonctionnaires) et de France Télécom (70%) ainsi que les étudiants, qui ont commencé à se mobiliser contre la loi d'autonomie des universités avec l'UNEF, et appellent à manifester aux côtés des syndicats de la Fonction publique et des enseignants : lire en commentaire…

Les syndicats CFTC, CGT et FO de LCL (ex-Crédit lyonnais, filiale du Crédit Agricole) appellent les salariés à faire grève le 22 novembre pour une amélioration de leurs conditions de travail et des augmentations de salaires.
Puis, pour finir, des syndicats de magistrats et fonctionnaires de justice ont appelé à la grève le 29 novembre contre la réforme de la carte judiciaire.

Nous attendons au tournant l'ANPE, qui prévoit de riposter fin novembre début décembre selon la tournure que prendra le projet de fusion ANPE-Unedic.

L'effet boule de neige n'est pas loin, nous réservant d'éventuelles surprises. A force de vouloir taper vite, fort et tous azimuths sur les acquis sociaux des uns et des autres alors que les privilèges de nos élites ne sont nullement remis en cause - bien au contraire -, le chef de l'Etat s'expose à des précipitations orageuses qui ne seront peut-être pas sans conséquences...

Lire aussi :
Articles les plus récents :
Articles les plus anciens :

Mis à jour ( Dimanche, 28 Octobre 2007 00:57 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2007-10-28 02:20 Notre article du 10 Octobre 2007 :

Suite à sa rencontre d'aujourd'hui avec les syndicats et les chefs d'entreprises concernées, auxquels il a remis un "document d'orientation" leur présentant les grandes lignes de la réforme des régimes spéciaux de retraite à boucler avant la fin de l'année, pour bien faire passer la pilule, le ministre du Travail a utilisé quelques arguments imparables. Sauf un.

«Nous ne pouvons pas dire aux Français qu'il va falloir certainement cotiser plus longtemps, passer de 40 à 41 ans alors que d'autres Français seraient restés à 37,5 ans. […] Parler des régimes spéciaux d'abord, c'est mettre les Français sur un pied d'égalité par rapport à la durée de cotisation.» Donc, selon Xavier Bertrand, le "pied d'égalité" ne se situe que du côté des entreprises de service public RATP, SNCF, EDF et GDF, tandis les marins et les mineurs sont épargnés pour des motifs indiscutables mais qu'une éventuelle réforme des autres régimes spéciaux (clercs de notaire, ministres des cultes…) est passée sous silence, et que celle du régime spécial des parlementaires n'est abordée que du bout des lèvres…

Pour lui, «la logique de la prolongation de la durée d'activité est la meilleure pour pérenniser le financement de ces régimes». Notre système de retraite par répartition, dit-il, «nous sommes déterminés à en assurer la pérennité et pour cela, nous le savons tous, il n'existe que 3 solutions : soit réduire le montant des pensions - ce que les Français ne veulent pas -, soit augmenter les cotisations - ce qui pénaliserait le pouvoir d'achat - soit, enfin, allonger la durée de cotisation. C'est cette dernière solution que nous avons retenue, comme d'ailleurs l'ensemble des pays européens, car c'est la réponse la plus cohérente à l'allongement de l'espérance de vie : si nous vivons plus longtemps, nous devons aussi travailler plus longtemps pour voir nos pensions garanties.» Et c'est là que s'arrête sa démonstration.

Pourtant, il existe une quatrième solution

Comme disait Confucius, «lorsque le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt». Il est donc d'usage que, dans leurs discours, nos dirigeants mettent en avant des "excès de dépenses" (pour culpabiliser les assurés/salariés) ainsi que d'éventuels "privilèges" (pour nous dresser les uns contre les autres) : pendant ce temps, cela leur évite d'aborder l'épineux problème du déficit de cotisations dont souffre toute notre protection sociale depuis plus de vingt ans et dont ils sont les complices. Ses causes sont largement connues : il s'agit du CHÔMAGE structurel et de la PRÉCARITÉ galopante, dont les évolutions vont de pair avec les déficits.

Cette quatrième solution, naturellement éludée par le ministre du Travail, serait de mener une politique volontariste qui limite/contrôle les destructions d'emplois et favorise la création d'emplois qui ne soient pas du sous-emploi car, dans les deux cas, le manque à gagner pour les caisses de retraite et de Sécu est considérable. Mais ce n'est pas ce que souhaite le gouvernement qui, par exemple, supprime massivement des postes dans la Fonction publique et permet qu'on les remplace par des contrats aidés qui coûtent cher à la collectivité et ne remplissent pas les caisses…

Si - hélas - les 53% de Français qui déclarent ne pas soutenir la grève du 18 octobre cessaient de ne regarder que le doigt des menteurs qu'ils ont élus, alors peut-être qu'ils ne l'estimeraient plus aussi "injustifiée" ?
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
0 # superuser 2007-10-28 02:31 Les députés ont approuvé dans la nuit de vendredi à samedi l'instauration des franchises médicales non remboursées sur les médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires à partir du 1er janvier 2008.

Les franchises médicales sur la bonne voie de l'instauration… La disposition a été adoptée durant la nuit de vendredi à samedi par les députés, votée par 44 voix contre 27 par la seule UMP. Il s'agit de l'une des mesures phares du projet de finances de la sécurité sociale (PLFSS 2008). Reste maintenant au Sénat à donner son accord pour valider le texte, à partir du 12 novembre.

850 millions d'euros, c'est la somme que pourrait rapporter cette mesure à la Sécurité sociale, et ce dès l'année prochaine. L'objectif est de permettre de financer le plan Alzheimer, la lutte contre le cancer et les soins palliatifs. Pour cela, 50 centimes sur les médicaments et les actes paramédicaux, et 2 € sur les transports sanitaires ne seront pas remboursés pour toute dépense effectuée. Le montant total des franchises ne pourra excéder un plafond de 50 € par an et par patient. En seront exonérés les enfants, les femmes enceintes et les bénéficiaires de la CMU.

Les franchises médicales sont décriées par le Parti socialiste. "Ces mesures, qui s'apparentent à une taxe sur les malades, sont contraires au principe de solidarité sur lequel repose notre système de protection sociale", a affirmé pour sa part Jean-Marie Le Guen. "L'institution d'une franchise médicale revient à rompre avec le principe de solidarité et ne répond à aucune logique de responsabilisat ion des patients", a dit la communiste Jacqueline Fraysse.

(Source : Europe 1)


LE FAUX TROU DE LA SÉCU : Le député socialiste Jean-Marie Le Guen, médecin et spécialiste des questions de santé publique, a remis fin septembre les pendules à l'heure de façon lumineuse sur le déficit de la Sécu : «Il faut sauvegarder d'urgence la partie recettes de l'assurance maladie. C'est à dire réintégrer l'argent qui lui revient, dont les dettes de l'Etat (plus de 5 milliards d'euros). Mais aussi récupérer la totalité des taxes sur l'alcool et le tabac qui ne sont pas versées intégralement (3 milliards d'euros). Il faut enfin lutter contre les niches fiscales, en taxant par exemple les stock-options. Rien que cela, c'est l'équivalent du déficit de toute la Sécurité sociale pour l'année 2007».
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
0 # superuser 2007-10-29 11:32 Dans le foyer des machinistes de l'Opéra Garnier (9e), une affiche de Porgy and Bess côtoie une photo de Che Guevara. L'art et la lutte. Mais ces jours-ci, le premier a cédé place à la seconde.

L'Opéra-Bastille a annulé les représentations du week-end et un préavis de grève a été déposé jusqu'à mercredi. Idem à l'Opéra Garnier, où seul un ballet a été donné hier. Les techniciens sont en colère, leur régime de retraite est en danger. «On a décalé notre mouvement par rapport à celui de la SNCF pour mieux nous faire entendre. Car nous aussi, nous avons un régime de retraite spécifique et il est hors de question que nous le perdions», explique Patrick, membre de la CGT qui s'est joint à SUD, FO et la FSU pour demander la préservation du régime en vigueur. «On veut augmenter notre nombre d'annuités sans tenir compte des spécificités du métier», explique Patrick.

Jean-Paul montre le tableau des horaires et explique : «Parfois, on finit à 23h et on recommence à 8h. On bosse le dimanche, les jours fériés. On a très rarement deux jours consécutifs de repos. Bref, on n'a pas de vie. On ne voit pas grandir nos enfants, le taux de divorce est très haut chez nous.» Et l'espérance de vie basse. «67 ans, selon les chiffres officiels, assure Christophe, dans la maison depuis vingt-cinq ans. Quand on part à 55 ans, ça fait douze ans pour profiter de notre petite retraite pas terrible. Si on travaille jusqu'à 60 ans, il ne reste rien.»

D'autres insistent sur les conditions de travail : «C'est vrai qu'on bosse dans un cadre magnifique. Mais en plateau, on est dans le noir et la poussière toute la journée», dit Christophe. Sans compter l'effort physique. «On a un plateau à l'italienne, incliné à 5%. C'est d'autant plus dur de monter et démonter les décors. Je ne me vois pas à 60 ans porter encore des murs ou soulever des danseuses pour les faire disparaître du décor», explique Nicolas.

Les danseurs, d'ailleurs, ont eux aussi vu leur régime de retraite particulier menacé. Mais ils ont obtenu gain de cause. «Tactique habituelle du patronat pour mieux nous diviser», expliquent électriciens et machinistes, qui se disent toutefois très soutenus. «Sans nous, les artistes savent qu'ils ne sont rien.»

(Source : 20 Minutes)
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
0 # superuser 2007-11-02 06:23 Un nouveau préavis de grève a été déposé à l'Opéra de Paris avec effet le 13 novembre par les personnels techniques qui protestent contre la réforme des régimes spéciaux de retraite.

La décision de principe a été prise mercredi en fin d'après-midi au cours d'une assemblée générale tenue après le retour à l'Opéra d'une délégation de représentants des syndicats Sud, FO, FSU auquels s'étaient joints des membres de la CGT au ministère de la Culture, a-t-on précisé de même source.

Les représentants syndicaux ont été reçus pendant deux heures mercredi après-midi par deux conseillers de la ministre de la Culture Christine Albanel, dont sa conseillère sociale. Selon la rue de Valois, la réunion s'est déroulée "dans un bon climat" avec des échanges "assez constructifs". Selon un des participants en revanche, "aucune réponse n'a été apportée". "On est face à des gens qui veulent réformer pour réformer. C'est une régression sociale", a expliqué Matthias Bergmann, délégué Sud-spectacle pour qui "le ministère veut qu'on négocie avec l'Opéra, mais il n'y a pas de réelles négociations car la direction attend de voir ce qui va se passer dans les grandes entreprises". Les syndicats dont la CGT, majoritaire à l'Opéra, rejoingnent ainsi l'appel à la grève suivant les décisions prises mercredi à la SNCF ou à la fédération de l'Energie.

Dominique Legrand, directeur des ressources humaines de l'Opéra national de Paris, s'attend à un mouvement d'ampleur : "Les entretiens que j'ai pu avoir avec des organisations syndicales me laissent penser que le mouvement sera plus large que le précédent, initié par des syndicats minoritaires". Il rappelle que des "négociations ont avancé sur le statut des danseurs et des musiciens" mais qu'elles "bloquent à l'Opéra comme ailleurs sur certaines mesures proposées aux autres métiers".

Dix représentations lors du dernier préavis de grève ont été annulées entre vendredi dernier et ce mercredi à l'Opéra Garnier et à l'Opéra Bastille. Le mouvement était suivi chez les machinistes et les éclairagistes, mais pas chez les artistes. Les techniciens de plateau (machinistes, électriciens, accessoiristes) sans horaires fixes peuvent partir à la retraite à 55 ans mais craignent pour l'avenir une décote importante.

Les représentations reprennent normalement à partir de jeudi 1er novembre, en attendant le dépôt effectif du nouveau préavis de grève qui pourrait intervenir le 7 pour entrer en vigueur le 13.

(Source : Le Monde)
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
0 # superuser 2007-10-29 15:34 Extrait d'une interview de David Bordas, chef de cabine et délégué du personnel CFDT, dans Libération :

C’est un profond malaise qui existe chez le personnel navigant commercial (PNC), c’est-à-dire les hôtesses et stewards. Il s’est installé depuis une dizaine d’années, depuis qu’Air France établit son redressement. La compagnie a alors demandé à ses employés des efforts de productivité. Ses efforts ont porté leur fruit, parce que l’entreprise est maintenant florissante. Elle est cotée au CAC40. Pour ces gains de productivité, par exemple, sur un Boeing 777, nous volions avant à 14 PNC, nous sommes maintenant 12. Mais en même temps, le nombre de sièges a augmenté, notamment sur les classes économiques… A côté, les salaires n’ont pas évolué de la manière présentée par Jean-Cyril Spinetta ce matin sur RTL, où il a été dit qu’au bout de dix ans un steward ou une hôtesses gagnaient 3.000 € par mois. C’est totalement faux. C’est 2.000 €. Aujourd’hui, le salaire d’embauche est d’environ de 1.500 € brut. Mais, à la CFDT (qui ne fait pas partie de l’intersyndical e - ndlr), nous ne sommes pas simplement sur une demande d’augmentation de salaire. Nous sommes plus dans un projet global. Nous voulons améliorer les règles d’utilisation du personnel navigant commercial et les conditions de travail, ce qui aura un impact direct sur sa rémunération.
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
0 # Pili 2007-10-29 19:27 Par Par Jean-Louis PANY et David ARRODE

La garde des Sceaux, Rachida Dati, a été accueillie lundi au palais de justice de Paris par des magistrats et des greffiers en colère contre sa réforme de la carte judiciaire, prélude à un "mouvement national" de grève convoqué pour le 29 novembre.

Poursuivant son tour de France des cours d'appel pour y présenter sa réorganisation des tribunaux, Mme Dati a annoncé la suppression de treize tribunaux d'instance en Ile-de-France, Yonne et Eure-et-Loir, ressorts des cours d'appel de Paris et Versailles.

Comme à chacun de ses déplacements, la ministre a d'abord informé les élus puis la hiérarchie judiciaire de ses intentions lors de réunions à huis clos protégées par un important déploiement des forces de l'ordre bloquant les issues du palais de justice sur l'île de la Cité.

Dans l'atmosphère feutrée de ces réunions, la ministre a dû entendre résonner sous les voutes des couloirs monumentaux du palais les cris des dizaines de fonctionnaires (greffiers, huissiers…) et magistrats hostiles à la "méthode Dati".

Massés derrière une banderole représentant le président Nicolas Sarkozy apostrophant sa garde des Sceaux "Rachida, maintenant que j'ai divorcé, tu peux supprimer les tribunaux!", les manifestants ont sifflé le porte-parole du ministère de la Justice, Guillaume Didier.

"Est-ce que vous trouvez qu'il y a un trop-plein de tribunaux en France?", lui a demandé un syndicaliste tandis que M. Didier plaidait pour "une meilleure organisation de la justice" issue d'une "concertation au cas par cas".

Les deux principaux syndicats de magistrats, l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) et le Syndicat de la magistrature (SM, gauche), avaient choisi de boycotter la visite ministérielle.

"Nous ne sommes pas là pour écouter les verdicts ministériels", a expliqué Simone Gaboriau, délégué du SM à la cour d'appel de Paris, comparant cette réforme à "une machine à effacer" les tribunaux.

Fait rarissime chez les magistrats, le SM, associé aux trois principaux syndicats de fonctionnaires de justice (USAJ, CGT, CFDT), a appelé à une journée de grève nationale, avec manifestation à Paris, pour le 29 novembre.

L'USM doit encore consulter ses instances mais "sur le fond, il n'y a pas de raison qu'on ne s'associe pas", a indiqué son secrétaire national, Christophe Régnard.

L'intersyndicale a aussi appelé les avocats à rejoindre le mouvement.

L'Association nationale des juges d'instance (Anji) "reste ouverte à la discussion mais devrait s'associer", a déclaré sa coprésidente, Anne Caron-Déglise. L'Anji attend la réponse à une lettre ouverte à la ministre dénonçant l'ampleur des suppressions.

Les tribunaux d'instance, juridictions de proximité s'occupant notamment des tutelles ou du surendettement, sont de loin les plus touchés par la réforme avec pour l'instant 86 rayés de la carte, sans compter six tribunaux de grande instance.

La dernière grève des magistrats remonte à janvier 2005 et s'opposait à la création des juges de proximité et à la première loi contre la récidive.

Même en grève, les magistrats sont tenus de ne pas entraver le fonctionnement de la justice et s'ils ne tiendront pas audience, ils assureront toutes les procédures d'urgence, ont précisé les syndicats.

Rachida Dati n'entend cependant pas changer de méthode et assurait lundi qu'elle "entendait les inquiétudes". "L'organisation de la justice est inchangée depuis 1958. Quand vous la bougez, cela crée de l'émoi", a-t-elle plaidé.


Source

——> Défendons un service public de la justice de proximité Communiqué du Syndicat de la magistrature
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
0 # superuser 2007-10-31 17:53 Malgré des divergences, six des huit syndicats de la SNCF ont choisi l'épreuve de force avec le gouvernement pour le maintien de leur régime spécial de retraite en appelant à une grève illimitée à partir du 13 novembre à 20h00.

Après la forte mobilisation du 18 octobre, il s'agira d'un mouvement "d'une durée illimitée reconductible par période de 24 heures", ont-ils précisé après une réunion au siège de la CGT, majoritaire.

Dans le secteur de l'énergie, les salariés d'EDF et de GDF sont appelés à la grève le 14 novembre par la CGT (majoritaire) et Force ouvrière (FO), mais il n'est pas question de mouvement reconductible pour l'instant. Les trois autres syndicats importants du secteur, CFDT, CFE-CGC et CFTC, lancent pour leur part un ultimatum au gouvernement jusqu'à mardi prochain, pour qu'il réponde favorablement aux propositions d'infléchissement de la réforme qu'ils lui ont présentées, sous peine de rejoindre le mouvement.

Les syndicats de la RATP devaient se réunir ce mercredi à 16h30 pour décider des suites à donner au mouvement du 18 octobre.

Le ministre du Travail Xavier Bertrand, qui a rencontré séparément depuis cette date tous les syndicats, paraît être parvenu à fissurer légèrement le front syndical. Il a indiqué que ses services travaillaient sur les modalités d'application du système de décote prévu pour les agents ayant travaillé moins de 40 ans. Lors des questions au gouvernement à l'Assemblée, il a dit vouloir qu’"un agent qui s'impliquerait dans la réforme, qui avancerait avec la réforme, ne soit pas pénalisé en terme de pouvoir d'achat".

Le gouvernement refuse toutefois de transiger sur l'allongement de la durée de cotisation de 37,5 ans à 40 ans pour une retraite à taux plein, sur le principe de la décote et l'indexation des pensions sur les prix. La semaine dernière Nicolas Sarkozy, rencontrant des syndicalistes de la SNCF, avait, tout en affichant sa volonté de ne pas céder "à la rue", estimé que la "décote" pouvait s'appliquer uniquement aux nouveaux salariés de la SNCF. Ce point était jusque-là présenté comme non négociable.

CFDT et FGAAC en dehors du mouvement

La CFDT, quatrième organisation de la SNCF, ne s'est pas associée au préavis de grève mais "n'exclut pas le principe de rejoindre l'appel commun, après avoir délibéré avec ses instances".

La Fédération générale autonome des agents de conduite (FGAAC), qui représente environ un tiers des conducteurs de trains, dit de son côté vouloir s'engager dans une négociation plus spécifique, où des concessions plus larges pour cette catégorie de personnels sont envisagées. "Nous voulons aller au bout de la négociation", a dit aux journalistes son responsable, Bruno Duchemin.

Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT Cheminots, a souligné que les six syndicats qui appelaient à la grève représentaient plus de 80% des effectifs. "Au nom d'une équité mal vécue, on ne peut pas travailler plus longtemps pour gagner moins en retraite. (…) Aujourd'hui, nous considérons que la responsabilité de la décision d'une nouvelle journée nationale de grève incombe essentiellement au gouvernement et au chef de l'Etat", a-t-il déclaré.

Ces organisations demandent "le maintien et l'amélioration" de leur régime spécial, et précisent refuser toute négociation sur les modalités de la réforme ainsi que l'idée d'une "décote" réservée aux seuls nouveaux entrants.
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
0 # superuser 2007-11-02 07:33 Le gouvernement mise sur le dialogue avec certains syndicats, comme la CFDT et la Fgaac, pour atténuer l'ampleur et la durée des grèves prévues en novembre dans les transports et l'énergie contre la réforme des régimes spéciaux de retraite.

Juste avant l'appel à une grève reconductible à partir du 13 novembre au soir, lancé mercredi par six des huit fédérations syndicales de cheminots, le ministre du Travail Xavier Bertrand déclarait examiner "certaines propositions" des syndicats. Il s'agit notamment, précisait-il, de "celles qui concernent les modalités d'application de la décote et ses conséquences pour le pouvoir d'achat des agents des régimes spéciaux" (la décote est un malus pour les salariés n'ayant pas cotisé assez longtemps). En revanche, M. Bertrand est resté intraitable sur "les principes fermes" de la réforme : passage à 40 annuités de cotisation, instauration d'une décote et d'une surcote (bonus pour les salariés retardant leur départ en retraite), et indexation des pensions de retraite sur les prix et non plus sur les salaires.

Le gouvernement compte ainsi sur les syndicats acceptant de discuter des modalités de la réforme pour écarter le spectre d'un "novembre noir" dans les transports. S'il est trop tôt pour savoir si cette tactique peut réussir, réunions et déclarations syndicales montrent qu'elle rencontre un certain écho.

Lors de la rencontre des fédérations de la SNCF, la Fgaac, deuxième organisation chez les agents de conduite ne s'est pas associée à l'appel des autres syndicats. Elle a expliqué vouloir "aller au bout de la négociation avec le gouvernement et avec la direction de la SNCF", négociation qu'elle avait entamée dès le soir de la grève du 18 octobre.

La CFDT a pour sa part réservé sa réponse car, précise un de ses dirigeants Jean-Louis Malys au Parisien de jeudi, "Xavier Bertrand a promis de nous répondre", notamment sur la prise en compte de la pénibilité dans les conditions de départ à la retraite. En l'absence de réponse, "un appel à la grève n'est pas exclu", mais "nous ne nous associerons pas à un mot d'ordre de grève reconductible et illimité".

Parmi les fédérations syndicales de l'énergie (principalement EDF et GDF), seules la CGT et FO (majoritaires à elle deux) ont d'emblée appelé à une grève pour le 14 novembre. Les trois autres - CFDT, CFTC, CFE-CGC - ont préféré attendre d'éventuelles réponses du ministre en début de semaine prochaine avant de se décider.

Enfin, à la RATP, cette attitude attentiste a été choisie par la quasi-totalité des organisations qui, avant de se décider pour une grève, ont donné jusqu'à la semaine prochaine un délai au gouvernement pour qu'il "revoie sa copie". Les syndicats de la RATP ont "voulu conserver l'unité" et ont "besoin de débattre encore dans leurs instances", a indiqué la CGT, reconnaissant implicitement les divisions entre organisations.

Les lignes de fracture ne sont pas toujours les mêmes d'un secteur à l'autre, chaque entreprise ayant ses spécificités syndicales, mais depuis l'annonce de la réforme, deux lignes se distinguent clairement : à la CFDT qui admet, au nom de la solidarité, l'alignement des régimes spéciaux sur les autres salariés, répondent CGT, FO et Sud pour qui refuser cette réforme est la meilleure façon de s'opposer à ce qui est selon eux le projet du gouvernement pour tous les Français, "travailler plus longtemps pour gagner moins à la retraite".
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
0 # superuser 2007-11-02 09:30 Les fédérations SUD, CGT, FO, CFDT et CFTC de La Poste appellent les postières et les postiers à une journée nationale de grève et de manifestations le mardi 14 novembre.

La directive européenne présentée cette semaine par la Commission de Bruxelles fait peser de graves menaces sur le devenir du service public postal et sur l’avenir de son personnel. En effet, les études sur lesquelles s’est basée la Commission pour proposer l’ouverture totale du marché dès le 1er janvier 2009 annonce la couleur. Cette libéralisation aura des conséquences directes pour les usagers et le personnel : fin de la péréquation tarifaire, augmentation des tarifs aux particuliers, milliers de suppressions d’emplois, une égalisation par le bas des statuts et le développement du travail intérimaire et du temps partiel… ! De plus, au-delà de l’ouverture à la concurrence, c’est au statut public de La Poste que s’attaque la commission européenne au travers des nombreuses procédures (livret A, garantie de l’Etat, retraites…).

La Poste française, dont le président s’est déclaré «pas opposé à la libéralisation totale du marché», lance d’ores et déjà les réorganisations d’envergure dans ce but. Fermetures des centres de tri et de bureaux de poste, des dizaines de milliers de suppressions d’emplois programmés d’ici 2010 dans l’ensemble des secteurs de l’entreprise publique, politique salariale indigente : c’est cela La Poste aujourd’hui !

Depuis plusieurs semaines, les grèves se multiplient dans un certain nombre de départements (Bouches-du-Rhône, Loire-Atlantique, Morbihan, Hauts-de-Seine…), en particulier dans les services de distribution du courrier, services dans lesquels une réorganisation prévoit la suppression de 30.000 postes de facteurs sur 100.000, et une évolution très négative sur les conditions d’exercice de ce métier. Il s’agit d’obtenir le retrait de Cap Qualité Courrier et Facteur d’avenir, les deux principales réorganisations dans le secteur du courrier.

Pour Sud-PTT, la grève et les manifestations du 14 novembre doivent être l’occasion de dire non à la libéralisation et la privatisation, dire non aux restructuration s qui entraînent des milliers de suppressions d’emplois et dégradent le service public dans tous les secteurs (services financiers, bureaux de poste, colis…). Ce sera aussi l’occasion de réclamer un véritable développement du service public postal, ce qui signifie notamment un personnel suffisant et correctement payé.

Cette journée de grève ne doit pas rester sans lendemain, elle doit s’inscrire dans un processus de mobilisation permettant de créer un rapport de forces suffisant pour être entendu !
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
0 # superuser 2007-11-02 10:25 Les étudiants réclament des mesures sociales et s'inquiètent de l'autonomie des universités. L'UNEF appelle les étudiants à se mobiliser le 20 novembre prochain aux côtés des syndicats de la Fonction publique.

Le principal syndicat étudiant assure dans un communiqué diffusé mardi qu'une "grogne monte depuis quelques semaines" dans les universités, notamment contre la réforme sur l'autonomie. Selon l'UNEF, cette "grogne" a entraîné mardi le blocage par des étudiants des universités de Toulouse, Rouen et Tolbiac à Paris. Par ailleurs, la faculté des Lettres et Sciences d'Aix-en-Provence a été fermée ce même jour, sur décision de la direction, "jusqu'à nouvel ordre".

Barrages filtrants. Dans un communiqué diffusé mardi, elle fait état de la "mise en place de 'barrages filtrants' installés par quelques étudiants" à l'aide de "mobilier prélevé dans les salles d'enseignement". La direction "a ordonné la levée des barrages. (…) Il s'en est suivi des menaces physiques et verbales. Devant cette situation et afin de prévenir tout risque de débordement", selon le communiqué, la direction a décidé de fermer le site "jusqu'à nouvel ordre".

AG et manifestations. "Depuis quelques semaines", assure l'UNEF, "les assemblées générales à l'appel des organisations d'étudiants et de personnels se multiplient dans les universités". Selon le syndicat, qui a participé à plusieurs AG, 500 étudiants se sont réunis à Paris-I-Tolbiac. Ils étaient 600 selon le Collectif contre l'autonomie des universités (CCAU). L'UNEF a dénombré également 100 à Paris-VIII-Saint-Denis, 100 à Paris VI, 300 à Paris-X-Nanterre, 250 à Reims et entre 600 et 800 à Toulouse II-le Mirail. Ils étaient, selon le CCAU, une centaine également à Paris III-Sorbonne nouvelle.
A Rouen, où un blocage filtrant a été mis en place dès lundi, environ 800 étudiants selon la police se sont réunis en AG et ont voté la poursuite du mouvement. L'AG de Toulouse II a voté le blocage à partir de mardi prochain, celle de Reims un barrage filtrant mercredi. Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes. Ils étaient 250 à Rouen, selon l'UNEF, 150 à Paris selon le CCAU, environ 250 selon la police et les étudiants à Toulouse.

Mesures sociales. La plupart du temps, les assemblées générales votent des motions demandant l'abrogation de la loi sur l'autonomie des universités et des mesures sociales pour les étudiants. A Paris, des mesures en faveur du logement ont été ajoutées.

Le 20 novembre, les fédérations syndicales de fonctionnaires appellent elles aussi à une journée de grève. Elles veulent dénoncer les suppressions de postes, les modalités de réforme de la Fonction publique annoncées le 19 septembre par Nicolas Sarkozy et pour réclamer l'ouverture de négociations salariales. L'Union nationale des étudiants de France dit se joindre à l'appel lancé par les fédérations de fonctionnaires pour le 20 novembre, exhortant les étudiants "à faire de cette date une journée d'action dans les universités permettant d'amplifier la mobilisation".

Mobilisation des salariés. Selon l'UNEF, "les étudiants s'inquiètent en premier lieu de la loi sur l'autonomie des universités et de ses menaces sur le service public d'enseignement supérieur, mais ils se mobilisent aussi pour exiger du gouvernement une prise en compte de leurs revendications, demandant notamment des mesures pour sortir les étudiants de la précarité et leur permettre de réussir en licence". Enfin, affirme l'UNEF, "les étudiants sont solidaires des mobilisations des salariés sur la question des retraites, du pouvoir d'achat ou encore des franchises médicales et souhaitent démontrer leur attachement à un système social solidaire".

"On ne peut pas encore parler de mouvement national mais il y a une grogne locale qui monte", expliquait-on mardi au siège national de l'UNEF à Paris. Selon le syndicat étudiant, des assemblées générales sont prévues dans la plupart des universités d'ici au 20 novembre.

(Source : Le Nouvel Obs)
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Votre avis ?

François Hollande a été élu. Pensez-vous...
 

Zoom sur…

 

Chômeurs «fainéants» et «fraudeurs» : la fabrique d'un discours d'Etat

Etienne Penissat, chargé de recherches au CNRS et membre du CERAPS (Université Lille 2), s’intéresse à une catégorie souvent mobilisée par nos gouvernants : celle des chômeurs «fraudeurs» ...

 

Convocation pour «entretien téléphonique» : pas de sanction possible

Zoom sur une pratique qui se répand, source d'angoisse supplémentaire pour les chômeurs. Une dérive du système aux motifs peu avouables que ses victimes peuvent aisément contrer… à leurs frai...

 

En finir avec l’«assistanat», c’est possible !

Ce week-end, le Figaro Magazine remet le couvert et s'acharne contre «la France des assistés». Riposte.

 

Ces associations qui se battent pour les chômeurs

Au nombre de quatre au niveau national, elles méritent la gratitude et l'adhésion de tous les précaires et privés d'emploi. Grâce à elles - il faut le dire -, en 2004, les «Recalculés» n'aura...

 

La lutte contre le chômage est une escroquerie intellectuelle

Vous estimez que la lutte contre le chômage n'est, visiblement, pas la priorité de ceux qui nous gouvernent ? Vous vous étonnez qu'il n'y ait, sur ce point et depuis si longtemps, jamais de projet ...